<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" 
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" 
	xmlns:lmp="http://rss.lumiplan.pro/elements/1.0/" 
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" 
	xmlns:icbm="http://postneo.com/icbm" 
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" 
	xmlns:trackback="http://madskills.com/public/xml/rss/module/trackback/" 
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" 
   xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" >

<channel>
	<title>Baux</title>
	<link>https://clonas.fr/section-1209-baux</link>
	<atom:link href="https://clonas.fr/section-feed/1209?id=1209"  rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description>Baux</description>
	<language>fr</language>
	<copyright>Commune de Clonas</copyright>
	<managingEditor>contact@clonas.fr</managingEditor>
	<lastBuildDate>Sat, 09 May 2026 01:19:22 +0000</lastBuildDate>
	<generator>yacs</generator>
	<docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
	<ttl>70</ttl>

 <item>
		<title>En cas de vente d'un local commercial, le locataire est-il prioritaire pour le racheter ?</title>
		<link>https://clonas.fr/article-20525-en-cas-de-vente-d-un-local-commercial-le-locataire-est-il-prioritaire-pour-le-racheter</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-20525-en-cas-de-vente-d-un-local-commercial-le-locataire-est-il-prioritaire-pour-le-racheter</guid>
		<description> Le propriétaire d'un local à usage commercial ou artisanal doit informer le locataire lorsqu'il décide de vendre son local. Le locataire qui loue un local pour exercer son activité commerciale ou artisanale bénéficie alors d'un droit de préférence (également appelé droit de préemption) qui lui permet d'être prioritaire pour racheter le local.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le locataire d'un<strong class="cmq-evidence"> local à usage commercial ou artisanal</strong> bénéficie d'un droit de préférence en cas de vente de ce local. Ce droit ne peut pas être écarté dans le bail commercial.</p><p>Le locataire est également prioritaire en cas de vente d'un <strong class="cmq-evidence">local mixte</strong>, c'est-à-dire d'un local à usage à la fois commercial et d'habitation.</p><p>Lorsqu'un <strong class="cmq-evidence">bail commercial est à usage de bureaux</strong>, le locataire est prioritaire uniquement si les bureaux sont loués dans le cadre d'une activité commerciale. C'est par exemple le cas de locaux loués à une société commerciale exerçant l'activité libérale d'expertise comptable qui effectue des actes de commerce..</p><p>Le locataire d'un local commercial n'est pas prioritaire en cas de vente d'un emplacement de parking.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Le locataire n'a pas de droit de prÃ©fÃ©rence en cas de vente d'un <strong class="cmq-evidence">local Ã  usage industriel</strong> (exÂ : entrepÃ´t).</p><p>Un local est Ã  usage industriel s'il remplit les deux conditions suivantesÂ :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Affectation Ã  lâexercice dâune activitÃ© qui concourt directement Ã  la fabrication ou la transformation de biens corporels mobiliers</p></li><li><p>Utilisation d'installations techniques, matÃ©riels et outillages.</p></li></ul></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les ventes dans lesquelles le droit de préférence du locataire est exclu ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le droit de préférence du locataire est exclu dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Vente unique concernant plusieurs locaux d'un ensemble commercial, c'est-à-dire implantation sur un même site de plusieurs commerces ayant une structure ou une gestion commune (par ex : un hypermarché et un magasin contigu exploité par la même société)</p></li><li><p>Vente unique concernant plusieurs locaux commerciaux loués à des locataires différents (on parle alors de <span class="cmq-expression">locaux commerciaux distincts</span>). C'est l'opération par laquelle au moins deux lots à usage commercial ou artisanal sont vendus. Par exemple, l'exploitation d'un commerce de café, bar, restaurant dans un premier lot et l'exploitation d'un commerce de charcutier, tripier et comestibles dans un second lot.</p></li><li><p>Vente d'un local commercial au copropriétaire d'un ensemble commercial</p></li><li><p>Vente globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux : le droit de préférence est également exclu en cas de cession globale d’un immeuble <strong class="cmq-evidence">avec un seul local</strong> commercial</p></li><li><p>Vente d'un local à son conjoint, ou à son <dfn class="cmq-tip" data-target="R12668">ascendant</dfn> ou à un <dfn class="cmq-tip" data-target="R12574">descendant</dfn> du <dfn class="cmq-tip" data-target="R60878">bailleur</dfn> ou de son conjoint.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Lorsque la vente de l'immeuble est autorisÃ©e par le <dfn class="cmq-tip" data-target="R60987">juge-commissaire</dfn> dans le cadre d'une liquidation judiciaire, le locataire ne peut pas exercer son droit de prÃ©fÃ©rence.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le propriétaire qui souhaite vendre son local commercial doit-il informer le locataire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire doit informer le locataire de son projet de vente de son local commercial. Le locataire dispose alors d'un mois pour répondre et se porter acquéreur s'il le souhaite.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Obligation préalable d’information du locataire</p></h5><p>Le propriétaire qui souhaite vendre un local commercial doit <strong class="cmq-evidence">d'abord avertir son locataire</strong> de son projet.</p><p>Il informe le locataire de son projet de vente par l'un des moyens suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit par lettre recommandée avec avis de réception</p></li><li><p>Soit par lettre remise en main propre contre récépissé ou signature</p></li></ul><p>Cette lettre du propriétaire est considérée comme une <strong class="cmq-evidence">offre de vente</strong> faite au locataire.</p><p>Elle doit obligatoirement préciser les conditions de la vente du local, c'est-à-dire le prix (ou les <span class="cmq-expression">modalités de paiement du prix</span>) et les éventuelles charges. Elle doit également mentionner les alinéas de l'article L 145-46 du code de commerce.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>L'offre de vente prÃ©sentÃ©e au locataire n'inclut pas les honoraires de l'agence immobiliÃ¨re.</p></div><p><strong class="cmq-evidence">Mentions à insérer dans la lettre d'information au locataire</strong></p><p>Le propriétaire doit reproduire dans la lettre l'article suivant du code de commerce  :</p><p>« Article L145-46 du code de commerce :</p><p>Lorsque le propriétaire d'un local à usage commercial ou artisanal envisage de vendre celui-ci, il en informe le locataire par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, ou remise en main propre contre récépissé ou émargement. Cette notification doit, à peine de nullité, indiquer le prix et les conditions de la vente envisagée. Elle vaut offre de vente au profit du locataire. Ce dernier dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception de cette offre pour se prononcer. En cas d'acceptation, le locataire dispose, à compter de la date d'envoi de sa réponse au bailleur, d'un délai de deux mois pour la réalisation de la vente. Si, dans sa réponse, il notifie son intention de recourir à un prêt, l'acceptation par le locataire de l'offre de vente est subordonnée à l'obtention du prêt et le délai de réalisation de la vente est porté à quatre mois.</p><p>Si, à l'expiration de ce délai, la vente n'a pas été réalisée, l'acceptation de l'offre de vente est sans effet.</p><p>Dans le cas où le propriétaire décide de vendre à des conditions ou à un prix plus avantageux pour l'acquéreur, le notaire doit, lorsque le bailleur n'y a pas préalablement procédé, notifier au locataire dans les formes prévues au premier alinéa, à peine de nullité de la vente, ces conditions et ce prix. Cette notification vaut offre de vente au profit du locataire. Cette offre de vente est valable pendant une durée d'un mois à compter de sa réception. L'offre qui n'a pas été acceptée dans ce délai est caduque.</p><p>Le locataire qui accepte l'offre ainsi notifiée dispose, à compter de la date d'envoi de sa réponse au bailleur ou au notaire, d'un délai de deux mois pour la réalisation de l'acte de vente. Si, dans sa réponse, il notifie son intention de recourir à un prêt, l'acceptation par le locataire de l'offre de vente est subordonnée à l'obtention du prêt et le délai de réalisation de la vente est porté à quatre mois. Si, à l'expiration de ce délai, la vente n'a pas été réalisée, l'acceptation de l'offre de vente est sans effet. »</p><p>Un propriétaire qui vend le local commercial sans avoir préalablement proposé le local au locataire risque la nullité de la vente. En effet, le locataire qui n'a pas été informé peut saisir le tribunal judiciaire dans un délai de 2 ans à compter du moment où il a eu connaissance de la vente pour demander l'annulation de la vente.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="https://www.justice.fr/recherche/annuaires" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité</a></div></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Réponse du locataire</p></h5><p>Dès réception de l'information par le propriétaire, le locataire peut se porter acquéreur s'il est intéressé par le local. Il dispose d'<strong class="cmq-evidence">1 mois pour accepter ou refuser l'offre de vente</strong>.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>La loi ne prÃ©voit <strong class="cmq-evidence">pas de forme particuliÃ¨re</strong> pour la rÃ©ponse du locataire. Il est conseillÃ© de rÃ©pondre par lettre recommandÃ©e avec AR ou par lettre remise en main propre.</p></div><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_8549" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_8549" class="cmq-cas">Acceptation de l'offre de vente par le locataire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>À compter de l’envoi de sa réponse au propriétaire, le locataire dispose d’un délai de<strong class="cmq-evidence"> 2 mois pour la réalisation de la vente</strong> (c'est-à-dire pour signer l'acte devant le notaire). Il ne peut pas négocier le prix et les conditions proposées dans l'offre de vente.</p><p>Si le locataire a recours à un prêt, le délai pour la réalisation de la vente est de <strong class="cmq-evidence">4 mois</strong>.</p><p>Si la vente n'est pas conclue dans ces délais, le propriétaire est libéré vis-à-vis du locataire et peut accepter d'autres offres.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2722" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2722" class="cmq-cas">Refus de l'offre de vente par le locataire ou absence de réponse du locataire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Si le locataire refuse l'offre de vente du local, le propriétaire est libre de vendre à une autre personne.</p><p><strong class="cmq-evidence">L'absence de réponse</strong> du locataire dans un délai d'un mois équivaut à un <strong class="cmq-evidence">refus</strong> de l'offre de vente.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Si le propriÃ©taire dÃ©cide de baisser son prix de vente pour vendre le local Ã  une autre personne que le locataire, il doit alors dÃ©livrer une nouvelle information au locataire. S'il ne le fait pas, c'est le notaire qui, avant la signature de la vente, envoie l'offre de vente avec le prix baissÃ© au locataire. Cet envoi se fait par lettre recommandÃ©e avec AR ou par remise en main propre.</p></span></div></div></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R37977"><p>Droit donné à une personne physique ou morale d'acheter un bien en priorité à tout autre si le propriétaire souhaite le vendre</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12668"><p>Personne dont on est issu (parent, grand-parent, arrière-grand-parent...)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12574"><p>Enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60878"><p>Propriétaire d'un bien immobilier qui le met en location. Il peut être une personne physique (particulier, entrepreneur individuel) ou morale (banque, société, etc.).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60987"><p>Membre du tribunal de commerce qui est nommé en cas d'ouverture d'une procédure de sauvegarde, d'un redressement judiciaire ou d'une liquidation judiciaire. Il veille à la protection des intérêts de chaque partie et au bon déroulement de la procédure.</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22330_PRO" class="cmq-fiche-link">Liquidation judiciaire d'un entrepreneur individuel (y compris micro-entrepreneur)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31900_PRO" class="cmq-theme">Étapes de vie</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37436_PRO" class="cmq-fiche-link">Liquidation judiciaire d'une société</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31900_PRO" class="cmq-theme">Étapes de vie</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045212563/" target="_blank">Code de commerce : article L145-46-1</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de préférence du locataire en cas de vente du local commercial</div></div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 18:40:11 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/20525</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/20525</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A20525</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Ajout ou changement d'activité dans un bail commercial</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21435-ajout-ou-changement-d-activite-dans-un-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21435-ajout-ou-changement-d-activite-dans-un-bail-commercial</guid>
		<description> Le locataire d’un bail commercial peut étendre son activité s’il prévient le bailleur. En revanche, pour changer d'activité, il faut obtenir son accord.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <a href="#_tab_3187" class="y-tab-background y-command" id="_tab_3187">Changement d'activité</a><label class="y-tabs-mini-toggle nav-button"><span> </span></label></nav><div class="y-tabs-panels"><div id="tab_2555_panel" data-tab="_tab_2555" class="y-panel-foreground"><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le locataire peut-il ajouter une nouvelle activité ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire peut ajouter à l'activité principale prévue dans le bail commercial une ou plusieurs autres activités, à condition que ces activités soient connexes ou complémentaires. On parle de <span class="cmq-expression">déspécialisation partielle</span>.</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Une <strong class="cmq-evidence">activité connexe</strong> est une activité qui a un rapport étroit avec l'activité déjà exercée. Par exemple, la vente de plats cuisinés est considérée comme connexe à l'activité principale de vente de charcuterie.</p></li><li><p>Une <strong class="cmq-evidence">activité complémentaire</strong> est celle qui est nécessaire à un meilleur exercice de l'activité principale. Par exemple, la vente de produits alimentaires dans une station-service.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Les activitÃ©s sont considÃ©rÃ©es <strong class="cmq-evidence">connexes</strong> dans les cas suivantsÂ :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Vente de produits alimentaires dans une station-service</p></li><li><p>Vente de vins, Åufs, saucissons et poulets dans un commerce saisonnier de fruits et lÃ©gumes.</p></li><li><p>ActivitÃ© de paris sur des courses hippiques (PMU) dans un cafÃ©-dÃ©bit de boissons</p></li></ul><p>En revanche, les activitÃ©s suivantes sont considÃ©rÃ©es <strong class="cmq-evidence">non connexes</strong>Â :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Vente de confiseries, chocolats, glaces pour l'activitÃ© de boulanger.</p></li><li><p>Pose de vernis Ã  ongles et soins hydratant du visage dans un centre de recherche mÃ©dicale, biologie, radiologie</p></li></ul></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-47</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280354" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelle est la procédure à suivre pour ajouter une activité ?</a><div class="y-folder-body"><p>Avant tout ajout d'activité, le locataire doit <strong class="cmq-evidence">prévenir le propriétaire</strong> par lettre recommandée avec demande d'avis de réception (AR) ou par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice) de son intention d'ajouter une activité. On parle de <span class="cmq-expression">déspécialisation partielle</span>.</p><p>Cette notification préalable ne constitue pas une demande d'autorisation. Le propriétaire n'a pas l'obligation d'y répondre</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Si le propriÃ©taire n'est pas informÃ© de l'ajout d'une nouvelle activitÃ©, il peut demander la rÃ©siliation judiciaire du bail commercial au tribunal judiciaire. Il peut aussi refuser le renouvellement du bail (sans versement d'une indemnitÃ© d'Ã©viction).</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article R145-38</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032196686" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le propriétaire peut-il s'opposer à l'ajout d'une activité ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire a <strong class="cmq-evidence">2 mois</strong> pour <strong class="cmq-evidence">contester</strong> le projet du locataire à compter de la réception de <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">l'acte du commissaire de justice</dfn> ou de la lettre recommandée avec accusé de réception.</p><p>Il n'est pas tenu de répondre sous une forme particulière : il peut le faire par lettre recommandée avec AR, mais ce n'est pas obligatoire.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Au-delÃ  du dÃ©lai de 2 mois, le propriÃ©taire ne peut plus contester l'ajout de l'activitÃ©. Son <strong class="cmq-evidence">absence de rÃ©ponse</strong> dans le dÃ©lai de 2 mois vaut acceptation du projet.</p></div><p>Le <strong class="cmq-evidence">locataire</strong> pourra ensuite <strong class="cmq-evidence">saisir le tribunal judiciaire</strong> pour faire reconnaître le caractère connexe ou complémentaire de la nouvelle activité envisagée.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>En cas de contestation du propriÃ©taire, le locataire ne peut pas Ã©tendre son activitÃ©. Il doit attendre que le tribunal se prononce.</p></div><p>Le tribunal judiciaire détermine alors si l'activité est connexe ou complémentaire en tenant compte de <strong class="cmq-evidence">l’évolution des usages commerciaux</strong> mais aussi des <strong class="cmq-evidence">progrès techniques</strong>.</p><p>Par exemple, le fait pour un café-restaurant de proposer des tickets d’entrée dans un château est un service offert par l’ensemble des bars restaurants situés à proximité de ce château. Cela correspond à l'évolution des usages locaux commerciaux. Cette activité peut donc être incluse dans le bail commercial.</p><p>L’évolution des usages commerciaux peut être établie par des attestations des chambres professionnelles : chambres des métiers et de l'artisanat (CMA) et chambres de commerce et d'industrie (CCI).</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-52</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280346" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">L'ajout d'une activité entraîne t-il une augmentation de loyer ?</a><div class="y-folder-body"><p>L'ajout d'une activité connexe ou complémentaire n’entraîne pas une augmentation immédiate de loyer.</p><p>Celle-ci peut intervenir lors de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">révision triennale du loyer</a> qui suit la notification d'extension d'activité. Le propriétaire peut augmenter le loyer si l'activité ajoutée a entraîné par elle-même une modification de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31046_PRO" class="cmq-intralink">valeur locative</a> des lieux loués.</p><p>Si le locataire considère que l’augmentation du nouveau loyer est trop élevée, il a la possibilité de se rétracter et ainsi décider de ne pas exercer l’activité supplémentaire envisagée. La renonciation peut être exercée jusqu'à 15 jours après que la décision du tribunal est devenue définitive. Il doit, dans ce cas, envoyer au propriétaire (bailleur), par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec AR, sa renonciation à exercer une activité connexe ou complémentaire. Le locataire doit régler tous les frais concernant le litige.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-50</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222142" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-55</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012787" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div id="tab_3187_panel" data-tab="_tab_3187" class="y-panel-background"><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Dans quels cas est-il possible d'effectuer un changement d'activité ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire peut être autorisé à exercer dans les locaux loués <strong class="cmq-evidence">1 ou plusieurs activités différentes</strong> de celles prévues initialement dans le bail commercial. On parle de <span class="cmq-expression">déspécialisation totale ou plénière</span>. Le locataire peut donc demander l’autorisation d’exercer une activité nouvelle en plus de celle qu'il exerce déjà dans les lieux, ou une activité différente de celle autorisée par le bail. Il peut aussi demander l’autorisation d’exercer tous commerces.</p><p>Le locataire peut effectuer un changement d'activité s'il remplit <strong class="cmq-evidence">toutes les conditions</strong> suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L'activité nouvelle proposée par le locataire correspond à <strong class="cmq-evidence">l'évolution de la conjoncture économique</strong>. Il s’agit par exemple d’une crise économique affectant la branche d’activité du locataire. Ainsi, un locataire qui exploitait un commerce de cartes géographiques devenu déficitaire a été autorisé à exercer tous commerces sauf l’alimentaire.</p></li><li><p>L'activité nouvelle répond à <strong class="cmq-evidence">l'organisation rationnelle de la distribution</strong>. Il s'agit par exemple de l'intérêt à créer une autre activité par rapport aux commerces existants et aux besoins de la clientèle. La transformation d'un pressing en restaurant dans un quartier très touristique est justifiée compte tenu de la baisse constante des résultats financiers du pressing.</p></li><li><p>L'activité nouvelle est compatible avec la <strong class="cmq-evidence">destination, les caractères et la situation de l'immeuble</strong>. Lorsque les locaux sont situés dans une copropriété, il faut vérifier que l'activité envisagée n'est pas interdite par le réglement de copropriété. De plus, l'activité nouvelle ne doit pas entraîner de nuisances pour le voisinage. Ainsi, la transformation d'un commerce de meubles en commerce de bar-restauration rapide est génératrice de bruits et nuisances diverses qui peuvent perturber les conditions de vie des occupants de l'immeuble.</p></li></ul><p>Le locataire doit donc démontrer que, compte tenu de l'évolution de la conjoncture économique et de l'organisation de la distribution, l'activité exercée est inadaptée et que l'activité nouvelle s'impose.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Le premier locataire d'un local compris dans un centre commercial ne peut pas utiliser la procÃ©dure de dÃ©spÃ©cialisation plÃ©niÃ¨re pendant 9 ans Ã  compter de son entrÃ©e en jouissance.</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-48</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222140" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-49</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012779" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelle est la procédure à suivre par le locataire pour changer d'activité ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Demande d'autorisation préalable au propriétaire</p></h5><p>Le locataire qui souhaite exercer une activité différente de celle prévue dans le contrat de bail doit demander une <strong class="cmq-evidence">autorisation préalable</strong> au bailleur par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> ou par lettre recommandée avec AR.</p><p>La demande comporte l'indication de la ou des nouvelles activités envisagées.</p><p>Lorsque le locataire exerce une nouvelle activité sans avoir obtenu d’autorisation préalable du bailleur, le propriétaire peut saisir le tribunal judiciaire pour réclamer la résiliation du bail commercial. Le bailleur peut aussi refuser le renouvellement du bail commercial.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Si le locataire utilise la lettre recommandÃ©e avec AR et que celle-ci n'a pas pu Ãªtre remise au propriÃ©taire, la dÃ©marche doit Ãªtre renouvelÃ©e par acte de commissaire de justice.</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article R145-38</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032196686" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Information des créanciers inscrits sur le fonds de commerce</p></h5><p>Le locataire doit notifier la demande d’autorisation aux créanciers disposant d'un <dfn class="cmq-tip" data-target="R68453">privilège</dfn> inscrit sur le fonds de commerce.</p><p>Cette <dfn class="cmq-tip" data-target="R60392">notification</dfn> doit être effectuée par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> ou par lettre recommandée avec AR. Le changement d'activité du fonds de commerce peut impacter les droits de ces créanciers. Les créanciers peuvent alors réclamer des garanties supplémentaires (par exemple : un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36541_PRO" class="cmq-intralink">cautionnement)</a> en invoquant les risques liés à la nouvelle activité.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Une banque octroie une garantie sur un fonds de commerce. Si le locataire change dâactivitÃ©, la banque peut exiger une garantie supplÃ©mentaire si elle estime que lâactivitÃ© nouvelle est plus risquÃ©e.</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-49</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012779" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Dans quel délai le propriétaire doit-il répondre ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire doit répondre dans les <strong class="cmq-evidence">3 mois</strong> de la réception de la demande de changement d'activité, par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice </dfn>ou par lettre recommandée avec accusé de réception.</p><p>Il a 3 possibilités :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Accepter la transformation</p></li><li><p>S'opposer à la transformation, en motivant son refus (par exemple : la nouvelle activité est incompatible avec le rglement de copropriété)</p></li><li><p>Donner son accord sous certaines conditions (par exemple, augmentation de loyer, exécution de certains travaux)</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Le propriÃ©taire qui ne rÃ©pond pas Ã  la demande de changement dâactivitÃ© est considÃ©rÃ© comme ayant acceptÃ© ce changement.</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-49</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012779" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><p>Lorsque le propriétaire s'est engagé auprès de ses autres locataires à ne pas louer le fonds de commerce pour une activité identique à celle qu'ils exercent (<span class="cmq-expression">clause d’exclusivité)</span>, il doit les informer. Il a un délai d'un mois <strong class="cmq-evidence">à compter de la demande du locataire</strong>. Il transmet cette information par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec AR.</p><p>Les locataires ont alors <strong class="cmq-evidence">un délai d’un mois</strong> pour faire connaître au propriétaire leur avis sur ce changement. Si un des locataires refuse le changement d’activité, il peut saisir le tribunal judiciaire pour tenter d’obtenir une compensation financière ou le rejet du changement d’activité.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Dans quel cas le propriétaire peut s'opposer au changement d'activité ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire peut s'opposer au changement d'activité dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Motif grave et légitime</strong> : par exemple, il peut refuser la transformation d'un commerce de vente de vêtements en commerce d'alimentation orientale lorsque celle-ci peut entrainer des nuisances au voisinage avec encombrement du trottoir.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Engagement de non-concurrence</strong> vis-à-vis d'autres locataires lorsqu'il loue plusieurs fonds de commerce. Le propriétaire peut refuser le changement d'activité si un autre de ses locataires avec qui il a signé un engagement de non-concurrence, exerce la même activité.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Exercice de son <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31707_PRO" class="cmq-intralink">droit de reprise</a></strong> : il peut refuser la transformation et reprendre le local loué en cas de reconstruction de l'immeuble existant ou de surélévation de l'immeuble ou de travaux de rénovation urbaine</p></li></ul><p>Cependant si le refus du propriétaire n'est pas justifié par un motif grave et légitime, le tribunal judiciaire peut décider d’autoriser le changement d'activité.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-52</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280346" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-53</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222146" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les conséquences du changement d'activité sur le loyer ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire ayant accepté le changement d'activité peut, en contrepartie, réclamer à son locataire une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">majoration du loyer</a> et cela sans attendre la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">révision triennale</a>.</p><p>Le changement d'activité peut aussi entraîner le paiement d'une <strong class="cmq-evidence">indemnité dite de déspécialisation</strong>. Cette indemnité est versée au propriétaire pour compenser un préjudice. Par exemple, il peut s'agir d'un préjudice lié à la diminution des loyers des autres locataires en raison des troubles de jouissance occasionnés par la nouvelle activité.</p><p>Si le locataire considère que l’augmentation du nouveau loyer ou l’indemnité de déspécialisation est trop élevée, il a la possibilité de se rétracter et ainsi décider de ne pas exercer l’activité nouvelle envisagée. Pour cela, il dispose d’un délai de 15 jours après que la décision du tribunal est devenue <dfn class="cmq-tip" data-target="R69580">définitive</dfn>.</p><p>Dans ce cas, le locataire doit alors envoyer au propriétaire, par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice </dfn>ou par lettre recommandée avec AR, sa renonciation à exercer une activité connexe ou complémentaire. Il doit régler tous les frais concernant le litige.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>En cas de changement d'utilisation du local commercial, câest-Ã -dire dâamÃ©nagements qui adaptent le local Ã  une nouvelle activitÃ© (exemple : atelier transformÃ© en magasin), le propriÃ©taire doit effectuer une dÃ©claration pour une rÃ©vision de sa <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31046_PRO" class="cmq-intralink">valeur locative</a> auprÃ¨s du services des impÃ´ts (SIE).</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> DÃ©claration d'un local Ã  usage commercial ou professionnel (formulaire nÂ° 6660-REV)</h4><p class="y-details">MinistÃ¨re chargÃ© des finances</p><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/6660-rev/declaration-dun-local-usage-professionnel">AccÃ©der au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div></span><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-50</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222142" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-55</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012787" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R68453"><p>Garantie qui permet à un créancier d'être payé en priorité en cas de non-paiment de la créance. Par exemple, le titulaire d'une hypothèque sera payé en priorité sur le prix de vente de l'immeuble sur lequel son hypothèque est inscrite. L'inscription de privilège se fait auprès du greffe du tribunal de commerce ou du tribunal judicaire.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60392"><p>Formalité pour tenir officiellement informée une personne du contenu d'un acte auquel elle ne fait pas partie</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R69580"><p>Décision qui ne peut plus être contestée devant la cour d'appel, la Cour de cassation ou le Conseil d'État, car les délais pour exercer une voie de recours (appel, opposition, pourvoi en cassation) sont épuisés</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : fixer et réviser le loyer</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31707_PRO" class="cmq-fiche-link">Résilier un bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280354" target="_blank">Code de commerce : article L145-47</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Ajout d'une activité connexe ou complémentaire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222140" target="_blank">Code de commerce : article L145-48</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Conditions pour la déspécialisation plénière (changement d'activité)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012779" target="_blank">Code de commerce : article L145-49</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Demande de déspécialisation plénière (changement d'activité)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222142" target="_blank">Code de commerce : article L145-50</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Indemnité et majoration de loyer en cas de changement d'activité</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280346" target="_blank">Code de commerce : article L145-52</a><div class="cmq-reference-detail">Autorisation du changement d’activité par le tribunal judiciaire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222146" target="_blank">Code de commerce : article L145-53</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit de reprise du bailleur comme motif de refus de changement d’activité</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031012787" target="_blank">Code de commerce : article L145-55</a><div class="cmq-reference-detail">Locataire qui renonce à l’ajout d’une activité ou au changement d’activité</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032196686" target="_blank">Code de commerce : article R145-38</a><div class="cmq-reference-detail">Utilisation de la lettre recommandée pour l’ajout d'une activité connexe ou complémentaire ou pour l’exercice d’une activité différente</div></div>
</div>
</div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Services en ligne et formulaires</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://www.impots.gouv.fr/portail/formulaire/6660-rev/declaration-dun-local-usage-professionnel" >Déclaration d'un local à usage commercial ou professionnel (formulaire n° 6660-REV)</a>
<span class="cmq-service-detail" >Formulaire</span>
</div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31046_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est calculée la valeur locative d'un local professionnel ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Fri, 24 Oct 2025 17:45:09 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21435</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21435</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21435</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Renouvellement ou prolongation tacite du bail commercial</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21285-renouvellement-ou-prolongation-tacite-du-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21285-renouvellement-ou-prolongation-tacite-du-bail-commercial</guid>
		<description> Le bail commercial peut être renouvelé par le bailleur (propriétaire) ou par le locataire (preneur). Sans intervention des parties, le bail se poursuit.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>À l'arrivée de l'échéance fixée dans le contrat, le bail commercial peut être renouvelé par le bailleur. Il adresse alors à son locataire un <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71215">congé</dfn> avec une offre de renouvellement</strong> du bail.</p><p>Ce congé permet de proposer un <strong class="cmq-evidence">nouveau loyer</strong> à son locataire établi en fonction de la variation de l’indice des loyers commerciaux (ILC) ou, s'il s'applique, de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT).</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Envoi d'un congé</p></h5><p>Le bailleur doit envoyer un congé par <strong class="cmq-evidence">acte de commissaire de justice</strong> (anciennement acte d'huissier de justice) au moins <strong class="cmq-evidence">6 mois avant la date d'expiration du bail</strong>.</p><p>Ce congé doit préciser les éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Motifs pour lesquels il est donné</p></li><li><p>Possibilité pour le locataire de saisir le tribunal judiciaire avant l'expiration d'un délai de 2 ans s'il souhaite contester le congé ou demander le paiement d'une indemnité d'éviction</p></li></ul><p>Lorsque le bail s'est prolongé de façon tacite, le congé doit être délivré au moins 6 mois à l'avance et pour le dernier jour du trimestre civil (c'est-à-dire le 31 mars ; le 30 juin, le 30 septembre ou 31 décembre).</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Par exemple, un bail commercial est signÃ© le 1<sup>er</sup> juillet 2014 et prend fin le 30 juin 2023. Le bailleur donne congÃ© Ã  son locataire le 1<sup>er</sup>aoÃ»t 2023. Ce congÃ© Ã©tant donnÃ© au cours de la prolongation tacite, il est effectif <strong class="cmq-evidence">6 mois aprÃ¨s la date</strong> du congÃ© et le dernier jour du trimestre civil, c'est-Ã -dire le 31 mars 2024.</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles L145-8 à L145-12</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025559451" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Réponse du locataire</p></h5><p>Lorsque le locataire a reçu un congé avec offre de renouvellement de la part de son bailleur, il a 3 possibilités :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Refuser l'offre de renouvellement</strong> : le bail commercial prend fin. Dans ce cas, le bailleur ne verse pas au locataire une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Accepter le renouvellement et le nouveau loyer proposé</strong> : il peut donner son <dfn class="cmq-tip" data-target="R58936">accord exprès</dfn> soit par acte de commissaire de justice (anciennement huissier de justice ) soit par lettre recommandée avec accusé de réception. Il peut aussi donner son accord de manière tacite, par exemple en payant spontanément l'augmentation du loyer proposée par le bailleur.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Accepter le renouvellement mais en refusant le nouveau loyer</strong> : le bailleur et le locataire peuvent alors décider à l'amiable du montant du loyer. Cependant, si les parties ne trouvent pas d'accord, l'une ou l'autre des parties peut saisir la commission départementale de conciliation des baux commerciaux (CDC) ou le président du tribunal judiciaire si la commission de conciliation n'a pas pu trouver d'accord.</p></li></ul><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Préfecture - Isère</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>12 place de Verdun</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 60 34 00</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.isere.gouv.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.isere.gouv.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 15:30</li></ul></div></div></div></div></div><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Lorsque le locataire ou le bailleur est en <dfn class="cmq-tip" data-target="R57210">procÃ©dure collective</dfn>, c'est le <strong class="cmq-evidence">tribunal des activitÃ©s Ã©conomiques (TAE)</strong> qui est compÃ©tent dans les ressorts des 12 villes suivantesÂ : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p></span><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur le tribunal des activités économiques (TAE)</strong></p><p>À titre d'expérimentation depuis le <strong class="cmq-evidence">1<sup>er</sup> janvier 2025</strong> jusqu'au 31 décembre 2028, les tribunaux de commerce de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE).</p><p>Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p><p>Ces TAE ont des <strong class="cmq-evidence">compétences plus larges</strong> que les tribunaux de commerce puisqu'ils traitent des affaires suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Litiges sur les baux commerciaux à l’occasion d'une procédure collective</strong>. Il faut un lien suffisant entre la procédure collective et le bail : par exemple, litige concernant la résiliation du bail pour défaut de paiement du loyer ou le montant de l'indemnité d'éviction.</p></li><li><p>Procédures amiables (c'est-à-dire le mandat ad hoc, la procédure de conciliation) des <strong class="cmq-evidence">associations</strong>, des <strong class="cmq-evidence">agriculteurs</strong>, des <strong class="cmq-evidence">sociétés civiles</strong> et <strong class="cmq-evidence">des sociétés libérales</strong></p></li><li><p>Procédures collectives des associations, des agriculteurs, des sociétés civiles et des sociétés libérales</p></li></ul><p>Le ministère de la Justice met à disposition un simulateur pour connaître le tribunal compétent :</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Connaître le tribunal compétent pour les procédures de prévention ou de traitement des difficultés</h4><p class="y-details">Ministère chargé de la justice</p><Texte><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.</p><p>Ce simulateur permet de connaître le tribunal compétent.</p></Texte><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.justice.fr/actu/tribunal-commerce-devient-tribunal-activites-economiques#questionnaire">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Renouvellement du contrat de bail commercial</p></h5><p>Lorsque les parties sont d'accord pour renouveler le bail commercial, un <strong class="cmq-evidence">nouveau contrat</strong> est signé aux <strong class="cmq-evidence">mêmes conditions</strong> que celles du bail venu à expiration.</p><p>Cependant, les parties peuvent se mettre d'accord pour modifier certaines clauses du contrat initial.</p><p>Le <strong class="cmq-evidence">montant du loyer renouvelé</strong> peut être calculé de l'une des façons suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En fonction de la variation de l’indice des loyers commerciaux (ILC) ou, s'il s'applique, de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT). On dit que le loyer est plafonné à la variation de l'ILC ou de l'ILAT.</p></li><li><p>En fonction de la <dfn class="cmq-tip" data-target="R62723">valeur locative</dfn> (et donc déplafonné).</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code de commerce: article L145-34</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108759" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles R145-2 à R145-11</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006178896" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Renouvellement à l'initiative du locataire</a><div class="y-folder-body"><p>Lorsque le locataire n'a pas reçu de congé avec offre de renouvellement à la fin de la durée du contrat de bail (9 ans minimum), il peut adresser une demande de renouvellement à son bailleur avec un loyer renouvelé. En effet, le locataire bénéficie d'un <strong class="cmq-evidence">droit au renouvellement</strong> de son bail commercial (ou « <span class="cmq-expression">droit à la propriété commerciale</span> »).</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Droit au renouvellement du bail commercial</p></h5><p>Conditions du droit au renouvellement du bail commercial </p><p>Pour bénéficier de ce droit au renouvellement, le locataire doit respecter les <strong class="cmq-evidence">3 conditions suivantes</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Être propriétaire</strong> du fonds de commerce</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Être immatriculé</strong> au registre du commerce et des sociétés (RCS) pour un commerçant ou au registre national des entreprises (RNE) pour un artisan. Cette condition d'immatriculation au RCS doit être remplie à la date de la délivrance du congé ou à la date de demande de renouvellement formulée par le locataire.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Exploiter le fonds de commerce de manière effective</strong> dans les locaux au cours des <strong class="cmq-evidence">3 années </strong>précédant la date d'expiration du bail ou de sa reconduction. L'exploitation effective correspond à une exploitation commerciale réelle, régulière et conforme aux dispositions du bail. En d'autre termes, l'exploitation du fonds de façon intermittente, l'absence d'activité dans les lieux ou une activité trop récente ne permettent pas au locataire de bénéficier du droit au renouvellement.</p></li></ul><p>L'absence d'une seule de ces conditions fait perdre au locataire son droit au renouvellement.</p><p>Droit au renouvellement en cas de cession du bail commercial</p><p>En cas de cession du bail commercial, le cessionnaire (c'est-à-dire celui qui rachète le bail), dispose d'un droit au renouvellement du bail si la cession a lieu au cours des <strong class="cmq-evidence">6 premières années du bail</strong>.</p><p>Cependant, lorsque la cession du bail intervient <strong class="cmq-evidence">dans les 3 dernières années du bail</strong> commercial, il faut distinguer les 2 situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Cession du fonds de commerce </strong> : pour bénéficier du droit au renouvellement du bail, le locataire doit avoir exploité le fonds de commerce d'une manière effective pendant 3 ans. Ici, le nouvel acquéreur du fonds de commerce a la possibilité de compléter sa durée d'exploitation avec celle du vendeur du fonds de commerce et peut donc bénéficier du renouvellement du bail commercial.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Cession du seul droit au bail</strong> : le nouvel acquéreur ne peut pas bénéficier du droit au renouvellement du bail. Dans ce cas, le nouvel acquéreur a intérêt à obtenir du bailleur une promesse de renouvellement ou un renouvellement anticipé du bail préalablement à la signature de l'acte de cession.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Demande de renouvellement du bail commercial</p></h5><p>Si le locataire n'a pas reçu de congé de la part du bailleur et qu'il souhaite obtenir le renouvellement du bail commercial, il doit <strong class="cmq-evidence">faire une demande de renouvellement</strong> de son bail.</p><p>Cette demande doit respecter les <strong class="cmq-evidence">conditions</strong> suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Être envoyée par <strong class="cmq-evidence">lettre recommandée avec AR</strong> ou par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> dans les <strong class="cmq-evidence">6 mois qui précèdent l'expiration du bail</strong>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Comporter la mention</strong> figurant à l'alinéa 4 de l'article L. 145-10 du code de commerce :</p><p>« <span class="cmq-expression">dans les 3 mois de la notification de la demande en renouvellement, le bailleur doit, par acte d'huissier, faire connaître au demandeur s'il refuse le renouvellement en précisant les motifs de ce refus. A défaut d'avoir fait connaître ses intentions dans ce délai, le bailleur est réputé avoir accepté le principe du renouvellement du bail précédent</span> ».</p></li></ul><p>La demande de renouvellement <strong class="cmq-evidence">peut contenir une proposition de loyer</strong> mais ce n'est pas une obligation.</p><p>Le bailleur dispose de 2 options :</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles L145-8 à L145-12</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025559451" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9728" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9728" class="cmq-cas">Le bailleur accepte le renouvellement du bail</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Il doit faire connaître sa décision dans un délai de <strong class="cmq-evidence">3 mois</strong> à compter de la réception de la demande en renouvellement.</p><p>S'il ne répond pas dans ce délai, il est considéré avoir accepté le renouvellement.</p><p>Le bailleur n'est pas obligé d'accepter de façon formelle (par un écrit) le renouvellement du bail commercial. Cependant, s'il souhaite obtenir une augmentation de loyer, il doit répondre et en faire la demande par acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice).</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article R145-38</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032196686" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9773" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9773" class="cmq-cas">Le bailleur refuse le renouvellement du bail</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Pour refuser le renouvellement du bail, le bailleur doit respecter toutes les conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Préciser les motifs du refus</strong> par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn>. S'il s'agit de « <span class="cmq-expression">motifs graves et légitimes</span> » comme le non-paiement des charges, l'absence de réparations du local prévu dans le bail ou encore le défaut d'exploitation effective du fonds de commerce, le bailleur n'aura pas d'indemnité d'éviction à verser.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Informer le locataire de la possibilité de contester le refus</strong> de renouvellement ou le montant de l'<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a> proposée devant le tribunal judiciaire. Le locataire a un délai de 2 ans à compter de la date à laquelle il a connaissance du refus de renouvellement pour saisir le tribunal judiciaire.</p></li></ul><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Préfecture - Isère</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>12 place de Verdun</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 60 34 00</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.isere.gouv.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.isere.gouv.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 15:30</li></ul></div></div></div></div></div><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Lorsque le locataire ou le bailleur est en <dfn class="cmq-tip" data-target="R57210">procÃ©dure collective</dfn>, c'est le <strong class="cmq-evidence">tribunal des activitÃ©s Ã©conomiques (TAE)</strong> qui est compÃ©tent dans les ressorts des 12 villes suivantesÂ : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p></span><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur le tribunal des activités économiques (TAE)</strong></p><p>À titre d'expérimentation depuis le <strong class="cmq-evidence">1<sup>er</sup> janvier 2025</strong> jusqu'au 31 décembre 2028, les tribunaux de commerce de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE).</p><p>Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p><p>Ces TAE ont des <strong class="cmq-evidence">compétences plus larges</strong> que les tribunaux de commerce puisqu'ils traitent des affaires suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Litiges sur les baux commerciaux à l’occasion d'une procédure collective</strong>. Il faut un lien suffisant entre la procédure collective et le bail : par exemple, litige concernant la résiliation du bail pour défaut de paiement du loyer ou le montant de l'indemnité d'éviction.</p></li><li><p>Procédures amiables (c'est-à-dire le mandat ad hoc, la procédure de conciliation) des <strong class="cmq-evidence">associations</strong>, des <strong class="cmq-evidence">agriculteurs</strong>, des <strong class="cmq-evidence">sociétés civiles</strong> et <strong class="cmq-evidence">des sociétés libérales</strong></p></li><li><p>Procédures collectives des associations, des agriculteurs, des sociétés civiles et des sociétés libérales</p></li></ul><p>Le ministère de la Justice met à disposition un simulateur pour connaître le tribunal compétent :</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Connaître le tribunal compétent pour les procédures de prévention ou de traitement des difficultés</h4><p class="y-details">Ministère chargé de la justice</p><Texte><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.</p><p>Ce simulateur permet de connaître le tribunal compétent.</p></Texte><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.justice.fr/actu/tribunal-commerce-devient-tribunal-activites-economiques#questionnaire">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div><p>Le bailleur peut <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-intralink">refuser le renouvellement du bail commercial</a> concernant uniquement les <strong class="cmq-evidence">locaux d'habitation accessoires aux locaux commerciaux</strong>. Pour cela, les 2 conditions suivantes doivent être réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le bailleur doit habiter lui-même le local d'habitation ou le faire occuper par un membre de sa famille (son conjoint, ses ascendants ou descendants ou ceux de son conjoint).</p></li><li><p>Le bénéficiaire de la reprise ne doit pas disposer d'une habitation correspondant à ses besoins normaux (par exemple, local froid et humide)</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-22</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006221824" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Silence du locataire et du bailleur : tacite prolongation</a><div class="y-folder-body"><p>Si le bailleur n'a pas envoyé de congé et que le locataire n'a pas demandé le renouvellement du bail, celui-ci <strong class="cmq-evidence">se poursuit</strong> purement et simplement pour une <strong class="cmq-evidence">durée indéterminée</strong>. On parle de <span class="cmq-expression">tacite prolongation</span>. Ce n'est pas un nouveau contrat, c'est le même contrat de bail commercial qui est prolongé.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Poursuite du bail</p></h5><p>Le bail commercial se poursuit aux mêmes conditions.</p><p>Par conséquent, les parties continuent d'appliquer le contrat de bail initial :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le bailleur respecte toutes les obligations contenues dans le contrat (par exemple, prendre en charge les grosses réparations).</p></li><li><p>Le locataire continue de payer le loyer et les charges. Le loyer du bail commercial reste le même pendant la tacite prolongation. Cependant, une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">révision triennale du loyer</a> peut être envisagée.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Si la durÃ©e du bail dÃ©passe <strong class="cmq-evidence">12 ans</strong> Ã  compter de la conclusion du bail initial, le bailleur peut <strong class="cmq-evidence">dÃ©plafonner</strong> le loyer. Cela signifie que le loyer n'est plus fixÃ© en fonction de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO" class="cmq-intralink">variation de l'indice des loyers commerciaux (ILC) ou de l'indice des loyers des activitÃ©s tertiaires (ILAT)</a> mais il peut Ãªtre fixÃ© Ã  la <dfn class="cmq-tip" data-target="R62723">valeur locative</dfn>. Ce dÃ©plafonnement entraÃ®ne gÃ©nÃ©ralement une hausse de loyer importante pour le locataire.</p></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Cession du fonds de commerce et du bail</p></h5><p>En cas de tacite prolongation du bail commercial, le locataire peut céder son fonds de commerce. Cependant, le nouvel acquéreur s'expose à un risque de non-renouvellement du bail commercial ou à une hausse de loyer.</p><p>En effet, le bailleur peut décider du non-renouvellement du bail en envoyant un congé 6 mois avant la date de fin souhaitée et au dernier jour du trimestre civil.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Si la durÃ©e du bail dÃ©passe <strong class="cmq-evidence">12 ans</strong> (Ã  compter du bail initial), le bailleur pourra <strong class="cmq-evidence">dÃ©plafonner</strong> le loyer. Cela signifie que le loyer pourra Ãªtre fixÃ© Ã  la <dfn class="cmq-tip" data-target="R62723">valeur locative</dfn> et donc Ãªtre augmentÃ©.</p></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Mettre fin à la tacite prolongation</p></h5><p>Le bailleur ou le locataire peuvent mettre fin à la tacite prolongation du bail commercial. Pour cela, ils doivent envoyer un congé qui respecte les conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Par <strong class="cmq-evidence">acte de commissaire de justice</strong> (anciennement acte d'huissier de justice)</p></li><li><p>Au moins <strong class="cmq-evidence">6 mois avant la date de fin souhaitée</strong> et <strong class="cmq-evidence">pour le dernier jour du trimestre civil</strong> (31 mars, 30 juin, 30 septembre ou 31 décembre).</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Le bailleur donne congÃ© au locataire le 4 avril 2024 pendant la pÃ©riode de tacite prolongation. Le congÃ© ne prendra pas effet le 4 octobre 2024 mais le dernier jour du trimestre civil en cours, c'est-Ã -dire le 31 dÃ©cembre.</p></div><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles L145-8 à L145-12</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025559451" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Fixation du loyer renouvelé</a><div class="y-folder-body"><p>Quand le contrat de bail commercial arrive à son terme (au bout de 9 ans minimum), le locataire bénéficie du <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-intralink">droit au renouvellement du bail commercial</a>. Les parties sont libres de déterminer le montant du loyer renouvelé. Si elles ne parviennent pas à un accord, le montant du loyer renouvelé est calculé de l'une des 2 façons suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En fonction de la <dfn class="cmq-tip" data-target="R62723">valeur locative</dfn></p></li><li><p>En fonction de la variation de l’indice des loyers commerciaux (ILC) ou, s'il s'applique, de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT). On dit que le loyer est <span class="cmq-expression">plafonné</span> à la variation de l'ILC ou de l'ILAT.</p></li></ul><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Loyer plafonné à la variation de l'ILC ou de l'ILAT</p></h5><p>Le <strong class="cmq-evidence">plafonnement du loyer</strong> renouvelé signifie que la variation du loyer ne peut <strong class="cmq-evidence">pas dépasser</strong> la variation de l'<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> ou de l'<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">indice trimestriel des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a>.</p><p>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche sur ces <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO" class="cmq-intralink">indices de référence</a>.</p><p>La règle du plafonnement s'applique dans les 2 cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Lors du <strong class="cmq-evidence">renouvellement du bail 6 mois avant l'expiration du bail</strong> : ce renouvellement s'effectue par un congé donné par le bailleur 6 mois avant la date d'expiration, ou par une demande de renouvellement faite par le locataire 6 mois avant</p></li><li><p>Lorsque le <strong class="cmq-evidence">bail se poursuit au-delà de 9 ans</strong> tacitement (c'est-à-dire sans congé du propriétaire ou demande de renouvellement par le locataire) sans dépasser 12 ans.</p></li></ul><p>Pour déterminer le loyer dû lors du renouvellement du bail à son terme, il convient de multiplier le loyer initial par le dernier indice connu à la date du renouvellement, puis de le diviser par l'indice publié 9 ans auparavant.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Un bail conclu le 1<sup>er</sup> dÃ©cembre 2015 a fixÃ© un loyer annuel de <span class="cmq-valeur">10 000Â â¬</span>. Il vient Ã  expiration le 31 novembre 2024. Il est renouvelÃ© le 1<sup>er</sup> dÃ©cembre 2024.</p><p>Les indices applicables sont les suivantsÂ :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Dernier indice des loyers commerciaux connus (ILC) connu au 1<sup>er</sup> dÃ©cembre 2024Â : il correspond Ã  celui du 3<sup>e</sup> trimestre 2024 Ã©gal Ã  137,71</p></li><li><p>Indice des loyers commerciaux connus (ILC) publiÃ© 9 ans auparavantÂ : il correspond Ã  celui du 3 <sup>e </sup>trimestre 2015 Ã©gal Ã  108,38</p></li></ul><p>Pour<strong class="cmq-evidence"> calculer le nouveau loyer</strong>, il faut appliquer la formule suivanteÂ :</p><p>Loyer initial x (dernier ILC connu au moment du renouvellement/ILC connu lors de la conclusion du bail)</p><p>= <span class="cmq-valeur">10 000Â Â â¬</span>x (137,71/108,38) =<span class="cmq-valeur">12 706Â â¬</span></p></div><p>Les parties peuvent décider d'exclure le plafonnement du bail commercial au moment de la conclusion du bail ou de son renouvellement.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce: article L145-34</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108759" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Loyer fixé à la valeur locative</p></h5><p>Dans certains cas, le loyer du bail renouvelé peut être fixé sans respecter la règle de plafonnement du loyer. On parle alors de <strong class="cmq-evidence">loyer déplafonné</strong>. Ce dernier est alors fixé à la <dfn class="cmq-tip" data-target="R62723">valeur locative</dfn>.</p><p>Le plafonnement est écarté en raison soit de la durée du bail, soit de la modification notable de la valeur locative.</p><p>Déplafonnement lié à la durée du bail</p><p>Lorsque le bail est conclu ou renouvelé pour une <strong class="cmq-evidence">durée supérieure à 9 ans</strong>, le loyer du bail renouvelé est déplafonné et fixé à la valeur locative.</p><p>Le loyer est également déplafonné lorsque le bail s'est poursuivi au-delà d'une durée de 12 ans en raison de l'inaction des parties. En pratique, le propriétaire n'a pas donné congé et le locataire n'a pas demandé le renouvellement du bail.</p><p>Déplafonnement lié à des modifications notables de la valeur locative</p><p>Plusieurs éléments permettent de déterminer la <strong class="cmq-evidence">valeur locative d'un loyer renouvelé</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Caractéristiques du local : situation du local dans l'immeuble où il se trouve, sa surface, son volume, les commodités d'accès pour le public. Lorsque le propriétaire ajoute une surface supplémentaire ou une cave aux locaux loués, le loyer peut être déplafonné.</p></li><li><p>Destination des lieux : le locataire d'un commerce de bar-tabac obtient en cours de bail l'autorisation du propriétaire de vendre « tous produits de téléphonie ». Le loyer peut être déplafonné lors du renouvellement. Ici c'est l'évolution de l'activité commerciale qui autorise le déplafonnement du loyer.</p></li><li><p>Obligations respectives des parties. Les modalités d'utilisation des locaux qui peuvent constituer un inconvénient pour le locataire : par exemple, passage commun dans une entrée. En conséquence, la valeur locative va évoluer à la baisse.</p></li><li><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R71164">Facteurs locaux de commercialité</dfn></p></li><li><p>Améliorations importantes apportées aux lieux loués</p></li></ul><p>La modification <strong class="cmq-evidence">d'un seul de ces éléments</strong> peut justifier le déplafonnement du loyer. Cette modification doit être <strong class="cmq-evidence">notable</strong>, c'est-à-dire suffisamment importante. C'est le juge qui apprécie au cas par cas l'existence de cette modification.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles R145-2 à R145-11</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006178896" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Désaccord sur le montant du loyer renouvelé</a><div class="y-folder-body"><p>Lorsque le bailleur et le locataire ne parviennent pas à un accord, l'une des parties peut saisir :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit la commission de conciliation des baux commerciaux (CCBC)</p></li><li><p>Soit le président du tribunal judiciaire</p></li></ul><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Saisir la commission de conciliation des baux commerciaux</p></h5><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">désaccord</strong> sur le montant du loyer renouvelé, le bailleur ou le locataire peuvent saisir la commission de conciliation des baux commerciaux (CCBC). Elle tente de trouver un accord entre les parties. Sa saisine est gratuite.</p><p>Pour saisir la commission de conciliation des baux commerciaux (CCBC) , il faut suivre les <strong class="cmq-evidence">étapes suivantes</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception</p></li><li><p>Mentionner les coordonnées du bailleur et du locataire</p></li><li><p>Joindre les documents relatifs à la demande (contrat de bail, relevé de charges, courriers, synthèse du litige et attente des parties...)</p></li></ul><p>Il faut s’adresser à la commission de conciliation du département dans lequel est exercée l’activité. Pour connaître la CCBC compétente, vous pouvez contacter la préfecture :</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Préfecture - Isère</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>12 place de Verdun</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 60 34 00</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.isere.gouv.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.isere.gouv.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 15:30</li></ul></div></div></div></div></div><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>La saisine de la commission de conciliation nâest pas obligatoire. Les parties peuvent sâadresser directement au prÃ©sident du tribunal judiciaire.</p></div><p>La commission s’efforce de concilier les parties puis <strong class="cmq-evidence">rend un avis dans un délai de 3 mois</strong>.</p><p>Si un accord sur le loyer du bail renouvelé est trouvé, elle constate la conciliation qui doit recevoir application.</p><p>Si les parties n'arrivent pas à trouver un accord, la commission émet un avis faisant apparaître les points principaux de désaccord et une proposition motivée de loyer. Le bailleur ou le locataire peut ensuite saisir le président du tribunal judiciaire.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce: article D145-17</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006259908" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article D145-18</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029705355" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Saisir le président du tribunal judiciaire</p></h5><p>Il peut être saisi directement ou lorsque la commission de conciliation n’a pas trouvé d’accord. Le propriétaire et le locataire doivent être assistés par un avocat. L’une des parties doit envoyer un mémoire à l’autre partie par lettre recommandée avec AR. Le président du tribunal judiciaire est saisi 1 mois après la réception par le locataire ou le propriétaire du premier mémoire établi.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><p>Pendant la durée de la procédure, le locataire est tenu de continuer à payer le loyer prévu dans le bail.</p><p>Le Président du tribunal judiciaire peut renvoyer les parties à une <dfn class="cmq-tip" data-target="R73928">audience de règlement amiable</dfn> (ARA). L'ARA interrompt l'instance et <strong class="cmq-evidence">l'autre juge</strong> tente de parvenir à un accord amiable.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Lorsque le locataire ou le bailleur sont en <dfn class="cmq-tip" data-target="R57210">procÃ©dure collective</dfn>, c'est le <strong class="cmq-evidence">tribunal des activitÃ©s Ã©conomiques (TAE)</strong> qui est compÃ©tent dans les ressorts des 12 villes suivantesÂ : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> ConnaÃ®tre le tribunal compÃ©tent pour les procÃ©dures de prÃ©vention ou de traitement des difficultÃ©s</h4><p class="y-details">MinistÃ¨re chargÃ© de la justice</p><Texte><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2025, des tribunaux des activitÃ©s Ã©conomiques (TAE) ont Ã©tÃ© mis en place dans certains territoires pour le traitement des procÃ©dures amiables ou des procÃ©dures collectives quelle que soit l'activitÃ© exercÃ©e.</p><p>Ce simulateur permet de connaÃ®tre le tribunal compÃ©tent.</p></Texte><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.justice.fr/actu/tribunal-commerce-devient-tribunal-activites-economiques#questionnaire">AccÃ©der au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div></span><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles R145-23 à R145-33</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006161462/#LEGISCTA000006161462" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71215"><p>Acte juridique délivré par le bailleur pour mettre fin au bail commercial. Il n'a pas à être accepté par le locataire pour produire ses effets.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R58936"><p>Acceptation exprimée clairement, par exemple par la signature d'un écrit ou par une déclaration faite en public, ou devant témoin</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57210"><p>Procédure destinée aux entreprises qui ont des difficultés financières. Il existe plusieurs procédures selon la situation de l'entreprise et la gravité des difficultés rencontrées : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les créanciers sont collectivement représentés par un mandataire judiciaire ou un liquidateur judiciaire.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62723"><p>Valeur du local déterminée en fonction de 5 éléments : caractéristiques du local considéré, destination des lieux, obligations respectives du bailleur et du preneur, facteurs locaux de commercialité et prix couramment pratiqués dans le voisinage.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71164"><p>Éléments qui permettent de modifier le montant du loyer d'un bail commercial. Ces facteurs sont notamment : le lieu d'implantation du commerce (ville, quartier, rue), les possibilités de stationnement, le réseau de transports en commun, l'urbanisme et la voirie (nouvelles constructions immobilières, modification des axes de circulation, mise en voie piétonne).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R73928"><p>Dispositif qui permet de confier à un juge, qui n'est pas celui saisi du litige, la mission d’amener les parties à trouver une solution au conflit qui les oppose dans un cadre confidentiel. Elle peut se dérouler à la demande de l’une des parties ou être décidée d’office par le juge. Le procès est interrompu le temps de l’ARA.</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-fiche-link">Refus de renouvellement du bail commercial par le propriétaire</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22229_PRO" class="cmq-fiche-link">Sous-location du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006161262" target="_blank">Code de commerce : articles L145-1 à L145-3</a><div class="cmq-reference-detail">Champ d'application du bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025559451" target="_blank">Code de commerce : articles L145-8 à L145-12</a><div class="cmq-reference-detail">Renouvellement du bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006221824" target="_blank">Code de commerce : article L145-22</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Refus de renouvellement et droit de reprise des locaux d'habitation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108759" target="_blank">Code de commerce: article L145-34</a><div class="cmq-reference-detail">Plafonnement du loyer</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006178896" target="_blank">Code de commerce : articles R145-2 à R145-11</a><div class="cmq-reference-detail">Loyer fixé à la valeur locative</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006161462/#LEGISCTA000006161462" target="_blank">Code de commerce : articles R145-23 à R145-33</a><div class="cmq-reference-detail">Procédure devant le président du tribunal judiciaire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049887189" target="_blank">Code de commerce : article R145-29-1</a><div class="cmq-reference-detail">Audience de règlement amiable</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032196686" target="_blank">Code de commerce : article R145-38</a><div class="cmq-reference-detail">Renouvellement et recours à la lettre recommandée avec AR</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006259908" target="_blank">Code de commerce: article D145-17</a><div class="cmq-reference-detail">Mode de saisine de la commission de conciliation des baux commerciaux</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029705355" target="_blank">Code de commerce : article D145-18</a><div class="cmq-reference-detail">Accord de la commission de conciliation des baux commerciaux</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Bail commercial et bail professionnel : quel indice de référence utiliser ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Sat, 11 Oct 2025 17:40:10 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21285</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21285</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21285</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Bail commercial : fixer et réviser le loyer</title>
		<link>https://clonas.fr/article-20282-bail-commercial-fixer-et-reviser-le-loyer</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-20282-bail-commercial-fixer-et-reviser-le-loyer</guid>
		<description> En cours de bail, le loyer est révisé tous les 3 ans ou par le biais d'une clause d'échelle mobile.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le montant <strong class="cmq-evidence">initial</strong> du loyer n'est pas réglementé. Il <strong class="cmq-evidence">est fixé librement</strong> par les parties au contrat. Le propriétaire (appelé <span class="cmq-expression">bailleur)</span> n'est pas tenu par le loyer du locataire précédent ou par des loyers de référence.</p><p>Généralement, le paiement des loyers a lieu <strong class="cmq-evidence">au début de</strong> <strong class="cmq-evidence">chaque trimestre</strong> mais les parties peuvent aussi choisir de payer leur loyer à la fin du trimestre. Le paiement du loyer peut aussi se faire <strong class="cmq-evidence">mensuellement</strong> en début de mois ou en fin de mois.</p><p>En revanche, lors de la révision du bail ou du renouvellement du bail, le montant du loyer est réglementé.</p><p>Si le bail est prévu pour tous commerces, le loyer est en principe plus élevé que celui d'un bail autorisant seulement une activité définie.</p><p>Le contrat de bail peut prévoir le versement par le locataire d'autres sommes en plus du loyer :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36538_PRO" class="cmq-intralink">Dépôt de garantie</a></p></li><li><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R60712">Pas-de-porte</dfn> (droit d'entrée).</p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le pas-de-porte (ou droit d'entrée) est-il obligatoire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le pas-de-porte correspond au paiement d'un droit d'entrée versé par le locataire (appelé <span class="cmq-expression">preneur</span>) au propriétaire (appelé <span class="cmq-expression">bailleur)</span> lors de l'entrée dans les lieux.</p><p>Il n'est pas obligatoire et s'applique <strong class="cmq-evidence">aux locaux vacants</strong>.</p><p>Le montant du pas-de-porte est librement fixé par les parties et correspond généralement à 3 ou 6 mois de loyers.</p><p>Ce droit d'entrée peut être versé <strong class="cmq-evidence">en une fois</strong> ou par échéances en plus du loyer. Il est en général compensé par un loyer plus faible.</p><p>Il n'est pas remboursé à la fin du bail.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Le montant du pas-de-porte et les modalitÃ©s de versement doivent Ãªtre indiquÃ©s dans le bail.</p></div><p>Au moment de la rédaction du contrat de bail, le propriétaire et le locataire doivent décider si le pas-de-porte est un supplément de loyer (cas le plus fréquent) ou une indemnité.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_6424" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_6424" class="cmq-cas">Supplément de loyer</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Dans cette hypothèse, le pas-de-porte est <strong class="cmq-evidence">pris en compte pour le calcul de la révision triennale</strong> et pour la fixation du loyer du bail renouvelé.</p><p><strong class="cmq-evidence">Pour le propriétaire</strong>, il constitue un revenu foncier.</p><p>Le pas-de-porte est <strong class="cmq-evidence">soumis à la TVA</strong> si le loyer du bail y est lui-même soumis. Le loyer de locaux équipés, c'est-à-dire munis de mobiliers et matériels nécessaires à l'exploitation de l'activité du locataire est soumis à TVA. Si le bailleur bénéficie du régime de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F21746_PRO" class="cmq-intralink">franchise en base de TVA</a>, il n'est pas concerné par la déclaration et le paiement de la TVA.</p><p><strong class="cmq-evidence">Pour le locataire</strong>, le pas-de-porte constitue une charge déductible des résultats en pourcentage de la durée du contrat (1/9<sup>e</sup> par an) à condition que le loyer fixé dans le bail soit anormalement bas, c'est-à-dire nettement inférieur à la valeur locative.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9333" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9333" class="cmq-cas">Indemnité</label><div class="cmq-cas-inner"><p><strong class="cmq-evidence">Pour le propriétaire</strong>, il n'y a pas d'imposition.</p><p><strong class="cmq-evidence">Pour le locataire</strong>, le pas-de-porte n'est pas une charge déductible et il ne peut pas être <dfn class="cmq-tip" data-target="R55294">amorti</dfn>.</p></div></div></div><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Le pas-de-porte est soumis Ã  la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32939_PRO" class="cmq-intralink">contribution sur les revenus locatifs (CRL)</a> de <span class="cmq-valeur">2,50Â %</span>. Elle doit Ãªtre versÃ©e uniquement par les propriÃ©taires personnes morales (c'est-Ã -dire les sociÃ©tÃ©s, associations, organismes de droit privÃ©, etc.) si le local est situÃ© dans un immeuble achevÃ© depuis 15 ans au moins et si les revenus de la location ne sont pas soumis Ã  la TVA.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le loyer commercial est-il soumis à la TVA ?</a><div class="y-folder-body"><p>Les règles concernant la TVA sur les loyers commerciaux sont différentes selon que les locaux loués sont équipés ou nus.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9484" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9484" class="cmq-cas">Locaux équipés</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le propriétaire qui loue des locaux équipés, c'est-à-dire munis de mobiliers, de matériels et installations <strong class="cmq-evidence">nécessaires à l'exploitation de l'activité du locataire</strong> (par exemple, salle de spectacles aménagée pour recevoir des spectateurs) est soumis au taux de TVA égal à <span class="cmq-valeur">20 %</span>.</p><p>Si le propriétaire bénéficie du régime de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F21746_PRO" class="cmq-intralink">franchise en base de TVA</a>, il n'est pas concerné par la déclaration et le paiement de la TVA.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_3834" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_3834" class="cmq-cas">Locaux nus</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le propriétaire qui loue des <strong class="cmq-evidence">locaux nus</strong>, c'est-à-dire non munis d'équipements, de mobiliers ou de matériel nécessaires à l'exploitation à laquelle ils sont destinés, est <strong class="cmq-evidence">exonéré de TVA</strong>.</p><p>Il peut toutefois opter pour la TVA en adressant une lettre simple au service des impôts des entreprises du lieu de situation des locaux.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Service des impôts des entreprises du centre des finances publiques de Vienne</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>12 rue Jean Moulin</span><span>38200</span><span>Vienne Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 31 12 25</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.impots.gouv.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.impots.gouv.fr</a></span></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Service des impôts des entreprises du centre des finances publiques de La Côte-Saint-André</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>3, boulevard de-Lattre-de-Tassigny</span><span>38261</span><span>La Côte-Saint-André Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 20 59 10</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.impots.gouv.fr/accueil" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.impots.gouv.fr/accueil</a></span></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Lorsque la location <strong class="cmq-evidence">ne donne pas lieu</strong> au paiement effectif de la <strong class="cmq-evidence">TVA</strong>, le propriÃ©taire personne morale (sociÃ©tÃ©s, associations, organismes de droit privÃ©, etc.) doit payer la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32939_PRO" class="cmq-intralink">contribution sur les revenus locatifs (CRL)</a>.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment réviser le loyer initial du bail commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>En cours de bail, le loyer peut être révisé selon la révision triennale (légale) tous les 3 ans, selon une clause d'échelle mobile (généralement annuelle) ou selon une clause recette.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Révision triennale (révision légale)</p></h5><p>Le loyer peut être révisé à la demande du propriétaire (également appelé <span class="cmq-expression">bailleur)</span> ou du locataire (également appelé <span class="cmq-expression">preneur</span>). Cette révision n'est pas automatique. Il s'agit d'un droit qui peut être exercé même lorsque le bail ne le prévoit pas.</p><p>À quel moment a lieu la révision triennale ?</p><p>La révision triennale du loyer peut être demandée par le propriétaire ou le locataire dans <strong class="cmq-evidence">un délai de 3 ans</strong> après l'un des moments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Entrée du locataire dans les locaux</p></li><li><p>Renouvellement d'un bail précédent</p></li><li><p>Prise d'effet de la précédente révision.</p></li></ul><p>La révision est demandée uniquement lorsque la période de 3 ans est expirée (soit à partir du lendemain de son expiration). Aucun délai maximum n'est prévu.</p><p>La demande de révision triennale peut aussi intervenir après l'expiration d'un délai de 4 ans, 5 ans ou plus.</p><p>La demande de révision doit être transmise par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice )</dfn> ou par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR). Elle doit préciser le montant du loyer demandé.</p><p>Lorsque le locataire accepte la demande de révision du loyer, il peut soit écrire au propriétaire en donnant son accord soit ne rien faire et payer le nouveau loyer.</p><p>Calcul du loyer révisé</p><p>La révision triennale est établie en tenant compte de l'un des indices suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">Indice trimestriel des loyers commerciaux (ILC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> pour les activités commerciales ou artisanales</p></li><li><p><a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> pour les autres activités.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>L'indice trimestriel du coÃ»t de la construction (ICC), qui servait de rÃ©fÃ©rence Ã  la rÃ©vision triennale des loyers commerciaux ne peut plus Ãªtre utilisÃ© pour les baux conclus ou renouvelÃ©s depuis septembre 2014.</p></div><p>Les règles de calcul du loyer sont différentes s'il s'agit de la première révision ou d'une révision ultérieure.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_6426" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_6426" class="cmq-cas">Première révision du loyer</label><div class="cmq-cas-inner"><p>La formule de calcul pour obtenir le loyer révisé est la suivante :</p><p><strong class="cmq-evidence">Loyer en cours x (dernier indice publié au moment de la révision/ indice de référence lors de la fixation initiale)</strong>.</p><p>Pour les contrats conclus ou renouvelés depuis septembre 2014, la variation de loyer ne peut pas conduire à une augmentation supérieure, pour une année, à <span class="cmq-valeur">10 %</span> du loyer payé au cours de l'année précédente.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Un bail est signÃ© le 1<sup>er </sup>octobre 2021 avec un loyer mensuel de <span class="cmq-valeur">500Â â¬</span> basÃ© sur <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">lâILC<i class="fa fa-external-link"> </i></a>. La premiÃ¨re rÃ©vision triennale intervient au 1<sup>er</sup> octobre 2024.</p><p>Pour obtenir le montant du loyer rÃ©visÃ©Â :</p><p>Loyer en coursÂ x (dernier indice publiÃ© au moment de la rÃ©vision/ indice de rÃ©fÃ©rence lors de la fixation initiale)</p><p>= <span class="cmq-valeur">500Â â¬</span> x (indice du 2<sup>e</sup> trimestre 2024/indice du 2<sup>e</sup> trimestre 2021)</p><p>= <span class="cmq-valeur">500Â â¬</span> x (136,72 / 118,41)</p><p>= <span class="cmq-valeur">577,31Â â¬</span></p></div></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_3172" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_3172" class="cmq-cas">Révisions ultérieures</label><div class="cmq-cas-inner"><p>De nouvelles demandes de révision peuvent être formées tous les 3 ans.</p><p>Le délai court à partir du moment où le loyer précédemment révisé est appliqué.</p><p>Pour calculer le loyer révisé, il faut prendre en compte l'indice de référence en vigueur <strong class="cmq-evidence">à la date de la dernière révision</strong>.</p><p>La formule de calcul pour obtenir le loyer révisé est la suivante :</p><p><strong class="cmq-evidence">Loyer en cours x (dernier indice publié au moment de la révision/ indice de référence lors de la dernière révision)</strong>.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Exemple</strong><p>Un bail est signÃ© le 1<sup>er</sup> octobre 2018 avec un loyer mensuel de <span class="cmq-valeur">500Â â¬</span>, basÃ© sur l'<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">ILC<i class="fa fa-external-link"> </i></a>.</p><p>Lors de la <strong class="cmq-evidence">1<sup>re</sup> rÃ©vision</strong> en octobre 2021, le loyer est fixÃ© Ã  <span class="cmq-valeur">525,84Â â¬</span>.</p><p>=500 x (indice du 2<sup>e</sup> trimestre 2021 / indice du 2<sup>e</sup> trimestre 2018</p><p>= 500 x (118,41/112,59)</p><p>= <span class="cmq-valeur">525,84Â â¬</span></p><p>Lors de la <strong class="cmq-evidence">2<sup>e</sup> rÃ©vision triennale</strong> du 1<sup>er</sup> octobre 2024, il faut appliquer la formule de calcul suivanteÂ :</p><p>Loyer en coursÂ x (dernier indice publiÃ© au moment de la rÃ©vision/ indice de rÃ©fÃ©rence lors de la derniÃ¨re rÃ©vision)</p><p>= Loyer en coursÂ x (indice du 2<sup>e</sup> trimestre 2024 / indice du 2<sup>e</sup> trimestre 2021)</p><p>= 525,84 x (136,72/118,41)</p><p>= <span class="cmq-valeur">607,15Â â¬</span></p></div></div></div></div><p>Déplafonnement de la révision triennale</p><p>La révision triennale du loyer est en principe plafonnée, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas dépasser la variation de l'indice des loyers commerciaux <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">(ILC<i class="fa fa-external-link"> </i></a> ) ou de l'indice des loyers des activités tertiaires (<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">ILAT<i class="fa fa-external-link"> </i></a>). Cependant, dans certains cas, la révision du loyer est déplafonnée : elle est alors fixée en fonction de la <dfn class="cmq-tip" data-target="R62723">valeur locative</dfn>.</p><p>Le bailleur pourra demander un déplafonnement du loyer dans l'un des cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Modification des <strong class="cmq-evidence">facteurs locaux de commercialité</strong> (augmentation de la population, nouvelles artères, rue devenue piétonne, etc.) ayant entrainé une hausse ou une baisse de plus de <span class="cmq-valeur">10 %</span> de la valeur locative</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Clause du contrat concernant la durée du bail</strong></p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Changement d'activité</strong> (appelée <span class="cmq-expression"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31227_PRO" class="cmq-intralink">déspécialisation</a></span>) dans le bail effectué par le locataire</p></li></ul><p>Dans ces différents cas, le montant du loyer peut être déplafonné et ainsi correspondre à la <strong class="cmq-evidence">valeur locative</strong> des locaux.</p><p>La valeur locative du bien prend en compte les éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Caractéristiques du local (emplacement, surface, standing et agencements des locaux, etc.)</p></li><li><p>Destination des lieux (nature et nombre des commerces autorisés par le bail, par exemple, boulangerie)</p></li><li><p>Obligations des parties, notamment répartition des taxes et charges de la copropriété</p></li><li><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R71164">Facteurs locaux de commercialité</dfn></p></li><li><p>Prix pratiqués dans le voisinage.</p></li></ul><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>L'augmentation du loyer Ã  la suite du dÃ©plafonnement ne peut pas Ãªtre supÃ©rieure, pour une annÃ©e, Ã  <span class="cmq-valeur">10Â %</span> du loyer acquittÃ© au cours de l'annÃ©e prÃ©cÃ©dente. On appelle cela le <strong class="cmq-evidence">lissage du loyer</strong>.</p></span><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-38</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108753" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Clause d'échelle mobile (ou clause d'indexation)</p></h5><p>Variation en fonction d'un indice de référence</p><p>Lors de la conclusion du bail, les parties peuvent convenir d'une clause d'échelle mobile (ou <span class="cmq-expression">clause d'indexation</span>), permettant la variation du loyer en fonction d'un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO" class="cmq-intralink">indice de référence</a> mentionné dans le contrat.</p><p>L'indice est différent selon l'activité exercée :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Pour les <strong class="cmq-evidence">activités commerciales ou artisanales</strong>, il s'agit de l'indice trimestriel des loyers commerciaux <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">(ILC<i class="fa fa-external-link"> </i></a>).</p></li><li><p>Pour <strong class="cmq-evidence">les autres activités</strong>, c'est l'indice des loyers des activités tertiaires (<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">ILAT<i class="fa fa-external-link"> </i></a>)</p></li></ul><p>L'indice du coût de la construction (<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000008630" target="_blank">ICC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> peut également être utilisé pour l'indexation du loyer dans le cadre d'une clause d'échelle mobile.</p><p>La périodicité est librement fixée par les parties au contrat. En pratique, la révision du loyer a souvent lieu chaque année.</p><p>Le loyer est alors révisé <strong class="cmq-evidence">automatiquement</strong> lors de l'échéance prévue au contrat, sans intervention du propriétaire (bailleur).</p><p>Protection contre une variation trop forte du loyer</p><p>Si par le jeu de la clause d'échelle mobile, le loyer augmente ou diminue de plus d'¼ par rapport au prix précédemment fixé, l'une des parties peut demander la <strong class="cmq-evidence">révision immédiate du loyer</strong>.</p><p>Cette demande se fait par lettre recommandée avec AR ou par acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice).</p><p>Le juge le fixera alors à la valeur locative.</p><p>L'augmentation ne pourra pas être supérieure à <span class="cmq-valeur">10 %</span> du loyer acquitté au cours de l'année précédente.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article L145-39</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108769" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Clause-recette</p></h5><p>La clause-recette (ou clause à loyer variable) est une clause du bail commercial qui prévoit que le loyer varie en fonction du <strong class="cmq-evidence">chiffre d'affaires du locataire</strong>.</p><p>En plus d'une partie variable qui correspond à un pourcentage du chiffre d'affaires réalisé par le locataire, le loyer comporte souvent une partie fixe (appelée <span class="cmq-expression">Loyer minimum garanti</span>).</p><p>Cette clause est souvent utilisée pour les locaux situés dans les centres commerciaux.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Que se passe-t-il en cas de désaccord sur le montant du loyer révisé ?</a><div class="y-folder-body"><p>Lorsque le propriétaire et le locataire ne parviennent pas à un accord, l'une des parties peut saisir :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit la commission départementale de conciliation (CDC) des baux commerciaux</p></li><li><p>Soit le président du tribunal judiciaire</p></li></ul><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Saisir la commission de conciliation des baux commerciaux</p></h5><p>En cas de désaccord sur le montant du loyer révisé, le propriétaire ou le locataire peuvent saisir la commission de conciliation des baux commerciaux (CCBC). Elle tente de trouver un accord entre les parties. Sa saisine est gratuite.</p><p>Pour saisir la commission de conciliation des baux commerciaux (CCBC), il faut suivre les étapes suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception</p></li><li><p>Mentionner les coordonnées du bailleur et du locataire</p></li><li><p>Joindre les documents relatifs à la demande (contrat de bail, relevé de charges, courriers, synthèse du litige et attente des parties...)</p></li></ul><p>Il faut s’adresser à la commission de conciliation du département dans lequel est exercée l’activité. Pour connaître la CCBC compétente, vous pouvez contacter la préfecture :</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Préfecture - Isère</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>12 place de Verdun</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 60 34 00</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.isere.gouv.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.isere.gouv.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 15:30</li></ul></div></div></div></div></div><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>La saisine de la commission de conciliation nâest pas obligatoire. Les parties peuvent sâadresser directement au prÃ©sident du tribunal judiciaire.</p></div><p>La commission s’efforce de concilier les parties puis <strong class="cmq-evidence">rend un avis dans un délai de 3 mois</strong>.</p><p>Si un accord sur le loyer du bail révisé est trouvé, elle constate la conciliation qui doit recevoir application.</p><p>Si les parties n'arrivent pas à trouver un accord, la commission émet un avis faisant apparaître les points principaux de désaccord et une proposition motivée de loyer. Le bailleur ou le locataire peut ensuite saisir le président du tribunal judiciaire.</p><Lien><Titre>Référence : Code de commerce: article D145-17</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006259908" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : article D145-18</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029705355" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Saisir le président du tribunal judiciaire</p></h5><p>Il peut être saisi soit lorsque après l’échec de la conciliation devant la commission de conciliation, soit directement par une des parties.</p><p>L’une des parties doit envoyer un mémoire à l’autre partie par lettre recommandée avec AR. Le président du tribunal judiciaire est saisi 1 mois après la réception par le locataire ou le propriétaire du premier mémoire établi.</p><p>Le bailleur et le locataire <strong class="cmq-evidence">doivent être assistés </strong>par un avocat.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><p>Pendant la durée de la procédure, le locataire n’a pas à continuer de payer le loyer prévu dans le bail.</p><p>Le président du tribunal judiciaire peut renvoyer les parties à une <dfn class="cmq-tip" data-target="R73928">audience de règlement amiable (ARA)</dfn> tenue par un autre juge . L'instance est alors interrompue et renvoyée à un l'autre juge qui tente de parvenir à un accord amiable.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Lorsque le locataire ou le bailleur sont en <dfn class="cmq-tip" data-target="R57210">procÃ©dure collective</dfn>, c'est le <strong class="cmq-evidence">tribunal des activitÃ©s Ã©conomiques (TAE)</strong> qui est compÃ©tent dans les ressorts des 12 villes suivantesÂ : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> ConnaÃ®tre le tribunal compÃ©tent pour les procÃ©dures de prÃ©vention ou de traitement des difficultÃ©s</h4><p class="y-details">MinistÃ¨re chargÃ© de la justice</p><Texte><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2025, des tribunaux des activitÃ©s Ã©conomiques (TAE) ont Ã©tÃ© mis en place dans certains territoires pour le traitement des procÃ©dures amiables ou des procÃ©dures collectives quelle que soit l'activitÃ© exercÃ©e.</p><p>Ce simulateur permet de connaÃ®tre le tribunal compÃ©tent.</p></Texte><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.justice.fr/actu/tribunal-commerce-devient-tribunal-activites-economiques#questionnaire">AccÃ©der au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div></span><Lien><Titre>Référence : Code de commerce : articles R145-23 à R145-33</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006161462/#LEGISCTA000006161462" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60712"><p>Somme d'argent que le bailleur demande au locataire au début d'un bail commercial.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R55294"><p>Répartir dans la durée le coût du matériel ou du bien immobilier acheté</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62723"><p>Valeur du local déterminée en fonction de 5 éléments : caractéristiques du local considéré, destination des lieux, obligations respectives du bailleur et du preneur, facteurs locaux de commercialité et prix couramment pratiqués dans le voisinage.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71164"><p>Éléments qui permettent de modifier le montant du loyer d'un bail commercial. Ces facteurs sont notamment : le lieu d'implantation du commerce (ville, quartier, rue), les possibilités de stationnement, le réseau de transports en commun, l'urbanisme et la voirie (nouvelles constructions immobilières, modification des axes de circulation, mise en voie piétonne).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R73928"><p>Dispositif qui permet de confier à un juge, qui n'est pas celui saisi du litige, la mission d’amener les parties à trouver une solution au conflit qui les oppose dans un cadre confidentiel. Elle peut se dérouler à la demande de l’une des parties ou être décidée d’office par le juge. Le procès est interrompu le temps de l’ARA.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57210"><p>Procédure destinée aux entreprises qui ont des difficultés financières. Il existe plusieurs procédures selon la situation de l'entreprise et la gravité des difficultés rencontrées : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les créanciers sont collectivement représentés par un mandataire judiciaire ou un liquidateur judiciaire.</p></div><div class="box header3" id="header_box_7" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-fiche-link">Renouvellement ou prolongation tacite du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32939_PRO" class="cmq-fiche-link">Contribution annuelle sur les revenus locatifs (CRL)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N24265_PRO" class="cmq-theme">Fiscalité</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32336_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : charges et dépenses du locataire et du bailleur</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006221959" target="_blank">Code de commerce : article L145-33</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Valeur locative</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108764" target="_blank">Code de commerce : article L145-35</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Commission de conciliation des baux commerciaux</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108753" target="_blank">Code de commerce : article L145-38</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Révision triennale</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108769" target="_blank">Code de commerce : article L145-39</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Clause d'échelle mobile</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006178896" target="_blank">Code de commerce : articles R145-2 à R145-11</a><div class="cmq-reference-detail">Détermination de la valeur locative</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006161462/#LEGISCTA000006161462" target="_blank">Code de commerce : articles R145-23 à R145-33</a><div class="cmq-reference-detail">Procédure devant le président du tribunal judiciaire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000049887189" target="_blank">Code de commerce : article R145-29-1</a><div class="cmq-reference-detail">Audience de règlement amiable</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006259908" target="_blank">Code de commerce: article D145-17</a><div class="cmq-reference-detail">Mode de saisine de la commission de conciliation des baux commerciaux</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029705355" target="_blank">Code de commerce : article D145-18</a><div class="cmq-reference-detail">Accord de la commission de conciliation des baux commerciaux</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_8" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice du coût de la construction (ICC)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers commerciaux (ILC)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Comment évaluer un fonds de commerce ?</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Chambre de commerce et d'industrie de Paris - Île-de-France</div></div>
</div></div>
<div class="box header3" id="header_box_9" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Bail commercial et bail professionnel : quel indice de référence utiliser ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31046_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est calculée la valeur locative d'un local professionnel ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Fri, 10 Oct 2025 17:35:08 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/20282</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/20282</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A20282</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Faut-il verser un dépôt de garantie dans un bail commercial ?</title>
		<link>https://clonas.fr/article-23419-faut-il-verser-un-depot-de-garantie-dans-un-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-23419-faut-il-verser-un-depot-de-garantie-dans-un-bail-commercial</guid>
		<description> Le dépôt de garantie versé par le locataire permet de garantir au propriétaire le paiement du loyer ou l'entretien du local.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le versement d'un dépôt de garantie n'est <strong class="cmq-evidence">pas obligatoire</strong>.</p><p>Le montant du dépôt de garantie est librement fixé par les parties. En pratique, il s'élève à l'un des montants suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit 3 mois de loyers lorsque le loyer est payable par trimestre et d'avance</p></li><li><p>Soit 6 mois de loyers lorsque le loyer est payable par trimestre et à l'échéance</p></li></ul><p>Si le dépôt de garantie excède ces montants (3 mois en cas de paiement d'avance ou 6 mois en cas de paiement à l'échéance), le propriétaire doit verser au locataire des intérêts. Ces intérêts sont calculés au taux pratiqué par la Banque de France pour les <a class="external" href="https://www.banque-france.fr/fr/statistiques/themes-statistiques-et-series-webstat-associees/taux-et-cours" target="_blank">avances sur titre<i class="fa fa-external-link"> </i></a>.</p><p>Dans tous les cas, le bailleur ne doit pas réclamer au preneur (ou locataire) la TVA sur le montant du dépôt de garantie.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Le contrat de bail prÃ©voit gÃ©nÃ©ralement que le dÃ©pÃ´t de garantie correspond Ã  3 mois de loyers. En consÃ©quence, le dÃ©pÃ´t de garantie est <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">rÃ©visÃ©</a> en mÃªme temps que le loyer et/ou lors du renouvellement du bail.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">À quel moment le dépôt de garantie doit-il être restitué ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le dépôt de garantie doit être <strong class="cmq-evidence">remboursé</strong> au locataire <strong class="cmq-evidence">quand il quitte les lieux</strong>, c’est-à-dire après la réalisation d’un état des lieux de sortie et la remise des clefs.</p><p>La loi ne prévoit <strong class="cmq-evidence">pas de délai maximum</strong> pour la restitution du dépôt de garantie. Toutefois, un délai est souvent précisé dans le contrat de bail commercial.</p><p>Ainsi, le bailleur qui ne rembourse pas le dépôt de garantie plusieurs mois après la restitution des locaux (ou le délai précisé dans le bail) peut être condamné à verser, en plus du dépôt de garantie, des intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure ainsi que des <dfn class="cmq-tip" data-target="R12532">dommages et intérêts</dfn>.</p><p>Le locataire doit restituer les locaux en <strong class="cmq-evidence">bon état de réparations</strong>. Si le locataire rend le local dégradé, le bailleur peut conserver – partiellement ou en totalité – la somme du dépôt de garantie selon les travaux nécessaires pour effectuer une remise en ordre du bien.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Le bail commercial prÃ©voit souvent que le locataire doit payer son loyer jusqu'au terme du contrat. Le locataire nâest donc pas autorisÃ© Ã  dÃ©duire le dÃ©pÃ´t de garantie du dernier loyer dÃ».</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Que devient le dépôt de garantie en cas de vente de l’immeuble dans lequel se trouve le local commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le dépôt de garantie constitue une <strong class="cmq-evidence">dette personnelle</strong> du bailleur à l’égard du locataire.</p><p>Si les locaux loués sont vendus, c’est donc le <strong class="cmq-evidence">bailleur d’origine</strong> qui devra restituer le dépôt de garantie au locataire.</p><p>Ainsi, l’acquéreur des locaux ne peut pas exiger du locataire un nouveau dépôt de garantie.</p><p>En revanche, lorsque le bailleur d’origine a restitué le dépôt de garantie au locataire au moment de la vente, l’acquéreur peut alors demander au locataire le versement d’un nouveau dépôt de garantie.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="https://www.cci.fr/contact" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Chambre de commerce et d'industrie (CCI)</a></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12532"><p>Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : fixer et réviser le loyer</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222097" target="_blank">Code de commerce : article L145-40</a><div class="cmq-reference-detail">Dépôt de garantie</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442873" target="_blank">Code civil : article 1730</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">État des lieux et obligation du locataire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442883/" target="_blank">Code civil : article 1731</a><div class="cmq-reference-detail">Absence d'état des lieux et restitution du local</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Taux des avances sur titres</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Banque de France</div></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Thu, 02 Oct 2025 17:35:04 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/23419</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/23419</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A23419</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Conclusion du contrat de bail à ferme</title>
		<link>https://clonas.fr/article-20070-conclusion-du-contrat-de-bail-a-ferme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-20070-conclusion-du-contrat-de-bail-a-ferme</guid>
		<description> Le bail à ferme est le type de bail rural le plus répandu. Il est soumis à un ensemble de règles obligatoires que l’on appelle le statut du fermage.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le bail à ferme s'applique exclusivement,<strong class="cmq-evidence"> comme tout bail rural,</strong> à des biens immobiliers à usage agricole, c'est-à-dire des terres ainsi que des bâtiments d'exploitation et/ou d'habitation.</p><p>Il peut être conclu entre des personnes physiques ou morales (par exemple, une société).</p><ANoter><p>Un bail peut être conclu par plusieurs bailleurs (cobailleurs) et plusieurs preneurs (copreneurs).</p></ANoter><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Concernant le bailleur</p></h5><p>Le bailleur peut être :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le <strong class="cmq-evidence">propriétaire</strong>. S'il est marié sous le régime de la communauté et que les biens qu'il souhaite donner à bail sont des biens communs, son conjoint doit obligatoirement donner son accord.</p></li><li><p>Un <strong class="cmq-evidence">usufruitier</strong>. Dans ce cas-là, il doit obtenir le consentement du <strong class="cmq-evidence">nu-propriétaire</strong>. En cas de refus, l'usufruitier peut demander une autorisation au juge civil.</p></li><li><p>Un <dfn class="cmq-tip" data-target="R1115">indivisaire</dfn>. Il doit obtenir le consentement de tous les indivisaires.</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1425</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006439587" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Concernant le preneur :</p></h5><p>Tout preneur d'un bail à ferme est soumis à la procédure du <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71945">contrôle des structures</dfn></strong>. Cette procédure oblige le preneur à demander une <strong class="cmq-evidence">autorisation d'exploiter</strong>.</p><p>Lorsque le preneur n'est pas ressortissant de l'<dfn class="cmq-tip" data-target="R41270">Union européenne (UE)</dfn>, une autorisation supplémentaire est exigée.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7755" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7755" class="cmq-cas">Preneur français ou ressortissant de l'UE</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le preneur doit respecter la procédure de <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71945">contrôle des structures</dfn></strong>, qui a pour but de favoriser la mise en valeur des terres agricoles et des exploitations hors sol.</p><p>Cette procédure s'applique quelles que soient la forme juridique ou la superficie de l'exploitation, la nature de l'opération ou les personnes concernées, <strong class="cmq-evidence">seul le résultat de l'opération détermine les modalités du contrôle</strong>.</p><p>En fonction de ce résultat, le contrôle des structures peut consister soit en une <strong class="cmq-evidence">autorisation préalable</strong> donnée par le préfet de région, soit en une <strong class="cmq-evidence">déclaration préalable</strong> effectuée par l'exploitant.</p><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur les modalités du contrôle des structures</strong></p><p>Il existe <strong class="cmq-evidence">2 modalités de contrôle</strong>, selon le résultat obtenu au terme de l'opération envisagée :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Autorisation préalable</p><p>Les opérations suivantes nécessitent une autorisation préalable  :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Opérations d'installation, d'agrandissement et de réunion d'exploitations agricoles, lorsque la surface d'exploitation totale qui en résulte excède un seuil fixé par le Préfet de région</p></li><li><p>Opérations d'installation, d'agrandissement et de réunion d'exploitations agricoles ayant pour conséquence :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>De supprimer une exploitation agricole dont la superficie excède le seuil fixé par le Préfet de région, ou de faire basculer cette superficie en-dessous de ce seuil</p></li><li><p>De priver une exploitation agricole d'un bâtiment essentiel à son fonctionnement, sauf s'il est reconstruit ou remplacé</p></li></ul></li><li><p>Opérations d'installation, d'agrandissement et de réunion d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Dont l'un des membres ayant la qualité d'exploitant ne remplit pas les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle fixées par voie réglementaire</p></li><li><p>Ne comportant pas de membre ayant la qualité d'exploitant</p></li><li><p>Lorsque l'exploitant est un exploitant pluriactif, remplissant les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle, dont les revenus extra-agricoles excèdent un certain montant</p></li></ul></li><li><p>Les agrandissements ou réunions d'exploitations pour les biens dont la distance par rapport au siège de l'exploitation du demandeur est supérieure à un maximum fixé par le Préfet de région</p></li><li><p>Les créations ou extensions de capacité des ateliers de production hors sol au-delà d'un seuil de production fixé par le Préfet de région</p></li></ul></li><li><p>Déclaration préalable</p></li></ul><p>Seule une déclaration préalable est exigée lorsque les conditions suivantes sont réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La demande doit porter sur des biens agricoles reçus notamment par donation, location, vente ou succession d'un parent ou allié jusqu'au troisième degré inclus</p></li><li><p>Le demandeur doit remplir les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle fixées par voie réglementaire</p></li><li><p>Les biens agricoles ne doivent pas être déjà loués</p></li><li><p>Les biens agricoles doivent être détenus depuis au moins 9 ans par certains membres de la famille du demandeur (parent ou allié jusqu'au troisième degré inclus)</p></li></ul><p><strong class="cmq-evidence">Comment effectuer une demande dans le cadre du contrôle des structures</strong></p><p>La demande d'autorisation dans le cadre du contrôle des structures peut être effectuée de l'une des manières suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Par <strong class="cmq-evidence">téléprocédure</strong> via le site LOGICS</p></li><li><p>Par <strong class="cmq-evidence">courrier</strong> recommandé adressé à la <abbr class="cmq-tip" data-target="R50979">DDT</abbr> ou <abbr class="cmq-tip" data-target="R50980">DDTM</abbr> du lieu de l'exploitation</p></li></ul><p>Pour effectuer cette téléprocédure, ou connaître la liste des documents à envoyer par courrier, vous pouvez consulter la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R54616_PRO" class="cmq-intralink">fiche correspondante</a>.</p><Attention><p>Le preneur (locataire) doit obligatoirement mentionner dans le bail lors de sa conclusion (ou dans un contrat de cession de bail) la <strong class="cmq-evidence">superficie</strong> et la <strong class="cmq-evidence">nature</strong> des biens qu'il exploite. Cette <strong class="cmq-evidence">mention obligatoire </strong>conditionne la <strong class="cmq-evidence">validité du contrat</strong>. </p></Attention></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9918" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9918" class="cmq-cas">Preneur non ressortissant de l'UE</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Lorsqu'il n'est pas ressortissant de l'UE, le preneur doit obtenir 2 autorisations, préalablement à son installation :</p><p>1- Autorisation d'exploiter (procédure de contrôle des structures)</p><p>Le preneur non ressortissant de l'<dfn class="cmq-tip" data-target="R41270">UE</dfn> doit respecter, comme tout exploitant agricole en France, la procédure de <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71945">contrôle des structures</dfn></strong>, qui a pour but de favoriser la mise en valeur des terres agricoles et des exploitations hors sol.</p><p>Cette procédure s'applique quelles que soient la forme juridique ou la superficie de l'exploitation, la nature de l'opération ou les personnes concernées, <strong class="cmq-evidence">seul le résultat de l'opération détermine les modalités du contrôle.</strong></p><p>En fonction de ce résultat, le contrôle des structures peut consister soit en une <strong class="cmq-evidence">autorisation préalable</strong> donnée par le préfet de région, soit en une <strong class="cmq-evidence">déclaration préalable</strong> effectuée par l'exploitant.</p><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur les modalités du contrôle des structures</strong></p><p>Il existe <strong class="cmq-evidence">deux modalités de contrôle</strong>, selon le résultat obtenu au terme de l'opération envisagée :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Autorisation préalable</p><p>Les opérations suivantes nécessitent une autorisation préalable  :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Opérations d'installation, d'agrandissement et de réunion d'exploitations agricoles, lorsque la surface d'exploitation totale qui en résulte excède un seuil fixé par le Préfet de région</p></li><li><p>Opérations d'installation, d'agrandissement et de réunion d'exploitations agricoles ayant pour conséquence :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>De supprimer une exploitation agricole dont la superficie excède le seuil fixé par le Préfet de région, ou de faire basculer cette superficie en-dessous de ce seuil</p></li><li><p>De priver une exploitation agricole d'un bâtiment essentiel à son fonctionnement, sauf s'il est reconstruit ou remplacé</p></li></ul></li><li><p>Opérations d'installation, d'agrandissement et de réunion d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Dont l'un des membres ayant la qualité d'exploitant ne remplit pas les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle fixées par voie réglementaire</p></li><li><p>Ne comportant pas de membre ayant la qualité d'exploitant</p></li><li><p>Lorsque l'exploitant est un exploitant pluriactif, remplissant les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle, dont les revenus extra-agricoles excèdent un certain montant</p></li></ul></li><li><p>Les agrandissements ou réunions d'exploitations pour les biens dont la distance par rapport au siège de l'exploitation du demandeur est supérieure à un maximum fixé par le Préfet de région</p></li><li><p>Les créations ou extensions de capacité des ateliers de production hors sol au-delà d'un seuil de production fixé par le Préfet de région</p></li></ul></li><li><p>Déclaration préalable</p></li></ul><p>Seule une déclaration préalable est exigée lorsque les conditions suivantes sont réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La demande doit porter sur des biens agricoles reçus notamment par donation, location, vente ou succession d'un parent ou allié jusqu'au troisième degré inclus</p></li><li><p>Le demandeur doit remplir les conditions de capacité ou d'expérience professionnelle fixées par voie réglementaire</p></li><li><p>Les biens agricoles ne doivent pas être déjà loués</p></li><li><p>Les biens agricoles doivent être détenus depuis au moins 9 ans par certains membres de la famille du demandeur (parent ou allié jusqu'au troisième degré inclus)</p></li></ul><p><strong class="cmq-evidence">Comment effectuer une demande dans le cadre du contrôle des structures</strong></p><p>La demande d'autorisation dans le cadre du contrôle des structures peut être effectuée de deux manières :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Par <strong class="cmq-evidence">téléprocédure</strong> via le site LOGICS</p></li><li><p>Par <strong class="cmq-evidence">courrier</strong> recommandé adressé à la <abbr class="cmq-tip" data-target="R50979">DDT</abbr> ou <abbr class="cmq-tip" data-target="R50980">DDTM</abbr> du lieu de l'exploitation</p></li></ul><p>Pour effectuer cette téléprocédure, ou connaître la liste des documents à envoyer par courrier, vous pouvez consulter la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R54616_PRO" class="cmq-intralink">fiche correspondante</a>.</p><p>2- Autorisation de s'installer en tant qu'exploitant agricole</p><p>Si le locataire n'est pas ressortissant de <dfn class="cmq-tip" data-target="R41270">l'UE</dfn>, il doit également adresser une fiche de renseignements (<a href="https://clonas.fr/go.php?id=R17968_PRO" class="cmq-form cmq-intralink">cerfa n°14519</a>) à la <abbr class="cmq-tip" data-target="R50979">DDT</abbr> (ou <abbr class="cmq-tip" data-target="R50980">DDTM</abbr>) pour obtenir sa <strong class="cmq-evidence">carte d'exploitant agricole</strong>.</p><Attention><Titre>Attention</Titre><p>Le preneur (locataire) doit obligatoirement mentionner dans le bail lors de sa conclusion (ou dans un contrat de cession de bail) la <strong class="cmq-evidence">superficie</strong> et la <strong class="cmq-evidence">nature</strong> des biens qu'il exploite. Cette <strong class="cmq-evidence">mention obligatoire </strong>conditionne la <strong class="cmq-evidence">validité du contrat</strong>. </p></Attention></div></div></div><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article R331-2</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030774100" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article R331-2</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030774100" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L331-6</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583532" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Un contrat écrit est-il obligatoire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Au stade de la conclusion du bail rural, un contrat écrit est généralement établi par les parties mais ce n'est <strong class="cmq-evidence">pas obligatoire</strong>.</p><p>Un écrit est toutefois <strong class="cmq-evidence">vivement recommandé</strong> car cela permet notamment de prouver facilement l'existence du contrat en cas de litige.</p><p>Ce formalisme permet également au bailleur et au preneur d'être mieux informés quant aux conséquences du contrat. Pour en savoir plus sur ce point, vous pouvez consulter notre fiche dédiée aux <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39007_PRO" class="cmq-intralink">Droits et obligations des parties dans le bail à ferme</a>.</p><p>Validité du bail verbal</p><p>L'absence d'un écrit n'entraîne pas la nullité du contrat.</p><p>Le bail rural <strong class="cmq-evidence">verbal</strong> est donc valable s'il réunit les <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38953_PRO" class="cmq-intralink">conditions du bail rural</a>. Dans ce cas, il est censé être conclu pour neuf ans aux clauses et conditions fixées par le <strong class="cmq-evidence">contrat-type</strong> que chaque <dfn class="cmq-tip" data-target="R62752">commission consultative paritaire départementale des baux ruraux</dfn> met à disposition.</p><p>Bail rural de plus de 12 ans</p><p>Lorsque la durée du bail est <strong class="cmq-evidence">supérieure à 12 ans</strong>, le bail doit être <strong class="cmq-evidence">écrit</strong> et rédigé par un <strong class="cmq-evidence">notaire</strong> car il doit être obligatoirement <strong class="cmq-evidence">publié</strong> au <dfn class="cmq-tip" data-target="R63009">service chargé de la publicité foncière</dfn>. On parle alors d’un bail <span class="cmq-expression">authentique</span>, ou <span class="cmq-expression"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71001">notarié</dfn></span> (Seuls les contrats établis sous cette forme peuvent être publiés).</p><ASavoir><p>Un bail rédigé par un notaire donne à ce contrat une <dfn class="cmq-tip" data-target="R71597">date certaine</dfn>.</p><p>Cette formalité protège le preneur. Par exemple, lorsque les biens qu’il exploite sont vendus, le preneur ne peut pas être expulsé par l’acquéreur car la date de son bail est antérieure à la vente. Il en va de même si le bailleur a conclu un bail avec deux preneurs portant sur les mêmes biens, puisque le bail ayant la date la plus ancienne sera seul valable.</p></ASavoir><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-4</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583728" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Décret n°55-22 du 4 janvier 1955 portant réforme de la publicité foncière : article 28</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000044073484" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Faut-il établir un état des lieux ?</a><div class="y-folder-body"><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R71996">L'état des lieux</dfn> n'est pas obligatoire mais il est <strong class="cmq-evidence">vivement conseillé</strong>.</p><p>Ce document décrit avec précision l’état des bâtiments et des terres, le degré d’entretien des terres et leur rendement moyen au cours des cinq dernières années.</p><p>Il est établi par le bailleur (propriétaire) et le preneur (locataire) dans le mois qui précède l'entrée en jouissance dans les lieux, ou dans le mois suivant celle-ci.</p><p>Les frais sont partagés entre eux.</p><p>L'état des lieux permet de déterminer, le moment venu, le montant de <strong class="cmq-evidence">l’indemnisation</strong> due au preneur s’il a effectué des améliorations, ou le montant de l’indemnisation due au bailleur si les terres ou les bâtiments loués ont été dégradés par la faute du locataire (preneur).</p><p>En l'absence d'état des lieux, le locataire est supposé avoir reçu les bâtiments et les terres en bon état. Il doit donc les restituer en bon état.</p><ASavoir><p>Les chambres d'agriculture proposent parfois des guides détaillés d'établissement d'état des lieux distinguant chaque parcelle, chaque bâtiment et chaque pièce de ceux-ci.</p></ASavoir><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-4</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583728" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelle est la durée du bail à ferme?</a><div class="y-folder-body"><p>Un bail rural soumis au statut du fermage est en principe conclu pour une durée minimum de 9 ans.</p><p>Il existe cependant des exceptions autorisant des durées différentes.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4244" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4244" class="cmq-cas">Bail à ferme ordinaire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le bail à ferme ordinaire est le type de bail rural le plus fréquent.</p><p>Le <strong class="cmq-evidence">statut du fermage</strong> lui est appliqué en totalité, sans aucune exception. Les parties n'ont donc pas la possibilité de déroger aux règles concernant par exemple le droit au renouvellement ou le droit de préemption du preneur, ni à la règle imposant une durée minimum de 9 ans.</p><p>1- Durée minimum de 9 ans</p><p>Le bail à ferme ordinaire est conclu pour une durée minimale de <strong class="cmq-evidence">9 ans</strong>.</p><p>Cette durée est <strong class="cmq-evidence">obligatoire</strong> lors de la signature du contrat de bail. Elle s'appliquera au contrat même si les parties ont prévu une durée inférieure, ou même s’il s’agit d’un <dfn class="cmq-tip" data-target="R72123">bail verbal</dfn>.</p><p>Cependant, cette durée obligatoire uniquement au stade de la conclusion du bail n'empêche pas les parties de mettre fin au contrat avant son terme, avant l'expiraton de cette durée de 9 ans, dans les cas prévus par la loi (par exemple en cas de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-intralink">résiliation</a> du bail par l'une des parties).</p><ASavoir><p>Une durée <strong class="cmq-evidence">supérieure à 9 ans</strong> peut bien sûr être prévue. Toutefois, si elle est supérieure à 12 ans, le bail doit alors être <strong class="cmq-evidence">publié</strong> au <dfn class="cmq-tip" data-target="R63009">service de la publicité foncière</dfn>. Cette exigence de publicité oblige les parties à conclure un bail établi par un notaire, puisque seul un <dfn class="cmq-tip" data-target="R71001">acte notarié</dfn> peut être publié.</p></ASavoir><p>2- Exceptions (durée plus courte)</p><p>La loi autorise cependant, pour certains baux soumis au statut du fermage (même partiellement), une durée inférieure à 9 ans <strong class="cmq-evidence">dès la conclusion du contrat</strong>.</p><p>Il s'agit notamment des situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Bail de petite parcelle</strong> : c'est un contrat de location de <strong class="cmq-evidence">terres agricoles de petites surfaces</strong> soumis partiellement au statut du fermage. Lorsque les conditions sont réunies, les parties peuvent <strong class="cmq-evidence">librement</strong> fixer la durée du bail (sauf lorsqu'il s'agit d'un <dfn class="cmq-tip" data-target="R72123">bail verbal</dfn> de petite parcelle).</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Location annuelle renouvelable</strong> avant l'installation d'un descendant : cette location <strong class="cmq-evidence">d'1 an renouvelable</strong> peut être consentie par un bailleur, dans l'attente de l'installation future d'un ou plusieurs de ses <dfn class="cmq-tip" data-target="R71825">descendants</dfn>. Les parties peuvent <strong class="cmq-evidence">renouveler</strong> cette location dans la limite de 6 années maximum.</p></li><li><p>Bail conclu dans le cadre d’une procédure de <strong class="cmq-evidence">redressement judiciaire</strong> : dans cette hypothèse, les parties n'ont pas l'obligation de respecter une durée minimum de 9 ans.</p></li><li><p>Certains baux conclus par une <dfn class="cmq-tip" data-target="R71645">SAFER</dfn> portant sur des terres ou bâtiments agricoles qu'un propriétaire a préalablement mis à sa disposition.</p></li></ul><p>3- Point de départ de la durée du bail</p><p>La durée du bail commence dès la <strong class="cmq-evidence">date d’entrée en jouissance</strong> prévue au contrat, c’est-à-dire dès que les terres et bâtiments agricoles sont effectivement mis à la disposition du preneur.</p><p>4- Fin anticipée du bail</p><p>En général, le bail à ferme prend fin à l'arrivée de son terme (9 ans). S'il est <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-intralink">renouvelé</a>, il s'agit alors d'un nouveau bail de même durée.</p><p>Il peut toutefois arriver qu'un bail à ferme conclu pour 9 ans prenne fin avant son terme, en raison d'un événement survenant <strong class="cmq-evidence">en cours de bail</strong>. Cette fin <strong class="cmq-evidence">anticipée</strong> est par exemple possible lorsque les parties font usage de leur <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-intralink">droit de résiliation</a> du bail, ou lorsque le bailleur exerce son droit de reprise des biens loués.</p><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur les hypothèses de fin anticipée du bail à ferme</strong></p><p>Un bail à ferme conclu pour 9 ans peut prendre fin <strong class="cmq-evidence">avant son terme </strong>. Cette fin anticipée peut survenir dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En cas d'utilisation de son <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-intralink">droit de résiliation</a> du bail par l'une des parties. Les hypothèses de résiliation peuvent notamment être les suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Résiliation par le bailleur (propriétaire) en cas décès ou de faute du locataire</p></li><li><p>Résiliation par le bailleur en cas de <dfn class="cmq-tip" data-target="R51499">changement de destination</dfn> des lieux loués</p></li><li><p>Résiliation par le preneur en cas d'incapacité de travail ou de départ à la retraite du locataire</p></li><li><p>Résiliation par le preneur lorsqu'il a acheté une ferme qu'il compte exploiter lui-même</p></li><li><p>Résiliation lorsque le preneur et le bailleur sont d'accord pour mettre fin au bail avant son terme</p></li></ul></li><li><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">reprise</strong> des biens loués, par le propriétaire, avant la fin du bail. Il peut en effet exercer ce droit de reprise dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Reprise pour exploitation personnelle par le bailleur ou un membre de sa famille</p></li><li><p>Reprise en vue de l'exploitation d'une carrière</p></li><li><p>Reprise pour construire une maison d'habitation</p></li></ul></li></ul><Attention><p>La résiliation du bail à ferme avant le délai de 9 ans nécessite l’accord du <strong class="cmq-evidence">conjoint du preneur</strong> lorsqu’ils participent ensemble et de façon habituelle à l’exploitation. Sans cet accord, l’époux qui n’a pas donné son consentement peut demander <strong class="cmq-evidence">l’annulation de la résiliation</strong> en saisissant le <span class="cmq-expression">Tribunal paritaire des baux ruraux</span>.</p></Attention><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-5</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583729" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L 411-3</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022658239" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1774</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443321" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-40</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029594566/2022-03-04" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L142-6</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042655896" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7766" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7766" class="cmq-cas">Baux à long terme</label><div class="cmq-cas-inner"><p>La catégorie des <strong class="cmq-evidence">baux à long terme</strong> regroupe des baux à ferme d'une durée <strong class="cmq-evidence">d'au moins 18 ans</strong> (sans qu'ils puissent pour autant être perpetuels).</p><p>Ils sont <strong class="cmq-evidence">soumis au statut du bail à ferme</strong>, à l'exception des règles encadrant la durée de ces baux : durée minimum, <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-intralink">renouvellement</a>, reprise ou encore <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-intralink">résiliation</a>.</p><p>La loi prévoit plusieurs type de baux à long terme :</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7233" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7233" class="cmq-cas">Bail à long terme de 18 ans</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Dans la catégorie des baux à long terme, celui de 18 ans est le plus courant.</p><p>Les règles encadrant sa durée sont les suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La durée fixée dans le bail doit être <strong class="cmq-evidence">d'au moins 18 ans</strong></p></li><li><p>Le <strong class="cmq-evidence">point de départ </strong>de cette durée commence dès la <strong class="cmq-evidence">date d’entrée en jouissance</strong> prévue au contrat, c’est-à-dire dès que les terres et bâtiments agricoles sont effectivement mis à la disposition du preneur.</p></li><li><p>Le bail à long terme peut résulter d'une <strong class="cmq-evidence">conversion</strong> d'un bail à ferme d'une durée de 9 ans, lorsque les parties sont d'accord. Cette conversion peut se faire soit en allongeant la durée du bail ordinaire initial, soit en concluant un nouveau bail d'une durée de 18 ans minimum</p></li><li><p>Le bail à long terme se <strong class="cmq-evidence">renouvelle</strong> par périodes de 9 ans (6 ans dans les DOM), aux mêmes clauses que le bail initial</p></li><li><p>Le bail à long terme peut prendre fin <strong class="cmq-evidence">à son terme</strong>, lorsqu'il n'est pas renouvelé, mais aussi <strong class="cmq-evidence">de façon anticipée</strong>. Cette fin du bail avant son terme (que ce bail soit déjà renouvelé ou non) peut notamment avoir lieu :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En cas de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-intralink">résiliation</a> par l'une des parties</p></li><li><p>En cas de reprise par le bailleur</p></li></ul></li></ul><ANoter><p>Par exception, la durée du bail à long terme peut être inférieure à 18 ans. Il s'agit du cas où le preneur est à plus de 9 ans et à moins de 18 ans de l'âge de la retraite. La durée du bail est alors égale à la durée permettant au preneur d'atteindre l'âge de la retraite.</p></ANoter><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L416-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583924" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L416-4</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583929/" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4483" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4483" class="cmq-cas">Bail à long terme de 25 ans</label><div class="cmq-cas-inner"><p>C'est un bail à ferme de longue durée. Les règles encadrant cette durée sont les suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La durée fixée dans le bail doit être <strong class="cmq-evidence">d'au moins 25 ans</strong></p></li><li><p>Le <strong class="cmq-evidence">point de départ </strong>de cette durée commence dès la <strong class="cmq-evidence">date d’entrée en jouissance</strong> prévue au contrat, c’est-à-dire dès que les terres et bâtiments agricoles sont effectivement mis à la disposition du preneur.</p></li><li><p>Le bail à long terme peut résulter d'une <strong class="cmq-evidence">conversion</strong> d'un bail à ferme d'une durée de 9 ans, lorsque les parties sont d'accord. Cette conversion peut se faire soit en <strong class="cmq-evidence">allongeant</strong> la durée du bail ordinaire initial, soit en concluant un <strong class="cmq-evidence">nouveau</strong> bail</p></li><li><p>Une fois que la période initiale de 25 ans a pris fin, le renouvellement du bail dépend de la présence ou non d'une clause de tacite reconduction :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Lorsque le bail contient une <strong class="cmq-evidence">clause de <dfn class="cmq-tip" data-target="R59136">tacite reconduction</dfn></strong>, il se <strong class="cmq-evidence">renouvelle</strong> sans limitation de durée. Les parties peuvent résilier le bail chaque année, mais le congé ne prend effet qu'à la fin de la 4e année suivant celle où il est donné (ou la 3e année dans les <dfn class="cmq-tip" data-target="R63163">DOM</dfn>).</p><p>Par exemple, si le bailleur souhaite reprendre les biens loués à l'expiration du bail de 25 ans, il devra adresser son congé au preneur avant la fin de la 21e année.</p></li><li><p>En l'absence de <strong class="cmq-evidence">clause de <dfn class="cmq-tip" data-target="R59136">tacite reconduction</dfn></strong>, le bail de 25 ans prend fin à son terme, sans <strong class="cmq-evidence">aucune formalité</strong>. Le bailleur n'a alors pas besoin de délivrer un congé au preneur.</p></li></ul></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L416-3</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583928/" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7543" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7543" class="cmq-cas">Bail de carrière</label><div class="cmq-cas-inner"><p>C'est une forme de bail à long terme permettant au preneur d'exploiter les mêmes biens durant toute sa carrière. Sa durée est déterminée par les règles suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La durée d'un bail de carrière est au <strong class="cmq-evidence">minimum de 25 ans</strong>.</p></li><li><p>Le <strong class="cmq-evidence">point de départ </strong>de cette durée commence dès la <strong class="cmq-evidence">date d’entrée en jouissance</strong> prévue au contrat, c’est-à-dire dès que les terres et bâtiments agricoles sont effectivement mis à la disposition du preneur.</p></li><li><p>Le bail de carrière <strong class="cmq-evidence">prend fin</strong> à l'expiration de <dfn class="cmq-tip" data-target="R57595">l'année culturale</dfn> au cours de laquelle le preneur a atteint l'âge de la <strong class="cmq-evidence">retraite</strong></p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L416-5</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029596662/" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_6673" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_6673" class="cmq-cas">Bail cessible hors cadre familial</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Ce bail se distingue des autres baux à long terme par une possibilité de cession plus libre. Par exception aux règles du statut du fermage, il est cessible à d'autres personnes que les descendants du preneur, son conjoint ou son partenaire pacsé.</p><p>La durée de ce bail est encadrée par les règles suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Sa durée est de <strong class="cmq-evidence">18 ans minimum</strong></p></li><li><p>Le <strong class="cmq-evidence">point de départ </strong>de cette durée commence dès la <strong class="cmq-evidence">date d’entrée en jouissance</strong> prévue au contrat, c’est-à-dire dès que les terres et bâtiments agricoles sont effectivement mis à la disposition du preneur.</p></li><li><p>Le preneur bénéficie d'un <strong class="cmq-evidence">droit de renouvellement</strong>. Le bail est renouvelé pour une période de 9 ans.</p><p>Le bailleur peut toutefois <strong class="cmq-evidence">s'opposer</strong> au renouvellement ou même résilier le bail avant son terme dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Refus de renouvellement <strong class="cmq-evidence">sans motifs</strong> lorsque le bailleur adresse le congé au moins 18 mois avant la fin du terme. En contrepartie, le bailleur doit verser une <strong class="cmq-evidence">indemnité d'éviction</strong> au preneur.</p></li><li><p>Refus de renouvellement ou résiliation du bail en cas de <strong class="cmq-evidence">faute</strong> du preneur (et notamment en cas de défaut de paiement d'un seul fermage).</p></li><li><p>Lorsque le bailleur exerce son <strong class="cmq-evidence">droit de reprise </strong>des biens loués (notamment pour exploiter lui-même ou construire une maison d'habitation sur une partie de ces biens).</p></li></ul></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L418-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583970/" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment est fixé le loyer (appelé fermage) ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le <strong class="cmq-evidence">fermage</strong> est la contrepartie payée par le preneur en échange de la mise à sa disposition des terres ou bâtiments de l’exploitation. Son montant est <strong class="cmq-evidence">encadré</strong> par la loi et n'est donc pas librement fixé par les parties.</p><p>Ce fermage se décompose en 2 parties :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le loyer des terres nues et bâtiments d’exploitation,</p></li><li><p>Le loyer des bâtiments d’habitation.</p></li></ul><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_8168" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_8168" class="cmq-cas">Le loyer des terres nues et bâtiments d’exploitation</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le loyer de ces terres nues et bâtiments d'exploitation peut s'exprimer de deux façons différentes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Il est en général fixé en <strong class="cmq-evidence">monnaie</strong> (en euros) et doit être compris entre un minimum et un maximum déterminés par <dfn class="cmq-tip" data-target="R71568">arrêté préfectoral</dfn>. A l’intérieur de ces limites, le loyer est fixé librement, à l'amiable.</p><p>Ces deux limites encadrant le loyer sont actualisées chaque année selon <span class="cmq-expression">l’indice national des fermages</span> publié par le ministère de l'agriculture <strong class="cmq-evidence">avant le 1<sup>er</sup> octobre</strong>.</p></li><li><p>Lorsque le bail concerne des terres nues (sans bâtiments) portant sur des <strong class="cmq-evidence">cultures pérennes</strong> (comme les cultures permanentes viticoles, arboricoles, oléicoles et agrumicoles), le loyer peut être payé au moyen d'une <strong class="cmq-evidence">quantité de denrées</strong> comprise entre un minimum et un maximum déterminés par <dfn class="cmq-tip" data-target="R71568">arrêté préfectoral</dfn>. Cette quantité est fixée dans le bail de façon <strong class="cmq-evidence">définitive</strong>.</p></li></ul><ASavoir><p>En 2025, l'indice national des fermages est fixé à <strong class="cmq-evidence">122,55</strong>. Il est en hausse de <span class="cmq-valeur">5,23 %</span> par rapport à l'année précédente.</p><p>Par exemple, un bail portant sur 25 hectares de terres nues a un loyer annuel pour l'année 2024 s'élevant à <span class="cmq-valeur">3 450 €</span>. Pour 2025, le loyer réactualisé est égal à : <span class="cmq-valeur">3 450 €</span> + (3 450 x <span class="cmq-valeur">5.,23 %</span> ) = <span class="cmq-valeur">3 630 €</span></p></ASavoir></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2312" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2312" class="cmq-cas">Le loyer des bâtiments d’habitation</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Cette partie du loyer est fixée en monnaie (en euros) et doit être comprise entre un <strong class="cmq-evidence">minimum</strong> et un <strong class="cmq-evidence">maximum</strong> déterminés par <dfn class="cmq-tip" data-target="R71568">arrêté préfectoral</dfn>. A l’intérieur de ces limites, le loyer est fixé librement, à l'amiable.</p><p>Ces deux seuils minimum et maximum sont actualisés selon la variation de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F13723_PRO" class="cmq-intralink">l'indice de référence des loyers</a> (IRL) publié par l'<a href="https://clonas.fr/go.php?id=R12417_PRO" class="cmq-intralink">Insee</a>.</p></div></div></div><p>Révision du fermage</p><p>Le montant du fermage peut être <strong class="cmq-evidence">révisé</strong> dans différentes hypothèses, notamment :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Lorsqu'un <strong class="cmq-evidence">nouvel arrêté préféctoral</strong> modifie les montants minimum et maximum encadrant le prix du fermage (ou encadrant la quantité de denrées lorsque les parties ont opté pour cette modalité de paiement). Dans ce cas, les baux ruraux en cours peuvent être <strong class="cmq-evidence">révisés</strong> à la demande du preneur ou du bailleur. A défaut d’accord entre eux, le <span class="cmq-expression">Tribunal paritaire des baux ruraux</span> peut être saisi pour trancher le litige.</p></li><li><p>Lorsque le prix fixé s’éloigne d’au moins <span class="cmq-valeur">10 %</span> de la valeur locative des terres ou bâtiments loués. Dans ce cas, les parties peuvent toutes deux saisir le <span class="cmq-expression">tribunal paritaire des baux ruraux</span> dans le cadre d’une <strong class="cmq-evidence">action en révision</strong>. A défaut d’accord entre les parties, le tribunal fixe le montant du fermage.</p></li></ul><ANoter><p>Le bailleur peut exceptionnellement recevoir un <strong class="cmq-evidence">supplément de loyer</strong>, notamment s'il a réalisé des investissements dépassant ses obligations légales.</p></ANoter><p>Paiement du fermage</p><p>Il doit être effectué en <strong class="cmq-evidence">argent</strong> (ou au moyen d'une quantité de denrées) au bailleur (ou à toute personne que le bailleur a désignée dans le bail). Cela peut être fait par chèque, virement, etc.</p><p>Ce paiement est en général effectué <dfn class="cmq-tip" data-target="R71583">à terme échu</dfn> aux échéances prévues dans le bail. Il peut par exemple s'agir d'une seule échéance par an, de deux par an (chaque semestre) ou encore de quatre par an (chaque trimestre). Cette périodicité peut varier selon les usages locaux.</p><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : articles L411-11 à 411-24</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071367/LEGISCTA000006183015/#LEGISCTA000006183015" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Arrêté du 17 juillet 2024 constatant pour 2024-2025 l'indice national des fermages</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050058521" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1115"><p>Personne possédant, avec d'autres, des droits de même nature sur la totalité d'un bien</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71945"><p>Procédure obligatoire permettant d'obtenir une autorisation d'exploiter délivrée par le préfet de région. Elle concerne toute personne souhaitant s'installer, modifier la surface de son exploitation ou en réunir plusieurs, lorsque ces opérations aboutissent à une exploitation dont la surface dépasse certains seuils réglementaires.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R41270"><p>Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62752"><p>Commission placée sous l'autorité du préfet. Elle dispose d'un pouvoir réglementaire propre pour déterminer l'étendue et les obligations du propriétaire d'un bail rural ou pour assurer la permanence et la qualité des plantations. Elle a un rôle consultatif sur toute question relative au statut du fermage, notamment sur les seuils encadrant le montant du loyer</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63009"><p>Service fiscal qui tient à jour les renseignements immobiliers, enregistre les actes notariés, perçoit les impôts relatifs à ces formalités et répond aux demandes d'information des usagers.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71001"><p>Acte juridique ou contrat rédigé par un notaire. Ce document est ensuite signé par le notaire ainsi que par toutes les parties. Dans le cas d'une vente d'un bien immobilier par exemple, l'acte est signé par le notaire, le vendeur et l'acquéreur.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71597"><p>Date d’un contrat ou d’un acte juridique considérée comme incontestable, en raison de l’autorité l’ayant rédigé ou rendu (un notaire, un juge ou un huissier de justice par exemple). Un acte ou contrat peut également acquérir une date certaine s’il est enregistré auprès de l’administration fiscale.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71996"><p>Document écrit décrivant avec précision l'état d'un bien immobilier et de chaque élément qui le compose (meuble, équipement...), en général à l'occasion de la signature d'un bail. Il est en principe rédigé directement sur les lieux qu'il décrit, en présence du propriétaire et du locataire.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72123"><p>Contrat de bail qui résulte d'un simple accord oral entre les parties. Il ne comporte aucun écrit.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71825"><p>En ligne directe, il s'agit des enfants, petits-enfants et arrière-petits enfants.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71645"><p>Sociétés sans but lucratif présentes dans chaque région, ayant une mission d'intérêt général et placées sous le contrôle de l'État. Les Safer ont pour mission de contrôler et améliorer les exploitatons agricoles et forestières. Elles veillent au respect des politiques locales en matière de diversité biologique et de protection de l'environnement, des paysages ou des ressources naturelles.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R51499"><p>Il existe 5 types de destinations : exploitation agricole et forestière, habitation, commerce et activités de service, équipements d'intérêt collectif et services publics, autres activités des secteurs secondaire ou tertiaire. Il y a changement de destination lorsque l'on passe d'une catégorie à une autre.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R59136"><p>Renouvellement automatique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63163"><p>Département d'outre-mer</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57595"><p>Période comprise entre le début des plantations et la récolte pour les cultures annuelles</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71568"><p>Décision écrite rendue par un préfet</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71583"><p>Lorsque le paiement est dû après l'exécution d'un service ou une fois le bien livré. Par exemple : le versement d'un salaire à la fin du mois ou le paiement d'un fournisseur une fois que la marchandise a été reçue.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="DDT" data-id="R50979"><p>Direction départementale des territoires</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="DDTM" data-id="R50980"><p>Direction départementale des territoires et de la mer</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="Insee" data-id="R12417"><p>Institut national de la statistique et des études économiques</p></div><div class="box header3" id="header_box_4" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-fiche-link">Renouvellement du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36628_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-fiche-link">Résiliation du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F1793_PART" class="cmq-fiche-link">Litige agricole : procès devant le tribunal paritaire des baux ruraux (TPBR)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19807_PRO" class="cmq-theme">Justice</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042655896" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L142-6</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée de certains baux conclus par une SAFER</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583532" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L331-6</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Mention obligatoire dans le bail (superficie et nature des biens déjà exploités)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000030774100" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article R331-2</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Règles concernant le contrôle des structures</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022658239" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L 411-3</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée du bail de petite parcelle (durée libre)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583728" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-4</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Règles concernant le bail verbal ainsi que l'état des lieux</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583729" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-5</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée du bail à ferme (9 ans)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071367/LEGISCTA000006183015/#LEGISCTA000006183015" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : articles L411-11 à 411-24</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Règles concernant le loyer du bail à ferme</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583777" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-30</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation du bailleur de reconstruire en cas de destruction des biens loués</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029594566/2022-03-04" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-40</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Location annuelle renouvelable</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051216235" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415-3</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation du bailleur de payer la prime d'assurance et la taxe foncière</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583924" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L416-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Bail à long terme (18 ans)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583928/" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L416-3</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Bail à long terme de 25 ans minimum</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583929/" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L416-4</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée du bail à long terme inférieure à 18 ans (départ à la retraite du locataire)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029596662/" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L416-5</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée du bail de carrière (minimum 25 ans)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583970/" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L418-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée du Bail cessible hors cadre familial (18 ans minimum)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006439587" target="_blank">Code civil : article 1425</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Accord du conjoint pour signer bail rural portant sur un bien commun</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000020459127" target="_blank">Code civil : article 1719</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation de délivrance et garantie de jouissance paisible du bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442784" target="_blank">Code civil : article 1720</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation du bailleur d'effectuer les grosses réparations</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442792" target="_blank">Code civil : article 1721</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Garantie des vices cachés due par le bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443236" target="_blank">Code civil : article 1765</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Garantie de contenance du bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443321" target="_blank">Code civil : article 1774</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée du bail verbal de petite parcelle</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000044073484" target="_blank">Décret n°55-22 du 4 janvier 1955 portant réforme de la publicité foncière : article 28</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation de publication des baux de plus de 12 ans (exigence d'un bail écrit)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050058521" target="_blank">Arrêté du 17 juillet 2024 constatant pour 2024-2025 l'indice national des fermages</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136538" target="_blank">Code civil : articles 815 à 815-1</a></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000031720595/" target="_blank">Code de l'urbanisme : articles R151-27 à R151-29</a></div>
</div>
</div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Services en ligne et formulaires</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/Centre-Val-de-Loire/S_informer/Gerer_son_entreprise/Foncier/CVL_Modele_bail_rural.pdf" >Modèle de contrat de bail à ferme (bail rural)</a>
<span class="cmq-service-detail" >Modèle de document</span>
</div>
<div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://www.formulaires.service-public.fr/gf/cerfa_14519.do" >Fiche de renseignements pour l'installation d'un étranger comme exploitant agricole</a>
<span class="cmq-service-detail" >Formulaire</span>
</div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail rural</category>
    <pubDate>Mon, 16 Jun 2025 21:45:11 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1240-bail-rural#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/20070</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/20070</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A20070</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Conditions d'application du statut du bail à ferme (ou bail rural)</title>
		<link>https://clonas.fr/article-25651-conditions-d-application-du-statut-du-bail-a-ferme-ou-bail-rural</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-25651-conditions-d-application-du-statut-du-bail-a-ferme-ou-bail-rural</guid>
		<description> Le bail à ferme est le type de bail rural le plus répandu. Il est soumis au statut du fermage qui est un ensemble de règles obligatoires.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le <strong class="cmq-evidence">bail à ferme</strong> est un contrat de <strong class="cmq-evidence">bail</strong> qui fait partie de la catégorie plus générale des <strong class="cmq-evidence">baux ruraux</strong>. Cette catégorie de baux concerne l'organisation de l'exercice d'une activité <strong class="cmq-evidence">agricole</strong> en milieu rural.</p><p>Un bail à ferme est conclu entre un propriétaire (<span class="cmq-expression">bailleur</span>) de terres ou bâtiments à usage agricole et un exploitant (ou aussi appelé <span class="cmq-expression">preneur</span>) qui en devient locataire.</p><p>C'est un bail rural particulier car il est soumis à un ensemble de règles obligatoires que l'on appelle le <strong class="cmq-evidence">statut du fermage</strong> (ou <strong class="cmq-evidence">statut du bail à ferme</strong>). Ces règles ont pour but de stabiliser la situation du preneur en créant un cadre protecteur pour son activité. Elles lui garantissent notamment une certaine durée d’exploitation, un encadrement du loyer ou encore un droit au renouvellement du bail.</p><p>Le bail à ferme est le type de bail rural <strong class="cmq-evidence">le plus répandu</strong>.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Baux intégralement soumis au statut du bail à ferme</a><div class="y-folder-body"><p>Le <strong class="cmq-evidence">statut du bail à ferme</strong> (ou statut du fermage) désigne l’ensemble de règles <strong class="cmq-evidence">obligatoires</strong> auxquelles le bailleur (propriétaire) et le preneur (locataire) ne peuvent pas renoncer lorsque ses conditions sont réunies. On dit alors que ce statut est d'ordre public.</p><p>Il existe 3 situations dans lesquelles le statut du fermage s'applique <strong class="cmq-evidence">en totalité</strong> au contrat :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Lorsque les <strong class="cmq-evidence">3 caractéristiques essentielles</strong> du statut du fermage sont présentes.</p></li><li><p>Lorsque l'activité envisagée figure sur la <strong class="cmq-evidence">liste</strong> des activités agricoles obligatoirement soumises au statut.</p></li><li><p>Lorsque le contrat est <strong class="cmq-evidence">assimilé par la loi</strong> à un bail à ferme obligatoirement soumis au statut.</p></li></ul><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Caractéristiques essentielles du statut du fermage</p></h5><p>Le statut du fermage est obligatoirement appliqué à un contrat lorsque celui-ci présente <strong class="cmq-evidence">toutes les caractéristiques suivantes</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Mise à disposition d'un immeuble à usage agricole</strong>, c'est-à-dire des terres (ou parcelles), des bâtiments d'exploitation et/ou une habitation.</p></li><li><p>Exploitation de cet immeuble pour y <strong class="cmq-evidence">exercer une activité agricole</strong>. Il s'agit des activités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Maîtrise et exploitation d'un cycle biologique (ou même uniquement d’une seule étape de ce cycle) de caractère végétal ou animal. Cette activité inclut par exemple les activités d’élevage.</p></li><li><p>Activités qui sont dans le prolongement de l'acte de production ou qui ont pour support l'exploitation d'un cycle biologique. Cela correspond par exemple à la transformation et le conditionnement des produits de la ferme en fromages, confitures, charcuteries, à la commercialisation des produits de la ferme, ou à l’agrotourisme.</p></li></ul></li><li><p>Caractère <strong class="cmq-evidence">onéreux</strong> du contrat. Le bail rural doit ainsi prévoir une contrepartie à la charge du preneur (locataire), c’est-à-dire, dans la quasi-totalité des cas, un <strong class="cmq-evidence">loyer</strong> (qu’on appelle le <strong class="cmq-evidence">fermage</strong>). Le montant de ce loyer est encadré par la loi.</p></li></ul><div class="cmq-rappel"><i class="fa fa-bell"> </i> <strong>Rappel</strong><br/><p>Lorsque toutes les caractéristiques du statut du fermage sont réunies, les parties ne peuvent pas décider de l'écarter (on dit que ce statut est <dfn class="cmq-tip" data-target="R71672">d’ordre public</dfn>). Toute clause du bail contraire aux règles du statut est alors considérée comme non écrite et sans effets.</p></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Baux soumis au statut du fermage en raison de la nature de l'activité</p></h5><p>Bailleur et locataire ont parfois l'obligation de soumettre leur bail au statut du fermage uniquement en raison de la <strong class="cmq-evidence">nature de l'activité</strong> exercée. Cela concerne les activités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Baux d'élevage hors sol et apicole</p></li><li><p>Baux d'exploitation de marais salants</p></li><li><p>Baux d'exploitation d'étangs et bassins d’élevage piscicole</p></li><li><p>Baux d'établissements horticoles</p></li><li><p>Baux de culture maraichère et champignonnière</p></li><li><p>Certaines activités équestres (entretien et préparation des équidés, à l'exception des activités de spectacle)</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Contrats assimilés à des baux à ferme</p></h5><p>Certains contrats sont <strong class="cmq-evidence">assimilés</strong> par la loi à des baux à ferme, lorsqu'ils en présentent en réalité toutes les caractéristiques. Le statut du fermage leur est donc obligatoirement appliqué. Les contrats que la loi assimile à des baux à ferme sont les suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Vente d'herbe</strong> : un propriétaire vend l'herbe de son pré à un agriculteur qui y réalise la <dfn class="cmq-tip" data-target="R71686">fenaison</dfn> ou qui y fait paître ses animaux. Lorsque cette vente d'herbe est consentie par le propriétaire <strong class="cmq-evidence">chaque année au même agriculteur</strong>, elle est considérée comme un <strong class="cmq-evidence">bail rural soumis au statut</strong> (Il en va autrement lorsque par exemple les ventes d'herbe interviennent de façon occasionnelle, sans régularité, et impliquent différents acquéreurs : dans ce cas il ne s'agit pas d'un bail rural car ses caractéristiques ne sont pas réunies).</p><p>Plus généralement, cela concerne tous les contrats de <strong class="cmq-evidence">cession exclusive de fruits</strong> : ce sont des contrats dans lesquels le propriétaire cède régulièrement la <strong class="cmq-evidence">totalité</strong> des fruits de son exploitation à un acquéreur qui s'engage à les récolter. Ces contrats sont assimilés à des baux à ferme soumis au statut du fermage.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Prise en pension d'animaux</strong> : un propriétaire de terres ou de bâtiments agricoles <strong class="cmq-evidence">prend en garde</strong>, surveille, nourrit et soigne les animaux d'un tiers contre un paiement. Lorsque les <strong class="cmq-evidence">obligations</strong> pesant en principe sur le propriétaire des terres ou bâtiments sont effectivement <strong class="cmq-evidence">exécutées par le propriétaire des animaux</strong> (par exemple l'obligation d'entretenir le terrain, de réparer les clôtures, de tailler des haies...), alors le contrat est un bail rural obligatoirement soumis au statut du fermage.</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L311-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038492093" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L415-10</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583919/2017-07-10" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Baux partiellement soumis au statut du fermage</a><div class="y-folder-body"><p>Dans certains cas, bien que les conditions d'application du statut soient réunies, le bailleur (propriétaire) et le preneur (locataire) peuvent en écarter certaines règles en principe obligatoires. Ainsi, une partie du contenu du bail peut être négociée plus librement entre eux.</p><p>Il arrive même parfois que l'application du statut soit très résiduelle et se limite à une seule règle.</p><p>Les baux partiellement soumis au statut du fermage sont les suivants :</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4814" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4814" class="cmq-cas">Bail de petite parcelle</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Définition du bail de petite parcelle</p><p>Ce bail est un contrat de location de <strong class="cmq-evidence">terres agricoles de petites surfaces</strong>. En général, la superficie maximum varie selon la nature de la parcelle (vergers, pépinières, vignes, étang...). Par exemple, dans le département de l'Aude, la superficie à ne pas dépasser pour bénéficier d'un bail de petite parcelle est <strong class="cmq-evidence">d'1 hectare</strong> lorsqu'il s'agit de vignes ou de vergers.</p><p>Cette superficie maximale est fixée par un <strong class="cmq-evidence">arrêté</strong> du préfet de département.</p><p>Le bail de petite parcelle peut <strong class="cmq-evidence">déroger partiellement</strong> au statut s'il remplit <strong class="cmq-evidence">toutes les conditions suivantes</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La parcelle <strong class="cmq-evidence">ne doit pas dépasser</strong> la superficie fixée par arrêté du préfet de département.</p></li><li><p>La parcelle ne doit pas constituer un <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71981">corps de ferme</dfn></strong>.</p></li><li><p>La parcelle ne doit pas constituer une partie <strong class="cmq-evidence">essentielle</strong> de l'exploitation du preneur (locataire).</p></li><li><p>La parcelle ne doit pas avoir fait l'objet d'une <strong class="cmq-evidence">division</strong> depuis moins de neuf ans avant la date de renouvellement du bail.</p></li></ul><p>Application partielle du statut</p><p>Lorsque le contrat remplit toutes les conditions du bail de petite parcelle, bailleur et preneur <strong class="cmq-evidence">peuvent déroger</strong> aux règles suivantes du statut du fermage :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Exigence d’un bail écrit</p></li><li><p>Durée minimale de 9 ans</p></li><li><p>Droit au renouvellement du bail</p></li><li><p>Obligation de respecter les formes et délais du congé</p></li><li><p>Droit de reprise tous les 3 ans ou tous les 6 ans</p></li><li><p>Encadrement du prix du fermage (loyer)</p></li><li><p>Droit de préemption du preneur</p></li></ul><ANoter><p>Bien qu'elles ne soient pas obligatoires dans le bail de petite parcelle, ces règles peuvent toujours être appliquées si les parties le décident, d'un commun accord.</p></ANoter><p>Dans un bail de petite parcelle, certaines règles du statut restent néanmoins <strong class="cmq-evidence">obligatoires</strong>. Il s'agit des règles suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Règles encadrant l'indemnité du preneur sortant</p></li><li><p>Règles concernant la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36628_PRO" class="cmq-intralink">cession</a> ou la sous-location</p></li><li><p>Règles concernant le droit de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-intralink">résiliation du bail</a> par le bailleur</p></li><li><p>Règles concernant le tribunal compétent en cas de litige entre les parties</p></li></ul><ANoter><Titre>À noter</Titre><p>Lorsqu'un bail de petite parcelle n'est pas écrit (<dfn class="cmq-tip" data-target="R72123">bail verbal</dfn>), sa durée est déterminée selon le temps habituellement nécessaire pour récolter ce que produisent les terres exploitées. Par exemple, l'exploitation de vignes donne lieu à des récoltes annuelles, le bail aura donc une durée d'1 an.</p></ANoter><p>Évolution des conditions lors de chaque renouvellement du bail</p><p>Lors de chaque renouvellement du bail de petite parcelle, les parties devront s'assurer que la nature et la surface de cette parcelle respectent bien les exigences fixées par le <strong class="cmq-evidence">dernier arrêté préfectoral en vigueur</strong>. Celui-ci peut en effet avoir changé depuis la conclusion du bail précédent.</p><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L 411-3</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022658239" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1774</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443321" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_8894" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_8894" class="cmq-cas">Location annuelle renouvelable avant l'installation d'un descendant</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Une location <strong class="cmq-evidence">d'1 an renouvelable</strong> peut être consentie par un bailleur, dans l'attente de <strong class="cmq-evidence">l'installation future d'un ou plusieurs de ses <dfn class="cmq-tip" data-target="R71825">descendants</dfn></strong>.</p><p>Les parties peuvent <strong class="cmq-evidence">renouveler</strong> cette location dans la limite de 6 années maximum.</p><ANoter><Titre>À noter</Titre><ul class="cmq-liste"><li><p>Si le bailleur est une <dfn class="cmq-tip" data-target="R12717">indivision</dfn> ou une société regroupant des <dfn class="cmq-tip" data-target="R71825">membres d'une même famille jusqu'au 3e degré inclus</dfn>, la location doit prendre fin par l'installation d'un ou plusieurs descendants de l'un des indivisaires ou associés de cette société.</p></li><li><p>Le descendant ou les descendants désignés devront obligatoirement être majeurs lorsqu'ils souhaiteront s'installer.</p></li></ul></ANoter><p>Conditions</p><p>Pour déroger partiellement au statut du fermage, cette location annuelle doit réunir <strong class="cmq-evidence">toutes les conditions</strong> suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le preneur (locataire) doit être un <strong class="cmq-evidence">exploitant agricole déjà installé</strong> sur une exploitation.</p></li><li><p>La surface de cette exploitation doit respecter les règles relatives au <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71945">contrôle des structures</dfn></strong>. Cela signifie qu'elle doit être au moins égale au seuil à partir duquel une autorisation d'exploiter est nécessaire.</p></li><li><p>La location <strong class="cmq-evidence">ne peut pas durer plus de 6 années</strong> (compte tenu des renouvellements successifs).</p></li><li><p>Le ou les descendants à installer doivent être <strong class="cmq-evidence">désignés nommément</strong> dans le contrat de location annuelle.</p></li></ul><p>Application partielle du statut du fermage</p><p>L'application du statut du fermage n'est que <strong class="cmq-evidence">partielle</strong> dans le cadre de cette location annuelle puisque les règles suivantes <strong class="cmq-evidence">ne sont plus obligatoires</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Durée du bail de 9 ans minimum</p></li><li><p>Droit au renouvellement du bail</p></li><li><p>Règles encadrant le congé du locataire (exploitant)</p></li><li><p>Règles concernant aux indemnités du locataire sortant</p></li><li><p>Règles concernant la cession du bail à un descendant de l'exploitant</p></li><li><p>Règles concernant les échanges ou la location de parcelles</p></li></ul><p>Toutes les autres règles du statut du fermage continuent de s'appliquer au contrat. C'est le cas notamment des règles encadrant le montant du loyer.</p><p>Sanction si le descendant ne s'installe pas après les 6 années</p><p>Si le descendant ou les descendants désignés au contrat ne sont toujours pas installés à l’issue d’une période de 6 ans maximum, la location<strong class="cmq-evidence"> se transforme</strong> automatiquement en un bail rural soumis intégralement au<strong class="cmq-evidence"> statut du fermage</strong>.</p><p>Dans ce cas, le délai de 9 ans du bail à ferme démarre à la fin de la 6<sup>e</sup> année de location.</p><p>Le loyer doit alors être fixé par accord amiable entre les parties. Le <span class="cmq-expression"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F1793_PRO" class="cmq-intralink">tribunal paritaire des baux ruraux</a></span> peut être saisi si aucun accord n'est trouvé.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre d'agriculture - Isère</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>34 Rue du Rocher de Lorzier<br/>ZA Centr'Alp</span><span>38430</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 20 67 11</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@isere.chambagri.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://extranet-isere.chambres-agriculture.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://extranet-isere.chambres-agriculture.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:30</li><li>de 13:30 à 17:00</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:30</li><li>de 13:30 à 16:00</li></ul></div></div></div></div></div><ANoter><Titre>À noter</Titre><p>Il y a également une transformation automatique en bail à ferme soumis au statut lorsque le bailleur vend les biens loués au cours de cette location.</p></ANoter><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-45</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583811" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : articles L411-40 à L411-45</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071367/LEGISCTA000006167760" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L312-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583312" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L491-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039119787" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_3662" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_3662" class="cmq-cas">Bail conclu dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Lorsqu'un bail est conclu à l'occasion d'une procédure de <dfn class="cmq-tip" data-target="R71273">redressement judiciaire</dfn> à l'encontre du preneur les parties ont l'obligation d'appliquer la règle du statut du fermage, concernant <strong class="cmq-evidence">l'indemnité de sortie du preneur (locataire)</strong>.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_6558" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_6558" class="cmq-cas">Bail du domaine de l’État, des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Lorsqu'ils portent sur une exploitation agricole, ces baux sont <strong class="cmq-evidence">soumis aux règles du statut du fermage</strong> à l'exception des suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Absence de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-intralink">droit au renouvellement du bail</a></strong> si le bailleur (propriétaire) a informé le preneur (locataire), 18 mois avant la fin du bail, de sa décision d'utiliser les biens loués à une fin d'intérêt général.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Absence de <dfn class="cmq-tip" data-target="R37977">droit de préemption</dfn> du locataire</strong> en cas de vente des biens loués, si cette vente est consentie à un organisme ayant un but d'intérêt public, et si les biens sont nécessaires à la réalisation de cet objectif.</p></li><li><p>Possibilité pour le bailleur de <strong class="cmq-evidence">résilier à tout moment</strong> le bail (sans besoin d'une inexécution de ses obligations par le preneur), lorsque ces biens sont nécessaires à la réalisation d'un projet déclaré d'utilité publique. Il peut par exemple s'agir par exemple de la construction d'une infrastructure de communication, ou d'une ligne de chemin de fer.</p><p>Cette résiliation peut porter sur tout ou partie des biens loués.</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L415 11</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583921" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2231" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2231" class="cmq-cas">Certains baux conclus par une SAFER</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Il peut arriver qu'une <dfn class="cmq-tip" data-target="R71645">société d'aménagement foncier et d'établissement rural (SAFER)</dfn> conclue, avec un preneur (exploitant), un <strong class="cmq-evidence">bail</strong> portant sur des terres ou bâtiments agricoles qu'un propriétaire a simplement <strong class="cmq-evidence">mis à sa disposition</strong> (sans passer par un contrat de bail).</p><p>Il y a dans cette situation deux contrats différents : une mise à disposition (à la SAFER) et un contrat de bail (par la SAFER). Ces deux contrats comportent quelques particularités au regard du statut du fermage :</p><p>Concernant la mise à disposition par le propriétaire au profit de la SAFER</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Ce contrat de mise à disposition n'est <strong class="cmq-evidence">pas soumis</strong> au statut du fermage.</p></li><li><p>Sa durée est de <strong class="cmq-evidence">6 ans maximum</strong>.</p></li><li><p>Il peut être <strong class="cmq-evidence">renouvelé une fois</strong>.</p></li></ul><p>Concernant le bail conclu par la SAFER au profit d'un preneur</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Seule la <strong class="cmq-evidence">détermination du loyer</strong> est soumise au <strong class="cmq-evidence">statut du fermage</strong>.</p></li><li><p>Le bail doit préciser les <strong class="cmq-evidence">améliorations</strong> que le preneur (exploitant) s'engage à effectuer et les <strong class="cmq-evidence">indemnités</strong> qu'il percevra en fin de bail.</p></li><li><p>À l'expiration du bail conclu par la SAFER, si sa durée est supérieure à 6 ans, le preneur en place est prioritaire si le propriétaire souhaite louer à nouveau son exploitation. Le locataire bénéficie donc de ce que l'on appelle un <strong class="cmq-evidence">droit de préférence</strong>.</p></li></ul></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Baux et contrats exclus du statut du fermage</a><div class="y-folder-body"><p>Certains contrats sont <strong class="cmq-evidence">totalement exclus</strong> du statut du bail à ferme, même s'ils en présentent toutes les caractéristiques.</p><p>Il s'agit notamment des contrats suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Location portant sur des <strong class="cmq-evidence">forêts</strong> ou des biens relevant du domaine forestier.</p></li><li><p>Location conclue pour assurer <strong class="cmq-evidence">l'entretien</strong> d'un terrain à proximité d'une <strong class="cmq-evidence">dépendance</strong> d'un immeuble à usage d'habitation. C'est par exemple le cas lorsque le propriétaire d'une parcelle de bois accolée à une maison conclut avec un tiers une convention d'entretien, et que ce tiers se contente uniquement d'entretenir sans jamais exploiter ou cultiver la parcelle.</p></li><li><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R71666">Convention d'occupation précaire</dfn> (COP) permettant au preneur (exploitant) et son conjoint ou partenaire pacsé(e) de rester dans les lieux lorsque le bail est expiré ou résilié et n’a pas été renouvelé.</p></li><li><p>COP permettant d’exploiter les biens agricoles dépendant d’une <strong class="cmq-evidence">succession</strong> lorsque cette succession fait l’objet d’une procédure judiciaire ou que le maintien dans <dfn class="cmq-tip" data-target="R12717">l’indivision</dfn> résulte d'une décision d’un juge.</p></li><li><p>COP permettant <strong class="cmq-evidence">l'exploitation temporaire</strong> d'un bien (parcelles de terres et/ou bâtiments) dont l'usage principal n'est <strong class="cmq-evidence">pas agricole</strong>, ou dont l'usage agricole doit <strong class="cmq-evidence">cesser</strong>.</p></li><li><p>Mise à disposition de parcelles au profit d’une société, lorsque le bailleur (propriétaire) <strong class="cmq-evidence">participe lui-même à l’exploitation</strong> au sein de cette société.</p></li><li><p>Certains baux particuliers visés par la loi, notamment les <dfn class="cmq-tip" data-target="R1070">baux emphytéotiques</dfn>, les <dfn class="cmq-tip" data-target="R72054">baux à complant</dfn>, les baux à cheptel, les baux de chasse et de pêche, les locations de jardins d'agrément et d'intérêt familial, ou encore les conventions pluriannuelles d'exploitation agricole ou de pâturage.</p></li><li><p>Bail conclu au profit d'un preneur qui n'est <strong class="cmq-evidence">ni français ni ressortissant de l'<dfn class="cmq-tip" data-target="R41270">Union européenne (UE)</dfn></strong> (il existe toutefois quelques exceptions dans lesquelles le statut du fermage peut s'appliquer).</p></li></ul><p>Dans le cadre de ces différents contrats, l'exploitant ne peut pas bénéficier des droits attachés au statut du fermage. Il ne peut donc pas bénéficier par exemple d’un bail d'une durée minimum de 9 ans, de l'encadrement du loyer ou du droit au renouvellement du bail.</p><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur le preneur non ressortissant de l'Union européenne (UE) </strong></p><p>Quand le preneur (exploitant) n'est pas ressortissant de l'<dfn class="cmq-tip" data-target="R41270">Union européenne (UE)</dfn>, le statut du fermage s'applique uniquement si au moins <strong class="cmq-evidence">l'une des conditions suivantes</strong> est remplie :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Tous ses enfants sont de <strong class="cmq-evidence">nationalité française</strong>.</p></li><li><p>Son pays d'origine a passé avec la France une <strong class="cmq-evidence">convention de réciprocité</strong>.</p></li><li><p>La législation de son pays d'origine prévoit des <strong class="cmq-evidence">avantages réciproques</strong> aux français qui s'y sont installés.</p></li><li><p>Le bail est conclu avec <strong class="cmq-evidence">d'autres preneurs</strong> (des <span class="cmq-expression">copreneurs</span>) dont l'un au moins est ressortissant de l'UE.</p></li><li><p>Le bailleur et le preneur <strong class="cmq-evidence">décident</strong> de soumettre le bail au statut du fermage, d'un commun accord.</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L413-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583905" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Loi du 28 mai 1943 relative à l'application aux étrangers des lois en matière de baux à loyer et de baux à ferme</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000887116" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><ANoter><p>Un agriculteur de nationalité chinoise souhaitant exploiter des terres en France pourra bénéficier du statut du fermage, car il existe entre la France et la Chine une convention de réciprocité.</p></ANoter><ANoter><Titre>À noter</Titre><p>Bien que ces contrats soient par principe exclus du statut du fermage, celui-ci peut néanmoins s'appliquer si les parties le décident. Le contrat en question devient alors un bail à ferme soumis au statut.</p></ANoter><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-2</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583724" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre d'agriculture - Isère</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>34 Rue du Rocher de Lorzier<br/>ZA Centr'Alp</span><span>38430</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 20 67 11</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@isere.chambagri.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://extranet-isere.chambres-agriculture.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://extranet-isere.chambres-agriculture.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:30</li><li>de 13:30 à 17:00</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:30</li><li>de 13:30 à 16:00</li></ul></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71672"><p>Lorsqu'une règle juridique est obligatoire et ne peut pas être écartée à l'avance. Par exemple, dans un bail commercial, le locataire bénéficie d'un droit au renouvellement auquel il ne peut pas renoncer lors de la signature du bail ; il peut en revanche y renoncer après, en cours de bail.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71686"><p>Il s'agit de la coupe, du fanage puis de la récolte des foins et de tous fourrages herbeux</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71981"><p>Bâtiment nécessaire à l'exercice d'une exploitation agricole. Il peut servir au logement de la famille de l'exploitant agricole, mais aussi à abriter des animaux ou entreposer du matériel.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72123"><p>Contrat de bail qui résulte d'un simple accord oral entre les parties. Il ne comporte aucun écrit.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71825"><p>En ligne directe, il s'agit des enfants, petits-enfants et arrière-petits enfants.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12717"><p>Situation dans laquelle deux ou plusieurs personnes sont propriétaires ensemble d'une même chose ou d'un même ensemble de choses (exemples : maison, portefeuille de titres, meubles, bijoux). L'indivision peut être créée volontairement (par exemple lors d'un achat à plusieurs, même dans des proportions inégales) ou résulter d'une situation de fait (indivision entre des héritiers d'une succession).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71945"><p>Procédure obligatoire permettant d'obtenir une autorisation d'exploiter délivrée par le préfet de région. Elle concerne toute personne souhaitant s'installer, modifier la surface de son exploitation ou en réunir plusieurs, lorsque ces opérations aboutissent à une exploitation dont la surface dépasse certains seuils réglementaires.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71273"><p>Procédure collective mise en place pour tenter de sauver une entreprise en état de cessation des paiements. Elle permet de mettre en place un plan de redressement (ou plan de continuation), qui prévoit le gel des dettes, le rééchelonnement des paiements et la réduction ou la remise de dettes.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R37977"><p>Droit donné à une personne d'acheter un bien en priorité à tout autre si le propriétaire souhaite le vendre</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71645"><p>Sociétés sans but lucratif présentes dans chaque région, ayant une mission d'intérêt général et placées sous le contrôle de l'État. Les Safer ont pour mission de contrôler et améliorer les exploitatons agricoles et forestières. Elles veillent au respect des politiques locales en matière de diversité biologique et de protection de l'environnement, des paysages ou des ressources naturelles.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71666"><p>Contrat de mise à disposition permettant d'occuper les lieux en échange d'une somme d'argent (appelée redevance) d'un montant inférieur au prix du marché. La cause de précarité doit être réelle et ne pas dépendre du seul bon vouloir du propriétaire.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1070"><p>Contrat de location de très longue durée (entre 18 et 99 ans) portant sur un bien immobilier conclu à des conditions avantageuses pour le preneur (notamment un loyer faible). Ce dernier s'engage en contrepartie à effectuer les travaux d'amélioration du bien loué, et à en payer toutes les taxes et charges.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72054"><p>Variété de bail rural par lequel un propriétaire de terres agricoles en donne la jouissance à un preneur (locataire), moyennant l’obligation pour ce dernier de planter et de cultiver le vignoble déjà existant. Le loyer est payé en nature par le preneur, au moyen d'une partie de sa récolte.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R41270"><p>Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède</p></div><div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F1793_PART" class="cmq-fiche-link">Litige agricole : procès devant le tribunal paritaire des baux ruraux (TPBR)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19807_PRO" class="cmq-theme">Justice</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39007_PRO" class="cmq-fiche-link">Droits et obligations du preneur et du bailleur dans le bail à ferme</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-fiche-link">Renouvellement du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36628_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-fiche-link">Résiliation du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038492093" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L311-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Liste des activités considérées comme agricoles</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583919/2017-07-10" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415-10</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Liste des activités obligatoirement soumises au statut du fermage</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022658239" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L 411-3</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Bail de petite parcelle</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443321" target="_blank">Code civil : article 1774</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Durée de bail verbal de petite parcelle</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071367/LEGISCTA000006167760" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : articles L411-40 à L411-45</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Location annuelle avant l'installation d'un descendant</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583312" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L312-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Contrôle des structures</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039119787" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L491-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Compétence du tribunal paritaire des baux ruraux pour les litiges entre bailleurs et locataires</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583921" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415 11</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Baux du domaine de l’État, des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000042655896" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L142-6</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Baux conclus par une SAFER et portant sur des biens mis à sa disposition</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583905" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L413-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Conditions d'application du statut du fermage à un non ressortissant de l'UE</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000887116" target="_blank">Loi du 28 mai 1943 relative à l'application aux étrangers des lois en matière de baux à loyer et de baux à ferme</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583724" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-2</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Contrats exclus du statut du fermage</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136538" target="_blank">Code civil : articles 815 à 815-1</a></div>
</div>
</div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Services en ligne et formulaires</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/Centre-Val-de-Loire/S_informer/Gerer_son_entreprise/Foncier/CVL_Modele_bail_rural.pdf" >Modèle de contrat de bail à ferme (bail rural)</a>
<span class="cmq-service-detail" >Modèle de document</span>
</div>
<div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://www.formulaires.service-public.fr/gf/cerfa_14519.do" >Fiche de renseignements pour l'installation d'un étranger comme exploitant agricole</a>
<span class="cmq-service-detail" >Formulaire</span>
</div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_3" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Modèle d'état des lieux pour un bail rural</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Chambres d'agriculture</div></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>anonyme@109.234.161.18</dc:creator>
		<category>Bail rural</category>
    <pubDate>Mon, 16 Jun 2025 21:45:08 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1240-bail-rural#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/25651</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/25651</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A25651</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Droits et obligations du preneur et du bailleur dans le bail à ferme</title>
		<link>https://clonas.fr/article-25650-droits-et-obligations-du-preneur-et-du-bailleur-dans-le-bail-a-ferme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-25650-droits-et-obligations-du-preneur-et-du-bailleur-dans-le-bail-a-ferme</guid>
		<description> L'exécution du bail à ferme doit respecter les règles du statut du fermage. Ce statut prévoit de nombreux droits et obligations pour le bailleur et le locataire</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <a href="#_tab_8539" class="y-tab-background y-command" id="_tab_8539">Bailleur</a><label class="y-tabs-mini-toggle nav-button"><span> </span></label></nav><div class="y-tabs-panels"><div id="tab_1234_panel" data-tab="_tab_1234" class="y-panel-foreground"><p>L'application du statut du fermage confère au preneur (locataire) un certain nombre de droits. Mais comme dans tout contrat de bail, il est également tenu de respecter de nombreuses obligations.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droits du preneur</a><div class="y-folder-body"><p>L'objectif du statut du fermage est principalement de protéger et stabiliser l’exploitation du preneur (locataire), tout en lui offrant une grande liberté dans la conduite de son activité agricole.</p><p>Les droits du preneur sont notamment les suivants :</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Droits concernant la relation contractuelle</p></h5><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit à un encadrement du loyer</strong></p></li></ul><p>Le loyer (ou fermage) fixé dans le bail doit en effet être compris entre un <strong class="cmq-evidence">minimum</strong> et un <strong class="cmq-evidence">maximum</strong> déterminés par <dfn class="cmq-tip" data-target="R71568">arrêté préfectoral</dfn>.</p><ANoter><p>L'encadrement du loyer lors de la conclusion du bail n'empêche pas une <strong class="cmq-evidence">évolution de ce loyer</strong> chaque année en fonction de la variation des indices de référence. Il s'agit de <span class="cmq-expression">l'indice national des fermages</span> pour les terres nues et bâtiments d'exploitation loués, ou de <span class="cmq-expression">l'indice de référence des loyers</span> pour les éventuels bâtiments d'habitation inclus dans le bail.</p></ANoter><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit au renouvellement de son bail</strong></p><p>Le preneur (locataire) a droit au <strong class="cmq-evidence">renouvellement automatique</strong> de son bail lorsque celui-ci arrive à son terme.</p><p>Il existe toutefois quelques exceptions légales permettant au bailleur (propriétaire) d'empêcher ce renouvellement (notamment en cas de faute du locataire, ou lorsqu'il souhaite exercer son droit de reprise afin d'exploiter lui-même les biens qui étaient loués).</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de préemption</strong></p><p>Lorsque le bailleur (propriétaire) souhaite vendre les biens loués à un tiers en cours de bail, le preneur a la possibilité d'acquérir ces biens en <strong class="cmq-evidence">priorité</strong>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de mettre son bail à la disposition d’une société</strong></p><p>Le preneur qui a adhéré à un <abbr class="cmq-tip" data-target="R65052">GAEC</abbr> peut lui confier l'exploitation de tout ou partie des biens loués, pour une durée qui ne peut excéder celle du bail. Le propriétaire doit toutefois en être informé.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit d'effectuer un apport du bail à une société</strong></p><p>Le preneur a la possibilité d'effectuer <dfn class="cmq-tip" data-target="R72076">l'apport de son droit au bail</dfn> à une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R71847_PRO" class="cmq-intralink">SCEA</a> ou à un groupement de propriétaires ou d'exploitants, avec l'accord préalable du propriétaire.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit à une indemnité de sortie</strong></p><p>Cette indemnité est due par le bailleur au preneur à l'expiration du bail lorsqu'il a, par son travail ou ses investissements, apporté des <strong class="cmq-evidence">améliorations</strong> aux biens loués.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de cession du bail</strong></p><p>Le preneur peut dans certains cas <strong class="cmq-evidence">céder son bail</strong>, avec l'accord du bailleur. Une telle cession est permise quand elle est faite au profit du conjoint ou du partenaire pacsé du preneur participant à l'exploitation, ou aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R12574">descendants</dfn> du preneur ayant atteint l'âge de la majorité ou ayant été émancipés. Le preneur peut même simplement intégrer ces personnes au bail, en qualités de <span class="cmq-expression">copreneurs</span>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de résiliation du bail</strong></p><p>Le preneur a parfois le droit de <strong class="cmq-evidence">résilier</strong> son bail <strong class="cmq-evidence">avant son terme</strong>. Les cas de résiliation sont notamment les suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En cas <strong class="cmq-evidence">d'incapacité au travail</strong> du preneur ou de l'un des membres de sa famille indispensable au travail de la ferme</p></li><li><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">décès</strong> d'un ou de plusieurs membres de la famille du preneur indispensables au travail de la ferme</p></li><li><p>Lorsque le preneur <strong class="cmq-evidence">achète une ferme</strong> qu'il doit exploiter lui-même</p></li><li><p>Lorsque le preneur a atteint l'âge de la <strong class="cmq-evidence">retraite</strong></p></li></ul></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Droits concernant l'exploitation des biens par le preneur</p></h5><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de modifier la physionomie de l’exploitation</strong></p><p>Le preneur (locataire) peut effectuer tous types de <strong class="cmq-evidence">travaux ou améliorations</strong>, sous réserve d'en <strong class="cmq-evidence">informer</strong> préalablement le propriétaire. L'autorisation de ce dernier est parfois requise. Le preneur peut par exemple construire un bâtiment de stockage de ses récoltes, ou même réunir diverses parcelles voisines afin d'améliorer la rentabilité de son exploitation.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de réorienter les cultures</strong></p><p>L'exploitant (locataire) a le droit de <strong class="cmq-evidence">changer le type de culture</strong> en cours de bail. Il peut ainsi procéder, par exemple, au retournement de parcelles de terres en herbe, à la mise en herbe de parcelles de terres, ou encore à la mise en oeuvre de méthodes culturales non prévues au bail (ces méthodes sont par exemple le labourage, l'irrigation, ou une rotation des cultures favorisant la préservation des nutriments).</p><p>Certains changements nécessitent parfois l'accord du bailleur.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de changer le périmètre de l’exploitation</strong></p><p>Le preneur peut effectuer des <strong class="cmq-evidence">échanges ou des locations de parcelles</strong> permettant d'assurer une meilleure exploitation des biens loués.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de réaliser des opérations d’assolement en commun</strong></p><p>L'exploitant (preneur) a la possibilité de réaliser des <dfn class="cmq-tip" data-target="R72009">assolements</dfn>, conjointement avec d'autres exploitants voisins. Cette <strong class="cmq-evidence">mise en commun des terres</strong> et moyens de production ne peut être réalisée que dans le cadre d'une <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R72059">société en participation</dfn></strong> constituée entre le preneur et d'autre personnes physiques ou morales.</p><p>Cette pratique permet par exemple de moissonner en une seule fois plusieurs parcelles mitoyennes, et donc d'optimiser le temps de travail. Les produits sont en général répartis entre les différents exploitants en fonction de la surface de terre qu'ils ont mise en commun.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droit de chasser</strong></p><p>Le preneur a un <strong class="cmq-evidence">droit de chasse</strong> sur le fonds loué. Ce droit lui est strictement <strong class="cmq-evidence">personnel</strong> et aucune autre personne n'est autorisée à l'exercer à sa place.</p></li></ul><Lien><Titre>Référence : Arrêté du 17 juillet 2024 constatant pour 2024-2025 l'indice national des fermages</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050058521" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-46</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583815" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L412-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583883?isSuggest=true" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L323-14</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583462" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-69</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029593525?isSuggest=true" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-35</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000029593403" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-33</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029593443" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-39-1</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000033034389" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L415-7</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583915" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Obligations du preneur</a><div class="y-folder-body"><p>Pendant toute la durée du bail à ferme, le preneur (locataire) est tenu de respecter les <strong class="cmq-evidence">clauses du bail</strong>, mais ses obligations ne se résument toutefois pas au seul contenu du contrat.</p><p>Il est en effet possible que le bail ne mentionne pas <strong class="cmq-evidence">toutes les règles du statut du fermage</strong> qui s'appliquent néanmoins au contrat.</p><p>Le preneur est ainsi tenu de respecter les obligations suivantes :</p><p>Payer le loyer</p><p>Le preneur doit payer le <strong class="cmq-evidence">loyer</strong> (également appelé <span class="cmq-expression">fermage</span>) fixé dans le bail, selon les <strong class="cmq-evidence">modalités</strong> convenues, notamment en ce qui concerne le nombre d'échéances par an, ou le mode de paiement.</p><p>Entretenir et conserver le fonds</p><p>Le preneur (locataire) est tenu de procéder à <strong class="cmq-evidence">l'entretien</strong> des biens et à leur <strong class="cmq-evidence">réparation</strong>, sauf si ces réparations résultent de la vétusté de ces biens ou d'un cas de <dfn class="cmq-tip" data-target="R38200">force majeure</dfn>. Cette obligation concerne les réparations <strong class="cmq-evidence">locatives</strong>, et non les <dfn class="cmq-tip" data-target="R71932">grosses réparations</dfn>, sauf si celles-ci sont dues à un manque d'entretien du preneur.</p><p>Cette obligation de conservation inclut aussi celle consistant, pour le preneur, à <strong class="cmq-evidence">préserver</strong> les biens qui sont mis à sa disposition : Il s'agit ici d'éviter toute pratique pouvant engendrer leur <strong class="cmq-evidence">détérioration</strong>. Par exemple, le preneur qui utilise un pesticide interdit qui contamine les terres louées ne préserve pas correctement le fonds.</p><p>Exploiter et cultiver le fonds</p><p>Cela implique pour le preneur :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>d'utiliser <strong class="cmq-evidence">raisonnablement</strong> les biens loués en respectant la <strong class="cmq-evidence">destination</strong> fixée dans le bail. Le locataire doit ainsi exploiter les biens loués selon <strong class="cmq-evidence">l'usage</strong> auquel ils sont destinés. Par exemple, il ne pourra pas ouvrir un restaurant dans l'un des bâtiments loués, ou transformer une partie des terres cultivables louées en terrain de golf.</p></li><li><p>de <strong class="cmq-evidence">garnir</strong> le fonds et <strong class="cmq-evidence">engranger</strong> : il doit apporter au fonds tous les éléments permettant une exploitation <strong class="cmq-evidence">effective</strong> (bétail, ustensiles, etc). Il doit également récolter et entreposer ses récoltes.</p></li></ul><p>Informer le bailleur préalablement à la réalisation de travaux ou d'améliorations</p><p>L'autorisation du bailleur (propriétaire) peut être nécessaire dans certains cas, par exemple lorsqu'il souhaite construire un bâtiment.</p><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur l'information préalable aux travaux ou améliorations</strong></p><p>Les <strong class="cmq-evidence">améliorations</strong> et <strong class="cmq-evidence">travaux</strong> que le preneur souhaite réaliser nécessitent d’informer le bailleur (propriétaire) préalablement. Cette information consiste à envoyer au bailleur une <strong class="cmq-evidence">notification</strong>, c'est-à-dire <strong class="cmq-evidence">une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR)</strong> contenant le <strong class="cmq-evidence">projet</strong> des opérations envisagées.</p><p>1- Faculté d'opposition du bailleur</p><p>Dans certains cas, <strong class="cmq-evidence">l'accord préalable</strong> du bailleur n'est<strong class="cmq-evidence"> pas exigé</strong>. Le projet de travaux ou d'améliorations doit être simplement <strong class="cmq-evidence">notifié</strong> préalablement au bailleur pour qu'il puisse s’y <strong class="cmq-evidence">opposer</strong>, s'il le souhaite. Cela concerne les situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Changement de cultures</strong> : un tel changement peut par exemple nécessiter des travaux de retournement de pâturages, ou de modification des <dfn class="cmq-tip" data-target="R72009">assolements</dfn>.</p><p>En l'absence d'accord amiable entre les parties, le projet doit être <strong class="cmq-evidence">notifié</strong> au bailleur <strong class="cmq-evidence">1 mois </strong>avant le début de travaux (c'est un <span class="cmq-expression">délai d'opposition</span>).</p><p>Le bailleur peut saisir le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F1793_PRO" class="cmq-intralink">tribunal paritaire des baux ruraux afin de s'y opposer</a>, s'il estime que ces changements risquent de <strong class="cmq-evidence">dégrader</strong> les biens loués. En l'absence d'opposition, ou si celle-ci est rejetée par le Tribunal, le preneur peut librement effectuer les travaux.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Travaux d’amélioration</strong> des bâtiments et des ouvrages incorporés au sol, ou travaux assurant une meilleure <strong class="cmq-evidence">productivité</strong> (il peut par exemple s'agir d'échange ou de location de parcelles, <dfn class="cmq-tip" data-target="R72009">d'assolement</dfn> en commun, etc).</p><p>Le projet doit ici être <strong class="cmq-evidence">notifié</strong> au bailleur <strong class="cmq-evidence">2 mois</strong> avant le début des travaux. Ils pourront ensuite démarrer si le bailleur ne s'y est pas opposé durant cette période.</p><p>Ce dernier doit saisir le <span class="cmq-expression">Tribunal paritaire des baux ruraux</span> s'il souhaite s'opposer au projet qui lui a été notifé. Il peut également décider de réaliser <strong class="cmq-evidence">lui-même</strong> les travaux ou améliorations.</p></li></ul><p>Dans le cadre de cette faculté d'opposition, c'est le bailleur qui doit <strong class="cmq-evidence">saisir</strong> le Tribunal s'il ne veut pas que les travaux ou améliorations soient réalisés. Dans ce cas, le preneur peut ensuite saisir le <span class="cmq-expression">Tribunal paritaire des baux ruraux</span> pour <strong class="cmq-evidence">contester</strong> l'opposition du bailleur.</p><p>2- Autorisation du bailleur</p><p>Dans d'autres cas le projet est <strong class="cmq-evidence">notifié</strong> au bailleur afin qu'il puisse cette fois donner préalablement son <strong class="cmq-evidence">autorisation</strong>. Cela concerne les opérations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Tous les autres travaux <strong class="cmq-evidence">d’amélioration</strong> notamment ceux concernant des productions hors-sol ou des plantations, ainsi que la <strong class="cmq-evidence">construction de bâtiments</strong>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Réunion de parcelles attenantes</strong> : ce sont des améliorations foncières réalisées au moyen de travaux légers comme par exemple des comblements, <dfn class="cmq-tip" data-target="R72011">arasements</dfn> ou taillages de haies.</p></li></ul><p>Le projet doit être <strong class="cmq-evidence">notifié</strong> au bailleur <strong class="cmq-evidence">2 mois</strong> avant le début des travaux. S'il n'a pas répondu dans ce délai, il est considéré comme ayant <strong class="cmq-evidence">autorisé</strong> le projet (c'est un <span class="cmq-expression">accord tacite</span>).</p><p>En revanche, si dans ce délai de 2 mois le bailleur adresse son <strong class="cmq-evidence">refus</strong> au preneur, alors ce dernier devra saisir le <span class="cmq-expression">Tribunal paritaire des baux ruraux</span> s'il souhaite le <strong class="cmq-evidence">contester</strong>.</p><p>Informer le bailleur en cas d'usurpation des biens loués</p><p>Le preneur doit avertir le bailleur lorsqu'il a constaté une <strong class="cmq-evidence">usurpation</strong> commise au détriment du fonds. Il peut notamment s'agir d'un détournement de cours d'eau par un tiers ou d'un empiètement sur le fonds (par exemple lorsque la clôture ou le mur d'un voisin est construite en partie sur les terres louées). L'usurpation peut également découler d'un phénomène naturel entravant l'activité du preneur.</p><p>Le preneur qui n'en a pas informé son bailleur peut être tenu de lui verser une <strong class="cmq-evidence">indemnisation</strong>.</p><p>Demander l'accord du propriétaire pour effectuer un changement non prévu au bail</p><p>Un tel changement doit permettre <strong class="cmq-evidence">d'améliorer</strong> l'exploitation. Ce changement peut être par exemple la mise en herbe de parcelles de terre, ou la mise en oeuvre de méthodes culturales non prévues au bail (ces méthodes sont par exemple le labourage, l'irrigation, ou une rotation des cultures favorisant la préservation des nutriments).</p><p>Exploitation personnelle du bail</p><p>Le preneur (locataire) doit <strong class="cmq-evidence">participer en personne</strong> à l’exploitation du bien. Il peut être <strong class="cmq-evidence">seul ou assisté</strong> (notamment par un salarié ou un membre de sa famille). Le bailleur peut même demander la <strong class="cmq-evidence">résiliation</strong> du bail si le manquement à cette obligation lui porte <strong class="cmq-evidence">préjudice</strong>.</p><p>Par exemple, lorsqu'un copreneur met les biens loués à disposition d'une société de laquelle il se retire, il y a un préjudice pour le bailleur : ce dernier perd en effet la possibilité de poursuivre en justice une inéxecution des clauses du bail sur les deux copreneurs.</p><p>Restituer le fonds dans le même état</p><p>Si un <strong class="cmq-evidence">état des lieux</strong> a été réalisé lors de la conclusion du bail, le preneur est tenu de restituer les bâtiments loués (mais pas les terres), à la fin du bail, au moins dans le même état que lorsqu'il les a reçus. Il n'est cependant pas responsable des dégradations dues à la vétusté des biens ou à un cas de <dfn class="cmq-tip" data-target="R38200">force majeure</dfn>.</p><p>Les travaux ou améliorations qu'il a réalisés peuvent donner lieu à une <strong class="cmq-evidence">indemnisation</strong> versée par le bailleur. Il peut s'agir par exemple de travaux de remise en état dans les bâtiments loués.</p><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L415-4</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583912" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1766</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029336825" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-29</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583775" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-73</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022658297" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-39</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029596668" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-28</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583774" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-26</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583767" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-59</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583843" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1730</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442873" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div><div id="tab_8539_panel" data-tab="_tab_8539" class="y-panel-background"><p>La conclusion et l'exécution d'un contrat de bail à ferme créent de nombreuses obligations à la charge du bailleur. Il bénéficie également d'un certain nombre de droits qui découlent principalement des obligations du preneur.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droits du bailleur</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur bénéficie des droits suivants :</p><p>Droit de percevoir le loyer (fermage)</p><p>Le bailleur (propriétaire) a droit au versement du <strong class="cmq-evidence">loyer</strong> déterminé dans le bail, selon les <strong class="cmq-evidence">modalités</strong> convenues, notamment en ce qui concerne le nombre d'échéances par an ou le mode de paiement.</p><p>Droit d'être informé</p><p>Le bailleur a le droit d'être <strong class="cmq-evidence">informé</strong> par le preneur (locataire) dans différentes hypothèses. C'est notamment le cas lorsque le preneur envisage de réaliser des <strong class="cmq-evidence">travaux ou améliorations</strong>, des <strong class="cmq-evidence">changements</strong> non prévus au bail, ou en cas d'usurpation commise au détriment du fonds (l'usurpation peut par exemple résulter de l'empiètement d'une clôture voisine sur le fonds loué ou d'un détournement de cours d'eau par un tiers. Elle peut également résulter d'un phénomène naturel, comme par exemple une innondation qui rendrait les terres louées inutilisables).</p><p>Droit de reprise</p><p>Ce droit de reprise permet au bailleur de <strong class="cmq-evidence">mettre fin au bail</strong> dans le but de <strong class="cmq-evidence">reprendre</strong> les terres et bâtiments loués.</p><p>Il peut exercer son droit de reprise <strong class="cmq-evidence">pour lui-même ou au profit d'une des personnes suivantes</strong> : son conjoint, son partenaire ou sa partenaire pacsée, un <dfn class="cmq-tip" data-target="R12574">descendant</dfn> majeur ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R61306">mineur émancipé</dfn>.</p><p>En cas de reprise, le repreneur a toutefois <strong class="cmq-evidence">l'obligation de se consacrer à l'exploitation</strong> agricole des biens pendant au moins <strong class="cmq-evidence">9 ans</strong>.</p><p>Droit de résiliation</p><p>Le bailleur peut résilier le bail dans les cas énumérés par la loi. Il peut ainsi <strong class="cmq-evidence">mettre fin au bail</strong> notamment dans les situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">faute du preneur</strong>, lorsque par exemple ce dernier ne paie pas son loyer, ou s'il ne respecte pas l'une des obligations d'informer le bailleur</p></li><li><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">décès du preneur</strong>, lorsqu'aucun de ses héritiers ne remplit les conditions pour reprendre l'exploitation (par exemple si aucun d'eux ne dipose d'une autorisation d'exploiter au sens du <dfn class="cmq-tip" data-target="R71945">contrôle des structures</dfn>).</p></li></ul><p>Droit d'accession</p><p>Le bailleur bénéficie d'un droit <strong class="cmq-evidence">d'accession</strong> des constructions ou plantations que le preneur a réalisées. Cela signifie qu'à la fin du bail, il devient <strong class="cmq-evidence">automatiquement propriétaire</strong> de ces améliorations. En contrepartie, il doit verser une indemnité au preneur.</p><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-59</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583843" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Obligations du bailleur</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Obligation de délivrance et obligations liées</p></h5><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Obligation de délivrance</strong></p><p>Cette obligation signifie que le bailleur doit mettre <strong class="cmq-evidence">à la disposition du preneur</strong> (locataire) des terres et/ou bâtiments<strong class="cmq-evidence"> libres de toute occupation</strong>, c'est-à dire-occupés par aucun autre locataire. Cette obligation impose également au bailleur de délivrer des terres et bâtiments <strong class="cmq-evidence">en bon état</strong>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Obligation d'effectuer les grosses réparations</strong></p><p>Le bailleur est tenu d'effectuer au cours du bail toutes les <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71932">grosses réparations</dfn></strong>. Elles sont à sa charge exclusive. Ces grosses réparations concernent notamment les gros murs et voûtes, les poutres, les murs de soutènement et de clôture.</p><p>En revanche, le bailleur n'est pas tenu d'effectuer les <strong class="cmq-evidence"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31697_PRO" class="cmq-intralink">réparations locatives</a></strong>. Ce sont par exemple les réparations de carreaux de chambres, ou de planches de cloison), qui restent à la charge du preneur (locataire).</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Obligation de reconstruire</strong></p><p>Si les bâtiments loués sont <strong class="cmq-evidence">détruits</strong> pour une raison <strong class="cmq-evidence">indépendante</strong> de la volonté ou de l'action du preneur, le bailleur est tenu de les reconstruire si cette destruction <strong class="cmq-evidence">compromet</strong> l’équilibre de l’exploitation. En pratique, il peut s'agir d'une destruction due à un acte de vandalisme commis par un tiers, ou causée par une intempérie.</p><p>Le montant que le bailleur doit dépenser pour cette reconstruction est <strong class="cmq-evidence">limité</strong> au montant versé par la compagnie d'assurance qui a indemnisé le sinistre.</p><p>Une <strong class="cmq-evidence">augmentation du loyer</strong> est possible en cas de dépassement de ce montant, si le preneur est d'accord.</p><p>À défaut de reconstruction, le preneur peut demander la <strong class="cmq-evidence">résiliation</strong> du bail.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Obligation d'entretenir les cultures</strong></p><p>Le bailleur (propriétaire) a l'obligation d'assurer la <strong class="cmq-evidence">permanence et la qualité des plantations</strong>. Cela peut par exemple l'obliger à renouveler les plantations si leur état ne permet plus une <strong class="cmq-evidence">exploitation normale</strong> par le preneur (locataire).</p><p>En cas de manquement du bailleur à cette obligation, le <span class="cmq-expression">tribunal paritaire des baux ruraux</span> peut autoriser le preneur à<strong class="cmq-evidence"> faire exécuter les travaux</strong> nécessaires, aux frais du propriétaire.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Garanties dues par le bailleur</p></h5><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Garantie de jouissance paisible</strong></p><p>Le bailleur doit permettre au preneur d'utiliser paisiblement les biens loués. Cela signifie qu'il ne doit apporter <strong class="cmq-evidence">aucun trouble à l'exploitation</strong> ni entraver la liberté d'exploitation du preneur. Par exemple, le propriétaire qui retire une clôture ne permet plus au locataire d'utiliser normalement un pré.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Garantie de contenance</strong></p><p>Il peut arriver que le loyer du bail (fermage) soit déterminé en fonction d'une <strong class="cmq-evidence">certaine superficie</strong>. Dans ce cas, le bailleur est obligé de délivrer des biens (terres, bâtiments...) de cette <strong class="cmq-evidence">même contenance</strong>.</p><p>Si la superficie réellement louée est plus petite que celle prévue dans le bail, le preneur peut exiger une <strong class="cmq-evidence">diminution</strong> du loyer. En revanche, si la surface est plus grande que prévue, le bailleur peut saisir le <span class="cmq-expression">Tribunal paritaire des baux ruraux</span> afin que le preneur lui verse un <strong class="cmq-evidence">supplément</strong> de loyer. Dans ce cas le preneur a alors la possibilité de se désengager du bail (à condition que l'excédent de superficie dépasse de 5%).</p><p>Cette garantie de contenance n'est pas <dfn class="cmq-tip" data-target="R71672">d'ordre public</dfn>. Les parties peuvent donc volontairement y <strong class="cmq-evidence">déroger</strong> dans le bail.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Garantie des vices cachés</strong></p><p>Le bailleur est tenu de garantir au preneur <strong class="cmq-evidence">l'absence de <dfn class="cmq-tip" data-target="R54454">vices cachés</dfn></strong> empêchant l'usage des biens loués.</p><p>Si le preneur (locataire) subit un préjudice en raison de vices cachés, il a droit à une <strong class="cmq-evidence">indemnité</strong> versée par le bailleur (propriétaire). Cette indemnité est due même si le propriétaire <strong class="cmq-evidence">ignorait</strong> l'existence de ces vices lors de la signature du bail. Un vice caché peut être par exemple une installation électrique défectueuse ayant provoqué une électrocution, ou la présence d'amiante dans les locaux loués.</p><p>Cette garantie ne concerne pas les vices <strong class="cmq-evidence">apparents</strong> ou ceux qui étaient <strong class="cmq-evidence">connus</strong> du locataire (preneur) préalablement à la conclusion du bail rural.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Obligations financières</p></h5><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Paiement de la prime d'assurance</strong></p></li></ul><p>Dans un bail à ferme, seul le bailleur (propriétaire) est tenu de payer la prime d'assurance contre <strong class="cmq-evidence">l'incendie</strong> des bâtiments loués.</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Paiement de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31638_PRO" class="cmq-intralink">taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB)</a></strong></p></li></ul><p>En revanche, les propriétés bâties (bâtiments, entrepôts, corps de fermes...) affectés à un usage agricole sont <strong class="cmq-evidence">exonérées</strong> de la taxe foncière sur les propriétés bâties (<span class="cmq-expression">TFPB</span>) de manière permanente.</p><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L411-30</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583777" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L415-3</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051216235" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code rural et de la pêche maritime : article L415-8</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583916" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1719</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000020459127" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1721</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442792" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien><Lien><Titre>Référence : Code civil : article 1765</Titre><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443236" target="_blank"><i class="fa fa-external-link"> </i></a></Lien></div></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71568"><p>Décision écrite rendue par un préfet</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72076"><p>Transmission de la qualité de locataire à une société qui devient seule titulaire du bail. L'apport du droit au bail permet au nouveau locataire de conserver le bail existant pour la durée restant à courir, aux mêmes clauses et conditions (loyer inchangé, etc).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12574"><p>Enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72009"><p>Pratique consistant à alterner chaque année, sur une même zone exploitable, différents types de culture ou d'élevage. Cela permet de préserver la fertilité des sols et d'améliorer leur rentabilité.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72059"><p>Société dépourvue de personnalité juridique et de patrimoine propre. Son activité peut être de nature civile ou commerciale. Elle est souvent qualifiée «d'occulte» car elle n'est soumise à aucune mesure de publicité (absence d'immatriculation). Elle comprend au minimum 2 associés qui sont responsables personnellement et indéfiniment des dettes contractées pour le compte de la société.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R38200"><p>Événement exceptionnel, imprévisible et irrésistible justifiant de s'exonérer d'une obligation, d'un engagement ou d'une responsabilité (par exemple : catastrophe naturelle pour un contrat d'assurance, décès du salarié pour un contrat de travail...)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71932"><p>Réparations des gros murs et des voûtes, rétablissement des poutres et des couvertures entières ou des murs de soutènement et de clôture en entier. Toutes les autres réparations sont d'entretien.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R72011"><p>Pratique consistant à mettre des terres au même niveau</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R61306"><p>Jeune âgé de 16 à 18 ans qui a obtenu par le juge les mêmes droits qu'une personne majeure avec l'accord de ses parents</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71945"><p>Procédure obligatoire permettant d'obtenir une autorisation d'exploiter délivrée par le préfet de région. Elle concerne toute personne souhaitant s'installer, modifier la surface de son exploitation ou en réunir plusieurs, lorsque ces opérations aboutissent à une exploitation dont la surface dépasse certains seuils réglementaires.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71672"><p>Lorsqu'une règle juridique est obligatoire et ne peut pas être écartée à l'avance. Par exemple, dans un bail commercial, le locataire bénéficie d'un droit au renouvellement auquel il ne peut pas renoncer lors de la signature du bail ; il peut en revanche y renoncer après, en cours de bail.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R54454"><p>Défaut d'une chose qui ne se révèle pas à la 1<sup>re</sup> impression et qui la rend impropre à l'usage auquel elle est destinée</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="GAEC" data-id="R65052"><p>Groupement agricole d'exploitation en commun</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="SCEA" data-id="R71847"><p>Société civile d'exploitation agricole</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38953_PRO" class="cmq-fiche-link">Conditions d'application du statut du bail à ferme (ou bail rural)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31643_PRO" class="cmq-fiche-link">Conclusion du contrat de bail à ferme</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-fiche-link">Renouvellement du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36628_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36454_PRO" class="cmq-fiche-link">Résiliation du bail rural</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F1793_PART" class="cmq-fiche-link">Litige agricole : procès devant le tribunal paritaire des baux ruraux (TPBR)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19807_PRO" class="cmq-theme">Justice</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583462" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L323-14</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit du preneur de mettre son bail à la disposition d’une société</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583767" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-26</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Information du bailleur en cas d'usurpation des biens loués</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583774" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-28</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Information du bailleur préalablement à la réunion de parcelles attenantes</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583775" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-29</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Information du bailleur préalablement à un changement de culture ou de moyen cultural</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583777" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-30</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation du bailleur de reconstruire en cas de destruction des biens loués</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029593443" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-33</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit de résiliation du preneur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000029593403" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-35</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit du preneur à la cession du bail</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029596668" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-39</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Information du bailleur préalablement à un échange ou une location de parcelles</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000033034389" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-39-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit de réaliser des opérations d’assolement en commun</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583815" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-46</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit au renouvellement du bail rural</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583883?isSuggest=true" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L412-1</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit de préemption du preneur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583843" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-59</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit de reprise du bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029593525?isSuggest=true" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-69</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit du preneur à une indemnité de sortie</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000022658297" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L411-73</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Information du bailleur préalablement aux travaux d'amélioration ou de construction</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000051216235" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415-3</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation du bailleur de payer la prime d'assurance et la taxe foncière</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583912" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415-4</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation d'effectuer les réparations locatives</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583915" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415-7</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Droit de chasser du preneur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006583916" target="_blank">Code rural et de la pêche maritime : article L415-8</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Autorisation du juge pour faire exécuter les travaux aux frais du propriétaire (plantations)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000020459127" target="_blank">Code civil : article 1719</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation de délivrance et garantie de jouissance paisible du bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442784" target="_blank">Code civil : article 1720</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation du bailleur d'effectuer les grosses réparations</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442792" target="_blank">Code civil : article 1721</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Garantie des vices cachés due par le bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442873" target="_blank">Code civil : article 1730</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation de restitution des biens loués dans le même état</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443236" target="_blank">Code civil : article 1765</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Garantie de contenance du bailleur</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029336825" target="_blank">Code civil : article 1766</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Obligation d'exploiter et de cultiver</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050058521" target="_blank">Arrêté du 17 juillet 2024 constatant pour 2024-2025 l'indice national des fermages</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div></div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>anonyme@109.234.161.18</dc:creator>
		<category>Bail rural</category>
    <pubDate>Mon, 16 Jun 2025 21:45:06 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1240-bail-rural#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/25650</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/25650</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A25650</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Résilier un bail commercial</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21051-resilier-un-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21051-resilier-un-bail-commercial</guid>
		<description> Le bail commercial peut être résilié à la fin de chaque période triennale. En dehors de cette période, la résiliation est possible dans certains cas.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <a href="#_tab_6989" class="y-tab-background y-command" id="_tab_6989">Bailleur</a><label class="y-tabs-mini-toggle nav-button"><span> </span></label></nav><div class="y-tabs-panels"><div id="tab_6893_panel" data-tab="_tab_6893" class="y-panel-foreground"><p>Le locataire peut résilier sans motif particulier le bail <strong class="cmq-evidence">à l'expiration de chaque période de 3 ans </strong>(c'est-à-dire après 3, 6 ou 9 ans). On parle de <span class="cmq-expression">résiliation triennale</span>.</p><p>Il peut également résilier le bail, <strong class="cmq-evidence">en dehors de ces périodes triennales</strong> dans certaines situations : lorsqu'il a demandé ses droits à la retraite, ou lorsqu'il perçoit une pension d'invalidité. En cas de décès du locataire, ses <dfn class="cmq-tip" data-target="R52183">ayant-droits</dfn> peuvent aussi résilier le bail.  Les parties peuvent également mettre un terme au bail d'un commun accord.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4587" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4587" class="cmq-cas">À chaque période triennale (3 ans)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le locataire peut résilier le contrat de bail commercial à la fin de chaque période de 3 ans, sans motif particulier.</p><p>Il doit donner congé par l'un des moyens suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice)</p></li><li><p>Soit par lettre recommandée avec avis de réception.</p></li></ul><p>Le congé doit être donné <strong class="cmq-evidence">au moins 6 mois avant l'expiration de la période triennale en cours.</strong></p><p>Le non-respect de ce délai de 6 mois reporte les effets du congé à la prochaine période triennale.</p><ANoter><p>L'échéance triennale d'un bail commercial intervient le 30 septembre. Le congé doit donc être envoyé par le locataire au propriétaire au plus tard le 31 mars.</p></ANoter><p>Le bailleur et le preneur peuvent décider d'exclure la possibilité d'une résiliation triennale dans les contrats de baux suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Baux de plus de 9 ans (par exemple, baux passés entre les propriétaires et les exploitants de résidences de tourisme )</p></li><li><p>Baux de locaux destinés à l'exercice d'une seule activité</p></li><li><p>Baux de locaux à usage exclusif de bureaux</p></li><li><p>Baux de locaux de stockage (c'est à dire les entrepôts).</p></li></ul><ASavoir><p>Le locataire n'a pas à indiquer dans le congé les raisons pour lesquelles il souhaite mettre fin au bail.</p></ASavoir></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9211" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9211" class="cmq-cas">En dehors des périodes triennales (3 ans)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Il est possible de résilier le contrat de bail dans les situations suivantes :</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4917" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4917" class="cmq-cas">Résiliation par le locataire admis à la retraite ou bénéficiant d'une pension d'invalidité</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le locataire peut résilié le bail commercial sans attendre l'échéance de la période triennale <strong class="cmq-evidence">uniquement s'il a des statuts suivants</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Commerçant (entrepreneur individuel)</p></li><li><p>Gérant majoritaire depuis au moins 2 ans de la <abbr class="cmq-tip" data-target="R24383">SARL</abbr> titulaire du bail</p></li><li><p>Associé unique d'une <abbr class="cmq-tip" data-target="R38722">EURL</abbr>.</p></li></ul><p>Il doit être dans l'une des situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit <strong class="cmq-evidence">avoir demandé</strong> à bénéficier de ses droits à la <strong class="cmq-evidence">retraite</strong>.</p></li><li><p>Soit <strong class="cmq-evidence">avoir été admis au bénéfice</strong> d'une pension d'invalidité au cours du bail.</p></li></ul><p>Si le locataire remplit ces conditions, il peut alors donner <strong class="cmq-evidence">congé au bailleur</strong>.</p><p>Le congé est délivré au moins <strong class="cmq-evidence">6 mois à l'avance</strong>, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par acte de <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice).</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2236" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2236" class="cmq-cas">Résiliation par le locataire en cas de non-respect des obligations du bail par le bailleur</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le locataire peut demander la <span class="cmq-expression">résiliation judiciaire</span> du bail dans les situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Non-respect<strong class="cmq-evidence"> par le bailleur des obligations liées au bail commercial :</strong>par exemple le bailleur n'a pas pris en charge des grosses réparations comme les travaux de gros œuvre<strong class="cmq-evidence"/></p></li><li><p>Délivrance d'un local qui n'est pas conforme à sa destination puisqu'il ne respecte pas les normes de sécurité en matière d'incendie</p></li></ul><p>Celle-ci doit être demandée au<strong class="cmq-evidence"> tribunal judiciaire</strong> du lieu de situation de l'immeuble.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Site de Villefontaine</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5 Rue Antoine Condorcet</span><span>38093</span><span>Villefontaine</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 95 24 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Grenoble - Siège de Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5-7 place Robert Schuman</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 28 28 28</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>cci@grenoble.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.grenoble.cci.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.grenoble.cci.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:00 à 12:30</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Siège de Vienne</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 place Saint Pierre</span><span>38217</span><span>Vienne Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 31 44 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 17:30</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul></div></div></div></div></div><p>Le juge dispose d'un pouvoir d'appréciation et prononce la résiliation lorsque le manquement présente une certaine gravité.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7184" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7184" class="cmq-cas">Résiliation des héritiers en cas de décès du locataire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">décès du locataire</strong>, le bail n'est pas automatiquement résilié (sauf si une clause du contrat le prévoit). Le bail est transmis aux héritiers. Ceux-ci <strong class="cmq-evidence">peuvent résilier le bail </strong>sans attendre l'échéance triennale en envoyant un congé par lettre recommandée avec AR ou par acte de commissaire de justice.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_5923" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_5923" class="cmq-cas">Résiliation d'un commun accord avec le bailleur</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le locataire peut se mettre d'accord avec le propriétaire pour mettre fin au bail <strong class="cmq-evidence">à tout moment</strong>. On parle alors de <span class="cmq-expression">résiliation amiable</span> du contrat de bail.</p><p>La résiliation à l'amiable n'exige pas de forme particulière. Il faut simplement que le propriétaire accepte l'offre de résiliation amiable du locataire.</p><p>Cependant, il faut pouvoir rapporter la <strong class="cmq-evidence">preuve </strong>de cet accord.</p><p>En pratique, il est conseillé au propriétaire et au locataire de signer <strong class="cmq-evidence">un acte </strong>qui prévoit la date de libération des locaux et qui fixe le solde du loyer, les charges et le sort du dépôt de garantie.</p><p>De plus, le bailleur en accord avec le locataire doit vérifier auprès du greffe du tribunal de commerce s'il existe des inscriptions sur le fonds de commerce (privilège, <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37936_PRO" class="cmq-intralink">nantissement</a>). Si c'est le cas, le propriétaire doit<strong class="cmq-evidence"> informer</strong> (par lettre recommandée avec AR ou par acte de commissaire de justice) les créanciers inscrits sur le fonds (qui ont un privilège sur le fonds de commerce ou un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37936_PRO" class="cmq-intralink">nantissement)</a> de <strong class="cmq-evidence">la résiliation amiable du bail</strong>.</p><p>La résiliation amiable ne deviendra définitive <strong class="cmq-evidence">qu' 1 mois après </strong>la notification effectuée aux créanciers inscrits.</p></div></div></div></div></div></div></div><div id="tab_6989_panel" data-tab="_tab_6989" class="y-panel-background"><p>Le bailleur peut mettre fin au bail commercial après chaque période de 3 ans (« triennale ») à certaines conditions. En dehors de ces périodes triennales, il peut résilier le bail en cas de faute du locataire ou si cette possibilité est prévue dans le contrat (clause résolutoire). Les parties peuvent également mettre un terme au bail d'un commun accord.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4467" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4467" class="cmq-cas">À chaque période triennale (3 ans)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>À la fin d'une période triennale, le bailleur a le droit de reprendre le local loué. Il doit alors donner congé au locataire <strong class="cmq-evidence">6 mois avant l'échéance triennale </strong>par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice)</dfn>.</p><p>La résiliation est possible dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Reprise pour construire ou démolir et reconstruire l'immeuble</strong> dans lequel se trouve le local loué. Le bailleur qui construit ou reconstruit un nouvel immeuble doit offrir un local de remplacement au locataire ou lui verser une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Reprise pour travaux de restauration immobilière dans des <dfn class="cmq-tip" data-target="R54682">sites patrimoniaux remarquables</dfn> </strong>nécessitant l'évacuation des locaux. Pour faciliter les travaux de restauration immobilière, le bailleur peut récupérer le bail à l'échéance d'une période triennale en versant une indemnité d'éviction si l'immeuble est situé dans un secteur sauvegardé.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Reprise d'un local d'habitation loué accessoirement au local commercial et qui n'est pas occupé</strong>. Les 3 conditions suivantes doivent être réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le local d'habitation est divisible du local commercial.</p></li><li><p>Le local repris n'est pas affecté à l'usage d'hôtel, de location en meublé, à usage hospitalier ou d'enseignement.</p></li><li><p>La privation de jouissance ne doit pas causer un trouble grave à l'exploitation du fonds de commerce.</p></li></ul><p>La reprise n'est possible que si le locataire n'occupe toujours pas le local d'habitation pendant un délai de 6 moissite après le congé délivré par le bailleur.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Transformation d'un immeuble existant en immeuble à usage principal d'habitation</strong> par reconstruction, rénovation ou réhabilitation. Le bailleur récupère le local commercial pour effectuer des travaux et verse une indemnité d'éviction au locataire.</p></li></ul></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_6341" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_6341" class="cmq-cas">En dehors des périodes triennales (3 ans)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le bailleur peut demander la résiliation du bail devant le tribunal judiciaire en cas de faute du locataire ou utiliser la clause résolutoire.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9939" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9939" class="cmq-cas">Résiliation demandée au tribunal judiciaire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le bailleur a la possibilité de réclamer la résiliation du bail commercial auprès du tribunal judiciaire en cas de <strong class="cmq-evidence">faute du locataire</strong>.</p><p>Il s'agit par exemple des faits suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Absence d'assurance</p></li><li><p>Sous-location des locaux sans autorisation du propriétaire</p></li><li><p>Absence d'exploitation du commerce</p></li><li><p>Non-paiement des loyers</p></li></ul><p>Le tribunal judiciaire apprécie l'importance de la faute du locataire pour accepter ou refuser la demande de résiliation du bailleur.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Site de Villefontaine</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5 Rue Antoine Condorcet</span><span>38093</span><span>Villefontaine</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 95 24 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Grenoble - Siège de Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5-7 place Robert Schuman</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 28 28 28</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>cci@grenoble.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.grenoble.cci.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.grenoble.cci.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:00 à 12:30</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Siège de Vienne</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 place Saint Pierre</span><span>38217</span><span>Vienne Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 31 44 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 17:30</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul></div></div></div></div></div></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_5896" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_5896" class="cmq-cas">Résiliation prévue par le contrat de bail (dans une clause résolutoire)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le contrat peut prévoir que l'inexécution d'une obligation précisée entraînera la résiliation du bail : on parle alors de <span class="cmq-expression">clause résolutoire</span>.</p><ANoter><p>Une clause du bail commercial interdit au locataire de sous-louer le fonds. Si le locataire sous-loue le local, le bailleur peut se fonder sur la clause résolutoire pour demander la résiliation du bail.</p></ANoter><p>Pour mettre en œuvre cette clause, le propriétaire doit envoyer, par acte de <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice), un <dfn class="cmq-tip" data-target="R62976">commandement</dfn> qui informe le locataire qu'il va utiliser la clause résolutoire.</p><p>Le commandement doit mentionner les éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Agissements reprochés au locataire</strong> (par exemple, locataire qui n'exploite pas le fonds de commerce)</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Commandement à cesser</strong> le non-respect du bail</p></li><li><p>Mention d'un <strong class="cmq-evidence">délai d'1 mois</strong> pour que le locataire exécute ce que lui demande le propriétaire et respecte ses obligations.</p></li></ul><p>Si le locataire exécute ce qui est demandé dans le commandement, le bail n'est pas résilié.</p><p>En revanche, si le locataire n'exécute pas ce qui est demandé, la résiliation du bail est automatique. Elle est effective <strong class="cmq-evidence">1 mois après</strong> l'envoi du commandement de payer ou de la sommation d'exécuter.</p><ASavoir><p>Dans le cas d'un commandement de payer des loyers en retard, le locataire peut demander en justice des délais de paiement dans la limite de 2 années.</p></ASavoir></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2287" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2287" class="cmq-cas">Résiliation d'un commun accord entre le locataire et le bailleur</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le bailleur et le locataire peuvent décider d'un commun accord de mettre fin au bail <strong class="cmq-evidence">à tout moment</strong>. On parle alors de <span class="cmq-expression">résiliation amiable</span> du contrat de bail.</p><p>La résiliation à l'amiable n'exige <strong class="cmq-evidence">pas de forme particulière</strong>. Il faut simplement que le locataire accepte l'offre de résiliation amiable du bailleur.</p><p>En pratique, il est conseillé au bailleur et au locataire de signer un acte qui prévoit la date de libération des locaux et qui fixe le solde du loyer, les charges et le sort du dépôt de garantie</p><p>De plus, le bailleur en accord avec le locataire doit vérifier auprès du greffe du tribunal de commerce s'il existe des inscriptions sur le fonds de commerce (privilège, <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37936_PRO" class="cmq-intralink">nantissement</a>, etc. ). Si c'est le cas, le bailleur doit<strong class="cmq-evidence"> informer</strong> (par lettre recommandée avec AR ou par acte de commissaire de justice) les <dfn class="cmq-tip" data-target="R71266">créanciers inscrits sur le fonds</dfn> de la résiliation amiable du bail.</p><p>La résiliation amiable ne deviendra définitive <strong class="cmq-evidence">qu' 1 mois après</strong> la notification effectuée aux créanciers inscrits.</p></div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Site de Villefontaine</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5 Rue Antoine Condorcet</span><span>38093</span><span>Villefontaine</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 95 24 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Grenoble - Siège de Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5-7 place Robert Schuman</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 28 28 28</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>cci@grenoble.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.grenoble.cci.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.grenoble.cci.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:00 à 12:30</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Siège de Vienne</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 place Saint Pierre</span><span>38217</span><span>Vienne Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 31 44 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 17:30</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Site de Villefontaine</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5 Rue Antoine Condorcet</span><span>38093</span><span>Villefontaine</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 95 24 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Grenoble - Siège de Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>5-7 place Robert Schuman</span><span>38000</span><span>Grenoble</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 28 28 28</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>cci@grenoble.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.grenoble.cci.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.grenoble.cci.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:00 à 12:30</li><li>de 14:00 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Chambre de commerce et d'industrie (CCI) 38 - Nord-Isère - Siège de Vienne</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 place Saint Pierre</span><span>38217</span><span>Vienne Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 31 44 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil@nord-isere.cci.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.ccinordisere.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.ccinordisere.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 17:30</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R52183"><p>Celui qui bénéficie d'un droit par le biais d'un parent ou d'un proche</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R54682"><p>Villes, villages ou quartiers dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62976"><p>Dans un bail commercial, acte par lequel le bailleur fait connaître au locataire les infractions reprochées et l'informe de sa volonté d'utiliser la clause résolutoire si le locataire n'exécute pas ses obligations</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71266"><p>Créanciers qui se protègent des défaillances éventuelles de leur débiteur en prenant une garantie sur le fonds de commerce (nantissement, gage, hypothèque, privilège, etc.)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="SARL" data-id="R24383"><p>Société à responsabilité limitée</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="EURL" data-id="R38722"><p>Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée</p></div><div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000006161263" target="_blank">Code de commerce : articles L145-4 à L145-7-1</a><div class="cmq-reference-detail">Résiliation du bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032196686" target="_blank">Code de commerce : article R145-38</a><div class="cmq-reference-detail">Recours à la lettre recommandée</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_8" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32253_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">En cas de vente d'un local commercial, le locataire est-il prioritaire pour le racheter ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Sat, 07 Jun 2025 21:50:11 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21051</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21051</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21051</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Bail commercial : charges et dépenses du locataire et du bailleur</title>
		<link>https://clonas.fr/article-20554-bail-commercial-charges-et-depenses-du-locataire-et-du-bailleur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-20554-bail-commercial-charges-et-depenses-du-locataire-et-du-bailleur</guid>
		<description> La loi impose d'établir un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts, taxes et redevances dans le bail commercial.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>La loi impose d'insérer dans le bail commercial ou dans une annexe au bail, un inventaire <span class="cmq-expression">précis et limitatif</span> des catégories de charges, impôts, taxes et redevances liés au bail commercial. Cet inventaire doit indiquer la répartition entre le bailleur et le locataire.</p><p>De plus, un <strong class="cmq-evidence">état récapitulatif</strong> avec la liquidation et la régularisation des comptes de charges doit être établi chaque année. Il est adressé par le bailleur au locataire au plus tard le 30 septembre de l'année qui suit celle où il est établi.</p><p>Si les parties n'ont <strong class="cmq-evidence">pas prévu d'inventaire</strong> <span class="cmq-expression">précis et limitatif </span>des charges et des taxes, le bailleur ne peut pas facturer de charges au locataire.</p><p>Dans un ensemble immobilier comportant <strong class="cmq-evidence">plusieurs locataires</strong> (par exemple : centre commercial), le bail commercial doit préciser la répartition des charges ou du coût des travaux entre les différents locataires. Cette répartition se fait en fonction de la surface exploitée. Le montant des impôts, taxes et redevances à la charge du locataire doit correspondre au local occupé par chaque locataire et à la quote-part des parties communes nécessaires à la chose louée. Dans les immeubles en copropriété, le bailleur présente <strong class="cmq-evidence">l'état récapitulatif annuel</strong> dans un délai de 3 mois à partir de la présentation des comptes de copropriété sur l'exercice annuel.</p><p>En cours de bail, le bailleur doit informer le locataire de toute nouvelle charge, ou de toute nouvekle taxe ou redevance ou encore de tout élément modifiant la répartition fixée dans le contrat de bail.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les charges à payer par le bailleur ?</a><div class="y-folder-body"><p>Les charges suivantes doivent <strong class="cmq-evidence">être payées par le bailleur</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Dépenses concernant les <dfn class="cmq-tip" data-target="R71932">grosses réparations</dfn></strong> touchant au bâtiment, tels que les murs de soutènement et de clôture, voûtes, digues, charpente et toiture. Par exemple : remise en état d'un immeuble suite aux inondations, réfection de l'installation électrique, réparation d'une canalisation). En pratique, ces réparations sont celles qui impactent la structure et/ou la solidité de l’immeuble. Les grosses réparations se caractérisent par l'importance matérielle et le coût exceptionnel.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Dépenses de travaux nécessaires en raison de la vétusté du bien ou de mise aux normes</strong> lorsqu'il s'agit de grosses réparations. Cela concerne les travaux de mise en conformité avec la réglementation, tels que les mises aux normes (accessibilité handicapés, hygiène, sécurité incendie, électricité) et plus largement tous les travaux à réaliser sur injonction ou prescription administrative.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Honoraires du bailleur</strong> concernant la gestion des loyers du local ou de l'immeuble</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Impôts, taxes et redevances</strong> liés à la propriété des locaux : la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23547_PRO" class="cmq-intralink">cotisation foncière des entreprises (CFE))</a> et la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23546_PRO" class="cmq-intralink">cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE)</a>) sont toujours à la charge du bailleur. En revanche, la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F59_PRO" class="cmq-intralink">taxe foncière</a>, la taxe de balayage, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20668_PRO" class="cmq-intralink">taxe annuelle sur les bureaux en Ile de France</a> peuvent être mises à la charge du locataire si le bail le prévoit.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Dans un ensemble immobilier</strong>, charges, impôts, taxes, redevances et coût des travaux portant sur des locaux vacants qui concernent d'autres locataires.</p></li></ul><ASavoir><p>Lorsque le bail a été conclu ou renouvelé <strong class="cmq-evidence">avant le 5 novembre 2014</strong>, le bailleur et le locataire <strong class="cmq-evidence">ont pu décider librement</strong> de la répartition entre eux des charges, du coût des réparations et des taxes. En pratique, les grosses réparations sont souvent à la charge du bailleur et les autres réparations à la charge du locataire.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les charges à payer par le locataire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire doit payer les dépenses d'entretien et les réparations courantes. On parle de <span class="cmq-expression">charges récupérables.</span> Une charge est réclamée au locataire uniquement si le contrat de bail le prévoit précisément. Le bailleur peut également lui demander le remboursement de certains impôts et taxes <strong class="cmq-evidence">lorsque l'inventaire des charges le prévoit</strong>.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Dépenses toujours à la charge du locataire</p></h5><p>Les <strong class="cmq-evidence">dépenses d'entretien et de réparations courantes</strong>, dites <span class="cmq-expression">dépenses locatives</span>, sont toujours à la charge du locataire.</p><p>Il s'agit des dépenses suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Dépenses courantes d'eau, de gaz et d'électricité</p></li><li><p>Dépenses d'entretien et de réparations courantes telles que les peintures, papiers peints, moquettes, appareils de chauffage, compteurs, sanitaires, volets extérieurs</p></li><li><p>Dépenses d'équipement de la copropriété (ascenseur, entretien des parties communes)</p></li><li><p>Travaux d'embellissement dont le coût est plus important que les frais de remplacement de l'élément concerné</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Dépenses pouvant être mises à la charge du locataire</p></h5><p>Le locataire peut être amené à rembourser le bailleur des dépenses suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38138_PRO" class="cmq-intralink">Taxe foncière</a> et taxes additionnelles à la taxe foncière</p></li><li><p>Impôts, taxes et redevances liées à l'usage du local ou de l'immeuble (taxe sur les locaux commerciaux de stockage et sur les surfaces de stationnement en Ile de France)</p></li><li><p>Impôts, taxes et redevances liées à un service dont bénéficie le locataire (taxe sur les ordures ménagères, taxe de balayage, <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20668_PRO" class="cmq-intralink">taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France</a>)</p></li></ul><p>Ces dépenses sont mises à la charge du locataire uniquement en présence d'un <strong class="cmq-evidence">inventaire précis</strong> des charges, impôts, taxes et redevances liés au bail commercial <strong class="cmq-evidence">avec une répartition des charges entre le bailleur et le locataire</strong>.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelle est l'obligation d'information du bailleur concernant les travaux ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur doit adresser au locataire les 2 documents suivants concernant les travaux :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">État prévisionnel</strong> <strong class="cmq-evidence">des travaux</strong> qu'il envisage de réaliser dans les 3 années suivantes avec un budget prévisionnel</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">État récapitulatif</strong> <strong class="cmq-evidence">des travaux</strong> réalisés dans les 3 années précédentes avec leur coût</p></li></ul><p>Ces informations sont communiquées au locataire tous les 3 ans dans un délai de 2 mois à compter de chaque échéance triennale.</p><p>À la demande du locataire, le bailleur doit transmettre tout document justifiant le montant des travaux.</p><p>Dans le cas d'un ensemble immobilier avec plusieurs locataires (par exemple, un centre commercial), le bail commercial doit préciser la répartition du coût des travaux entre les différents locataires occupant cet ensemble.</p></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71932"><p>Réparations des gros murs et des voûtes, rétablissement des poutres et des couvertures entières ou des murs de soutènement et de clôture en entier. Toutes les autres réparations sont d'entretien.</p></div><div class="box header3" id="header_box_9" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23547_PRO" class="cmq-fiche-link">Cotisation foncière des entreprises (CFE)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N24265_PRO" class="cmq-theme">Fiscalité</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38138_PRO" class="cmq-fiche-link">Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour les entreprises</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N24265_PRO" class="cmq-theme">Fiscalité</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20668_PRO" class="cmq-fiche-link">Taxe annuelle sur les bureaux en Île-de-France</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N24265_PRO" class="cmq-theme">Fiscalité</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006429505" target="_blank">Code civil : article 606</a><div class="cmq-reference-detail">Définition des grosses réparations</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006161262" target="_blank">Code de commerce : articles L145-1 à L145-3</a><div class="cmq-reference-detail">Bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029103688" target="_blank">Code de commerce : article L145-40-2</a><div class="cmq-reference-detail">Inventaire précis et limitatif des charges</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000005634379/LEGISCTA000029704255" target="_blank">Code de commerce : articles R145-35 à R145-37</a><div class="cmq-reference-detail">Charges pesant sur le propriétaire et le locataire et l'état récapitulatif annuel communiqué au locataire</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_10" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Ce qui est négociable dans un bail commercial</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Bpifrance Création</div></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Tue, 03 Jun 2025 21:40:11 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/20554</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/20554</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A20554</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Sous-location du bail commercial</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21381-sous-location-du-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21381-sous-location-du-bail-commercial</guid>
		<description> La sous-location d'un local commercial est possible si le bailleur (propriétaire) a donné son autorisation et est informé des conditions de la sous-location.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>La <strong class="cmq-evidence">sous-location</strong> est le fait pour un locataire (locataire principal) de mettre en location le local ou une partie du local qu'il loue à une autre personne (sous-locataire) en échange du paiement d'un loyer.</p><p>La <strong class="cmq-evidence">mise à disposition de locaux avec prestations de services</strong> est également un contrat de location de locaux, mais la location est accompagnée de plusieurs prestations de services : entretien, fourniture du wifi, téléphone, chauffage, service d’accueil, accès à des salles de réunion, etc.</p><table class="cmq-table"><caption>Distinctions entre la sous-location et la mise à disposition</caption><tr><th width="30%"/><th width="30%"><p>Sous-location d'un bail commercial</p></th><th width="30%"><p>Mise à disposition de locaux</p></th></tr><tr><td width="30%"><p>Conditions</p></td><td width="30%"><p>Elle est possible aux 2 conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le bailleur a donné son autorisation</p></li><li><p>Le bailleur est informé par le locataire de l'acte de sous-location</p></li></ul></td><td width="30%"><p>Elle doit être autorisée dans la clause de destination du bail commercial.</p></td></tr><tr><td width="30%"><p>Loyer / Redevance</p></td><td width="30%"><p>Loyer versé par le sous locataire au locataire principal uniquement pour disposer du local</p></td><td width="30%"><p>Redevance ou prix global qui inclut des prestations de services : entretien, fourniture du wifi, téléphone, chauffage, service d’accueil, accès à des salles de réunion, etc.</p></td></tr><tr><td width="30%"><p>Réajustement de loyer</p></td><td width="30%"><p>Possibilité pour le bailleur de demander un réajustement de loyer au locataire principal si loyer de la sous-location est plus élevé que le loyer principal</p></td><td width="30%"><p>Pas de possibilité pour le bailleur d'obtenir un réajustement de loyer</p></td></tr></table><ANoter><p>Un locataire exploitant un atelier de danse le sous-loue à une société pendant plusieurs mois. Il propose avec le local de nombreuses prestations comme l’entretien des locaux, le contrôle de l’accueil et de la sécurité. Ce contrat est considéré comme une mise à disposition temporaire d'un local (et non une sous-location).</p></ANoter></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Dans quels cas la sous-location du bail commercial est-elle possible ?</a><div class="y-folder-body"><p>La sous-location totale ou partielle est en principe interdite.</p><p>Elle peut cependant être <strong class="cmq-evidence">autorisée</strong> lorsque les <strong class="cmq-evidence">2 conditions suivantes</strong> sont satisfaites :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le<dfn class="cmq-tip" data-target="R60878"> bailleur</dfn> a donné son autorisation.</p></li><li><p>Le bailleur est informé par le locataire de l'acte de sous-location</p></li></ul><p>Si le locataire ne respecte pas ces 2 conditions, la sous-location est <strong class="cmq-evidence">irrégulière</strong>. Le bailleur dispose alors de plusieurs options :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Il peut demander la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31707_PRO" class="cmq-intralink">résiliation</a> du bail.</p></li><li><p>Il peut refuser de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-intralink">renouveler</a> le contrat de bail sans verser d'indemnité d'éviction.</p></li></ul><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Autorisation du bailleur</p></h5><p>L’autorisation du <dfn class="cmq-tip" data-target="R60878">bailleur</dfn> est indispensable.</p><p>Cette autorisation peut prendre l'une des formes suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Elle peut être <strong class="cmq-evidence">écrite</strong>. L'autorisation de sous-location est parfois prévue dans le bail commercial initial. Elle peut aussi être obtenue après la signature du bail commercial : par exemple, rédaction d'un <dfn class="cmq-tip" data-target="R10829">avenant</dfn> au contrat de bail. En cas de renouvellement du bail commercial, l'autorisation de sous-louer doit être reproduite dans le contrat du bail renouvelé.</p></li></ul><ul class="cmq-liste"><li><p>Elle peut résulter d'une attitude claire et non équivoque du bailleur. : elle est alors <strong class="cmq-evidence">tacite</strong>. Par exemple, une autorisation expresse donnée par le bailleur au sous-locataire de réaliser des travaux vaut accord tacite de la sous-location.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Informer le bailleur de l'acte de sous-location</p></h5><p>Le locataire <strong class="cmq-evidence">doit informer</strong> le <dfn class="cmq-tip" data-target="R60878">bailleur</dfn> de son intention de sous-louer même lorsque la sous-location est autorisée par le contrat de bail. Cette obligation d'information permet au bailleur d'avoir connaissance des conditions de la sous-location et de l'identité du sous-locataire.</p><p>Le locataire informe le bailleur par l'un des moyens suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Acte de <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice)</p></li><li><p>Lettre recommandée avec accusé de réception.</p></li></ul><p>Le bailleur a alors un délai de <strong class="cmq-evidence">15 jours</strong> pour indiquer s'il entend intervenir au contrat de sous-location. Si le bailleur ne répond pas au locataire, son accord à la sous-location est considéré comme donné et la sous-location est considérée comme régulière.</p><p>Lorsque la sous-location est régulière, il existe <strong class="cmq-evidence">2 contrats</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Un <strong class="cmq-evidence">contrat de bail commercial</strong> entre le bailleur et le locataire principal avec un loyer principal versé par le locataire</p></li><li><p>Un <strong class="cmq-evidence">contrat de sous-location</strong> entre le locataire principal et le sous-locataire avec un loyer de sous-location</p></li></ul><p>Lorsque le loyer de la sous-location est supérieur au montant du loyer principal, le bailleur peut réclamer au locataire principal une majoration de loyer équivalente.</p><p>En cas de désaccord sur le montant du loyer majoré, le bailleur peut saisir le tribunal judiciaire du lieu où est situé le local commercial.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quel est le contenu du contrat de sous-location ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le contrat de sous-location signé entre le locataire principal et le sous-locataire contient généralement les mêmes clauses et conditions que le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">bail principal</a> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Description du local sous-loué</p></li><li><p>Affectation du local sous-loué (c'est-à-dire l'activité exercée)</p></li><li><p>Loyer de la sous-location</p></li><li><p>Répartition des charges entre le locataire et le sous-locataire</p></li><li><p>Règles de responsabilités du sous-locataire et du locataire à l'égard du bailleur</p></li><li><p>Durée de la sous-location. En général, elle ne dépasse pas le temps restant à courir pour le bail principal. </p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quels sont les effets de la sous-location ?</a><div class="y-folder-body"><p>La sous-location produit des conséquences différentes pour le bailleur, le locataire principal, le sous-locataire :</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2218" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2218" class="cmq-cas">Pour le bailleur</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Entre le bailleur et le sous-locataire, il n’y a pas de contrat.</p><p>En revanche, le bailleur peut réclamer à son locataire principal une <strong class="cmq-evidence">majoration de loyer</strong> lorsque le loyer de la sous-location est supérieur au loyer du bail principal.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2161" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2161" class="cmq-cas">Pour le locataire principal</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le locataire principal reçoit un loyer de son sous-locataire.</p><p>Il doit respecter les conditions du contrat de bail commercial conclu avec le bailleur. Il doit donc payer le loyer au bailleur. Il est aussi responsable à l'égard du bailleur si le sous-locataire ne respecte pas les conditions du bail. C'est par exemple le cas lorsque le sous-locataire a détérioré le local : le bailleur peut demander réparation au locataire principal.</p><ANoter><p>Lorsque le loyer de la sous-location est supérieur au loyer du bail principal, le bailleur peut réclamer au locataire principal une majoration de loyer.</p></ANoter></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2592" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2592" class="cmq-cas">Pour le sous-locataire</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le sous-locataire doit <strong class="cmq-evidence">verser le loyer</strong> de la sous-location au locataire principal.</p><p>Le sous-locataire <strong class="cmq-evidence">bénéficie des mêmes droits</strong> que le locataire principal. Le locataire principal ne peut donc pas consentir au sous-locataire des droits qu'il n'a pas :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le sous-locataire doit respecter la <dfn class="cmq-tip" data-target="R53142">destination des locaux</dfn> établie dans le contrat du bail principal (sauf autorisation expresse du bailleur).</p></li><li><p>Si le locataire principal souhaite mettre fin au bail commercial lors d’une période triennale, la sous-location prend fin également.</p></li></ul><ANoter><Titre>À noter</Titre><p>Il n'existe pas de contrat entre le bailleur et le sous-locataire. Cependant, si le bailleur n'est pas payé par son locataire principal, il peut demander au sous-locataire le paiement du loyer de la sous-location.</p></ANoter></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le sous-locataire a-t-il un droit au renouvellement de son bail ?</a><div class="y-folder-body"><p>Généralement, la location principale et la sous-location se terminent en même temps. La durée du « sous-bail » ne peut pas dépasser le temps restant à courir pour le bail principal.</p><p>Le sous-locataire qui exploite dans les lieux loués un fonds de commerce peut alors demander le renouvellement de son bail directement au bailleur : on parle de <span class="cmq-expression">droit direct au renouvellement</span>.</p><p>Ce droit au renouvellement n'est pas automatique et nécessite de distinguer la sous-location partielle et la sous-location totale :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">sous-location partielle</strong>, le locataire principal exploite un fonds de commerce sur une partie seulement des lieux loués. Sur l'autre partie, c'est le sous-locataire qui exploite un fonds de commerce. Les lieux sont donc divisibles.</p></li><li><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">sous-location totale</strong>, le locataire principal a sous-loué la totalité du local au sous-locataire. Il n'exploite plus personnellement le fonds de commerce.</p></li></ul><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_5817" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_5817" class="cmq-cas">Sous-location partielle</label><div class="cmq-cas-inner"><p>En cas de sous-location partielle, le locataire principal exploite un fonds de commerce sur une partie seulement des lieux loués.</p><p>La sous-location partielle suppose que les lieux sont divisibles.</p><ANoter><p>Un restaurateur sous-loue avec l'accord de son bailleur une partie de son local commercial à une épicerie.</p></ANoter><p>Le locataire principal et le sous-locataire demandent le renouvellement pour la partie des locaux dans laquelle il exploite le fonds de commerce :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le locataire principal (restaurateur) peut alors demander au bailleur le renouvellement de son bail seulement pour le restaurant</p></li><li><p>Le sous-locataire (l'épicerie) peut demander le renouvellement de son bail au locataire principal ou au bailleur s'il remplit les conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le sous-bail est soumis au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">statut des baux commerciaux</a> et les conditions spécifiques du droit au renouvellement sont respectées (obligation d’être immatriculé au RCS, exploitation effective et personnelle du fonds, etc.)</p></li><li><p>La sous-location a été autorisée par le bailleur</p></li><li><p>Les locaux faisant l’objet du bail principal sont divisibles.</p></li></ul></li></ul></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7139" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7139" class="cmq-cas">Sous-location totale</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Le locataire principal perd le droit au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-intralink">renouvellement de son bail commercial</a> puisqu’il n’exploite plus le fonds de commerce.</p><p>C'est le sous-locataire qui devient propriétaire du fonds de commerce et qui bénéficie du droit au renouvellement. Le sous-locataire doit demander le renouvellement de son bail au bailleur.</p><p>Ce droit au renouvellement est possible lorsque les conditions suivantes sont réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le sous-bail doit être soumis au statut des baux commerciaux et les conditions spécifiques du droit au renouvellement sont respectées (obligation d’être immatriculé au RCS, exploitation effective et personnelle du fonds, etc.)</p></li><li><p>La sous-location doit avoir été autorisée par le bailleur.</p></li></ul></div></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60878"><p>Propriétaire d'un bien immobilier qui le met en location. Il peut être une personne physique (particulier, entrepreneur individuel) ou morale (banque, société, etc.).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R10829"><p>Document complémentaire du contrat constatant une modification, une adaptation ou un complément qui y sont apportés d'un commun accord entre les 2 parties</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R53142"><p>Correspond à ce pour quoi un immeuble a été construit. Par exemple : usage d'habitation, usage professionnel ou usage mixte (immeuble d'habitation abritant également des locaux professionnels).</p></div><div class="box header3" id="header_box_4" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-fiche-link">Renouvellement ou prolongation tacite du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006161266" target="_blank">Code de commerce : articles L145-31 et L145-32</a><div class="cmq-reference-detail">Sous-location du bail commercial</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_5" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Tue, 03 Jun 2025 21:40:09 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21381</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21381</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21381</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Contrat de bail commercial</title>
		<link>https://clonas.fr/article-19754-contrat-de-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-19754-contrat-de-bail-commercial</guid>
		<description> Le contrat de bail commercial est un contrat de location de locaux pour exploiter une activité commerciale, artisanale ou industrielle.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le statut des baux commerciaux est un ensemble de règles qui s'applique <strong class="cmq-evidence">automatiquement</strong> au contrat de bail commercial.</p><p>Il permet au locataire de bénéficier de différents avantages : le droit au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-intralink">renouvellement du bail</a> au bout de 9 ans, le versement d'une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a> en cas de non-renouvellement ou la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">révision du loyer</a> tous les 3 ans ou en fonction d'une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">clause d'échelle mobile</a>.</p><p>Pour que le statut du bail commercial s'applique, les <strong class="cmq-evidence">4 conditions suivantes</strong> doivent être réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Existence d'un contrat de bail</p></li><li><p>Contrat concernant un immeuble ou un local à usage commercial, artisanal ou industriel</p></li><li><p>Exploitation d'un fonds de commerce dans le local</p></li><li><p>Immatriculation du locataire du bail au <abbr class="cmq-tip" data-target="R24403">RCS</abbr> ou au <abbr class="cmq-tip" data-target="R63705">RNE</abbr></p></li></ul><p>Le statut des baux commerciaux s'applique aussi sous certaines conditions aux établissements d'enseignement, services communaux exploités en régie, aux entreprises publiques et <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R58301_PRO" class="cmq-intralink">Epic</a> et à certaines sociétés coopératives.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Contrat de bail</p></h5><p>Le contrat prévoit l'obligation pour le bailleur de mettre à disposition du locataire un local à usage commercial. En contrepartie, le locataire paie un loyer.</p><p>Il s'agit généralement d'un bail commercial.</p><p>Il est possible d'exploiter une activité commerciale ou artisanale dans un contrat autre que le bail commercial. Ce peut être un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36540_PRO" class="cmq-intralink">contrat de location saisonnière</a> ou un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32304_PRO" class="cmq-intralink">bail dérogatoire</a> (ou bail de courte durée).</p><ASavoir><p>En principe, les professions libérales signent un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F24299_PRO" class="cmq-intralink">bail professionnel</a>. Lorsque le bailleur et le locataire (qui est un professionnel libéral) sont d'accord, ils peuvent placer volontairement le bail professionnel sous le régime du bail commercial.</p></ASavoir></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Immeuble ou local à usage commercial</p></h5><p>Le contrat de bail doit porter sur un « immeuble » ou un « local », c'est-à-dire une <strong class="cmq-evidence">construction présentant un caractère « stable et permanent »</strong>. Le locataire doit avoir l'assurance de pouvoir rester en possession des lieux loués pendant toute la durée du contrat, sans que le bailleur puisse le déplacer selon son bon vouloir.</p><p>Les <strong class="cmq-evidence">terrains nus</strong> ne sont pas concernés par le statut des baux commerciaux. En revanche, en cas de constructions sur ce terrain nu avec le consentement écrit du bailleur (par exemple : court de tennis avec vestiaires), ces constructions bénéficient du statut des baux commerciaux.</p><p>Les boutiques à l’intérieur des <strong class="cmq-evidence">centres commerciaux et des grandes surfaces</strong> bénéficient du statut des baux commerciaux. En revanche, les emplacements (par exemple un stand) doivent respecter les 2 conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le stand ou l’espace alloué est considéré comme stable et permanent.</p></li><li><p>L’exploitant bénéficie d’une clientèle propre.</p></li></ul><p>Dans les <strong class="cmq-evidence">locaux accessoires</strong> (par exemple : un dépôt ou un entrepôt) peuvent bénéficier du statut des baux commerciaux s'ils respectent les conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Les locaux sont <strong class="cmq-evidence">indispensables à l’exploitation du fonds de commerce</strong></p></li><li><p>Les locaux appartiennent au bailleur du local commercial</p></li></ul><p>La conclusion d'un bail commercial est possible uniquement si le <strong class="cmq-evidence">local est à usage commercial</strong>, c'est-à-dire affecté à l'exercice d'une activité commerciale, artisanale ou industrielle :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L'activité commerciale correspond à l'accomplissement d'actes de commerce comme l'achat de biens pour les revendre. La vente de vêtements, de livres ou de produits alimentaires sont des activités commerciales.</p></li><li><p>L'activité artisanale est une activité professionnelle indépendante de production, de transformation de réparation ou de prestations de services. Les métiers de coiffeur, chocolatier ou boucher sont des activités artisanales.</p></li><li><p>L'activité industrielle se définit ici comme une activité de transformation de matières premières (par exemple, les métiers du bois, du papier, de l'électronique).</p></li></ul><ASavoir><p>Un local d'habitation peut être loué à un commerçant à condition d'être <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F2751_PRO" class="cmq-intralink">transformé en local commercial</a>. Pour cela , il faut demander une autorisation de changement d'usage auprès de la mairie de la commune du lieu où est situé le local.</p></ASavoir></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Exploitation d'un fonds de commerce</p></h5><p>Le statut des baux commerciaux s'applique si un fonds de commerce est exploité dans les lieux. Le fonds doit appartenir à un commerçant ou à une entreprise immatriculée au <abbr class="cmq-tip" data-target="R24403">RCS</abbr> ou au <abbr class="cmq-tip" data-target="R63705">RNE</abbr>.</p><p>Le fonds de commerce est composé à la fois d'<span class="cmq-expression">éléments corporels</span> (mobilier commercial, matériel et outillage servant à l’exploitation du fonds) et <span class="cmq-expression">d'éléments incorporels</span> (clientèle, nom commercial, enseigne, droit au bail, marques de fabrique, brevets d’inventions, licences ).</p><p>L'existence d'une <strong class="cmq-evidence">clientèle</strong> propre au fonds de commerce constitue l'élément fondamental. La clientèle est l'ensemble des personnes qui viennent se fournir chez un commerçant ou un artisan en raison de son habilité, de son savoir-faire, des produits ou marchandises qu'il vend.</p><p>Le locataire peut cependant choisir d'exploiter son fonds de commerce en <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23573_PRO" class="cmq-intralink">location-gérance</a>. Dans ce cas, le locataire du bail garde le droit au renouvellement du bail commercial et le locataire-gérant n'en bénéficie pas.</p><p>Le fonds doit être exploité de façon effective, c'est-à-dire de façon réelle, régulière et conforme à la destination du bail.</p><p>Pour bénéficier du <strong class="cmq-evidence"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-intralink">droit au renouvellement du bail commercial</a></strong>, le fonds de commerce doit avoir été effectivement exploité au cours des 3 années qui précèdent la date d’expiration du bail ou de sa prolongation.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Immatriculation du locataire au RCS ou au RNE</p></h5><p>Le locataire doit être <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F35934_PRO" class="cmq-intralink">immatriculé</a> au <abbr class="cmq-tip" data-target="R24403">RCS</abbr> ou au <abbr class="cmq-tip" data-target="R63705">RNE</abbr>. Toutefois, cette condition est nécessaire pour obtenir le renouvellement du bail à l'échéance.</p><p>L'inscription au registre du commerce et des sociétés ou au RNE doit être effectuée par toutes les personnes qui exercent une <strong class="cmq-evidence">activité commerciale</strong>.</p><p>L'inscription au RNE, secteur des métiers et de l'artisanat est obligatoire pour les personnes physiques ou les sociétés qui exercent une <strong class="cmq-evidence">activité artisanale</strong> et qui n'emploient pas plus de 10 salariés.</p><p>Si plusieurs locataires exploitent le fonds de commerce, chacun d'eux doit être immatriculé au RCS ou au RNE.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le bail commercial doit-il être écrit ?</a><div class="y-folder-body"><p>Il n'y a pas de forme obligatoire pour la conclusion d'un contrat de bail commercial.</p><p>Le bail commercial peut être un bail verbal, un bail écrit (non enregistré auprès d'un notaire) ou un bail notarié.</p><p>Le <strong class="cmq-evidence">bail verbal</strong>, c'est-à-dire consenti oralement, est possible. Mais il ne permet pas de porter à la connaissance du locataire les informations d'ordre environnemental ni le montant ses charges respectives du bailleur et du locataire.</p><p>En pratique, le bail commercial est donc le plus souvent établi <strong class="cmq-evidence">par écrit</strong> afin d'apporter la preuve de l'existence du contrat. L'écrit permet de définir clairement les obligations de chacune des parties et de définir les charges que doivent supporter le bailleur et le locataire. Il permet aussi de porter à la connaissance du locataire les obligations environnementales.</p><p>Le bail écrit est établi soit sur un support <strong class="cmq-evidence">papier</strong> soit sur un support <strong class="cmq-evidence">électronique</strong>.</p><p>Le bail commercial est <strong class="cmq-evidence">obligatoirement rédigé par un notaire</strong> (on parle d'<dfn class="cmq-tip" data-target="R17851">acte authentique</dfn>) dans les 2 cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Lorsque la durée du bail dépasse 12 ans.</p></li><li><p>Lorsque le bail concerne un débit de boissons, c'est-à-dire un bar, un restaurant, un supermarché, une épicerie ou un caviste.</p></li></ul><ASavoir><p>Les frais d’établissement du contrat de bail et ses <dfn class="cmq-tip" data-target="R10829">avenants </dfn>sont généralement à la charge du locataire.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quel est le contenu du bail commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>Avant la conclusion du contrat de bail, le bailleur a l'obligation d'informer le locataire sur l'état des risques de la zone où se situe le local. Dans l'annonce immobilière de location du bien, le bailleur indique au locataire qu'il peut avoir accès à l'état des risques de la zone concernée sur un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R70099_PRO" class="cmq-intralink">site spécifique</a>.</p><p>Le bail commercial comporte des mentions obligatoires et des clauses qui peuvent être négociées entre le bailleur et le locataire.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Mentions obligatoires</p></h5><p>Lorsque le contrat de bail commercial est écrit, il doit obligatoirement contenir certains éléments : c'est ce qu'on appelle les <span class="cmq-expression">dispositions impératives</span> du statut des baux commerciaux.</p><p>Il s'agit des mentions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Identité et <dfn class="cmq-tip" data-target="R355">capacité</dfn> du bailleur et du locataire : si le bailleur est une société commerciale, il faut vérifier que le dirigeant ou le gérant a la capacité de signer le bail</p></li><li><p>Désignation des locaux : locaux décrits de façon précise avec adresse exacte. Les conditions d'accès aux locaux peuvent être précisées (pour la livraison des marchandises). Les issues de secours, dépendances et locaux annexes (greniers, caves et garages) doivent être mentionnés et décrits précisément.</p></li><li><p>Durée du bail</p></li><li><p>Type de commerce ou d'activités que le locataire est autorisé à exercer dans le local : on parle de « clause de destination ». Cette destination des lieux doit être respectée pendant toute la durée du bail. Si le locataire souhaite changer d'activité, il doit utiliser une procédure particulière appelée <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31227_PRO" class="cmq-intralink">déspécialisation</a>.</p></li><li><p>Montant du<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink"> loyer</a> et date de paiement du loyer. Il faut aussi préciser le mode de révision du loyer : soit triennale soit en fonction d'une <dfn class="cmq-tip" data-target="R2289">clause d'indexation</dfn></p></li><li><p>Si un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36538_PRO" class="cmq-intralink">dépôt de garantie</a> est prévu, il faut préciser son montant et la date de son encaissement</p></li><li><p>Répartition des <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32336_PRO" class="cmq-intralink">charges, impôts, taxes</a> entre le locataire et le bailleur</p></li><li><p>Conditions pour <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-intralink">donner congé</a> et mettre fin au bail commercial</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Clauses ou éléments négociés entre le bailleur et le locataire</p></h5><p>Le bailleur et le locataire peuvent s'entendre sur certains éléments. Il s'agit notamment des éléménts suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Sous-location : le bailleur peut autoriser la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22229_PRO" class="cmq-intralink">sous-location</a> à certaines conditions.</p></li><li><p>Cession du bail : le bailleur peut interdire au locataire de céder son bail seul. En revanche, il ne peut pas interdire cette <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32781_PRO" class="cmq-intralink">cession</a> lorsque le locataire vend son fonds de commerce.</p></li><li><p>Clause d'exclusivité : elle interdit au bailleur de louer d’autres locaux, dans le même bâtiment ou ensemble commercial, à des entreprises exerçant une activité concurrente de celle du locataire.</p></li></ul></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quels sont les documents à annexer au bail commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur doit annexer au contrat de bail commercial les documents suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>État des lieux</p></li><li><p>Inventaire des charges, impôts, taxes et redevances fourni par le propriétaire lié au bail conclu ou renouvelé depuis le 5 novembre 2014</p></li><li><p>Liste des travaux réalisés depuis 3 ans et ceux prévus pour les 3 années à venir</p></li><li><p>Diagnostic de performance énergétique (DPE)</p></li><li><p>Diagnostic de l'état des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT) également appelé diagnostic de l'état des risques et pollutions (ERP). Ce document doit être daté de moins de 6 mois</p></li><li><p>Déclaration et suivi des consommations d'énergie des bâtiments dédiés aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R58208">activités tertiaires </dfn>de plus de 1 000 m<sup>2</sup> </p></li><li><p>Annexe environnementale pour les surfaces supérieures ou égales à 2 000 m<sup>2</sup> </p></li></ul><ASavoir><p>Le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F742_PRO" class="cmq-intralink">diagnostic technique amiante</a> n'est pas obligatoirement annexé mais il doit être tenu à jour par le bailleur et mis à disposition du locataire.</p></ASavoir><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>État des lieux</p></h5><p>Un état des lieux doit être établi par le bailleur et le locataire lors de la prise de possession des locaux par le locataire. Il peut aussi être établi par un tiers mandaté par l'une ou les deux parties.</p><p>Il doit présenter avec précision l'état de chaque pièce et les équipements contenus dans le local commercial.</p><p>Si les parties ne sont pas d'accord, un commissaire de justice (ex huissier de justice) peut l'établir. Dans ce cas, le bailleur et le locataire paient chacun la moitié des frais d'établissement de l'état des lieux.</p><p>Le contrat de bail est généralement signé avant l'entrée dans les lieux. De son côté, l'état des lieux est obligatoirement établi lors de l'entrée dans les locaux. Il est donc joint au contrat de bail qui a été signé.</p><p>Un <strong class="cmq-evidence">état des lieux de sortie</strong> est rédigé lors de la restitution des locaux, lors de la cession du <dfn class="cmq-tip" data-target="R62957">droit au bail commercial</dfn>, de la cession ou de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F35992_PRO" class="cmq-intralink">transmission à titre gratuit du fonds de commerce</a> dans le cadre d'une <dfn class="cmq-tip" data-target="R55579">donation </dfn>ou d'une succession.</p><p>Lorsqu'un état des lieux n'a pas été fait lors de l'entrée dans les lieux, on considère les lieux étaient en bon état de réparations locatives. Le bailleur doit cependant prouver qu'il a tout fait pour réaliser un état des lieux.</p><ASavoir><p>pour les baux conclus avant le 20 juin 2014, un état des lieux doit être établi lors de la restitution du local uniquement si un état des lieux a été effectué au moment de la prise de possession.</p></ASavoir></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Inventaire des charges, impôts, taxes et redevances fourni par le propriétaire</p></h5><p>Un inventaire des charges, des impôts, des taxes et redevances doit être réalisé. La loi ne précise pas l'emplacement de cet inventaire. Il peut donc figurer dans le contrat de bail ou faire l'objet d'une annexe distincte.</p><p>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32336_PRO" class="cmq-intralink">la répartition des charges entre le bailleur et le locataire</a>.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Liste des travaux réalisés et à venir</p></h5><p>Le bailleur doit <strong class="cmq-evidence">annexer au contrat</strong> de bail les éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Exposé des travaux qu'il envisage de réaliser au cours des 3 prochaines années, avec un budget prévisionnel</p></li><li><p>État récapitulatif des travaux qu'il a réalisés au cours des 3 années précédentes en précisant leurs montants</p></li></ul><p>Le bailleur doit également informer le locataire <strong class="cmq-evidence">tous les 3 ans</strong> sur ces éléments.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Diagnostic de performance énergétique (DPE)</p></h5><p>Le diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être <strong class="cmq-evidence">annexé</strong> au contrat de bail commercial.</p><p>Il <strong class="cmq-evidence">comporte les éléments</strong> suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée</p></li><li><p>Émissions de gaz à effet de serre pour une utilisation standardisée du bâtiment ou d'une partie de bâtiment</p></li><li><p>Information sur les conditions d'aération ou de ventilation.</p></li></ul><p>Certains <strong class="cmq-evidence">locaux ne sont pas concernés</strong> par le DPE. Il s'agit des locaux suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Certains bâtiments indépendants d'une surface inférieure à 50 m²</p></li><li><p>Locaux à usage artisanal ou industriel, dans lesquels le système de chauffage, de refroidissement ou de production d’eau chaude pour l’occupation humaine consomme une faible quantité d’énergie</p></li></ul><p>Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre fiche d'information sur le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F16096_PRO" class="cmq-intralink">diagnostic de performance énergétique (DPE)</a>.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Diagnostic de l'état des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT) ou diagnostic de l'état des risques et pollutions (ERP)</p></h5><p>Le diagnostic de l'ERNMT ou diagnostic de l'état des risques et pollutions (ERP) n'est pas obligatoire pour tous les locaux. Il concerne uniquement les locaux situés dans une <strong class="cmq-evidence">zone spécifique</strong>. Il s'agit d'une des zones suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques</p></li><li><p>Zone couverte par un plan de prévention des risques naturels prévisibles</p></li><li><p>Zone de sismicité</p></li><li><p>Zone à potentiel radon (gaz radioactif) significatif</p></li><li><p>Zone exposée au recul du trait de côte</p></li><li><p>Zone concernée par les obligations de débroussaillement et de maintien en l'état débroussaillé.</p></li></ul><p>Lorsque le local est situé dans une zone spécifique, ce document doit être annexé au bail commercial et dater de moins de 6 mois.</p><p>Pour plus de détails, vous pouvez consulter la fiche d'information sur <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F12239_PRO" class="cmq-intralink">l'état des risques (diagnostic immobilier)</a>.</p><ASavoir><p>Lorsqu'il existe un <strong class="cmq-evidence">risque de pollution des sols</strong>, le propriétaire du terrain doit informer le locataire par écrit. Une information sur les risques de pollution des sols doit être annexée au contrat de bail.</p></ASavoir></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Déclaration et suivi des consommations d'énergie des bâtiments dédiés aux activités tertiaires et de plus de 1 000 m2</p></h5><p>Les propriétaires des bâtiments ou des parties de bâtiments dépassant 1 000 m<sup>2</sup> et dédiés aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R58208">activités tertiaires</dfn> doivent transmettre annuellement leurs consommations d'énergie via la plateforme OPERAT.</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Déclaration et suivi des consommations d'énergie des bâtiments du secteur tertiaire (Plateforme OPERAT)</h4><p class="y-details">Agence de la transition écologique (Ademe)</p><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://operat.ademe.fr/#/public/home">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div><p>Cette plateforme permet de générer une attestation numérique annuelle.</p><p>En cas de location d'un local commercial, le propriétaire doit annexer au contrat de bail, à titre d'information, la dernière attestation numérique annuelle.</p><p>Pour en savoir plus, vous pouvez notre fiche sur la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38065_PRO" class="cmq-intralink">réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments à usage tertiaire</a>.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Annexe environnementale (ou annexe verte) pour un local de plus de 2 000 m2</p></h5><p>Un bail commercial qui porte sur un local de plus de 2 000 m<sup>2</sup> à usage de bureaux ou de commerces doit comporter une annexe environnementale. Elle doit être annexée au contrat de bail par le bailleur.</p><p>L'annexe environnementale (dite <span class="cmq-expression">annexe verte</span>) contient les informations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Descriptif des caractéristiques énergétiques des équipements et des systèmes du bâtiment et des locaux loués (traitement des déchets, chauffage, refroidissement, ventilation, éclairage...)</p></li><li><p>Consommation annuelle d'eau et d'énergie de ces équipements et systèmes</p></li><li><p>Quantité annuelle de déchets générée</p></li></ul><p>Cette annexe peut prévoir des obligations pour limiter la consommation énergétique des locaux.</p><p>Plusieurs objectifs peuvent figurer dans l'annexe verte. Par exemple : travaux d'entretien, plan de réduction de la consommation d'eau, réduction des émissions de gaz à effet de serre.</p></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R17851"><p>Document établi par un officier public compétent, tels qu'un notaire, un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire), un officier d'état civil, rédigé selon les formalités exigées par la loi et dont le contenu peut avoir la même valeur qu'une décision judiciaire</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R10829"><p>Document complémentaire du contrat constatant une modification, une adaptation ou un complément qui y sont apportés d'un commun accord entre les 2 parties</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R355"><p>Aptitude d'une personne (physique ou morale) à avoir des droits et des obligations et à les exercer elle-même (exemples : droit de conclure un contrat, droit d'agir en justice)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R2289"><p>Disposition d’un contrat ou d’un jugement destinée à compenser la dépréciation monétaire (ou à tenir compte de l’inflation) entre le jour où la créance est évaluée et le jour du paiement</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R58208"><p>Bâtiment occupé par les entreprises exerçant dans les métiers du service comme dans l'enseignement, le commerce, la santé, les bureaux d'étude, la restauration, l'hôtellerie, etc. Le secteur tertiaire se distingue des secteurs primaire (agriculture, sylviculture, pêche, activités minières) et secondaire (industrie, construction).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62957"><p>Élément du fonds de commerce qui permet au locataire de rester dans le local. En cas de cession du bail commercial, il est transmis à l'acquéreur et lui permet de reprendre le bail existant pour la durée restant à courir en contrepartie d’une somme d’argent. La valeur du droit au bail dépend de la durée du bail, la situation géographique, le montant du loyer, etc.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R55579"><p>Acte par lequel une personne transmet de son vivant et gratuitement la propriété d'un bien à une autre personne</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="RCS" data-id="R24403"><p>Registre du commerce et des sociétés</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="RNE" data-id="R63705"><p>Registre national des entreprises</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="Epic" data-id="R58301"><p>Établissement public industriel et commercial</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F16096_PART" class="cmq-fiche-link">Diagnostic immobilier : diagnostic de performance énergétique (DPE)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PRO" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F12239_PART" class="cmq-fiche-link">Diagnostic immobilier : état des risques</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PRO" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38538_PRO" class="cmq-fiche-link">Prévenir les risques naturels et technologiques pouvant impacter son activité</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N32300_PRO" class="cmq-theme">Environnement</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : fixer et réviser le loyer</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31707_PRO" class="cmq-fiche-link">Résilier un bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22229_PRO" class="cmq-fiche-link">Sous-location du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32336_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : charges et dépenses du locataire et du bailleur</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F38065_PRO" class="cmq-fiche-link">Réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments à usage tertiaire</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N32300_PRO" class="cmq-theme">Environnement</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006161262" target="_blank">Code de commerce : articles L145-1 à L145-3</a><div class="cmq-reference-detail">Champ d'application du bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043978268" target="_blank">Code de l'environnement : article L125-5</a><div class="cmq-reference-detail">Diagnostic état des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT) ou diagnostic de l'état des risques et pollutions (ERP</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000025118427" target="_blank">Code de l'environnement : article L125-9</a><div class="cmq-reference-detail">Annexe verte</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074096/LEGISCTA000041565269/" target="_blank">Code de la construction et de l'habitation : articles L126-23 à L126-35</a><div class="cmq-reference-detail">Diagnostics divers</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000025730488/" target="_blank">Code de la construction et de l'habitation : articles R137-1 à R137-3</a><div class="cmq-reference-detail">Obligation de fournir l'annexe environnementale</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036829833/" target="_blank">Code civil : article 1145</a></div>
</div>
</div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Services en ligne et formulaires</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://operat.ademe.fr/#/public/home" >Déclaration et suivi des consommations d'énergie des bâtiments du secteur tertiaire (Plateforme OPERAT)</a>
<span class="cmq-service-detail" >Téléservice</span>
</div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Comment évaluer un fonds de commerce ?</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Chambre de commerce et d'industrie de Paris - Île-de-France</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Ce qui est négociable dans un bail commercial</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Bpifrance Création</div></div>
</div></div>
<div class="box header3" id="header_box_3" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Bail commercial et bail professionnel : quel indice de référence utiliser ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36538_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Faut-il verser un dépôt de garantie dans un bail commercial ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36624_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Que devient le bail commercial lorsque le locataire est en procédure collective ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Sat, 17 May 2025 21:15:04 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/19754</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/19754</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A19754</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Cession du bail commercial</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21318-cession-du-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21318-cession-du-bail-commercial</guid>
		<description> Le locataire est libre de céder son bail commercial. Toutefois, il faut respecter certaines règles.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>La <strong class="cmq-evidence">cession du droit au bail</strong> ou <strong class="cmq-evidence">cession du bail commercial</strong> est un contrat par lequel le locataire (appelé <span class="cmq-expression">cédant</span>) transfère à une autre personne (appelée <span class="cmq-expression">cessionnaire</span>) le bénéfice du bail.</p><p>Le locataire cède alors à un nouveau locataire (<span class="cmq-expression">cessionnaire</span>) la jouissance des locaux, l'obligation de payer le loyer et d'exécuter les conditions de la location. Le bail commercial initial subsiste, mais avec un changement de locataire.</p><p>En pratique, la plupart des bailleurs (propriétaires) interdisent à leur locataire de céder leur droit au bail en insérant une clause dans le contrat de bail commercial. En revanche, le bailleur ne peut pas interdire au locataire de céder son bail commercial lorsqu'il souhaite vendre son fonds de commerce. Il ne peut pas non plus interdire la cession du bail qui est transmis dans le cadre d'une fusion, d'une scission, d'un apport partiel d'actif ou d'une transmission universelle de patrimoine</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Cession du bail commercial seul</p></h5><p>Le locataire peut céder son <strong class="cmq-evidence">droit au bail seul</strong>, c'est-à-dire sans vendre son <dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">fonds de commerce</dfn>. Il doit alors vérifier que le contrat de bail commercial autorise la cession du seul droit au bail. On parle de cession de « pas de porte ».</p><p>En pratique, le contrat de bail commercial prévoit souvent l'accord du propriétaire pour la cession du seul droit au bail.</p><p>Le locataire doit aussi se renseigner à la mairie pour savoir si le bail est situé dans une zone appelée <span class="cmq-expression">périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité</span>. Lorsque c'est le cas, la commune peut utiliser son <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22552_PRO" class="cmq-intralink">droit de préemption commercial</a>, ce qui signifie qu'elle a une priorité pour acquérir le droit au bail.</p><p>Lorsque la cession du bail est réalisée, le nouveau locataire (appelé <span class="cmq-expression">cessionnaire</span>) prend la place du locataire initial (appelé <span class="cmq-expression">cédant</span>) pour la <strong class="cmq-evidence">durée restant à courir dans le bail</strong>.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Cession du bail commercial lors de la vente du fonds de commerce</p></h5><p>En cas de vente du <dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">fonds de commerce</dfn>, le droit au bail est obligatoirement inclus.</p><p>En effet, l'acquéreur d'un fonds de commerce achète <strong class="cmq-evidence">tous les éléments de ce fonds</strong> (notamment l'enseigne, les équipements, la clientèle, le <dfn class="cmq-tip" data-target="R62957">droit au bail</dfn>). La clientèle est l'élément le plus important : en l'absence de clientèle, le fonds de commerce ne peut pas exister. Dans ce cas, la seule cession du droit au bail est possible.</p><p>Le bailleur <strong class="cmq-evidence">ne peut pas s'opposer</strong> à la cession du bail lors de la vente du fonds de commerce. En effet, les clauses contenues dans le contrat de bail qui <strong class="cmq-evidence">interdisent</strong> la cession du bail lors de la cession du fonds de commerce ne sont pas valables.</p><p>Cependant, la cession peut être soumise à certaines conditions par le contrat de bail. Par exemple, une clause dite clause d'agrément peut prévoir que la cession du bail doit être autorisée par le bailleur. Par ailleurs, une clause autorisant la cession du bail uniquement en cas de vente totale du fonds de commerce est possible.</p><ANoter><p>Lorsque le fonds de commerce est situé dans une zone spécifique appelée <span class="cmq-expression">périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité</span>, la mairie peut exercer son <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22552_PRO" class="cmq-intralink">droit de préemption commercial</a> : cela signifie qu'elle a une priorité pour acquérir le droit au bail.</p></ANoter></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Transfert du bail commercial en cas de fusion, scission, apport d'une partie de l'actif ou de transmission universelle de patrimoine</p></h5><p>Dans cette hypothèse, une société, locataire d'un bail commercial, est absorbée dans le cadre d'une <dfn class="cmq-tip" data-target="R63327">fusion</dfn> , d'une <dfn class="cmq-tip" data-target="R63528">scission</dfn> ou fait l'objet d'un <dfn class="cmq-tip" data-target="R63529">apport partiel d'actif</dfn> ou d'un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F35962_PRO" class="cmq-intralink">transfert universel de patrimoine</a>. La société absorbante ou bénéficiaire de l'apport devient immédiatement propriétaire du droit au bail et n'a aucune formalité à accomplir.</p><p>Le bailleur ne peut pas s'opposer à cette cession.</p><p>Toute clause du bail commercial qui interdit la cession du bail commercial dans ces situations n'est pas valable.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">En cas de retraite ou d'invalidité, le locataire peut-il céder son bail pour une activité différente ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire ayant demandé à bénéficier de ses droits à la retraite ou qui est admis à bénéficier d'une pension d'invalidité a la possibilité de céder son bail pour une <strong class="cmq-evidence">activité différente</strong> de celle exercée habituellement. On parle de « <span class="cmq-expression">cession déspécialisation </span>».</p><p>Le bailleur ne peut pas interdire cette cession.</p><p>Le locataire utilise une procédure de changement d'activité spécifique (appelée <span class="cmq-expression">déspécialisation</span> ) en cas de cession du bail au moment d'un départ à la retraite ou du versement d'une pension d'invalidité.</p><Attention><p>Avant toute cession du bail commercial, le locataire (cédant) doit vérifier si le local est situé dans une zone concernée par le droit de préemption commercial de la commune. Pour en savoir plus, se reporter à la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22552_PRO" class="cmq-intralink">fiche dédiée</a>.</p></Attention><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Conditions pour bénéficier du droit de « cession déspécialisation »</p></h5><p>Pour bénéficier de ce droit de « cession déspécialisation », le locataire doit remplir les 2 conditions suivantes : </p><ul class="cmq-liste"><li><p>Être une personne physique (commerçant, artisan) ou un associé unique d'une <abbr class="cmq-tip" data-target="R38722">EURL</abbr> ou un gérant majoritaire de <abbr class="cmq-tip" data-target="R24383">SARL</abbr>  depuis au moins 2 ans</p></li><li><p>Avoir préalablement demandé à bénéficier de ses droits à la retraite ou bénéficier d'une pension d'invalidité.</p></li></ul><ANoter><p>En pratique, le locataire doit avoir fait sa demande de liquidation des droits à la retraite à sa caisse de retraite.</p></ANoter></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Mise en œuvre du droit de « cession déspécialisation »</p></h5><p>Une fois les conditions remplies, le locataire notifie par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> au <strong class="cmq-evidence">bailleur son intention de céder le bail</strong>. Il précise également la nouvelle activité envisagée et le prix proposé.</p><p>Le locataire est obligé d'informer le bailleur de son intention de céder le bail mais il ne s'agit pas d'une demande d'autorisation de céder le bail.</p><p>Le locataire doit également <strong class="cmq-evidence">informer les créanciers inscrits sur le fonds de commerce</strong>, c'est-à-dire les créanciers ayant demandé l'inscription d'une garantie sur le fonds de commerce pour se protéger des défaillances du locataire (privilège ou <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37936_PRO" class="cmq-intralink">nantissement sur le fonds de commerce</a> du locataire). Ces créanciers peuvent s'opposer à la cession du bail s'ils estiment que leur garantie n'est pas suffisante.</p><ANoter><p>La nouvelle activité doit être <strong class="cmq-evidence">compatible</strong> avec la destination, les caractéristiques et la situation de l'immeuble. Ainsi, la création d'un fonds de commerce de laverie automatique qui nécessite l'installation de multiples machines sources de bruits sont incompatibles avec un immeuble à usage d'habitation.</p></ANoter><p>Dans le délai de 2 mois après la notification du locataire, le bailleur a les options suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Accepter le changement d'activité et donner son accord à la cession du bail</p></li><li><p>Exercer la priorité de rachat du droit au bail prévue par la loi</p></li><li><p>Contester les nouvelles activités et saisir le tribunal judiciaire</p></li></ul><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><p>Le bailleur qui ne propose pas de racheter le droit au bail dans un délai de 2 mois (à compter de la notification) est considéré comme ayant accepté la cession.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le bailleur peut-il s'opposer à la cession du bail commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le contrat de bail commercial peut prévoir que le bailleur a le droit de refuser la cession du bail commercial ou que son autorisation est nécessaire. D'autres clauses peuvent être insérées dans le contrat de bail pour préciser les <strong class="cmq-evidence">conditions de la cession</strong>.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Clause interdisant la cession du bail seul</p></h5><p>Les parties peuvent insérer dans le contrat de bail commercial une clause qui interdit toute cession portant <strong class="cmq-evidence">uniquement sur le droit au bail</strong>.</p><p>En revanche, le contrat ne peut pas interdire au locataire de céder le bail commercial dans le cadre de la vente du fonds de commerce. En effet, le locataire doit pouvoir céder le bail à l'acquéreur de son fonds.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Clause exigeant l'autorisation du propriétaire ou clause d'agrément</p></h5><p>Une clause d'agrément oblige le locataire à obtenir l'accord du propriétaire avant toute cession.</p><p>Cette clause permet au bailleur d'accepter ou de refuser le candidat à l'acquisition du bail.</p><p>Le bail prévoit généralement que l'autorisation du bailleur doit être donnée par écrit.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Clause prévoyant un appel du bailleur à concourir à l'acte de cession</p></h5><p>Cette clause a pour but d'avertir le bailleur de la cession du bail commercial.</p><p>Dans ce cas, la cession a lieu en présence du bailleur. Il est informé de l'identité du repreneur mais il n'a pas à donner son autorisation.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Qu'est-ce que la clause de garantie solidaire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Cette clause permet au locataire (<span class="cmq-expression">cédant</span>) du bail commercial de s'engager <dfn class="cmq-tip" data-target="R2674">solidairement</dfn> avec le nouveau locataire du bail (appelé <span class="cmq-expression">cessionnaire</span>) au paiement des loyers et à l'exécution du bail.</p><ANoter><p>La clause de garantie solidaire ne s'applique pas si le locataire cédant est en <dfn class="cmq-tip" data-target="R71275">procédure de sauvegarde</dfn>, de <dfn class="cmq-tip" data-target="R71273">redressement judiciaire </dfn>ou de <dfn class="cmq-tip" data-target="R71274">liquidation judiciaire</dfn>.</p></ANoter><p>En cas de non-paiement du loyer ou des charges par le nouveau locataire, le propriétaire peut faire jouer la clause de garantie solidaire et poursuivre l'ancien locataire (<span class="cmq-expression">cédant</span>) en respectant les 2 conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Informer le cédant</strong> du défaut de paiement du loyer <strong class="cmq-evidence">dans le délai d'un mois</strong> à compter de la date à laquelle les sommes auraient dû être acquittées. La loi ne prévoit aucun formalisme particulier pour délivrer cette information mais une lettre recommandée avec AR permettra d'avoir la preuve de cette information.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Réclamer le paiement du loyer</strong> au cédant du bail <strong class="cmq-evidence">dans un délai de 3 ans </strong>à partir de la cession du bail.</p></li></ul><p>Cette clause de garantie solidaire cesse <strong class="cmq-evidence">à l'expiration du bail</strong>. Elle ne produit pas d'effet en cas de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-intralink">renouvellement</a> du bail.</p><p>En revanche, en cas de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-intralink">tacite prolongation</a> , il n'y a pas formation d'un nouveau contrat : la clause de solidarité continue alors de s'appliquer jusqu'à l'expiration du bail.</p><ANoter><Titre>Exemple</Titre><p>Le 1<sup>er</sup> septembre 2024, un locataire cède son bail commercial. Le nouveau locataire (cessionnaire) ne paye son loyer que le 15 septembre 2024.</p><p>Le propriétaire doit alors informer le cédant (ancien locataire) du défaut de paiement avant le 15 octobre 2024.</p><p>Il peut faire jouer la garantie solidaire en demandant le paiement des loyers au cédant (qui est l'ancien locataire) jusqu'au 1<sup>er</sup> septembre 2027. Après cette date, il ne pourra plus l'utiliser.</p></ANoter></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les formalités à effectuer pour céder le bail commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>La cession du bail commercial nécessite de suivre les étapes suivantes :</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Vérifier si le bail est situé dans une zone où la commune peut exercer son droit de préemption</p></h5><p>Lorsque le bail commercial est situé dans une zone appelée « périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité », le cédant du bail commercial doit remplir un formulaire spécifique et l'adresser au maire de la commune concernée. La commune peut utiliser son <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22552_PRO" class="cmq-intralink">droit de préemption commercial</a>, ce qui signifie qu'elle a une priorité pour acquérir le droit au bail.</p><ASavoir><p>Pour en savoir plus sur le droit de préemption, vous pouvez consulter la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22552_PRO" class="cmq-intralink">fiche dédiée</a>.</p></ASavoir></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Rédiger un contrat de cession du bail commercial</p></h5><p>La cession de bail est établie obligatoirement sous la forme d'un contrat écrit. Ce contrat peut être rédigé par les parties elles-mêmes (sous sous seing privé), ou par un notaire (acte notarié).</p><p>La cession de bail peut aussi avoir la forme d'un <dfn class="cmq-tip" data-target="R10829">avenant</dfn> au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">contrat de bail commercial</a>.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Établir un état des lieux</p></h5><p>Un état des lieux doit être établi par le bailleur et le locataire sortant ou par un tiers mandaté par eux (par exemple, une agence immobilière).</p><p>L'état des lieux doit être conservé par chacune des parties.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Informer le bailleur et les créanciers inscrits sur le fonds de commerce</p></h5><p>La cession du bail commercial est notifiée par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> aux personnes suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Au bailleur du local commercial</p></li><li><p>Lorsque la cession du bail comporte aussi la cession du fonds de commerce : aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R71266">créanciers inscrits sur le fonds de commerce.</dfn></p></li></ul><p>L'acte de cession de bail doit mentionner l'identité et les coordonnées du cessionnaire (c'est-à-dire du repreneur) ainsi que la date de la cession. Cela permet de déterminer à partir de quand le repreneur est redevable du paiement du loyer.</p><ANoter><p>Lorsque la cession du bail commercial est établie par acte notarié, il n'est pas nécessaire d'envoyer la cession de bail par acte de commissaire de justice.</p></ANoter></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Enregistrer et payer les droits d'enregistrement</p></h5><p>L'acte de cession du droit au bail doit être enregistré par les parties (ou par l'une d'entre elles) au service fiscal de l'enregistrement du lieu de situation du local.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="https://www.impots.gouv.fr/annuaire-des-services-charges-de-lenregistrement" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Service fiscal de l'enregistrement</a></div></div><p>L’acte est enregistré dans le délai de 1 mois à compter de sa signature.</p><ANoter><p>Lorsque la cession du droit au bail est établi par <strong class="cmq-evidence">acte notarié</strong>, le notaire procède à l'enregistrement de l'acte au lieu d'exercice de l'étude notariée.</p></ANoter><p>Les droits d'enregistrement sont en principe payés par le repreneur (cessionnaire). L'acte de cession peut cependant prévoir qu'ils seront à la charge du vendeur (cédant).</p><p>Ils sont calculés sur le prix de cession de la manière suivante :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><span class="cmq-valeur">0 %</span> jusqu'à <span class="cmq-valeur">23 000 €</span></p></li><li><p><span class="cmq-valeur">3 %</span> entre <span class="cmq-valeur">23 001 €</span> à <span class="cmq-valeur">200 000 €</span></p></li><li><p>Et <span class="cmq-valeur">5 %</span> au-delà de <span class="cmq-valeur">200 000 €</span></p></li></ul><p>Un minimum de droit fixe de <span class="cmq-valeur">25 €</span> est perçu.</p><p>Lorsque ces formalités ne sont pas respectées, la cession du bail commercial n'est pas valable.</p></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60849"><p>Ensemble des éléments nécessaires à l'exercice de l'activité : clientèle, enseigne, nom commercial, matériels et équipements, droit au bail (local commercial), droits de propriété, contrats de travail et d'assurance en cours.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62957"><p>Élément du fonds de commerce qui permet au locataire de rester dans le local. En cas de cession du bail commercial, il est transmis à l'acquéreur et lui permet de reprendre le bail existant pour la durée restant à courir en contrepartie d’une somme d’argent. La valeur du droit au bail dépend de la durée du bail, la situation géographique, le montant du loyer, etc.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63327"><p>Opération qui consiste à réunir deux ou plusieurs sociétés ou entreprises pour en former une seule.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63528"><p>Opération par laquelle une société disparaît en transmettant son patrimoine à 2 autres sociétés qui existent déjà ou sont créées pour l'occasion. Ces sociétés sont appelées sociétés <span class="cmq-expression">bénéficiaires.</span></p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63529"><p>Opération par laquelle une société apporte une partie de son actif à une autre société, dite bénéficiaire, en échange de titres dans le capital de cette dernière.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R2674"><p>Personne liée à un ou plusieurs autres débiteurs par un lien juridique qui engage chacun à payer la totalité des sommes dues. La solidarité peut résulter de la loi (par exemple, paiement des droits de succession) ou d'un contrat (par exemple, caution pour une location).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71275"><p>Procédure ouverte lorsque l'entreprise peut encore payer ses fournisseurs et ses créanciers fiscaux et sociaux. Elle a principalement pour but de favoriser la réorganisation de l'entreprise en difficulté afin de permettre  la poursuite de l'activité économique, le maintien des emplois et l'apurement de son passif.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71273"><p>Procédure collective mise en place pour tenter de sauver une entreprise en état de cessation des paiements. Elle permet de mettre en place un plan de redressement (ou plan de continuation), qui prévoit le gel des dettes, le rééchelonnement des paiements et la réduction ou la remise de dettes.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71274"><p>Procédure collective qui intervient lorsque l'espoir de redressement est écarté ou lorsque le plan de redressement a échoué. Dans la majorité des cas, la liquidation judiciaire entraîne l'arrêt définitif de l'activité de l'entreprise et la vente des biens de l'entreprise.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R10829"><p>Document complémentaire du contrat constatant une modification, une adaptation ou un complément qui y sont apportés d'un commun accord entre les 2 parties</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71266"><p>Créanciers qui se protègent des défaillances éventuelles de leur débiteur en prenant une garantie sur le fonds de commerce (nantissement, gage, hypothèque, privilège, etc.)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="EURL" data-id="R38722"><p>Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="SARL" data-id="R24383"><p>Société à responsabilité limitée</p></div><div class="box header3" id="header_box_8" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F35997_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession de l'entreprise individuelle à un tiers</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31900_PRO" class="cmq-theme">Étapes de vie</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31227_PRO" class="cmq-fiche-link">Ajout ou changement d'activité dans un bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37849_PRO" class="cmq-fiche-link">Procédure de sauvegarde de l'entrepreneur individuel et du micro-entrepreneur</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31925_PRO" class="cmq-theme">Difficultés financières</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22311_PRO" class="cmq-fiche-link">Procédure de sauvegarde d'une société</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31925_PRO" class="cmq-theme">Difficultés financières</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22314_PRO" class="cmq-fiche-link">Redressement judiciaire de l'entrepreneur individuel et du micro-entrepreneur</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31925_PRO" class="cmq-theme">Difficultés financières</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37434_PRO" class="cmq-fiche-link">Redressement judiciaire d'une société</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31925_PRO" class="cmq-theme">Difficultés financières</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006161262" target="_blank">Code de commerce : articles L145-1 à L145-3</a><div class="cmq-reference-detail">Bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108741" target="_blank">Code de commerce : article L145-16</a><div class="cmq-reference-detail">Cession du bail commercial</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029103499" target="_blank">Code de commerce :article L145-40-1</a><div class="cmq-reference-detail">État des lieux pour une cession de droit au bail ou de fonds de commerce</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280350" target="_blank">Code de commerce : article L145-51</a><div class="cmq-reference-detail">Cession du bail par le locataire qui part à la retraite ou demande une pension d'invalidité</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000032031314" target="_blank">Code civil : articles 1310 à 1319</a></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_9" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22552_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Qu'est-ce que le droit de préemption commercial de la commune ? </a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Wed, 16 Apr 2025 20:30:09 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21318</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21318</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21318</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21062-comment-est-evaluee-l-indemnite-d-eviction-d-un-bail-commercial</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21062-comment-est-evaluee-l-indemnite-d-eviction-d-un-bail-commercial</guid>
		<description> Le bailleur (propriétaire) doit verser au locataire (preneur) une compensation financière (indemnité d'éviction) lorsqu'il refuse le renouvellement du bail.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>L'indemnité d'éviction est une <strong class="cmq-evidence">compensation financière</strong> versée par le bailleur (propriétaire) qui refuse le renouvellement du bail commercial.</p><p>Cette indemnité doit couvrir l'intégralité du préjudice causé au locataire par le non-renouvellement du bail. Elle comprend notamment la valeur marchande du fonds de commerce, les frais de déménagement, les frais de réinstallation, les <dfn class="cmq-tip" data-target="R50498">droits de mutation</dfn> à payer pour un fonds de même valeur.</p><p>Le bailleur et le locataire peuvent fixer <strong class="cmq-evidence">à l'amiable</strong> l'indemnité d'éviction. S'ils ne parviennent pas à trouver un accord, c'est le tribunal judiciaire qui fixe le montant. En pratique, le tribunal judiciaire fait souvent appel à un expert pour évaluer l'indemnité.</p><Attention><p>Lorsque le locataire ou le bailleur est en <dfn class="cmq-tip" data-target="R57210">procédure collective</dfn>, c'est le <strong class="cmq-evidence">tribunal des activités économiques (TAE)</strong> qui est compétent dans les ressorts des 12 villes suivantes : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p></Attention><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur le tribunal des activités économiques (TAE)</strong></p><p>À titre d'expérimentation depuis le <strong class="cmq-evidence">1<sup>er</sup> janvier 2025</strong> jusqu'au 31 décembre 2028, les tribunaux de commerce de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE).</p><p>Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p><p>Ces TAE ont des <strong class="cmq-evidence">compétences plus larges</strong> que les tribunaux de commerce puisqu'ils traitent des affaires suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Litiges sur les baux commerciaux à l’occasion d'une procédure collective</strong>. Il faut un lien suffisant entre la procédure collective et le bail : par exemple, litige concernant la résiliation du bail pour défaut de paiement du loyer ou le montant de l'indemnité d'éviction.</p></li><li><p>Procédures amiables (c'est-à-dire le mandat ad hoc, la procédure de conciliation) des <strong class="cmq-evidence">associations</strong>, des <strong class="cmq-evidence">agriculteurs</strong>, des <strong class="cmq-evidence">sociétés civiles</strong> et <strong class="cmq-evidence">des sociétés libérales</strong></p></li><li><p>Procédures collectives des associations, des agriculteurs, des sociétés civiles et des sociétés libérales</p></li></ul><p>Le ministère de la Justice met à disposition un simulateur pour connaître le tribunal compétent :</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Connaître le tribunal compétent pour les procédures de prévention ou de traitement des difficultés</h4><p class="y-details">Ministère chargé de la justice</p><Texte><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.</p><p>Ce simulateur permet de connaître le tribunal compétent.</p></Texte><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.justice.fr/actu/tribunal-commerce-devient-tribunal-activites-economiques#questionnaire">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment est calculée l'indemnité d'éviction ?</a><div class="y-folder-body"><p>L'indemnité est évaluée à la <strong class="cmq-evidence">date du préjudice</strong> subi par le locataire :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Lorsque le locataire a déjà libéré les lieux</strong> , le préjudice est évalué à la <strong class="cmq-evidence">date de départ effectif</strong> du locataire.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Lorsque le locataire reste dans les lieux après l'expiration du bail</strong>, l'indemnité est évaluée à <strong class="cmq-evidence">la date de la décision du juge</strong> qui fixe l'indemnité d'éviction. En effet, le locataire a le droit de rester dans les lieux jusqu'au paiement effectif de l'indemnité d'éviction. Il peut poursuivre son activité pendant une période qui peut être assez longue. Dans ce cas, le chiffre d'affaires postérieur à l'expiration du bail est pris en compte pour l'évaluation de l'indemnité d'éviction.</p></li></ul><p>L'indemnité d'éviction comprend une indemnité principale et des indemnités accessoires.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Indemnité principale</p></h5><p>L'indemnité d'éviction est constituée d'une <strong class="cmq-evidence">indemnité principale</strong>. Il s'agit soit d'une indemnité de remplacement lorsque le fonds de commerce est amené à disparaître, soit d'une indemnité de déplacement lorsque le fonds peut être déplacé.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_1961" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_1961" class="cmq-cas">Indemnité de remplacement (ou de perte de fonds)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Si le locataire perd sa clientèle à la suite du refus de renouvellement du bail, l'indemnité principale est qualifiée d'<strong class="cmq-evidence">indemnité de remplacement</strong> ou de <strong class="cmq-evidence">perte de fonds</strong>.</p><p>Le locataire est indemnisé sur la base de la <strong class="cmq-evidence">valeur marchande du fonds de commerce</strong> fixée suivant les usages de la profession.</p><p>Les éléments suivants sont alors pris en compte :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Perte</strong><strong class="cmq-evidence"> de la clientèle</strong>. Elle peut entraîner la disparition totale du fonds de commerce. C'est le cas des commerces de proximité puisque la clientèle est attachée à la localisation du commerce.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Résultats d'exploitation</strong>, souvent sur la base du chiffre d'affaires des 3 dernières années.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R62957">Droit au bail</dfn> des locaux loués</strong> par le locataire. Il s'agit de l'un des éléments du fonds de commerce qui disparaît à suite du non-renouvellement du bail. Il peut arriver que la valeur du droit au bail soit supérieure à la valeur du fonds, en raison par exemple de la localisation exceptionnelle du local. L'indemnité d'éviction doit alors être égale à la valeur du droit au bail.</p></li></ul></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_9781" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_9781" class="cmq-cas">Indemnité de déplacement (ou de transfert)</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Lorsque l'activité exercée dans le local peut être déplacée, une <strong class="cmq-evidence">indemnité de déplacement</strong> (ou de transfert) doit être versée. Pour apprécier la possibilité de réinstallation du locataire, il faut tenir compte de la nature de l'activité et de l'état locatif du marché sur le quartier.</p><p>L'évaluation de l'indemnité de déplacement consiste à faire la différence entre le montant du loyer que le locataire aurait payé en cas de renouvellement et le montant à payer pour le nouveau local. On applique à cette différence un coefficient qui prend en compte la qualité de l'emplacement du local et la nature de l'activité.</p><p>L'indemnité d'éviction pour déplacement de fonds tient compte des éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Transfert du fonds</strong>, conséquence de l'installation du locataire dans de nouveaux locaux, sans perte (ou perte partielle) de la clientèle</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Valeur du <dfn class="cmq-tip" data-target="R62957">droit au bail</dfn></strong> de l'ancien local</p></li><li><p>Éventuellement, <strong class="cmq-evidence">coût d'un nouveau <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">pas-de-porte</a></strong></p></li></ul><p>Si le coût du déplacement est supérieur à la valeur même du fonds, l'indemnité est limitée à la valeur de remplacement. C'est au bailleur d'apporter la preuve que le fonds ne disparaît pas.</p><ASavoir><p>Une <strong class="cmq-evidence">indemnité dite de remploi</strong> est versée par le bailleur pour couvrir les frais et droits de mutation lors de l'acquisition d'un nouveau fonds de commerce. Toutefois, elle n'est pas versée si le bailleur apporte la preuve que le locataire ne s'est en fait pas réinstallé dans un nouveau local.</p></ASavoir></div></div></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Indemnités accessoires</p></h5><p>L'indemnité principale peut être augmentée des <strong class="cmq-evidence">indemnités accessoires</strong> suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Frais de déménagement</p></li><li><p>Frais de réinstallation du fonds de commerce</p></li><li><p>Frais et <dfn class="cmq-tip" data-target="R50498">droits de mutation</dfn> liés à l'achat du nouveau fonds</p></li><li><p>Éventuelles indemnités de licenciement dues aux salariés, si l'éviction entraîne leur licenciement</p></li><li><p>Indemnité pour perte de logement, quand le bail comporte des locaux d'habitation</p></li><li><p>Frais liés au paiement d'indemnités de résiliation de contrats</p></li><li><p>Frais accessoires (par exemple, perte d'une licence)</p></li><li><p>Trouble commercial pour compenser la gêne due à l'éviction</p></li><li><p>Frais de double loyer (pendant la période de réinstallation, le preneur peut devoir payer à la fois le loyer de l'ancien local et le nouveau)</p></li></ul><ASavoir><p>Une <strong class="cmq-evidence">indemnité dite de remploi</strong> est versée par le bailleur pour couvrir les frais et droits de mutation lors de l'acquisition d'un nouveau fonds de commerce. Toutefois, elle n'est pas versée si le bailleur apporte la preuve que le locataire ne s'est en fait pas réinstallé dans un nouveau local.</p></ASavoir></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment le bailleur doit-il verser l'indemnité d'éviction ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur a la possibilité de verser l'indemnité d'éviction <strong class="cmq-evidence">directement au locataire</strong> ou de la <strong class="cmq-evidence">consigner chez un <dfn class="cmq-tip" data-target="R60693">séquestre</dfn></strong> . En contrepartie du versement de l'indemnité d'éviction, le locataire doit restituer les locaux.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Versement direct au locataire</p></h5><p>Le locataire a un <strong class="cmq-evidence">délai de 3 mois</strong> suivant la date du versement de l'indemnité d'éviction pour libérer les locaux. C'est le versement complet de l'indemnité d'éviction (indemnité principale et indemnités accessoires) qui est le point de départ du délai laissé au locataire pour libérer les lieux.</p><p>Le locataire n'est pas obligé de quitter les lieux tant qu'il n'a pas reçu le paiement intégral de l'indemnité. Ainsi, s'il continue d'occuper les locaux dans l'attente du versement de l'indemnité d'éviction, il doit payer au bailleur une <strong class="cmq-evidence">indemnité d'occupation</strong>qui remplace le loyer. Il doit aussi respecter les clauses du bail (par exemple, exercer l'activité mentionnée dans le bail) tout comme le bailleur (par exemple, réaliser certains travaux d'entretien).</p><ANoter><p>Le bailleur dispose d'un délai de 15 jours à compter de la décision fixant le montant de l'indemnité d'éviction pour revenir sur sa décision et ainsi accepter le renouvellement du bail. C'est le «<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-intralink"> droit de repentir</a> ». Ce droit est possible uniquement lorsque le locataire occupe encore le local ou n'a pas déjà loué ou acheté un autre local pour se réinstaller.</p></ANoter></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Versement à un séquestre</p></h5><p>La désignation d'un séquestre n'est pas obligatoire. Elle intervient généralement lorsque des difficultés sont prévisibles.</p><p>Le séquestre peut être désigné d'un commun accord par les parties ou par le jugement qui fixe l'indemnité d'éviction.</p><p>C'est au bailleur d'informer le locataire de la remise des fonds au séquestre. Le locataire a ensuite un <strong class="cmq-evidence">délai de 3 mois</strong> suivant la date du versement de l'indemnité au séquestre pour restituer les locaux.</p><p>Le séquestre a donc les missions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Recevoir les fonds versés par le bailleur</p></li><li><p>Vérifier que les locaux sont vides et que le locataire a payé tous les impôts et loyers dus</p></li><li><p>Puis payer l'indemnité au locataire.</p></li></ul></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R50498"><p>Sommes payées auprès des services fiscaux lors d'un transfert de propriété (pour une vente), ou gratuit (pour une succession ou donation)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57210"><p>Procédure destinée aux entreprises qui ont des difficultés financières. Il existe plusieurs procédures selon la situation de l'entreprise et la gravité des difficultés rencontrées : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les créanciers sont collectivement représentés par un mandataire judiciaire ou un liquidateur judiciaire.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62957"><p>Élément du fonds de commerce qui permet au locataire de rester dans le local. En cas de cession du bail commercial, il est transmis à l'acquéreur et lui permet de reprendre le bail existant pour la durée restant à courir en contrepartie d’une somme d’argent. La valeur du droit au bail dépend de la durée du bail, la situation géographique, le montant du loyer, etc.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60693"><p>Personne désignée par la justice ou par convention pour assurer la conservation d'un bien ou d'une somme d'argent, dans l'objectif d'en garantir à titre accessoire le versement ou la restitution</p></div><div class="box header3" id="header_box_7" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31707_PRO" class="cmq-fiche-link">Résilier un bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-fiche-link">Refus de renouvellement du bail commercial par le propriétaire</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : fixer et réviser le loyer</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006221741" target="_blank">Code de commerce : article L145-14</a><div class="cmq-reference-detail">Définition de l'indemnité d'éviction</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280359" target="_blank">Code de commerce : articles L145-28</a><div class="cmq-reference-detail">Indemnité d'occupation en cas de maintien dans les lieux</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000019288513" target="_blank">Code de commerce : article L145-29</a><div class="cmq-reference-detail">Paiement de l'indemnité d'éviction</div></div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Wed, 16 Apr 2025 20:30:09 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21062</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21062</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21062</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Refus de renouvellement du bail commercial par le propriétaire</title>
		<link>https://clonas.fr/article-23443-refus-de-renouvellement-du-bail-commercial-par-le-proprietaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-23443-refus-de-renouvellement-du-bail-commercial-par-le-proprietaire</guid>
		<description> Le propriétaire (bailleur) qui refuse le renouvellement d'un bail commercial doit verser une indemnité d'éviction au locataire (preneur).</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Lorsque le bailleur ne souhaite pas renouveler le bail commercial, il doit envoyer un <strong class="cmq-evidence">congé</strong> à son locataire par acte de commissaire de justice (ancien acte d'huissier de justice) <strong class="cmq-evidence">au plus tard 6 mois avant l'expiration du bail</strong>.</p><p>Il doit proposer le versement d'une <strong class="cmq-evidence">indemnité d'éviction</strong>. Il s'agit d'une compensation financière versée par le bailleur à son locataire qui doit quitter les lieux. Elle est évaluée en fonction du dommage subi. Elle doit couvrir l'intégralité du préjudice causé au locataire par le non-renouvellement du bail.</p><p>Le bailleur n'a pas l'obligation de motiver les raisons de son refus de renouvellement à partir du moment où il propose une compensation financière.</p><p>Pour en savoir plus sur l'indemnité d'éviction, vous pouvez consulter la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">fiche dédiée</a>.</p><ANoter><p>Si le bailleur ne notifie pas à son locataire sa volonté de mettre fin au bail, il prend le risque que celui-ci se poursuive au-delà du terme fixé dans le contrat. En effet, en l'absence d'intervention du bailleur et du locataire, le bail se prolonge (on parle de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-intralink">tacite prolongation</a>).</p></ANoter><p>Une fois qu'il a reçu le congé, le locataire a alors 3 options :</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>1er cas : Accepter l'indemnité d'éviction proposée</p></h5><p>Le locataire est d'accord avec le montant proposé de l'indemnité.</p><p>Il peut alors :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>soit quitter les lieux à la fin du bail. Il faudra alors réaliser un état des lieux de sortie et remettre officiellement les clefs au bailleur.</p></li><li><p>soit rester dans les lieux jusqu’au paiement de l’indemnité d’éviction. Lorsque le locataire continue d'occuper les locaux à l'expiration du bail en attendant le paiment de l'indemnité d'éviction, il doit verser une <strong class="cmq-evidence">indemnité d'occupation</strong> (qui remplace le loyer) au bailleur.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>2e cas : Négocier à l'amiable le montant de l'indemnité d'éviction</p></h5><p>Lorsque le locataire considère que le montant de l'indemnité d'éviction proposé par le bailleur est trop faible, il a la possibilité d'engager une négociation avec le bailleur.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>3e cas : Saisir le tribunal</p></h5><p>En cas de désaccord, le locataire peut saisir le tribunal pour que le juge fixe le montant de l'indemnité d'éviction. Il a un délai de 2 ans à compter de la date pour laquelle le congé a été donné.</p><p>C'est en principe le <strong class="cmq-evidence">tribunal judiciaire</strong> qui est compétent pour statuer.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><Attention><p>Lorsque le locataire ou le bailleur est en <dfn class="cmq-tip" data-target="R57210">procédure collective</dfn>, c'est le <strong class="cmq-evidence">tribunal des activités économiques (TAE)</strong> qui est compétent dans les ressorts des 12 villes suivantes : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p></Attention><p><strong class="cmq-evidence">En savoir plus sur le tribunal des activités économiques (TAE)</strong></p><p>À titre d'expérimentation depuis le <strong class="cmq-evidence">1<sup>er</sup> janvier 2025</strong> jusqu'au 31 décembre 2028, les tribunaux de commerce de 12 villes sont remplacés par des tribunaux des activités économiques (TAE).</p><p>Les tribunaux des villes suivantes sont concernés : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles.</p><p>Ces TAE ont des <strong class="cmq-evidence">compétences plus larges</strong> que les tribunaux de commerce puisqu'ils traitent des affaires suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Litiges sur les baux commerciaux à l’occasion d'une procédure collective</strong>. Il faut un lien suffisant entre la procédure collective et le bail : par exemple, litige concernant la résiliation du bail pour défaut de paiement du loyer ou le montant de l'indemnité d'éviction.</p></li><li><p>Procédures amiables (c'est-à-dire le mandat ad hoc, la procédure de conciliation) des <strong class="cmq-evidence">associations</strong>, des <strong class="cmq-evidence">agriculteurs</strong>, des <strong class="cmq-evidence">sociétés civiles</strong> et <strong class="cmq-evidence">des sociétés libérales</strong></p></li><li><p>Procédures collectives des associations, des agriculteurs, des sociétés civiles et des sociétés libérales</p></li></ul><p>Le ministère de la Justice met à disposition un simulateur pour connaître le tribunal compétent :</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Connaître le tribunal compétent pour les procédures de prévention ou de traitement des difficultés</h4><p class="y-details">Ministère chargé de la justice</p><Texte><p>Depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2025, des tribunaux des activités économiques (TAE) ont été mis en place dans certains territoires pour le traitement des procédures amiables ou des procédures collectives quelle que soit l'activité exercée.</p><p>Ce simulateur permet de connaître le tribunal compétent.</p></Texte><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.justice.fr/actu/tribunal-commerce-devient-tribunal-activites-economiques#questionnaire">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Qu'est-ce que le droit de reprise du bailleur ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur a la possibilité de reprendre le local commercial dans certains cas. Il peut alors refuser le renouvellement du bail commercial en adressant un congé à son locataire. Dans certains cas, il n'a pas d'indemnité d'éviction à verser.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Cas de reprise du local par le bailleur</p></h5><p>Reprise pour démolir un immeuble insalubre ou vétuste</p><p>Le bailleur refuse le renouvellement du bail commercial sans payer d'indemnité d'éviction dans les 2 situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L'immeuble doit être totalement ou partiellement démoli car il est en <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F16158_PRO" class="cmq-intralink">état d'insalubrité</a>. Un arrêté de traitement de l'insalubrité doit être délivré par le préfet.</p></li><li><p>L'immeuble ne peut plus être occupé sans danger en raison de son état. Le caractère dangereux est prouvé par un rapport d'expertise ou un arrêté de mise en sécurité du maire ou du préfet de police pour Paris.</p></li></ul><p>Si le bailleur <strong class="cmq-evidence">reconstruit un nouvel immeuble </strong>comprenant des locaux commerciaux, le locataire a un <strong class="cmq-evidence">droit de priorité</strong> pour louer ces locaux. Pour cela, le locataire doit prévenir le propriétaire, par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec AR, de son <strong class="cmq-evidence">intention de bénéficier de cette priorité</strong> lorsqu'il quitte le local ou au plus tard dans les 3 mois qui suivent son départ. Il doit également informer le bailleur de son nouveau domicile.</p><p>Reprise pour construire ou reconstruire avec offre d'un local en remplacement</p><p>Lorsque le bailleur refuse le renouvellement du bail pour construire ou reconstruire l'immeuble existant, il doit en principe payer une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a>.</p><p>Si le bailleur offre au locataire un local de remplacement au locataire correspondant à ses besoins et possibilités, il n'a pas d'indemnité d'éviction à verser. Le local de remplacement doit être situé à un emplacement équivalent (par exemple, un local situé à proximité immédiate de l'actuel magasin dans la même galerie marchande).</p><p>Le bailleur doit cependant payer une indemnité peu élevée (appelée <span class="cmq-expression">indemnité restreinte</span>) en compensation de la privation temporaire du fonds et des frais de déménagement et de réinstallation.</p><p>Reprise pour habiter le local d'habitation accessoire au local commercial</p><p>Lorsque le bailleur souhaite reprendre le <strong class="cmq-evidence">local d'habitation accessoire au local commercial loué</strong>, il peut le faire uniquement sur la partie concernant les locaux d’habitation. Dans ce cas, il n'a pas à verser d'indemnité d'éviction au locataire qui conserve la partie commerciale du local.</p><p>Le bailleur (commerçant, artisan ou professionnel libéral) peut utiliser le droit de reprise s'il est propriétaire du local depuis 6 ans au moins à la date du congé.</p><ASavoir><p>Une société ne dispose pas du droit de reprise du local au profit de ses dirigeants, de leur famille ou d'un de ses salariés.</p></ASavoir><p>Le bailleur peut reprendre le local d'habitation accessoire au local commercial si les <strong class="cmq-evidence">2 conditions suivantes</strong> sont réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Il doit habiter lui-même le local d'habitation ou le faire occuper par un membre de sa famille (son conjoint, ses ascendants ou descendants ou ceux de son conjoint).</p></li><li><p>Le bénéficiaire de la reprise ne doit pas disposer d'une habitation correspondant à ses besoins normaux (par exemple, local froid et humide)</p></li></ul><ASavoir><Titre>À savoir</Titre><p>Le bénéficiaire de la reprise doit occuper <strong class="cmq-evidence">personnellement</strong> les lieux dans un <strong class="cmq-evidence">délai de 6 mois</strong> à compter du départ du locataire et pendant une durée minimum de 6 ans. Si ce n'est pas le cas, le locataire évincé peut demander le versement d'une indemnité d'éviction.</p></ASavoir><p>Le droit de reprise du local d'habitation est possible à condition de pouvoir remplir les 2 conditions suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le local d'habitation doit pouvoir être <strong class="cmq-evidence">séparé</strong> du local commercial</p></li><li><p>La privation du local d'habitation ne doit pas apporter de <strong class="cmq-evidence">trouble grave à l'exploitation du locataire :</strong> la reprise d'une pièce de 13m2 située au deuxième étage de l'immeuble n'affecte pas la marche d'une boulangerie-pâtisserie. En effet, les locataires continuent à disposer du rez-de-chaussée et, au premier étage, d'une unité d'habitation de cinq pièces principales.</p></li></ul><p>Toutefois, <strong class="cmq-evidence">la reprise des locaux d'habitation est impossible</strong> dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Les locaux sont affectés à usage d'hôtel, d'enseignement, à usage hospitalier ou de location en meublé.</p></li><li><p>La reprise du local d'habitation empêche l'exploitation du fonds de commerce par le locataire.</p></li><li><p>Les locaux commerciaux et d'habitation forment un tout indivisible. En d'autres termes, la séparation des deux catégories de locaux est impossible.</p></li></ul><ANoter><p>La reprise d'un logement situé en étage au-dessus de la boulangerie et qui dispose d'un accès indépendant est possible car elle n'empêche pas l'exploitation du commerce.</p></ANoter></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Congé pour reprise du local</p></h5><p>Le bailleur qui souhaite reprendre le local (pour démolir un immeuble insalubre ou vétuste, pour reconstruire ou pour habiter le local) doit délivrer un congé par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice).</p><p>Ce congé doit être adressé <strong class="cmq-evidence">au plus tard 6 mois avant l'expiration du bail</strong>.</p><p>Il doit indiquer au locataire la possibilité de contester le refus du renouvellement du bail dans un délai de 2 ans devant le tribunal judiciaire.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Pour quels motifs le bailleur peut-il refuser le renouvellement sans verser une indemnité d'éviction ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur peut refuser le renouvellement du bail sans verser d'indemnité d'éviction en cas de motifs <span class="cmq-expression">graves et légitimes</span> reprochés au locataire. Le bailleur adresse alors un congé au locataire. Ce congé est parfois précédé d'une mise en demeure.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Notion de motifs graves et légitimes à l'encontre du locataire</p></h5><p>Le bailleur peut refuser le renouvellement du bail sans avoir à verser une indemnité d'éviction au locataire lorsqu'il peut justifier de <span class="cmq-expression">motifs graves et légitimes</span>.</p><p>Il s'agit par exemple des situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Retard ou non-paiement du loyer et des charges par le locataire</p></li><li><p>Inexécution des conditions du bail commercial : par exemple, dissimulation d’une sous-location, changement de destination des locaux sans l'autorisation du bailleur, dégradations sur les parties communes, emploi dans les lieux loués de salariés étrangers non déclarés, etc.</p></li><li><p>Attitude violente du locataire à l'égard du bailleur, des <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32077_PRO" class="cmq-intralink">injures</a> ou des propos <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32079_PRO" class="cmq-intralink">diffamatoires</a></p></li><li><p>Cessation sans raison de l'exploitation du fonds par le locataire.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Congé pour motifs graves et légitimes</p></h5><p>Le congé pour motif grave et légitime adressé par le bailleur est dans la plupart des cas précédé d' une <dfn class="cmq-tip" data-target="R63977">mise en demeure</dfn> .</p><p>Cette mise en demeure est nécessaire dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Inexécution d’une obligation du bail par le locataire</strong> : défaut de paiement du loyer et des charges, retard dans les paiements du loyer, non-respect des obligations du bail</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Cessation sans raison sérieuse et légitime de l'exploitation du fonds de commerce</strong> : le locataire a une obligation d'exploitation effective du fonds de commerce qui correspond à une exploitation commerciale réelle, régulière et conforme aux clauses du bail.</p></li></ul><Attention><p>Le bailleur n'a pas besoin d'adresser de mise en demeure lorsqu'il <strong class="cmq-evidence">ne peut pas faire cesser</strong> ou faire <strong class="cmq-evidence">réparer</strong> le manquement du locataire. C'est notamment le cas dans les situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le locataire a abandonné définitivement l'exploitation du fonds de commerce avant l'expiration du bail ou n'a jamais exploité dans les lieux loués.</p></li><li><p>Le locataire a exercé des violences envers le bailleur ou un membre de sa famille, ou l'a injurié.</p></li></ul></Attention><p>La mise en demeure est adressée par acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice).</p><p>Elle doit comporter la mention figurant à l'alinéa 1 du I de l'article L. 145-17 du code de commerce :</p><p><span class="cmq-expression">« Le bailleur peut refuser le renouvellement du bail sans être tenu au paiement d'aucune indemnité : 1° S'il justifie d'un motif grave et légitime à l'encontre du locataire sortant. Toutefois, s'il s'agit soit de l'inexécution d'une obligation, soit de la cessation sans raison sérieuse et légitime de l'exploitation du fonds, compte tenu des dispositions de l'article L. 145-8, l'infraction commise par le preneur ne peut être invoquée que si elle s'est poursuivie ou renouvelée plus d'un mois après mise en demeure du bailleur d'avoir à la faire cesser. »</span></p><p>Le locataire a ensuite un <strong class="cmq-evidence">délai d'1 mois</strong> à compter de la mise en demeure pour mettre fin ou réparer son manquement. S'il n'exécute pas la demande, le bailleur peut alors lui <strong class="cmq-evidence">adresser un congé</strong> sans avoir à lui payer une indemnité d'éviction.</p><p>Ce congé doit être adressé <strong class="cmq-evidence">au plus tard 6 mois avant l'expiration du bail</strong> par acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice). Ce congé doit indiquer :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Motif grave et légitime reproché avec précision de ce motif</p></li><li><p>Information de la possibilité de contester le refus du renouvellement du bail dans un délai de 2 ans devant le tribunal judiciaire.</p></li></ul><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><ASavoir><p>En l'absence de mise en demeure, le congé du bailleur reste valable mais il devra verser une indemnité d'éviction.</p></ASavoir></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">À quel moment le locataire doit-il quitter le local commercial ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire a <strong class="cmq-evidence">droit de rester dans les lieux</strong> tant qu'il est en attente du paiement de l'<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a> par le bailleur. On parle de « droit au maintien dans les lieux ».</p><p>Pendant cette période, le <strong class="cmq-evidence">bailleur</strong> doit continuer à assurer une jouissance paisible au locataire. Il doit notamment exécuter ses obligations d'entretien et de réparation prévues dans le contrat de bail, même s'il s'agit de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32336_PRO" class="cmq-intralink">grosses réparations</a>.</p><p>De son côté, le <strong class="cmq-evidence">locataire</strong> doit continuer à respecter les conditions du contrat de bail expiré. Ainsi, le locataire doit continuer à être immatriculé au <abbr class="cmq-tip" data-target="R24403">RCS</abbr> et au <abbr class="cmq-tip" data-target="R63705">RNE</abbr>. Cependant, il n'est pas obligé de payer un loyer mais il devient débiteur d'une <strong class="cmq-evidence">indemnité d'occupation</strong>.</p><p>À partir du versement de l'indemnité d'éviction, le locataire a <strong class="cmq-evidence">3 mois </strong>pour libérer le local.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le bailleur peut-il changer d'avis après un refus de renouvellement (« droit de repentir ») ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bailleur a la possibilité de revenir sur sa décision de refus de renouvellement et ainsi d'accepter de renouveler le bail : on parle de <strong class="cmq-evidence">droit de repentir</strong>.</p><p>En pratique, le bailleur se rétracte lorsqu'il estime que <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">l'indemnité d’éviction</a> fixée par le juge est trop élevée. Ainsi, en se rétractant, il n'aura pas à verser cette indemnité au locataire.</p><p>Le bailleur a un <strong class="cmq-evidence">délai de 15 jours</strong> à compter de la décision fixant le montant de l'indemnité d'éviction pour exercer son droit de repentir.</p><p>Pour que la rétractation soit possible, les conditions suivantes doivent être réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le locataire est encore dans les lieux : s'il est parti sans renoncer à son droit à indemnité, le bailleur ne peut plus revenir sur son refus de renouvellement.</p></li><li><p>Le locataire n'a pas déjà loué ou acheté un autre immeuble pour se réinstaller</p></li></ul><p>En pratique, le bailleur indique à son locataire sa décision d'utiliser le droit de repentir par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par acte de commissaire de justice.</p><p>Le bail est alors <strong class="cmq-evidence">renouvelé</strong> à partir de la date de la notification de l'acceptation du bail au locataire. Le bailleur n'aura plus la possibilité de changer une nouvelle fois d'avis.</p><ASavoir><p>Les <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F1816_PRO" class="cmq-intralink">frais de procédure</a>, les frais d’expertise et éventuellement les frais d’avocat du locataire sont à la charge du bailleur qui exerce le droit de repentir.</p></ASavoir></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57210"><p>Procédure destinée aux entreprises qui ont des difficultés financières. Il existe plusieurs procédures selon la situation de l'entreprise et la gravité des difficultés rencontrées : sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire. Les créanciers sont collectivement représentés par un mandataire judiciaire ou un liquidateur judiciaire.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63977"><p>Document visant à contraindre une personne à se plier à ses obligations légales</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="RCS" data-id="R24403"><p>Registre du commerce et des sociétés</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="RNE" data-id="R63705"><p>Registre national des entreprises</p></div><div class="box header3" id="header_box_4" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-fiche-link">Renouvellement ou prolongation tacite du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32336_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : charges et dépenses du locataire et du bailleur</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006221741" target="_blank">Code de commerce : article L145-14</a><div class="cmq-reference-detail">Refus de renouvellement et indemnité d'éviction</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006221824" target="_blank">Code de commerce : article L145-22</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Refus de renouvellement et droit de reprise des locaux d'habitation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000039280359" target="_blank">Code de commerce : articles L145-28</a><div class="cmq-reference-detail">Indemnité éviction et départ du locataire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006222179" target="_blank">Code de commerce : article L145-58</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de repentir du bailleur</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_5" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Un locataire commerçant en attente d'une indemnité d'éviction peut rester dans les lieux</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre</div></div>
</div></div>
<div class="box header3" id="header_box_6" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>anonyme@109.234.165.83</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Tue, 15 Apr 2025 20:35:08 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/23443</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/23443</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A23443</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Bail commercial et bail professionnel : quel indice de référence utiliser ?</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21031-bail-commercial-et-bail-professionnel-quel-indice-de-reference-utiliser</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21031-bail-commercial-et-bail-professionnel-quel-indice-de-reference-utiliser</guid>
		<description> Le loyer d'un bail commercial ou d'un bail professionnel est réévalué en fonction d'un indice de référence lors de la révision ou du renouvellement du contrat de bail. Pour le bail commercial, l'indice des loyers commerciaux (ILC) ou de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) peuvent être utilisés. Pour le bail professionnel, il s'agit de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) ou de l'indice du coût de la construction (ICC).</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le loyer d'un bail commercial est réévalué <strong class="cmq-evidence">tous les 3 ans</strong> : il s'agit de la <strong class="cmq-evidence"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">révision triennale </a></strong>(également appelée <strong class="cmq-evidence">révision légale</strong>). Cette révision est automatique et n'a pas à être mentionnée dans le bail.</p><p>Le loyer peut varier plus fréquemment (chaque année par exemple) lorsqu'une clause d'échelle mobile (également appelée clause d'indexation) est prévue dans le bail commercial.</p><p>Le loyer est aussi réévalué lors du renouvellement du bail commercial, c'est-à-dire au bout de 9 ans.</p><p>C'est l'<strong class="cmq-evidence">activité concernée</strong> qui permet de déterminer si c'est <strong class="cmq-evidence">indice des loyers commerciaux</strong><strong class="cmq-evidence">(ILC)</strong> ou l'<strong class="cmq-evidence">indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) </strong>qui sert d'indice de référence pour la révision des baux commerciaux.</p><ANoter><p>Depuis septembre 2014, l'<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000008630" target="_blank">indice du coût de la construction (ICC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> n'est plus un indice de référence utilisé pour la révision triennale et pour le renouvellement du bail commercial. L'ICC peut continuer à être utilisé comme indice de référence dans une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">clause d'échelle mobile</a>.</p></ANoter><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Utilisation de l'indice des loyers commerciaux (ILC)</p></h5><p>L'ILC concernent les locataires qui exercent une activité commerciale ou artisanale et qui sont immatriculés au registre national des entreprises (RNE) et au registre du commerce et des sociétés (RCS) pour les commerçants.</p><p>Dans le cadre de la révision des loyers commerciaux, l'indice de référence utilisé est l'indice des loyers commerciaux (ILC).</p><p>L'ILC est composé des éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, à <span class="cmq-valeur">75 %</span></p></li><li><p>Indice du coût de la construction, à <span class="cmq-valeur">25 %</span></p></li></ul><p>L'ILC est calculé pour chaque trimestre et <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">publié sur le site de l'Insee<i class="fa fa-external-link"> </i></a> avec <strong class="cmq-evidence">2 trimestres de décalage</strong>. Par exemple, au début du 3<sup>e</sup> trimestre d'une année, l'indice du 1<sup>er</sup> trimestre sera publié.</p><p><a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001532540" target="_blank">Indice des loyers commerciaux (ILC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a></p><p><em class="cmq-citation">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</em></p><ASavoir><p>L'ILC <strong class="cmq-evidence">ne peut pas être utilisé</strong> pour les contrats concernant les activités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Industrielles (fabriques, usines)</p></li><li><p>Exercées dans des immeubles à usage exclusif de bureaux</p></li><li><p>Exercées dans des plate-formes logistiques, comme les entrepôts.</p></li></ul></ASavoir><p>Pour calculer le nouveau loyer avec l'ILC, le modèle de calcul est le suivant :</p><p><span class="cmq-expression">Nouveau loyer = Loyer actuel x (Nouvel ILC/ ILC du même trimestre de l'année précédente)</span></p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Utilisation de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</p></h5><p>Il est possible d'utiliser <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> pour les activités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Libérales et tertiaires (cabinets médicaux ou d'architecte, par exemple)</p></li><li><p>Location de bureaux (pour des activités ni commerciales, ni artisanales)</p></li><li><p>Entrepôts logistiques</p></li></ul><p>L'ILAT est composé des éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Évolution des prix à la consommation hors tabac et loyers sur tous les foyers, à hauteur de <span class="cmq-valeur">50 %</span></p></li><li><p>Prix du coût de la construction à hauteur de <span class="cmq-valeur">25 %</span></p></li><li><p>Produit intérieur brut (PIB) en valeur, à hauteur de <span class="cmq-valeur">25 %</span></p></li></ul><p>Tout comme pour l'ILC, l'ILAT est <strong class="cmq-evidence">publié pour chaque trimestre</strong> par l'Insee avec <strong class="cmq-evidence">2 trimestres de décalage</strong>. Par exemple, l'indice du 1<sup>er</sup> trimestre sera publié au début du 3<sup>e</sup> trimestre de l'année.</p><p><a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a></p><p><em class="cmq-citation">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</em></p><p>Le calcul du loyer en fonction de l'ILAT est le suivant :</p><p><span class="cmq-expression">Nouveau loyer = Loyer actuel x (nouvel ILAT/ILAT du même trimestre de l'année précédente)</span></p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Indices de référence du loyer d'un bail professionnel</a><div class="y-folder-body"><p>Le loyer d'un bail professionnel n'est pas obligatoirement réévalué. La loi ne l'impose pas. Cependant, le bail professionnel peut contenir une clause de révision du loyer en cours de bail.</p><p>Le loyer du bail professionnel peut être <strong class="cmq-evidence">révisé</strong> en fonction de <strong class="cmq-evidence">l'un des indices</strong> suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</p></li><li><p>Indice du coût de la construction (ICC) : pour les baux professionnels favorisant l'investissement locatif, l'accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l'offre foncière</p></li></ul><p>L'indice choisi doit être en rapport avec l'activité de l'une des parties ou encore avec l'objet du contrat.</p><Attention><p>En l'absence de clause de révision, le montant du loyer du bail professionnel reste le <strong class="cmq-evidence">même pendant 6 ans</strong>.</p></Attention><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Utilisation de l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</p></h5><p>Il est possible d'utiliser <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a> pour les activités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Libérales et tertiaires (cabinets médicaux ou d'architecte, par exemple)</p></li><li><p>Location de bureaux (pour des activités ni commerciales, ni artisanales)</p></li><li><p>Entrepôts logistiques</p></li></ul><p>L'ILAT est composé des éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Évolution des prix à la consommation hors tabac et loyers sur tous les foyers, à hauteur de <span class="cmq-valeur">50 %</span></p></li><li><p>Prix du coût de la construction à hauteur de <span class="cmq-valeur">25 %</span></p></li><li><p>Produit intérieur brut (PIB) en valeur, à hauteur de <span class="cmq-valeur">25 %</span></p></li></ul><p>Tout comme pour l'ILC, l'ILAT est <strong class="cmq-evidence">publié pour chaque trimestre</strong> par l'Insee avec <strong class="cmq-evidence">2 trimestres de décalage</strong>. Par exemple, l'indice du 1<sup>er</sup> trimestre sera publié au début du 3<sup>e</sup> trimestre de l'année.</p><p><a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a></p><p><em class="cmq-citation">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</em></p><p>Le <strong class="cmq-evidence">calcul du loyer</strong> en fonction de l'ILAT s'effectue de la manière suivante :</p><p><span class="cmq-expression">Nouveau loyer = Loyer actuel x (nouvel ILAT/ILAT du même trimestre de l'année précédente)</span></p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Utilisation de l'indice du coût de la construction (ICC)</p></h5><p>L’ICC mesure l’évolution du prix de construction des bâtiments neufs à usage principal d’habitation en France métropolitaine.</p><p>Tout comme l'ILAT, l'ICC est <strong class="cmq-evidence">publié pour chaque trimestre</strong> par l'Insee avec 2 trimestres de décalage. Par exemple, l'indice du 1<sup>er</sup> trimestre est publié au début du 3<sup>e</sup> trimestre de l'année.</p><p><a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000008630" target="_blank">Indice du coût de la construction (ICC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a></p><p><em class="cmq-citation">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</em></p><p>Le <strong class="cmq-evidence">calcul du loyer</strong> en fonction de l'ICC s'effectue de la manière suivante :</p><p><span class="cmq-expression">Nouveau loyer = Loyer actuel x (nouvel ICC/ICC du même trimestre de l'année précédente)</span></p></div></div></div></div><div class="box header3" id="header_box_330" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail commercial : fixer et réviser le loyer</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F24299_PRO" class="cmq-fiche-link">Bail professionnel</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108753" target="_blank">Code de commerce : articles L145-38</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000019728717/" target="_blank">Décret n°2008-1139 du 4 novembre 2008 relatif à l'indice national trimestriel des loyers commerciaux (ILC)</a></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000025054980/" target="_blank">Décret n°2011-2028 du 29 décembre 2011 relatif à l'indice des loyers des activités tertiaires (Ilat)</a></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_331" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers commerciaux (ILC)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice du coût de la construction (ICC)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Comment évaluer un fonds de commerce ?</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Chambre de commerce et d'industrie de Paris - Île-de-France</div></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Thu, 06 Feb 2025 19:15:28 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21031</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21031</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21031</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Qu'est-ce que le droit de préemption commercial de la commune ? </title>
		<link>https://clonas.fr/article-21697-qu-est-ce-que-le-droit-de-preemption-commercial-de-la-commune</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21697-qu-est-ce-que-le-droit-de-preemption-commercial-de-la-commune</guid>
		<description> La commune a un droit de préemption en cas de vente d'un fonds de commerce ou d'un bail commercial situé dans une zone de sauvegarde du commerce de proximité.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>La commune bénéficie d'un droit de préemption commercial lorsque des locaux commerciaux situés dans une zone spécifique appelée <span class="cmq-expression">périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité</span> sont vendus.</p><p>Les ventes concernées sont les suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Fonds artisanal</p></li><li><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">Fonds de commerce </dfn></p></li><li><p><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">Baux commerciaux</a></p></li></ul><ul class="cmq-liste"><li><p>Terrains accueillant déjà ou destinés à accueillir des commerces d'une surface de vente comprise entre 300 m² et 1 000 m².</p></li></ul><p>Avant tout projet de cession, le vendeur doit se renseigner auprès de la mairie pour savoir si le fonds artisanal, <dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">fonds de commerce</dfn>, <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">bail commercial</a> ou terrain concerné est situé dans un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité.</p><p>Si c'est le cas, le vendeur doit adresser à la commune une déclaration préalable de cession de vente. Une fois informée, la commune peut décider d'exercer son droit de préemption et de se porter acquéreur.</p><p><strong class="cmq-evidence">Savoir comment délimiter un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité</strong></p><p>Le conseil municipal peut décider de créer cette zone dans le but par exemple de maintenir les petits commerces de proximité en centre ville.</p><p>Il doit transmettre le projet de délibération du périmètre de sauvegarde de proximité, avant son adoption, pour avis à la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R53060_PRO" class="cmq-intralink">CCI</a> et à la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=R53061_PRO" class="cmq-intralink">CMA</a> de la commune concernée. Ce projet de délibération doit être argumenté.</p><p>Les chambres consulaires ont ensuite 2 mois pour faire part de leurs observations. Au-delà de ce délai, leur avis est considéré comme favorable.</p><p>Une fois adoptée, la délibération du conseil municipal délimitant le périmètre de sauvegarde est <strong class="cmq-evidence">affichée à la mairie pendant 1 mois</strong>.</p><p>Les biens ou droits inclus dans la cession d'une activité prévue dans un <strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R63335">plan de sauvegarde</dfn></strong> ou dans le cadre d'un <strong class="cmq-evidence">redressement ou d'une liquidation judiciaire</strong> ne sont pas concernés par le droit de préemption commercial.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Qui peut exercer le droit de préemption ?</a><div class="y-folder-body"><p>La <strong class="cmq-evidence">commune</strong> bénéficie d'un droit de préemption commercial pour acheter en priorité un bail commercial, un fonds de commerce, un fonds artisanal ou un terrain situé dans une zone de sauvegarde du commerce de proximité.</p><p>Elle peut <strong class="cmq-evidence">déléguer ce droit</strong> aux personnes et entités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><abbr class="cmq-tip" data-target="R31293">EPCI</abbr> dont elle fait partie</p></li></ul><ul class="cmq-liste"><li><p>Établissement public</p></li><li><p>Société d'économie mixte (SEM)</p></li><li><p>Concessionnaire d'une opération d'aménagement</p></li><li><p>Personne titulaire d'un contrat portant sur la réalisation d'actions ou d'opérations de redynamisation commerciale ou artisanale</p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles démarches effectuer en cas de vente dans un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité ?</a><div class="y-folder-body"><p>Si le fonds artisanal, le <dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">fonds de commerce</dfn>, le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">bail commercial</a> ou le terrain est situé dans un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité, le vendeur (ou cédant) du fonds de commerce, du bail commercial ou du terrain remplit le formulaire Cerfa suivant :</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Déclaration de cession d'un fonds de commerce, d'un fonds artisanal ou d'un bail commercial, soumis au droit de préemption</h4><p class="y-details">Ministère chargé de l'économie</p><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://www.formulaires.service-public.fr/gf/cerfa_13644.do">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div><p>Ce formulaire est à adresser <strong class="cmq-evidence">au maire</strong> de la commune concernée :</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Mairie - Clonas-sur-Varèze</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>1 Place de la Mairie</span><span>38550</span><span>Clonas-sur-Varèze</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 84 91 44</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>commune@clonas.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://clonas.fr">https://clonas.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 18:00</li></ul></div></div></div></div></div><p>Ce formulaire doit être rempli en 4 exemplaires et adressé de l'une des façons suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Par lettre recommandée avec AR</p></li><li><p>Par voie électronique</p></li><li><p>Par dépôt en mairie contre récépissé<strong class="cmq-evidence"/></p></li></ul><ASavoir><p>La déclaration préalable de cession doit obligatoirement être effectuée auprès de la mairie. En cas d'absence de déclaration préalable à la commune, la vente peut être annulée.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment la commune exerce-t-elle son droit de préemption ?</a><div class="y-folder-body"><p>Une fois informée d'une vente dans le périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité, la commune peut décider ou non d'exercer son droit de préemption pour se porter acquéreur.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_8614" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_8614" class="cmq-cas">Décision de préempter</label><div class="cmq-cas-inner"><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_2159" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_2159" class="cmq-cas">Fonds de commerce, fonds artisanal ou terrain</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Conclusion de l'acte de cession</p><p>La commune <strong class="cmq-evidence">transmet la décision de préempter</strong> au vendeur par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou par voie électronique.</p><p>Lorsque le vendeur du fonds de commerce ou du fonds artisanal loue ses locaux commerciaux, une copie de la décision de préempter est adressée au propriétaire (bailleur).</p><p>La commune a ensuite un délai de 3 mois pour <strong class="cmq-evidence">conclure l'acte de cession</strong> à compter de l'accord sur le prix et sur le local.</p><p>Rétrocession (revente) par la commune</p><p>La commune doit ensuite <strong class="cmq-evidence">rétrocéder</strong> (c'est-à-dire revendre) le fonds artisanal, le <dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">fonds de commerce</dfn> ou le terrain</p><p>La commune doit revendre à une entreprise immatriculée au <abbr class="cmq-tip" data-target="R24403">RCS</abbr> ou au <abbr class="cmq-tip" data-target="R63705">RNE</abbr>. Elle doit afficher en mairie pendant 15 jours un <strong class="cmq-evidence">avis de rétrocession</strong>. Cet avis comporte un appel à candidatures, la description du fonds, du bail ou du terrain, le prix proposé. Il mentionne que le cahier des charges peut être consulté en mairie.</p><p>La revente (appelée rétrocession) doit ensuite être autorisée par une délibération du conseil municipal qui fixe les conditions et justifie le choix du bénéficiaire.</p><p>La commune dispose d'un <strong class="cmq-evidence">délai de 2 ans</strong> à compter de la préemption.</p><p>Lorsque la commune a mis le fonds artisanal ou le fonds de commerce <strong class="cmq-evidence">en</strong> <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23573_PRO" class="cmq-intralink">location-gérance</a> pour le maintenir en activité, le délai pour revendre est porté à <strong class="cmq-evidence">3 ans</strong>.</p><ASavoir><p>Si elle n'a pas trouvé de repreneur dans le délai de 2 ans, l'acquéreur qui souhaitait initialement acquérir le bail ou le fonds bénéficie d'un droit de priorité.</p></ASavoir></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_1757" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_1757" class="cmq-cas">Bail commercial</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Conclusion de l'acte de cession</p><p>La commune transmet la décision de préempter au vendeur par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou par voie électronique.</p><p>Elle a un <strong class="cmq-evidence">délai de 3 mois</strong> pour conclure l'acte de cession à compter de l'accord sur le prix et sur le local.</p><p>Rétrocession par la commune</p><p>La commune doit ensuite <strong class="cmq-evidence">rétrocéder</strong> (c'est-à-dire revendre) le bail commercial.</p><p>Elle doit céder le bail commercial à une entreprise immatriculée au <abbr class="cmq-tip" data-target="R24403">RCS</abbr>ou au <abbr class="cmq-tip" data-target="R63705">RNE</abbr>. Elle doit afficher en mairie pendant 15 jours un <strong class="cmq-evidence">avis de rétrocession</strong>. Cet avis comporte un appel à candidatures, la description du fonds, du bail ou du terrain, le prix proposé. Il mentionne que le cahier des charges peut être consulté en mairie.</p><p>La revente (rétrocession) doit être autorisée par une délibération du conseil municipal qui fixe les conditions et justifie le choix du bénéficiaire.</p><p>L'accord préalable du bailleur est nécessaire. Cet accord figure dans l'acte de rétrocession.</p><ANoter><p>Si le bailleur s'oppose à la rétrocession, il doit saisir le président du tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble loué.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div></ANoter><p>La commune dispose d'un <strong class="cmq-evidence">délai de 2 ans</strong> à compter de la préemption pour rétrocéder le bail commercial.</p><p>Pendant la période transitoire de rétrocession, la commune doit remplir les obligations du bail commercial à l'égard du bailleur. Par exemple, elle doit payer les loyers et payer les indemnités de licenciement.</p><p>Le bailleur ne peut pas résilier le bail commercial lorsque le fonds de commerce n'est pas exploité.</p><ANoter><Titre>À noter</Titre><p>Si la commune n'a pas trouvé de repreneur dans le délai de 2 ans, l'acquéreur qui souhaitait initialement acquérir le bail bénéficie d'un droit de priorité.</p></ANoter></div></div></div></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_4432" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_4432" class="cmq-cas">Décision de ne pas préempter</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Si la commune n'exerce pas <strong class="cmq-evidence">son droit de préemption</strong> dans un délai de 2 mois après la réception de la déclaration préalable de cession, le vendeur est libre de vendre à un autre acquéreur.</p></div></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60849"><p>Ensemble des éléments nécessaires à l'exercice de l'activité : clientèle, enseigne, nom commercial, matériels et équipements, droit au bail (local commercial), droits de propriété, contrats de travail et d'assurance en cours.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R63335"><p>Plan d’action qui définit les étapes à suivre pour redresser l’entreprise en difficulté. Il a pour but d'aider l'entreprise à retrouver une situation plus ou moins saine qui lui permette de continuer ses activités.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="CCI" data-id="R53060"><p>Chambre de commerce et d'industrie</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="CMA" data-id="R53061"><p>Chambre des métiers et de l'artisanat</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="EPCI" data-id="R31293"><p>Établissement public de coopération intercommunale</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="RCS" data-id="R24403"><p>Registre du commerce et des sociétés</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-title="RNE" data-id="R63705"><p>Registre national des entreprises</p></div><div class="box header3" id="header_box_161" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F37197_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession du fonds de commerce à un tiers</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31900_PRO" class="cmq-theme">Étapes de vie</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32781_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F35997_PRO" class="cmq-fiche-link">Cession de l'entreprise individuelle à un tiers</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31900_PRO" class="cmq-theme">Étapes de vie</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108800/" target="_blank">Code de l'urbanisme : articles L214-1 à L214-3</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de préemption des communes</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074075/LEGISCTA000017785327/#LEGISCTA000017788586" target="_blank">Code de l'urbanisme : articles R214-11 à R214-17</a><div class="cmq-reference-detail">Legifrance</div><div class="cmq-reference-detail">Rétrocession</div></div>
</div>
</div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Services en ligne et formulaires</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-service" ><a class="cmq-service-link" href="https://www.formulaires.service-public.fr/gf/cerfa_13644.do" >Déclaration de cession d'un fonds de commerce, d'un fonds artisanal ou d'un bail commercial, soumis au droit de préemption</a>
<span class="cmq-service-detail" >Formulaire</span>
</div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail commercial</category>
    <pubDate>Thu, 06 Feb 2025 19:15:16 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1135-bail-commercial#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21697</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21697</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21697</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Bail professionnel</title>
		<link>https://clonas.fr/article-21628-bail-professionnel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-21628-bail-professionnel</guid>
		<description> Le bail professionnel est un contrat de location d'un local utilisé pour une activité qui n'est ni commerciale, ni artisanale, ni industrielle, ni agricole. Il concerne donc principalement les professions libérales. Plus souple que le bail commercial, il est cependant soumis à certaines règles.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le bail professionnel est un contrat de location qui porte sur des locaux dans lesquels le locataire exerce une activité <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23458_PRO" class="cmq-intralink">libérale réglementée</a> (experts-comptables, médecins, vétérinaires, architectes, avocats, etc.) ou non réglementée (conseils en gestion, consultants, etc.).</p><p>Le contrat de bail professionnel doit obligatoirement être <strong class="cmq-evidence">écrit</strong>. Il peut être rédigé par les parties elles-mêmes, par un notaire ou un avocat. Si ce bail est conclu <strong class="cmq-evidence">pour une durée supérieure à 12 ans</strong>, il doit être obligatoirement rédigé par un notaire.</p><p>Lorsque le propriétaire des locaux et le locataire (qui est obligatoirement un professionnel libéral) sont d'accord, ils peuvent placer volontairement le contrat de bail professionnel sous le régime du bail commercial. Dans ce cas, ce sont toutes les règles du <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">bail commercial</a> qui s'appliquent : durée du bail de 9 ans, versement d'une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a> par le propriétaire en cas non-renouvellement, etc.).</p><ASavoir><p>Lorsque les locaux sont à <strong class="cmq-evidence">usage mixte</strong> (c'est-à-dire à la fois à usage d'habitation et à usage professionnel), c'est un bail mixte qui est signé entre le propriétaire et le locataire. Ce bail est soumis aux règles concernant le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F920_PRO" class="cmq-intralink">bail d'habitation</a>. En pratique, le bail mixte est très utilisé car les professionnels libéraux exercent souvent leur activité professionnelle<strong class="cmq-evidence"> à leur domicile</strong>.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelle est la durée du bail professionnel ?</a><div class="y-folder-body"><p>La durée du bail professionnel est fixée à <strong class="cmq-evidence">6 ans</strong> minimum.</p><p>Au terme de ce délai de 6 ans, le bail professionnel est <strong class="cmq-evidence">automatiquement prolongé</strong> pour la même durée : on dit qu'il est <span class="cmq-expression">tacitement reconduit</span>.</p><ASavoir><p>Lorsque les locaux sont à <strong class="cmq-evidence">usage mixte</strong> (c'est-à-dire à la fois lieu d'habitation et lieu d'exercice professionnel), la durée du bail est de <strong class="cmq-evidence">3 ans</strong> lorsque le propriétaire est une personne physique et de <strong class="cmq-evidence">6 ans</strong> lorsque le propriétaire est une <dfn class="cmq-tip" data-target="R67013">personne morale</dfn>.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quel est le contenu du bail professionnel ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le contenu du bail professionnel est librement déterminé par les parties. Il comporte habituellement les éléments suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Informations sur l'identité des parties</p></li><li><p>Description du local et, dans certains cas, des locaux annexes</p></li><li><p>Durée du bail qui est de 6 ans au minimum</p></li><li><p>Montant du loyer, conditions de paiement et de révision du loyer</p></li><li><p>Répartition des charges</p></li><li><p><dfn class="cmq-tip" data-target="R52231">Dépôt de garantie</dfn></p></li><li><p>Obligations respectives de chaque partie (paiement du loyer et local libre)</p></li></ul><p>Le propriétaire (bailleur) doit annexer au contrat de location les 2 diagnostics suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F16096_PRO" class="cmq-intralink">Diagnostic de performance énergétique (DPE)</a></p></li><li><p><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F12239_PRO" class="cmq-intralink">État des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT</a>)</p></li></ul><ASavoir><p>Lorsque les locations d'immeubles bâtis sont destinées à l'habitation, il est obligatoire d'annexer un état mentionnant ou non la présence d'amiante.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Faut-il établir un état des lieux ?</a><div class="y-folder-body"><p><strong class="cmq-evidence">Un état des lieux</strong> à l'entrée et à la sortie du locataire <strong class="cmq-evidence">doit être établi de l'une des façons suivantes </strong>:</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Par le propriétaire et le locataire, à l'amiable, et de façon contradictoire, c'est-à-dire que chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue.</p></li><li><p>Par un commissaire de justice, à l'initiative du propriétaire ou du locataire. Les frais sont partagés par moitié entre le locataire et le propriétaire.</p></li></ul><p>L'état des lieux doit être joint au contrat de location ou conservé par chacune des parties.</p><p>Si un état des lieux n'est pas établi, le locataire est présumé avoir reçu les locaux en bon état de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31697_PRO" class="cmq-intralink">réparations locatives</a>. Il s'agit de l'entretien courant et des petites réparations à la charge du locataire pendant toute la durée du bail (par exemple : entretien des plafonds, murs et cloisons du local, des joints des canalisations d'eau, etc.).</p><ASavoir><p>Lorsque le bail a été conclu avant le 20 juin 2014, l'état des lieux de sortie doit être établi uniquement si un état des lieux d'entrée avait été effectué.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment le loyer est-il fixé et révisé?</a><div class="y-folder-body"><p>Le montant du loyer est <strong class="cmq-evidence">librement fixé</strong> par les parties. Ses modalités de paiement (mensuel, trimestriel, en début ou fin de terme) sont précisées dans le contrat de bail professionnel.</p><p>La révision du loyer n'est pas imposée par la loi mais le contrat peut prévoir une révision en fonction d'un indice : par exemple, l'indice des loyers d'activités tertiaires <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">(ILAT<i class="fa fa-external-link"> </i></a>) ou l'indice du coût de la construction <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000008630" target="_blank">(ICC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a>.</p><p>Si rien n'est précisé dans le contrat de bail, le <strong class="cmq-evidence">montant du loyer</strong> reste le même pendant toute la durée du bail.</p><ASavoir><p>Dans le cas d'un bail mixte (c'est-à-dire à usage d'habitation et à usage professionnel), le loyer peut être révisé annuellement en fonction de <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001515333" target="_blank">l'indice de référence des loyers (IRL<i class="fa fa-external-link"> </i></a>).</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Faut-il verser un dépôt de garantie ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le versement d'un <dfn class="cmq-tip" data-target="R52231">dépôt de garantie</dfn> n'est <strong class="cmq-evidence">pas obligatoire</strong>, mais le contrat de bail <strong class="cmq-evidence">peut prévoir</strong> que le locataire doit en verser un. Dans ce cas, son montant est librement fixé par les parties.</p><p>Cette somme est remboursée au locataire quand il quitte les lieux s'il a rempli toutes ses obligations (par exemple, paiement du loyer ou de certaines réparations).</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Qui doit régler les charges, impôts et taxes ?</a><div class="y-folder-body"><p>La répartition des charges, impôts et taxes entre le propriétaire et le locataire est librement définie dans le contrat.</p><p>Lorsque le contrat ne précise pas la répartition des charges, c'est le propriétaire qui doit payer les impôts fonciers et les frais d'assurance de l'immeuble.</p><p>Très souvent, le bail prévoit que les gros travaux sont à la charge du propriétaire.</p><ASavoir><p>En cas de litige entre le propriétaire et le locataire, c'est le tribunal judiciaire qui est compétent.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment mettre fin au bail professionnel ?</a><div class="y-folder-body"><p>Dans le bail professionnel, le propriétaire est engagé <strong class="cmq-evidence">obligatoirement</strong> pendant 6 ans. Après ce délai, il peut prévenir le locataire de son intention de ne pas renouveler le contrat. Il doit alors respecter un préavis de 6 mois.</p><p>De son côté, le locataire peut rompre le contrat à tout moment. Il doit alors notifier au propriétaire son intention de quitter les locaux en respectant un délai de préavis de 6 mois.</p><p>Ces notifications doivent être effectuées :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit par lettre recommandée avec demande d'avis de réception</p></li><li><p>Soit par acte d'un commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice).</p></li></ul><ASavoir><p>Il n'existe pas de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-intralink">droit au renouvellement</a> du bail professionnel contrairement au bail commercial. Ainsi, lorsque le prorpriétaire décide ne pas renouveler le bail, il ne verse pas d'indemnité au locataire.</p></ASavoir></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">La cession et la sous-location sont-elles possibles ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire peut <strong class="cmq-evidence">sous-louer</strong> son bail, sauf si le contrat de bail l'interdit. Il doit en informer le propriétaire.</p><p>Le locataire principal demeure responsable envers le propriétaire. Il doit s'assurer que le contrat de bail est bien respecté par le sous-locataire et que ce dernier paie effectivement les loyers au propriétaire.</p><p>Le locataire peut également <strong class="cmq-evidence">céder librement</strong> son bail professionnel sauf si le contrat de bail l'interdit.</p><p>Le bail peut prévoir des conditions particulières pour la cession du bail professionnel : par exemple, l'accord préalable du successeur du locataire par le bailleur ou la rédaction d'un acte notarié).</p><p>Le locataire doit alors informer le propriétaire de la cession du bail professionnel.</p><ASavoir><p>En cas de bail mixte (c'est-à-dire à usage d'habitation et à usage professionnel), la sous-location et la cession sont interdites.</p></ASavoir></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R67013"><p>Sociétés (SARL, SASU, SAS, EURL, SA, SNC, SCS, SCA, etc.)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R52231"><p>Somme d'argent versée au propriétaire par le locataire au moment de la signature du bail. Elle doit être rendue au locataire lorsqu'il quitte le logement, après qu'il a rendu les clés du logement au propriétaire. La somme reversée au locataire peut être diminué du montant des impayés de loyers ou de charges, de frais liés à des dégradations...</p></div><div class="box header3" id="header_box_6" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-fiche-link">Saisir le tribunal judiciaire (anciens tribunaux d'instance/de grande instance)</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19807_PRO" class="cmq-theme">Justice</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31697_PART" class="cmq-fiche-link">Entretien courant et "réparations locatives" à la charge du locataire</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PRO" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000874247/" target="_blank">Loi n°86-1290 du 23 décembre 1986 tendant à favoriser l'investissement locatif, l'accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l'offre foncière</a><div class="cmq-reference-detail">Articles 57 A et 57 B sur le bail professionnel</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108683" target="_blank">Code de commerce : article L145-2</a><div class="cmq-reference-detail">Application des règles du bail commercial à un local à usage exclusivement professionnel</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000006060731" target="_blank">Décret n°55-22 du 4 janvier 1955 portant réforme de la publicité foncière</a><div class="cmq-reference-detail">Bail d'une durée supérieure à 12 ans</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_7" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice du coût de la construction (ICC)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
</div></div>
<div class="box header3" id="header_box_8" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Bail commercial et bail professionnel : quel indice de référence utiliser ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Bail professionnel</category>
    <pubDate>Wed, 12 Jun 2024 12:15:05 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1180-bail-professionnel#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/21628</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/21628</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A21628</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Bail dérogatoire (ou bail de courte durée)</title>
		<link>https://clonas.fr/article-20230-bail-derogatoire-ou-bail-de-courte-duree</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-20230-bail-derogatoire-ou-bail-de-courte-duree</guid>
		<description> Le bail dérogatoire (ou de courte durée) également appelé bail précaire est un bail d'une durée maximale de 3 ans concernant des locaux utilisés pour l'exploitation d'un fonds de commerce. Les règles du statut des baux commerciaux (comme le droit au renouvellement du bail ou le versement d'une indemnité d'éviction en cas de non-renouvellement) ne s'appliquent pas au bail dérogatoire.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Un bail dérogatoire (ou de courte durée) peut être conclu si toutes les conditions suivantes sont réunies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le contrat de bail doit établi par <strong class="cmq-evidence">écrit</strong>.</p></li><li><p>Les propriétaire et le locataire doivent exprimer clairement leur <strong class="cmq-evidence">volonté d'écarter le statut des baux commerciaux</strong>. Ce statut correspond à un ensemble de règles qui s'applique automatiquement au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">contrat de bail commercial</a>. Il permet au locataire de bénéficier de différents avantages : le droit au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36449_PRO" class="cmq-intralink">renouvellement du bail</a> au bout de 9 ans, le versement d'une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a> en cas de non-renouvellement ou la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">révision du loyer</a> tous les 3 ans ou en fonction d'une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31925_PRO" class="cmq-intralink">clause d'échelle mobile</a>.</p></li><li><p>La <strong class="cmq-evidence">durée totale</strong> du bail ou des baux successifs ne doit pas dépasser <strong class="cmq-evidence">3 ans</strong>. Il n'y a pas de durée minimum imposée.</p></li></ul><p>Si ces conditions ne sont pas réunies, ce sont les règles du statut des baux commerciaux qui s'appliquent.</p><ANoter><p>Le bail dérogatoire est adapté dans les cas suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Ouvrir un magasin éphémère « un pop up store » dans le cadre d'une opération commerciale.</p></li><li><p>Tester le lancement d'une nouvelle activité.</p></li></ul></ANoter><ASavoir><p>Un propriétaire (bailleur) peut signer un ou plusieurs baux de courte durée sur le même local et avec le même locataire dès lors que la durée totale n'excède pas 3 ans.</p></ASavoir><p>Le bailleur et le locataire bénéficient d'une grande liberté pour insérer toutes les clauses correspondant à leurs besoins (par exemple, le type de commerce ou d'activités à exercer dans le local ou le montant du loyer et les charges).</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Un état des lieux est-il nécessaire dans un bail dérogatoire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Lors de la prise de possession des locaux, un état des lieux <strong class="cmq-evidence">doit être joint au contrat de bail</strong> de courte durée.</p><p>Il est établi lors de la prise de possession des locaux par les parties de l'une des façons suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit à l'amiable</p></li><li><p>Soit par une personne mandatée par les parties (par exemple un agent immobilier)</p></li></ul><ANoter><p>Lorsque les parties ne sont pas d'accord, elles doivent demander à un <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">commissaire de justice</dfn> (anciennement huissier de justice ) d'établir l'état des lieux. Dans ce cas, les frais sont partagés entre le propriétaire (bailleur) et le locataire.</p></ANoter></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quel est le montant du loyer du bail dérogatoire ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le loyer est fixé librement par les parties et n'est pas plafonné.</p><p>Les parties peuvent prévoir une clause d'indexation du loyer : le loyer peut alors <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO" class="cmq-intralink">varier automatiquement</a>, à la hausse ou à la baisse, selon <a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/7738676" target="_blank">l'indice des loyers commerciaux (ILC)<i class="fa fa-external-link"> </i></a>) ou l'indice des loyers des activités tertiaires (<a class="external" href="https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001617112" target="_blank">l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)<i class="fa fa-external-link"> </i></a>).</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment le bail dérogatoire se termine-t-il ?</a><div class="y-folder-body"><p>En principe, le bail dérogatoire est conclu pour une durée déterminée et il <strong class="cmq-evidence">cesse automatiquement</strong> à la date prévue dans le contrat.</p><p>Il n'est donc pas nécessaire que le propriétaire donne congé au locataire.</p><p>À la fin du bail, le locataire doit libérer les lieux et rendre les clefs le dernier jour du contrat. Un <strong class="cmq-evidence">état des lieux de sortie</strong> doit être établi soit à l'amiable, soit par une personne mandatée par les parties (par exemple, un agent immobilier). En cas de désaccord sur le contenu de l'état des lieux, le propriétaire ou le locataire peut faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) : dans ce cas, les frais sont partagés entre les parties.</p><Attention><p>Le locataire doit payer son loyer jusqu'à la fin du bail dérogatoire, même dans le cas où il décide de quitter le local avant la date de fin prévue dans le contrat.</p></Attention></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Que se passe-t-il si le locataire reste dans les lieux ?</a><div class="y-folder-body"><p>Si le propriétaire souhaite récupérer les locaux, il doit demander à son locataire par écrit de quitter les lieux. S'il ne le fait pas, le bail dérogatoire se transforme automatiquement en bail commercial.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Demande de libérer les lieux</p></h5><p>Pour récupérer les locaux, le propriétaire doit mettre fin à l'occupation des locaux en prévenant le locataire au plus tard<strong class="cmq-evidence">1 mois après la date de fin fixée dans le bail</strong>.</p><p>Il lui adresse l'un des documents suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Soit un congé par <dfn class="cmq-tip" data-target="R57151">acte de commissaire de justice</dfn> (anciennement acte d'huissier de justice)</p></li><li><p>Soit une lettre recommandée avec AR demandant au locataire de quitter les lieux</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Naissance d'un bail commercial</p></h5><p>Si le locataire se maintient dans les locaux à l'expiration de la durée du bail dérogatoire, et que le propriétaire ne s'est pas pas manifesté <strong class="cmq-evidence">au plus tard</strong> dans un délai d'un mois, un nouveau est automatiquement conclu. Il est soumis au statut des baux commerciaux.</p><p>En d'autres termes, lorsque le locataire reste dans les lieux sans opposition du propriétaire, il bénéficie d'un bail commercial.</p><ANoter><p>Un propriétaire annonce au locataire 2 jours après le terme du bail dérogatoire qu'il ne souhaite pas poursuivre le contrat. Dans ce cas, le locataire ne peut pas revendiquer le bénéfice d'un bail commercial.</p></ANoter></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le locataire peut-il résilier le bail de courte durée avant la date de la fin du contrat ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le bail de courte durée est signé pour une <strong class="cmq-evidence">période ferme</strong>. Cela signifie qu'il n'est pas possible de mettre un terme au contrat avant la date fixée dans le contrat.</p><p>Le locataire qui souhaite quitter les lieux avant la fin du bail de courte durée doit en principe <strong class="cmq-evidence">payer les loyers pendant toute la durée</strong> prévue dans le contrat. Il peut toutefois essayer de négocier à l'amiable avec le propriétaire pour un départ anticipé.</p><p>Au moment de la signature du bail de courte durée, le bailleur et le locataire peuvent insérer une <strong class="cmq-evidence">clause de résiliation</strong> qui prévoit la possibilité de résilier le contrat avant la fin de la durée prévue. La clause doit définir les conditions de cette résiliation (délai de préavis, notification, etc).</p></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57151"><p>Document rédigé par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire). L'acte de commissaire de justice (anciennement acte d'huissier de justice) peut notamment servir à constater un fait, accomplir une formalité de procédure ou engager une voie d'exécution (saisie, expulsion, ...). Exemples d'acte de commissaire de justice : constat, notification ...</p></div><div class="box header3" id="header_box_1" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F22854_PRO" class="cmq-fiche-link">Prolongation ou renouvellement du bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029108698" target="_blank">Code de commerce : article L145-5</a><div class="cmq-reference-detail">Bail dérogatoire ou de courte durée</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442944" target="_blank">Code civil : article 1737</a><div class="cmq-reference-detail">Fin du contrat de bail à l'expiration du terme fixé</div></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers commerciaux (ILC)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
<div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">Indice des loyers des activités tertiaires (ILAT)</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)</div></div>
</div></div>
<div class="box header3" id="header_box_3" >
<h4><span>Question ? Réponse !</span></h4><div class="content"><div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20564_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Bail commercial et bail professionnel : quel indice de référence utiliser ?</a></div>
<div class="cmq-questrep" ><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F32783_PRO"  class="y-cmq-questrep-link">Comment est évaluée l'indemnité d'éviction d'un bail commercial ?</a></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Baux particuliers</category>
    <pubDate>Wed, 12 Jun 2024 12:15:02 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1237-baux-particuliers#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/20230</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/20230</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A20230</trackback:ping>
	</item>

 <item>
		<title>Bail saisonnier</title>
		<link>https://clonas.fr/article-23417-bail-saisonnier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-23417-bail-saisonnier</guid>
		<description> Le bail saisonnier s'applique à un local commercial loué uniquement pour une saison touristique. Ce bail ne peut pas excéder 6 mois. À la fin de la saison, le propriétaire reprend ses locaux. Les règles protectrices du bail commercial ne s'appliquent pas au bail saisonnier.</description>
	<media:content url="" medium="image"/>
		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le bail saisonnier est un contrat de location conclu entre un locataire et le propriétaire d'un local pour le temps d'une saison touristique. Celle-ci est souvent plus étendue que la saison d'été ou d'hiver au sens strict.</p><ANoter><p>La saison touristique en Méditerranée peut aller de mai à octobre.</p></ANoter><p>Il n'existe pas de définition juridique du bail saisonnier. Le <strong class="cmq-evidence">bail est considéré comme saisonnier</strong> dans les situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Les loyers et charges sont dus pour une période définie.</p></li><li><p>Les clefs du local sont restituées à la fin de la location saisonnière.</p></li><li><p>Les locaux sont vidés des matériels et marchandises appartenant au locataire (le propriétaire peut tolérer que le matériel d'exploitation reste dans les lieux).</p></li></ul><p>Le contrat de location saisonnière n'est <strong class="cmq-evidence">pas obligatoirement un contrat écrit</strong>. Cependant, un écrit est recommandé pour prouver l'existence du bail en cas de litige.</p><p>Un contrat écrit permet de préciser les conditions d'occupation des locaux, notamment :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Description et emplacement des locaux</p></li><li><p>Durée de location et d'occupation (6 mois au maximum)</p></li><li><p>Paiement du loyer (le paiement peut être exigé en totalité en début de saison)</p></li><li><p>Répartition des charges</p></li></ul><p>Les règles du <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">statut des baux commerciaux</a> qui protègent le locataire ne s'appliquent pas au contrat de bail saisonnier. Par exemple, le locataire n'a pas droit au renouvellement du bail ni au versement d'une <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F36537_PRO" class="cmq-intralink">indemnité d'éviction</a> comme c'est le cas dans un bail commercial.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelle est la durée du bail saisonnier ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le contrat de location saisonnière a une <strong class="cmq-evidence">durée de 6 mois maximum</strong>. La date de fin du bail doit être pércisée.</p><p>Le contrat prend fin sans qu'il soit nécessaire pour le propriétaire de donner congé ou pour le locataire de transmettre un préavis.</p><p>À la fin du bail, le locataire n'a plus la jouissance des locaux et il doit les libérer. Cet élément est essentiel car si les locaux sont mis à disposition du locataire <strong class="cmq-evidence">de façon continue</strong>, la location n'est plus considérée comme saisonnière. Si le locataire estime que son bail saisonnier est en réalité un bail commercial, il peut saisir le tribunal judiciaire pour demander l'application du statut des <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">baux commerciaux</a>. Il doit agir dans les 2 ans qui suivent la signature de son premier bail.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'informer ?</a><div class="y-folder-body"><a href="http://www.annuaires.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">Tribunal judiciaire</a></div></div><Attention><p>La <strong class="cmq-evidence">location à l'année</strong> donne droit au <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">statut des baux commerciaux</a> même si l'exploitation est saisonnière. C'est notamment le cas dans les situations suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Accès libre des locaux pendant toute l'année</p></li><li><p>Loyer plus élevé qu'un loyer saisonnier</p></li><li><p>Abonnements pour l'électricité et le téléphone au nom du locataire.</p></li></ul></Attention></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Le contrat de bail saisonnier peut-il être renouvelé ?</a><div class="y-folder-body"><p>Contrairement au locataire d'un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-intralink">bail commercial</a>, le locataire n'a pas de droit automatique au renouvellement de son bail. Il peut cependant louer le même local <strong class="cmq-evidence">chaque saison</strong>. Pour cela, un nouveau bail saisonnier doit être signé et le loyer pourra être renégocié à chaque période de location nouvelle.</p><p>Le bail saisonnier peut donc être renouvelé <strong class="cmq-evidence">chaque année pour la même saison</strong>, avec la <strong class="cmq-evidence">même durée</strong>, sans limite dans le temps.</p><p>Il est également possible de conclure un bail saisonnier pour le même local à 2 périodes différentes (saison hivernale et saison estivale par exemple).</p></div></div></div><div class="box header3" id="header_box_2" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PRO" class="cmq-fiche-link">Contrat de bail commercial</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N31926_PRO" class="cmq-theme">Baux</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006442673/" target="_blank">Code civil : article 1709 et suivants</a><div class="cmq-reference-detail">Bail</div></div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Baux particuliers</category>
    <pubDate>Sat, 08 Jun 2024 12:00:02 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1237-baux-particuliers#comments</comments>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<wfw:comment>https://clonas.fr/comments/post.php/article/23417</wfw:comment>
		<wfw:commentRss>https://clonas.fr/comments/feed.php/article/23417</wfw:commentRss>
		<trackback:ping>https://clonas.fr/links/trackback.php?anchor=article%3A23417</trackback:ping>
	</item>

</channel>
</rss>