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	<title>Expropriation</title>
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	<description>L'expropriation permet à une personne publique de contraindre un particulier ou une personne morale à céder la propriété de son bien, moyennant une indemnité.</description>
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	<copyright>Commune de Clonas</copyright>
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	<lastBuildDate>Tue, 28 Apr 2026 20:04:34 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Procédure d’expropriation</title>
		<link>https://clonas.fr/article-18918-procedure-d-expropriation</link>
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		<description> La procédure d'expropriation permet à l'État d'acquérir un bien privé pour cause d’utilité publique tout en garantissant une indemnisation au propriétaire.</description>
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		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>L’expropriation est un mécanisme qui permet de <strong class="cmq-evidence">contraindre</strong> un propriétaire à <strong class="cmq-evidence">céder</strong> (transférer la propriété) son <strong class="cmq-evidence">bien</strong> (appartement, maison, immeuble, terrain etc.), dans un <strong class="cmq-evidence">but d’utilité publique</strong> et contre une <strong class="cmq-evidence">indemnité</strong> juste et préalable.</p><p>L’expropriation est mise en œuvre lorsqu’aucun accord amiable n’a pu être conclu, pour permettre aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R74132">personnes publiques</dfn> (État, collectivités territoriales etc.) ou privées d’acquérir les biens nécessaires à la réalisation de leurs missions, notamment la réalisation d’ouvrages publics et d’aménagements urbains. C’est ce qu’on appelle une <dfn class="cmq-tip" data-target="R74048">prérogative de puissance publique</dfn>.</p><p>Il s’agit ainsi d’un mode de cession forcée de la propriété qui peut être utilisée à l’encontre d’un particulier ou d’une <dfn class="cmq-tip" data-target="R40703">personne morale</dfn>.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Lâexpropriation ne doit <strong class="cmq-evidence">pas</strong> Ãªtre confondue avec le <strong class="cmq-evidence">droit de prÃ©emption urbain</strong>, qui est un <strong class="cmq-evidence">droit dâachat prioritaire</strong> exercÃ© par une commune sur un bien mis en vente dans une zone urbaine. La <strong class="cmq-evidence">prÃ©emption</strong> respecte la <strong class="cmq-evidence">volontÃ© initiale du propriÃ©taire de cÃ©der son bien</strong>, tandis que <strong class="cmq-evidence">lâexpropriation</strong> permet, Ã  lâinverse, dâobliger le propriÃ©taire Ã  vendre malgrÃ© son refus.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quels sont les biens concernés par l’expropriation ?</a><div class="y-folder-body"><p><strong class="cmq-evidence">Tous</strong> les biens immobiliers ou droits immobiliers appartenant à une personne privée (<dfn class="cmq-tip" data-target="R62708">physique</dfn> ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R40703">morale</dfn>) peuvent être expropriés.</p><p>Notamment :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Immeubles bâtis ou non bâtis</strong> (maisons, terrains, appartements, parcelles agricoles, locaux commerciaux, etc.)</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Droits réels immobiliers</strong> (<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F934_PART" class="cmq-intralink">usufruit</a>, <dfn class="cmq-tip" data-target="R1069">servitude</dfn> etc.)</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Biens mobiliers indissociables de l’immeuble</strong> (par exemple certains équipements intégrés).</p></li></ul><p>L'expropriation peut porter sur la <strong class="cmq-evidence">totalité</strong> du bien ou sur une <strong class="cmq-evidence">partie</strong> de celui-ci.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Il est possible dâexproprier un immeuble classÃ© monument historique lorsque le propriÃ©taire refuse dâexÃ©cuter les travaux nÃ©cessaires Ã  sa conservation ou lorsque le monument prÃ©sente un intÃ©rÃªt public historique ou artistique.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Qui peut décider de recourir à l’expropriation ?</a><div class="y-folder-body"><p>Seul <strong class="cmq-evidence">l’État</strong> a la compétence pour décider d’une expropriation.</p><p>Elle peut <strong class="cmq-evidence">néanmoins</strong> être mise en œuvre <strong class="cmq-evidence">à la demande</strong> ou au <strong class="cmq-evidence">bénéfice</strong> d’autres personnes publiques. C’est le cas, par exemple, des <dfn class="cmq-tip" data-target="R1088">collectivités territoriales</dfn> ou des établissements publics.</p><p>La loi peut également habiliter des personnes privées à recourir à l’expropriation. C’est le cas, par exemple, des concessionnaires d’ouvrages de transport ou de distribution d’électricité ou d’installations hydrauliques.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les conditions pour recourir à l’expropriation ?</a><div class="y-folder-body"><p>Pour recourir à l’expropriation d’un bien, il faut que <strong class="cmq-evidence">toutes</strong> les conditions suivantes soient remplies :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L’opération doit avoir une <dfn class="cmq-tip" data-target="R74054">utilité publique</dfn><strong class="cmq-evidence"/>, constatée avant l’expropriation et à la suite d’une enquête. L’utilité publique peut être déclarée dans tous les domaines à savoir social, d’hygiène, scientifique, sportif, éducatif, environnemental, artistique ou économique. C’est le cas, par exemple, de la création de lotissements communaux ou d’espaces verts, de marchés, d’établissements d’enseignement ou hospitaliers.</p><p>Il faut ainsi que l’opération présente un intérêt général et qu’elle ne puisse pas être réalisée avec les biens déjà détenus par l’expropriant dans des conditions équivalentes. Autrement dit, si la collectivité possède déjà un terrain qui pourrait convenir pour le même projet, elle ne peut pas exproprier un particulier simplement par simplicité ou préférence. L’expropriation est utilisée en dernier recours.</p><p>De même, l’expropriation doit présenter des avantages plus importants que les inconvénients subis.</p></li><li><p>Les <strong class="cmq-evidence">parcelles</strong> à exproprier doivent être <strong class="cmq-evidence">déterminées</strong></p></li><li><p>Les <strong class="cmq-evidence">propriétaires</strong> ou <strong class="cmq-evidence">titulaires des droits</strong> ainsi que de <strong class="cmq-evidence">toute personne intéressée</strong> par les parcelles concernées par le projet d’expropriation doivent avoir été recherchées</p></li><li><p>Une <strong class="cmq-evidence">indemnité</strong> juste et préalable doit être versée au propriétaire.</p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les étapes de la procédure d’expropriation ?</a><div class="y-folder-body"><p>La procédure d’expropriation est séparée en 2 phases, à savoir une <strong class="cmq-evidence">phase administrative</strong> et une <strong class="cmq-evidence">phase judiciaire</strong>.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Phase administrative</p></h5><p>La procédure d’expropriation débute par une phase administrative qui se déroule en <strong class="cmq-evidence">4 étapes</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L’enquête préalable</p></li><li><p>La déclaration d’utilité publique</p></li><li><p>L’enquête parcellaire</p></li><li><p>L’arrêté de cessibilité.</p></li></ul><p>Enquête préalable</p><p>L’enquête préalable à l’expropriation a pour objectif d’<strong class="cmq-evidence">informer le public</strong> sur le projet envisagé. Elle permet à toute personne intéressée de formuler ses observations ou ses remarques sur l’opération d’expropriation.</p><p>Cette étape de consultation vise ainsi à recueillir le plus grand nombre d’avis afin d’éclairer l’administration sur l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74054">utilité publique</dfn> du projet avant toute décision.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Avant la mise en place de lâenquÃªte prÃ©alable, lâadministration peut, de faÃ§on facultative, consulter le public en organisant un dÃ©bat public ou un rÃ©fÃ©rendum.</p></div><p>L’enquête préalable se déroule en <strong class="cmq-evidence">plusieurs étapes</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> doit d’abord envoyer un <strong class="cmq-evidence">dossier au préfet</strong> du département où l’opération doit être réalisée.</p><p>Ce dossier doit notamment contenir une notice explicative du projet, un plan de situation, un plan général des travaux, les caractéristiques principales des ouvrages les plus importants et l’appréciation sommaire des dépenses.</p><p>Dans l’hypothèse où le projet a des incidences importantes sur l’environnement ou la santé humaine, il est également obligatoire de fournir une étude d’impact.</p></li><li><p>Un <strong class="cmq-evidence">commissaire enquêteur</strong> est ensuite nommé par le tribunal administratif. C’est lui qui effectuera l’enquête publique préalable.</p></li><li><p>Un <dfn class="cmq-tip" data-target="R71568"/><strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R71568">arrêté préfectoral</dfn> </strong>est alors pris par le préfet, ordonnant l’ouverture de l’enquête.</p><p>Cette ouverture est mentionnée dans les journaux locaux diffusés dans le département et fait l'objet d'un affichage en mairie où le projet doit avoir lieu. Il y est indiqué les heures et le lieu où le public peut prendre connaissance du dossier et formuler des observations sur un registre ouvert à cet effet.</p></li><li><p>Par la suite, le commissaire enquêteur réalise <strong class="cmq-evidence">l’enquête publique</strong> préalable. Cela consiste, principalement, à mettre en place un registre d’enquête destiné à recueillir les informations/observations du public et à étudier les documents techniques du projet.</p></li><li><p>À la fin de l’enquête, le commissaire enquêteur examine les observations recueillies, il rédige un rapport avec ses conclusions motivées sur le projet, <strong class="cmq-evidence">précisant s’il est ou non favorable à l’opération envisagée</strong>.</p><p>Le commissaire enquêteur transmet le dossier d’enquête et ses conclusions au Préfet. La copie de ce rapport est consultable par le public.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>DÃ¨s lâouverture de lâenquÃªte prÃ©alable, lâ<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> peut <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notifier</dfn> aux propriÃ©taires concernÃ©s une offre dâindemnitÃ© et les inviter Ã  indiquer le montant de leur propre demande.</p></div><p>Déclaration d’utilité publique</p><p>Au vu des résultats de l'enquête du commissaire-enquêteur, si l'utilité publique du projet est identifiée, le préfet prononce, par un arrêté, une <strong class="cmq-evidence">déclaration d'utilité publique (DUP)</strong>.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Pour certains domaines, la DUP peut Ãªtre prise par un arrÃªtÃ© en Conseil dâÃtat. Câest le cas, par exemple, pour des travaux de crÃ©ation dâautoroute, dâaÃ©rodrome ou de canaux de navigation dâune longueur supÃ©rieure Ã  5 km.</p></div><p>La DUP doit indiquer :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le but d’utilité publique de l’opération</p></li><li><p>Les textes sur lesquels elle est fondée</p></li><li><p>Les travaux éventuels nécessaires à sa réalisation</p></li><li><p>Le bénéficiaire de l’expropriation</p></li><li><p>Le délai accordé pour réaliser l’expropriation (5 ans maximum).</p></li></ul><p>L’acte déclaratif d’utilité publique doit être publié au Journal officiel s’il a la forme d’un décret ou par voie d’affichage dans les communes concernés s’il a été pris par arrêté préfectoral. Il n’y a donc pas de notification individuelle aux personnes concernées.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>L'acte dÃ©clarant l'utilitÃ© publique doit intervenir <strong class="cmq-evidence">au plus tard 1 an aprÃ¨s la clÃ´ture de l'enquÃªte prÃ©alable</strong>. Ce dÃ©lai peut Ãªtre prolongÃ© dans certains cas.</p></div><p>Enquête parcellaire</p><p>L’enquête parcellaire a pour but de :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Déterminer contradictoirement les parcelles à exproprier par l’établissement des caractéristiques cadastrales et des adresses postales, l’identification des <dfn class="cmq-tip" data-target="R1069">servitudes</dfn> et des <dfn class="cmq-tip" data-target="R12443">hypothèques,</dfn>la mesure des surfaces et la recherche de l’origine de propriété. L’identification des biens à exproprier se fait en présence et avec la participation des propriétaires concernés.</p></li><li><p>Rechercher les propriétaires, titulaires de <dfn class="cmq-tip" data-target="R53028">droits réels</dfn> et de tout intéressé.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>LâenquÃªte parcellaire peut Ãªtre menÃ©e postÃ©rieurement Ã  la dÃ©claration dâutilitÃ© publique (DUP) ou parallÃ¨lement Ã  lâenquÃªte publique prÃ©alable.</p></div><p>L<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">’expropriant</dfn> adresse ainsi au préfet un dossier contenant un plan parcellaire des terrains et des bâtiments à exproprier ainsi que la liste des propriétaires.</p><p>Le dépôt du dossier doit être<strong class="cmq-evidence"> <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notifié</dfn> individuellement</strong> aux propriétaires figurant sur la liste contenue dans le dossier ou à leurs <dfn class="cmq-tip" data-target="R12420">mandataires</dfn>, gérants, administrateurs, par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette notification intervient à l’ouverture de l’enquête parcellaire afin de permettre aux propriétaires visés par l’expropriation de formuler leurs observations ou remarques durant l’enquête.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>En cas d'<dfn class="cmq-tip" data-target="R12717">indivision</dfn>, la notification est faite Ã  chaque coÃ¯ndivisaire. De mÃªme, la notification du dÃ©pÃ´t du dossier d'enquÃªte parcellaire est faite Ã  l'<dfn class="cmq-tip" data-target="R58072">usufruitier</dfn> et au <dfn class="cmq-tip" data-target="R58145">nu-propriÃ©taire</dfn>.</p></div><p>Le préfet prend ensuite un <strong class="cmq-evidence">arrêté qui ouvre l'enquête parcellaire</strong>. Cet arrêté est publié dans un journal diffusé dans le département concerné et par voie d’affichage dans les mairies touchées par l’opération d’expropriation.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Mairie - Clonas-sur-Varèze</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>1 Place de la Mairie</span><span>38550</span><span>Clonas-sur-Varèze</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 84 91 44</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>commune@clonas.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://clonas.fr">https://clonas.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 18:00</li></ul></div></div></div></div></div><p>Dans le même temps, le préfet désigne un commissaire enquêteur ou une commission d’enquête, chargé de l’enquête parcellaire.</p><p>Le commissaire-enquêteur ou la commission d’enquête donne ensuite un avis sur l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R15257">emprise</dfn> des ouvrages projetés et établit un procès-verbal de l’opération. Cet avis prend en compte les observations consignées par les propriétaires ou toute personne intéressée par le projet d’expropriation dans les registres mis à leur disposition pendant la durée de l’enquête.</p><p>Arrêté de cessibilité</p><p>Dès qu’il a reçu le procès-verbal du commissaire enquêteur ou de la commission d’enquête, le préfet prend un <strong class="cmq-evidence">arrêté de cessibilité</strong>.</p><p>Cet arrêté doit :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Désigner les propriétés déclarées cessibles en précisant la nature, la situation, la contenance et la situation cadastrale (section, numéro du plan et lieu-dit)</p></li><li><p>Préciser l’identité des propriétaires.</p></li></ul><p>Le préfet peut exclure des parcelles du dossier d’enquête parcellaire lorsqu’elles ne sont pas nécessaires ou utiles à la réalisation du projet.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Le prÃ©fet peut augmenter l'<dfn class="cmq-tip" data-target="R15257">emprise</dfn> de l'opÃ©ration projetÃ©e, si cette augmentation est justifiÃ©e par le projet et reste limitÃ©e.</p></div><p>L’arrêté de cessibilité doit obligatoirement être notifié, par lettre recommandée avec avis de réception, aux propriétaires concernés par le projet d’expropriation. Cette notification doit mentionner les délais et les voies de recours.</p><p>De même, l’arrêté de cessibilité doit être transmis dans un délai de <strong class="cmq-evidence">6 mois</strong> au greffe du juge de l’expropriation.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>LâarrÃªtÃ© de cessibilitÃ© constitue le dernier acte de la phase administrative de lâexpropriation. Il nâopÃ¨re toutefois pas de transfert de propriÃ©tÃ©. Ã ce stade, les<strong class="cmq-evidence"> propriÃ©taires conservent leurs droits sur leurs biens</strong>. En lâabsence dâaccord amiable, câest au juge judiciaire de prononcer la cession (transfert de propriÃ©tÃ©) du bien par lâordonnance dâexpropriation.</p></span></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Phase judiciaire</p></h5><p>La procédure d’expropriation se poursuit par la phase judiciaire qui a pour but :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>D’effectuer le transfert de propriété au moyen d’une ordonnance d’expropriation</p></li><li><p>De fixer les indemnités dues aux propriétaires en contrepartie de la cession de leur bien.</p></li></ul><p>Transfert de propriété à l’expropriant</p><p>Une fois que le projet d'expropriation a été déclaré d'utilité publique et que l'arrêté de cessibilité a été <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notifié</dfn> au propriétaire du bien, l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> va notifier, par lettre recommandée avec avis de réception, une offre financière au propriétaire.</p><p>Cette notification peut prendre la forme d’un courrier classique ou d’un document intitulé « mémoire valant offre ». Ce document contient la désignation précise du bien exproprié (références cadastrales, superficie, situation, etc.), l’évaluation du bien faite par l’expropriant, la proposition d’indemnité formulée au profit du propriétaire et les éléments de calcul et justificatifs de cette estimation.</p><p>En cas d’accord sur la proposition indemnitaire, le transfert de propriété se fait par <strong class="cmq-evidence">par accord amiable</strong> entre la personne publique et la personne expropriée. Cette cession amiable peut s’effectuer soit par acte notarié soit par <dfn class="cmq-tip" data-target="R74138">acte administratif</dfn>.</p><p>En l'absence d'accord, la <strong class="cmq-evidence">personne publique saisit le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink">juge de l'expropriation</a></strong><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink"/> à l’expiration d’un délai d’1 mois suivant la notification de son offre.</p><p>Dans ce cas, le dossier transmis au juge par le préfet contient obligatoirement la copie des documents suivants :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Acte déclaratif de l'utilité publique (DUP)</p></li><li><p>Plan parcellaire des terrains et bâtiments</p></li><li><p>Arrêté du préfet organisant l'enquête parcellaire</p></li><li><p>Pièces justifiant l'accomplissement des formalités de publication collective et de notification individuelle pour l’enquête parcellaire</p></li><li><p>Procès-verbal établi à la suite de l'enquête parcellaire</p></li><li><p>Arrêté de cessibilité ou de l'acte en tenant lieu datant de moins de 6 mois.</p></li></ul><p>Le dossier peut également contenir tous autres documents que le préfet estime utiles.</p><p>Le juge de l’expropriation rend alors une <strong class="cmq-evidence">ordonnance d’expropriation</strong> sur le seul fondement de ce dossier. Les propriétaires ne sont pas invités à comparaitre devant le juge, ni à formuler des observations ou des remarques.</p><p>L'ordonnance d'expropriation a pour effet de transférer juridiquement la propriété du bien et les droits réels immobiliers (usufruit, servitude…) de l'exproprié à la personne publique.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Ã ce stade, l'expropriÃ© ne peut donc plus vendre, ni faire de donation, ni constituer <dfn class="cmq-tip" data-target="R12443">d'hypothÃ¨que</dfn> sur le bien.</p><p>Le bail signÃ© par un locataire occupant prend Ã©galement fin.</p></div><p>L’ordonnance d’expropriation doit :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Désigner chaque immeuble ou fraction d'immeuble exproprié</p></li><li><p>Préciser l'identité des expropriés</p></li><li><p>Et indiquer le bénéficiaire de l’expropriation.</p></li></ul><p>Cette ordonnance <strong class="cmq-evidence">doit obligatoirement être <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notifiée</dfn></strong> à l’expropriant et à l’encontre de chacun des intéressés. Cette notification peut être effectuée par lettre recommandée avec avis de réception ou par l’intermédiaire d’un huissier (signification).</p><p>L’ordonnance d’expropriation <strong class="cmq-evidence">entraîne le transfert de propriété à la date où elle est rendue</strong>. L’expropriant devient alors propriétaire du bien et ne peut plus renoncer à cette propriété. De même, l’ordonnance met fin aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R53028">droits réels</dfn> et personnels sur le bien.</p><p>L’ordonnance d’expropriation doit être publiée au fichier immobilier. Ce registre public est tenu par le service de la publicité foncière dans chaque département.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Service de la publicité foncière et de l'enregistrement (SPFE) - Vienne</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>47 avenue du Général Leclerc<br/>Espace 47</span><span>38200</span><span>Vienne</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 74 31 12 28</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>spfe.vienne@dgfip.finances.gouv.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.impots.gouv.fr/accueil" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.impots.gouv.fr/accueil</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Service de la publicité foncière et de l'enregistrement (SPFE) - Grenoble 3</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>Centre des Finances Publiques<br/>38 avenue Rhin et Danube</span><span>38047</span><span>Grenoble Cedex 2</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 39 39 59</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>spfe.grenoble@dgfip.finances.gouv.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.impots.gouv.fr/accueil" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.impots.gouv.fr/accueil</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li></ul></div></div></div></div></div><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Tant qu'il n'a pas Ã©tÃ© indemnisÃ© par la personne publique, l'expropriÃ© conserve la jouissance du bien. En effet, le transfert de propriÃ©tÃ© ne permet pas la prise du possession du bien. Celle-ci est conditionnÃ©e par le paiement dâune indemnitÃ©.</p></span><p>Indemnisation de l’exproprié</p><p>Dès l’ouverture de l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, l’expropriant peut <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notifier</dfn> aux propriétaires concernés une offre d’indemnité et les inviter à indiquer le montant de leur propre demande.</p><p>Les expropriés disposent d’un <strong class="cmq-evidence">délai d’1 mois</strong> à compter de cette notification pour répondre <strong class="cmq-evidence">par écrit</strong>, soit en acceptant l’offre, soit en présentant leur demande chiffrée et motivée.</p><p>En cas de désaccord, c’est le juge de l’expropriation qui fixe le montant de l’indemnité. La procédure est <strong class="cmq-evidence">écrite et contradictoire</strong>.</p><p>Elle se décompose en plusieurs étapes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Chaque partie (exproprié et expropriant) doit ainsi <strong class="cmq-evidence">rédiger un mémoire </strong>qui contient les nom, prénom, domicile, date et lieu de naissance ainsi que le fait qu’il est propriétaire ou expropriant, les éléments juridiques du dossier (nature du bien, consistance du bien etc.) et des éléments de comparaison qui permettent de déterminer la valeur du bien.</p><p>Le juge examine ces mémoires, ainsi que les <strong class="cmq-evidence">conclusions du </strong><dfn class="cmq-tip" data-target="R74097">commissaire du gouvernement</dfn>, qui propose une évaluation motivée de l’indemnité due à l’exproprié.</p></li><li><p>Le juge fixe ensuite, par ordonnance, <strong class="cmq-evidence">une date de la visite des lieux et l’audition d</strong><strong class="cmq-evidence">es parties</strong>. Le transport sur les lieux permet au juge d’apprécier la situation réelle du bien exproprié. Il doit être effectué dans un délai de 2 mois à compter du rendu de l’ordonnance.</p><p>La visite des lieux se fait en présence de l’expropriant, de l’exproprié et du commissaire du gouvernement. Un procès-verbal est établi à la suite de la visite.</p></li><li><p>À la suite de cette visite, le juge va fixer la date et le lieu de l’<strong class="cmq-evidence">audience publique</strong>. Lors de celle-ci, le juge entend les parties à savoir l’expropriant puis l’exproprié. Il peut également entendre le commissaire du gouvernement.</p><p>Il est obligatoire d’être représenté par un avocat pour cette procédure.</p></li><li><p>Le juge va rendre un <strong class="cmq-evidence">jugement</strong> qui fixera le montant des indemnités à verser à l’exproprié, à savoir :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L’<strong class="cmq-evidence">indemnité principale</strong> qui correspond à la valeur vénale du bien exproprié</p></li><li><p>Les<strong class="cmq-evidence"> indemnités accessoires </strong>qui ont pour objet de réparer les autres préjudices résultant de l’expropriation (par exemple, frais de déménagement et de réinstallation, la perte de revenu locatif, la perte de stationnement). Parmi ces indemnités, il y a ainsi l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74098">indemnité de remploi</dfn>, l’indemnité de dépréciation si l’expropriation portait sur une partie seulement de la propriété ou encore l’indemnité pour perte de clôture.</p></li></ul></li></ul><p>La prise de possession du bien interviendra après le paiement de l’indemnité d’expropriation définitivement fixée par le juge. L’expropriant a un délai de <strong class="cmq-evidence">3 mois</strong> pour payer ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R57687">consigner</dfn> l’indemnité. Sinon, il devra payer des <dfn class="cmq-tip" data-target="R21707">intérêts moratoires</dfn>.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Si, dans le dÃ©lai d'un an Ã  compter de la dÃ©cision dÃ©finitive fixant le montant de l'indemnitÃ©, celle-ci n'a Ã©tÃ© ni payÃ©e ni consignÃ©e, l'expropriÃ© peut demander au juge qu'il soit Ã  nouveau statuÃ© sur ce montant. Cette demande devra Ãªtre rÃ©alisÃ©e par un avocat.</p></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74132"><p>Personne morale de droit public disposant d’une autonomie juridique et financière, chargée d’une mission d’intérêt général et bénéficiant, pour l’accomplir, de prérogatives spécifiques</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74048"><p>Pouvoir ou un droit exceptionnel reconnu à une personne publique (comme l’État, une collectivité territoriale, un établissement public) lui permettant d’imposer unilatéralement sa volonté, dans l’intérêt général, et en dehors du droit commun applicable</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R40703"><p>Groupement de personnes physiques réunies pour accomplir quelque chose en commun (entreprises, sociétés civiles, associations, État, collectivités territoriales, etc.). Ce groupe peut aussi réunir des personnes physiques et des personnes morales. Il peut aussi n'être constitué que d'un seul membre (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée - EURL - par exemple).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62708"><p>Individu, être humain</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1069"><p>Contrainte imposée sur une propriété pour l’usage et l’utilité d’un bien immobilier appartenant à un autre propriétaire (par exemple, droit de passage ou de vue sur les propriétés voisines)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1088"><p>Commune, département, région, collectivité à statut particulier, collectivité d'outre-mer</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74054"><p>Intérêt supérieur de la collectivité par rapport aux intérêts privés</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74074"><p>Personne publique (État, collectivité territoriale ou établissement public) qui met en œuvre une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R71568"><p>Décision écrite rendue par un préfet</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R14732"><p>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12443"><p>Droit sur un bien immobilier accordé à une personne à qui l'on doit de l'argent en garantie du paiement de sa dette</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R53028"><p>Droit détenu par une personne sur une chose immobilière. Par exemple, un titre de propriété constitue un droit réel immobilier sur une construction et/ou un terrain.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12420"><p>Personne chargée par une autre de la représenter et d'agir en son nom</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R12717"><p>Situation dans laquelle deux ou plusieurs personnes sont propriétaires ensemble d'une même chose ou d'un même ensemble de choses (exemples : maison, portefeuille de titres, meubles, bijoux). L'indivision peut être créée volontairement (par exemple lors d'un achat à plusieurs, même dans des proportions inégales) ou résulter d'une situation de fait (indivision entre des héritiers d'une succession).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R58072"><p>Personne qui bénéficie d'un droit qui lui permet d'utiliser un bien et d'en percevoir des revenus locatifs, sans pouvoir en disposer, notamment le vendre</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R58145"><p>Propriétaire d'un bien dont il peut disposer sans pouvoir l'utiliser, ni en avoir la jouissance attribuée à un usufruitier, ni en tirer un revenu locatif. Le nu-propriétaire peut vendre son droit de propriété, sans vendre la jouissance du bien.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R15257"><p>Projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus. Toutefois, les ornements (exemple : marquises) sont exclus, ainsi que les débords de toiture lorsqu'ils ne sont pas soutenus par des poteaux ou des encorbellements.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74138"><p>Acte établi directement par l’administration expropriante, qui transfère la propriété du bien sans intervention d’un notaire. Cet acte a la même valeur qu’un acte notarié.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74097"><p>Représentant de l’administration qui veille à l’application correcte de la loi et formule des propositions d’indemnisation dans l’intérêt de la collectivité publique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74098"><p>Indemnité destinée à l’acquisition d’un bien de remplacement, équivalent à celui exproprié</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R57687"><p>Versement de sommes d'argent à titre de garantie auprès de la Caisse des dépôts et consignations</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R21707"><p>Majoration automatique, exprimée en pourcentage, des sommes à verser au titulaire d'un marché par un organisme public, lorsque celui-ci ne respecte pas le délai contractuel ou réglementaire de paiement des prestations prévues au contrat</p></div><div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733580" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L1</a><div class="cmq-reference-detail">Conditions générales</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029971031" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article R112-1</a><div class="cmq-reference-detail">Ouverture de l'enquête publique</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733600/#LEGISCTA000029734352" target="_blank">Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : articles L121-1 à L121-5</a><div class="cmq-reference-detail">Déclaration d’utilité publique</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733642/#LEGISCTA000029734322" target="_blank">Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : article L131-1</a><div class="cmq-reference-detail">Enquête parcellaire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029971959" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles R131-3 à R131-8</a><div class="cmq-reference-detail">Déroulement de l’enquête parcellaire</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733646/#LEGISCTA000029734319" target="_blank">Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : art L132-1 à L132-4</a><div class="cmq-reference-detail">Arrêté de cessibilité</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733686" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L220-1</a><div class="cmq-reference-detail">Ordonnance d’expropriation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734284" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L222-1 à L222-4</a><div class="cmq-reference-detail">Effets de l’ordonnance d’expropriation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734240" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L311-1 à L311-9</a><div class="cmq-reference-detail">Procédure d’indemnisation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733782/#LEGISCTA000029734226" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L311-1 à L323-5</a><div class="cmq-reference-detail">Fixation et paiement des indemnités</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733714" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L231-1</a><div class="cmq-reference-detail">Prise de possession</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006429810" target="_blank">Code civil : article 637</a></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000571356/" target="_blank">Constitution du 4 octobre 1958</a></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136538" target="_blank">Code civil : articles 815 à 815-1</a></div>
</div>
</div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Expropriation</category>
    <pubDate>Sat, 29 Nov 2025 18:00:29 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1119-expropriation#comments</comments>
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		<title>Recours des personnes expropriées</title>
		<link>https://clonas.fr/article-26028-recours-des-personnes-expropriees</link>
		<guid isPermaLink="true">https://clonas.fr/article-26028-recours-des-personnes-expropriees</guid>
		<description> Vous pouvez contester la déclaration d’utilité publique, l’arrêté de cessibilité et l’ordonnance d’expropriation. Chaque recours répond à des règles propres.</description>
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		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>La <dfn class="cmq-tip" data-target="R74209">déclaration d’utilité publique</dfn> peut être contestée au moyen d’un recours pour excès de pouvoir ou par l’application du droit au délaissement.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Recours pour excès de pouvoir</p></h5><p>La déclaration d’utilité publique (DUP) peut être contestée devant le juge administratif au moyen d’un <strong class="cmq-evidence">recours pour excès de pouvoir</strong><strong class="cmq-evidence"> (REP)</strong>. Cette procédure permet d’obtenir l’annulation d’un <dfn class="cmq-tip" data-target="R74138">acte administratif</dfn> jugé illégal.</p><p>Quel est le juge compétent ?</p><p>Si la DUP est prise par décret, le Conseil d’État est compétent pour juger directement le recours.</p><p>Si la DUP est prise par <dfn class="cmq-tip" data-target="R69712">arrêté</dfn>, le <a class="external" href="https://www.justice.gouv.fr/justice-france/lorganisation-cours-tribunaux/lordre-administratif/tribunal-administratif" target="_blank">tribunal administratif<i class="fa fa-external-link"> </i></a> du lieu de situation du bien concerné par la mesure d’expropriation est compétent. Les décisions des tribunaux administratifs peuvent faire l’objet d’un appel devant les cours administratives d’appel. Les arrêts de ces cours peuvent ensuite être contestés par un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.</p><p>Qui peut contester la DUP ?</p><p>Toute personne qui a un intérêt personnel, direct et certain à contester la DUP peut agir en justice.</p><p>En pratique, il s’agit principalement :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Des propriétaires dont les biens sont menacés d’expropriation</p></li><li><p>Des locataires</p></li><li><p>Et des <dfn class="cmq-tip" data-target="R52183">ayants droit</dfn> sur les biens concernés par l’expropriation.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Un <dfn class="cmq-tip" data-target="R67399">contribuable</dfn> peut Ã©galement permettre dâagir contre une DUP lorsque le projet (communal, dÃ©partemental ou rÃ©gional) entrainera une augmentation des dÃ©penses de la collectivitÃ© et, par consÃ©quent, du niveau dâimposition.</p></div><p>Quels sont les motifs de contestation de la DUP ?</p><p>La déclaration d’utilité publique, en tant qu’acte administratif, doit respecter des règles de compétence, de forme et de fond. Les motifs de contestation de cet acte se répartissent en 2 catégories : les illégalités externes et les illégalités internes.</p><p>Les <strong class="cmq-evidence">illégalités externes</strong> sont liées au fait que l'auteur de l'acte n'ait pas la compétence requise ainsi qu’à l’irrespect des règles de forme et de procédure. La DUP peut être annulée, par exemple, si :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Elle n’a pas été prise par l’autorité compétente prévue par la loi</p></li><li><p>Le dossier d’enquête est incomplet ou une mention obligatoire a été oubliée (vice de forme)</p></li><li><p>L’enquête publique a été mise en œuvre de façon irrégulière en raison de l’absence d’une consultation obligatoire (vice de procédure).</p></li></ul><p>Les <strong class="cmq-evidence">illégalités internes</strong> concernent le but et les motifs de la DUP. Par exemple, la DUP peut être annulée si :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Elle sert un intérêt privé au lieu d’un intérêt général (détournement de pouvoir)</p></li><li><p>Elle viole des règles ou des documents supérieurs (par exemple le PLU)</p></li><li><p>L’opération n’a pas d’utilité publique ou si son utilité est jugée insuffisante.</p></li></ul><p>Quel est le délai pour saisir le juge ?</p><p>Le recours doit être formé <strong class="cmq-evidence">dans les 2 mois suivant la publication</strong> de la DUP.</p><p>Le point de départ de ce délai dépend de l’autorité qui a pris la décision :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Si la DUP est prise par décret, le délai de 2 mois commence à courir à partir de la<strong class="cmq-evidence"> publication au Journal officiel</strong></p></li><li><p>Si la DUP est prise par <dfn class="cmq-tip" data-target="R69712">arrêté</dfn>, le délai de 2 mois commence à courir <strong class="cmq-evidence">à partir de l’affichage en mairie</strong> de l’acte.</p></li></ul><p>Quels sont les effets de l’annulation d’une DUP ?</p><p>Si la déclaration d’utilité publique (DUP) est annulée avant que le juge de l’expropriation ait rendu son ordonnance, celui-ci ne peut pas prononcer le transfert de propriété. Dans ce cas, le bénéficiaire de l’expropriation ne peut pas prendre possession du bien.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Droit de délaissement</p></h5><p>Le droit de délaissement permet au propriétaire dont le bien se trouve dans le périmètre d’une déclaration d’utilité publique (DUP) de demander à l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> d’acheter son terrain.</p><p>L’exercice de ce droit s’analyse comme un recours indirect ouvert au propriétaire contre les effets de la DUP : en lui permettant, après l’écoulement d’un délai d’1 an à partir de sa publication, de mettre en demeure l’expropriant d’acquérir le bien, ce mécanisme offre un moyen de réagir à l’atteinte portée à la propriété et de provoquer une décision sur le devenir du bien. Le propriétaire obtient ainsi une réponse claire sur le devenir de son bien et n’est plus maintenu dans une situation d’incertitude liée au projet d’expropriation.</p><p>Pour exercer son droit au délaissement, le propriétaire doit adresser une mise en demeure à l’expropriant. Cette démarche se fait par lettre recommandée avec accusé de réception. Un copie doit être transmise au préfet pour information.</p><p>À compter de la réception de ce courrier, l’expropriant dispose d’un <strong class="cmq-evidence">délai de 2 ans </strong>pour se prononcer. Ce délai peut être prolongé d’1 an.</p><p>L’expropriant peut :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Acquérir le bien à l’amiable, en négociant directement avec le propriétaire</p></li><li><p>Poursuivre la procédure d’expropriation, en respectant le cadre fixé par la DUP</p></li><li><p>Abandonner la procédure d’expropriation. En effet, la DUP autorise l’administration à engager une procédure d’expropriation, mais elle ne l’y oblige pas. L’expropriant peut donc décider d’y renoncer.</p></li></ul></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Recours contre l’arrêté de cessibilité</a><div class="y-folder-body"><p>L’arrêté de cessibilité peut être contesté devant au moyen d’un <strong class="cmq-evidence">recours pour excès de pouvoir</strong><strong class="cmq-evidence"> (REP</strong>).</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quel est le juge compétent ?</p></h5><p>En principe, c’est le tribunal administratif du lieu où se situe le bien concerné par l’expropriation qui est compétent.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Tribunal administratif - Lyon</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>184 rue Duguesclin<br/>Palais de juridictions administratives</span><span>69433</span><span>Lyon Cedex 03</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 78 14 10 10</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>greffe.ta-lyon@juradm.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://lyon.tribunal-administratif.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://lyon.tribunal-administratif.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 13:30 à 16:30</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Tribunal administratif - Clermont-Ferrand</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>6 cours Sablon</span><span>63033</span><span>Clermont-Ferrand Cedex 01</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 73 14 61 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>greffe.ta-clermont-ferrand@juradm.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://clermont-ferrand.tribunal-administratif.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://clermont-ferrand.tribunal-administratif.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Jeudi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 13:00 à 16:00</li></ul><strong>le Vendredi</strong><ul><li>de 09:00 à 12:00</li><li>de 13:00 à 15:30</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Tribunal administratif - Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 place de Verdun</span><span>38022</span><span>Grenoble Cedex</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 76 42 90 00</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>greffe.ta-grenoble@juradm.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://grenoble.tribunal-administratif.fr" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://grenoble.tribunal-administratif.fr</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 16:00</li></ul></div></div></div></div></div><p>Toutefois, si le propriétaire s’appuie sur l’illégalité d’une déclaration d’utilité publique (DUP) prise par décret pour contester l’arrêté de cessibilité, c’est le Conseil d’État qui examine le recours.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Qui peut contester l’arrêté de cessibilité ?</p></h5><p>L’arrêté de cessibilité peut être contesté par toute personne directement concernée par la procédure d’expropriation. Il s’agit principalement :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>des propriétaires des biens inscrits dans l’arrêté, qu’ils soient <dfn class="cmq-tip" data-target="R62708">personnes physiques</dfn> ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R60351">morales</dfn></p></li><li><p>des locataires ou occupants titulaires d’un droit sur le bien (par exemple un <dfn class="cmq-tip" data-target="R58072">usufruitier</dfn>).</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quels sont les motifs de contestation de l’arrêté de cessibilité ?</p></h5><p>L’arrêté de cessibilité peut être annulé si certaines irrégularités sont constatées. Il s’agit :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>De vices de forme : c’est le cas d’un arrêté mal motivé, incomplet ou établi par une personne qui n’avait pas la compétence requise</p></li><li><p>De vices de <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">procédure</a> : c’est le cas, par exemple, si l’enquête parcellaire n’a pas été menée correctement, si les propriétaires n’ont pas été informés, ou si certaines étapes obligatoires n’ont pas été respectées.</p></li><li><p>De vice de fond : c’est le cas lorsque l’arrêté dépasse ce que la déclaration d’utilité publique (DUP) a autorisé. Par exemple, si l’arrêté vise des parcelles qui ne sont pas nécessaires au projet tel qu’il a été validé dans la DUP.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>LâarrÃªtÃ© de cessibilitÃ© dÃ©pend directement de la DUP. Il est ainsi possible de demander lâannulation de lâarrÃªtÃ© de cessibilitÃ© en soutenant que la DUP elle-mÃªme est illÃ©gale, mÃªme si cette DUP est ancienne ou dÃ©jÃ  devenue dÃ©finitive.</p></div></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quel est le délai pour saisir le juge ?</p></h5><p>Les propriétaires doivent saisir le juge dans un délai de 2 mois à partir de la <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notification</dfn> qui leur a été faite de l'arrêté de cessibilité.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quels sont les effets de l’annulation de l’arrêté de cessibilité ?</p></h5><p>Si l’arrêté de cessibilité est annulé, le juge ne peut pas prononcer l’ordonnance d’expropriation. Il n’y a donc pas de transfert de propriété, ni de prise de possession du bien par le bénéficiaire de l’expropriation.</p><p>La procédure d’expropriation est ainsi arrêtée tant qu’une décision conforme n’a pas été adoptée.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Recours contre l’ordonnance d’expropriation</a><div class="y-folder-body"><p>L’ordonnance d’expropriation est l’acte par lequel le juge de l’expropriation transfère la propriété d’un bien immobilier ou d’un droit réel à une autorité publique expropriante. La contestation de cette décision se fait au moyen d’un <dfn class="cmq-tip" data-target="R67950">pourvoi en cassation</dfn>. Ce recours doit se fonder sur l’incompétence, l’excès de pouvoir ou le vice de forme.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quel est le délai pour saisir le juge ?</p></h5><p>La cour de cassation doit être saisie dans le délai de 2 <dfn class="cmq-tip" data-target="R1008">mois francs</dfn> à compter de la <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notification</dfn> de l’ordonnance d’expropriation. La notification doit être faite par <dfn class="cmq-tip" data-target="R10915">signification</dfn> d’un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F2158_PART" class="cmq-intralink">commissaire de justice</a>.</p><p>Le pourvoi se présente sous la forme d’une déclaration écrite adressée au greffe de la cour de cassation.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Chambéry</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>PLACE DU PALAIS DE JUSTICE</span><span>73018</span><span>CHAMBERY CEDEX</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 79 33 60 09</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil-chambery@justice.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.cours-appel.justice.fr/chambery" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.cours-appel.justice.fr/chambery</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Lyon</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>1 RUE DU PALAIS DE JUSTICE</span><span>69321</span><span>LYON CEDEX 05</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 72 77 30 30</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://www.ca-lyon.justice.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.ca-lyon.justice.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:45 à 12:00</li><li>de 13:15 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>PLACE FIRMIN GAUTIER</span><span>38000</span><span>GRENOBLE</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 38 21 21 21</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://www.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.justice.gouv.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 16:30</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Riom</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 BD CHANCELIER DE L'HOPITAL</span><span>63201</span><span>RIOM CEDEX</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 73 63 29 70</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://www.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.justice.gouv.fr/</a></span></div></div></div></div></div><p>Un <a class="external" href="https://www.justice.gouv.fr/justice-france/acteurs-justice/professionnels-du-droit/lavocat-au-conseil-detat-cour-cassation#:~:text=Cour%20de%20cassation-,L%27avocat%20au%20Conseil%20d%27%C3%89tat%20et%20%C3%A0%20la%20Cour,%C3%A0%20l%27%C3%A9tat%20du%20droit." target="_blank">avocat aux conseils<i class="fa fa-external-link"> </i></a> est obligatoire pour cette procédure.</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Qui peut agir contre l’ordonnance d’expropriation ?</p></h5><p>Toute personne concernée par l’ordonnance d’expropriation rendue peut engager un recours.</p><p>En pratique, il s’agit notamment :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Des propriétaires mentionnés dans l’ordonnance comme propriétaires des biens expropriés</p></li><li><p>Des personnes qui auraient dû être désignées comme véritables propriétaires et qui se sont fait connaître à temps auprès de l’administration</p></li><li><p>Des <dfn class="cmq-tip" data-target="R70901">copropriétaires</dfn> titulaires de <dfn class="cmq-tip" data-target="R64706">droits réels </dfn>sur les <dfn class="cmq-tip" data-target="R44506">parties communes</dfn> expropriées dans un immeuble en <dfn class="cmq-tip" data-target="R70907">copropriété</dfn></p></li><li><p>Des <dfn class="cmq-tip" data-target="R1115">individisaires</dfn> d’un bien exproprié</p></li><li><p>Des titulaires d’un droit réel peuvent agir si l’expropriation porte uniquement sur ce droit</p></li><li><p>De l’expropriant s’il estime que la décision ne lui donne pas satisfaction (par exemple lorsque le juge a refusé l’expropriation).</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quels sont les motifs de contestation d’une ordonnance d’expropriation ?</p></h5><p>L’ordonnance d’expropriation peut uniquement être attaquée pour incompétence, excès de pouvoir ou vice de forme.</p><p>Il y a <strong class="cmq-evidence">incompétence</strong> lorsque la décision a été rendue par une juridiction qui n’avait pas le pouvoir légal de le faire. C’est le cas, par exemple, lorsque l’ordonnance d’expropriation a été prononcée par un juge ordinaire (et non le juge de l’expropriation) ou par un juge de l'expropriation qui n'était pas territorialement compétent.</p><p>Le <strong class="cmq-evidence">vice de forme</strong> concerne le non-respect des formalités obligatoires. Il s’agit, par exemple, de :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L’absence de notification à tous les propriétaires intéressés du dépôt du dossier d’enquête parcellaire</p></li><li><p>La notification à une adresse différente de celle figurant dans l’état parcellaire annexé</p></li><li><p>La notification tardive qui a empêché l’exproprié de faire valoir ses observations.</p></li></ul><p>Enfin, l’<strong class="cmq-evidence">excès de pouvoir</strong> vise des irrégularités particulièrement grave commises par le juge de l'expropriation. C’est le cas, par exemple, de :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>L’ignorance d’un copropriétaire tout au long de la procédure</p></li><li><p>L’absence de mention de l’identité des copropriétaires de la parcelle expropriée dans l’ordonnance d’expropriation</p></li><li><p>Le prononcé du transfert de propriété alors que la déclaration d’utilité publique ou l’arrêté de cessibilité sont <dfn class="cmq-tip" data-target="R69892">caducs</dfn>.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Quels sont les effets du recours en cassation ?</p></h5><p>La cassation de l’ordonnance d’expropriation entraîne sa nullité et, en principe, la restitution des biens à leurs anciens propriétaires.</p><p>Il existe néanmoins 2 exceptions pour lesquelles la restitution n’est pas possible :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>S’il existe déjà un <dfn class="cmq-tip" data-target="R74564">ouvrage public</dfn> sur le bien exproprié</p></li><li><p>Si le bien a déjà été revendu, l’ancien propriétaire ne peut pas le récupérer, mais peut obtenir une indemnité auprès de l’expropriant.</p></li></ul><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Lâannulation de lâordonnance ne bÃ©nÃ©ficie quâau propriÃ©taire qui a formÃ© le pourvoi. Les autres personnes concernÃ©es, si elles nâont pas intentÃ© de recours, ne peuvent pas en profiter.</p></span></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Recours contre le jugement fixant le montant des indemnités</a><div class="y-folder-body"><p>En cas de désaccord sur l’<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39380_PART" class="cmq-intralink">indemnisation</a> à laquelle les personnes expropriées ont droit, c’est le juge de l’expropriation qui fixe le montant de l’indemnité.</p><p>Les personnes concernées par cette décision (exproprié, <dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant </dfn>ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R74097">commissaire du gouvernement</dfn>) ont la possibilité de la contester devant la cour d’appel.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Où s'adresser ?</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Chambéry</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>PLACE DU PALAIS DE JUSTICE</span><span>73018</span><span>CHAMBERY CEDEX</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 79 33 60 09</span><span><i class="fa fa-envelope"> </i><span class="cmq-details">Email :</span>accueil-chambery@justice.fr</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="https://www.cours-appel.justice.fr/chambery" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">https://www.cours-appel.justice.fr/chambery</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Lyon</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>1 RUE DU PALAIS DE JUSTICE</span><span>69321</span><span>LYON CEDEX 05</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 72 77 30 30</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://www.ca-lyon.justice.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.ca-lyon.justice.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:45 à 12:00</li><li>de 13:15 à 17:00</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Grenoble</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>PLACE FIRMIN GAUTIER</span><span>38000</span><span>GRENOBLE</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 38 21 21 21</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://www.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.justice.gouv.fr/</a></span></div><div class="cmq-orga-openh"><i class="fa fa-clock-o"> </i><em>Horaires d'ouverture</em><br/><strong>du Lundi au Vendredi</strong><ul><li>de 08:30 à 12:00</li><li>de 13:30 à 16:30</li></ul></div></div></div><div class="cmq-orga pam mbs"><strong class="cmq-orga-title">Cour d'appel de Riom</strong><div class="d-flex"><div class="cmq-orga-postal flex-container--column mrm"><span><i class="fa fa-home"> </i><em>Adresse</em></span><span>2 BD CHANCELIER DE L'HOPITAL</span><span>63201</span><span>RIOM CEDEX</span></div><div class="cmq-orga-coord flex-container--column mrm"><em>Coordonnées</em><span><i class="fa fa-phone"> </i><span class="cmq-details">Tél. :</span>04 73 63 29 70</span><span><i class="fa fa-globe"> </i><span class="cmq-detail">Web :</span><a href="http://www.justice.gouv.fr/" title="Lire dans une autre fenêtre" class="external" onclick="window.open(this.href); return false;">http://www.justice.gouv.fr/</a></span></div></div></div></div></div><p>Ce recours permet de demander une nouvelle évaluation des indemnités lorsque la décision de première instance ne paraît pas satisfaisante ou proportionnée.</p><p>L'appel doit être formé dans un délai d'<strong class="cmq-evidence">1 mois</strong> à compter de la notification du jugement par voie de <dfn class="cmq-tip" data-target="R10915">signification</dfn>. Cette déclaration peut être déposée directement au greffe ou envoyée par <strong class="cmq-evidence">lettre recommandée</strong> avec accusé de réception.</p></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74209"><p>Acte qui autorise légalement l’administration à acquérir ou à exproprier des biens privés pour réaliser un projet jugé nécessaire à la collectivité. Elle est prononcée à l’issue d’une enquête publique et elle marque le point de départ de la procédure d’expropriation.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74138"><p>Acte établi directement par l’administration expropriante, qui transfère la propriété du bien sans intervention d’un notaire. Cet acte a la même valeur qu’un acte notarié.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R69712"><p>Décision écrite d'une autorité administrative</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R52183"><p>Celui qui bénéficie d'un droit par le biais d'un parent ou d'un proche</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R67399"><p>Personne soumise au paiement de l'impôt. Il peut s'agir d'une personne physique (particulier, entrepreneur individuel) ou d'une personne morale (société)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74074"><p>Personne publique (État, collectivité territoriale ou établissement public) qui met en œuvre une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62708"><p>Individu, être humain</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60351"><p>Structure, comme une association, à qui la loi donne la possibilité de passer des actes juridiques (contrat) et d'exercer des actions en justice. Une personne morale peut également supporter des obligations et voir sa responsabilité engagée. Elle est composée d'une ou de plusieurs personnes physiques.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R58072"><p>Personne qui bénéficie d'un droit qui lui permet d'utiliser un bien et d'en percevoir des revenus locatifs, sans pouvoir en disposer, notamment le vendre</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R14732"><p>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R67950"><p>Moyen par lequel la Cour de cassation est saisie. Ce recours peut être dirigé contre une décision rendue par une juridiction de première instance et, plus généralement, contre une décision rendue par la Cour d'appel.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1008"><p>Jour qui dure de 0h à 24h. Un délai ainsi calculé ne tient pas compte du jour de la décision à l'origine du délai, ni du jour de l'échéance. Si le délai s'achève un samedi ou un dimanche, il est reporté au lundi. Si le délai s'achève un jour férié, il est reporté d'un jour. Ainsi, par exemple, si un délai s'achève un samedi et le lundi suivant est un jour férié, il est reporté au mardi.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R10915"><p>Acte par lequel une partie informe son adversaire d'un acte ou d'une décision de justice par l'intermédiaire d'un commissaire de justice (anciennement huissier de justice et commissaire-priseur judiciaire)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R70901"><p>Personne physique ou morale (société/entreprise) propriétaire d'un ou plusieurs lots dans un immeuble</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R64706"><p>Droit portant sur une chose, à l'inverse du droit personnel portant sur une personne.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R44506"><p>Parties de bâtiments (couloirs, chaudière, canalisation, garde-corps...) et des terrains (jardins, parcs...) affectés à l'usage ou à l'utilité de tous les copropriétaires</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R70907"><p>Situation juridique où un immeuble ou un ensemble immobilier appartient à plusieurs personnes. Chaque propriétaire possède une partie privative (par exemple un appartement, une cave) et une part des parties communes (comme les halls, escaliers ou jardins).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1115"><p>Personne membre d'une indivision et partageant, avec les autres indivisaires, un droit de propriété sur la totalité d'un même bien</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R69892"><p>Décision qui vise à sanctionner l'inaction d'un justiciable dans le délai qui lui était donné</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74564"><p>Construction immobilière réalisée dans un ut d’intérêt général par une personne publique (État, commune, département, établissement public)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74097"><p>Représentant de l’administration qui veille à l’application correcte de la loi et formule des propositions d’indemnisation dans l’intérêt de la collectivité publique</p></div><div class="box header3" id="header_box_27" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39367_PART" class="cmq-fiche-link">Droits des personnes expropriées</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PART" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39380_PART" class="cmq-fiche-link">Indemnisation des personnes expropriées</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PART" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006070933/LEGISCTA000006118219/" target="_blank">Code de la justice administrative : articles R311-1 à R322-3</a><div class="cmq-reference-detail">Articles R 311-1 et R 312-7</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136478" target="_blank">Code de justice administrative : articles R421-1 à R421-7</a><div class="cmq-reference-detail">Article R 421-1</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031219630" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L241-1</a><div class="cmq-reference-detail">Droit au délaissement</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029971284" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article R241-1</a><div class="cmq-reference-detail">Prolongation délai expropriant</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000035399785/" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article R311-24</a><div class="cmq-reference-detail">Appel du jugement fixant les indemnités</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733706/" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L223-1</a><div class="cmq-reference-detail">Contestation de l’ordonnance d’expropriation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733708/" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L 223-2</a><div class="cmq-reference-detail">Annulation de l’ordonnance d’expropriation</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000006068256/" target="_blank">Loi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis</a></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006136538" target="_blank">Code civil : articles 815 à 815-1</a></div>
</div>
</div>
<div class="box header3" id="header_box_28" >
<h4><span>Pour en savoir plus</span></h4><div class="content"><div class="cmq-savoirplus" ><a class="external" href="introuvable" target="_blank">L'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation</a><div class="cmq-savoirplus-detail">Ministère chargé de la justice</div></div>
</div></div> ]]></content:encoded>
		<dc:creator>anonyme@109.234.161.18</dc:creator>
		<category>Expropriation</category>
    <pubDate>Sat, 29 Nov 2025 18:00:25 +0000</pubDate>
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		<title>Droits des personnes expropriées</title>
		<link>https://clonas.fr/article-26027-droits-des-personnes-expropriees</link>
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		<description> Droits des propriétaires et locataires confrontés à une procédure d’expropriation de leur logement</description>
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		<content:encoded><![CDATA[  <a href="#_tab_5236" class="y-tab-background y-command" id="_tab_5236">Locataire</a><label class="y-tabs-mini-toggle nav-button"><span> </span></label></nav><div class="y-tabs-panels"><div id="tab_5621_panel" data-tab="_tab_5621" class="y-panel-foreground"><p>Le propriétaire d’un bien faisant l’objet d’une expropriation conserve plusieurs droits qu’il peut exercer <strong class="cmq-evidence">pendant</strong> (droit au relogement, droit à des indemnités, droit d’information et de recours, droit au maintien dans les lieux) ou <strong class="cmq-evidence">après</strong> la procédure (droit de rétrocession et droit de priorité pour le rachat du bien).</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit au relogement</a><div class="y-folder-body"><p>Lorsqu’un propriétaire est exproprié de sa <dfn class="cmq-tip" data-target="R55198">résidence principale</dfn>, il bénéficie d’un droit au relogement. Ce droit a pour objectif d’éviter une perte de logement ou une précarité soudaine de la personne expropriée.</p><p>L’expropriant doit donc proposer un <strong class="cmq-evidence">logement de remplacement</strong> avant de contraindre le propriétaire à quitter les lieux.</p><p>Ce logement doit être <strong class="cmq-evidence">décent</strong>, c’est-à-dire qu’il respect les exigences de <dfn class="cmq-tip" data-target="R74257">salubrité</dfn>, de sécurité, de confort et de <a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029993677/" target="_blank">performance énergétique<i class="fa fa-external-link"> </i></a>.</p><p>De même, il doit <strong class="cmq-evidence">correspondre aux besoins</strong> du propriétaire exproprié. Le relogement doit notamment être :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Compatible avec la composition du foyer (taille du logement et nombre suffisant de pièces pour éviter la suroccupation)</p></li><li><p>Adapté aux ressources du<dfn class="cmq-tip" data-target="R42872"> ménage </dfn>(proportionné aux revenus).</p></li></ul><p>L’expropriant doit adresser <strong class="cmq-evidence">au moins 2 propositions de relogement </strong>au propriétaire exproprié, <strong class="cmq-evidence">au moins 6 mois</strong> avant qu’il ne soit obligé de quitter les lieux. Il a alors un délai de <strong class="cmq-evidence">2 mois</strong> pour accepter ou refuser l’offre de relogement. Le silence vaut acceptation.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Lâoffre de relogement et son acceptation doivent intervenir avant la fixation des indemnitÃ©s dâexpropriation.</p></span><p>Les propriétaires expropriés dont les ressources ne dépassent pas les <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F10007_PART" class="cmq-intralink">plafonds fixés pour l’attribution d’habitation à loyer modéré (HLM)</a> sont <strong class="cmq-evidence">prioritaires</strong> pour :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>être relogés dans un logement social (HLM) ou équivalent,</p></li><li><p>ou accéder à la propriété dans le cadre des dispositifs prévus par la législation sur le logement social.</p></li></ul><p>Les autres propriétaires, dont les revenus dépassent ces plafonds, disposent quant à eux d’un <strong class="cmq-evidence">droit de préférence</strong> pour :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>acheter les logements ou locaux mis en vente dans les périmètres de rénovation (zones urbaines réaménagées à la suite de l’expropriation),</p></li><li><p>ou être relogés comme locataires dans ces mêmes secteurs.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Une opÃ©ration dÃ©clarÃ©e dâintÃ©rÃªt public peut nÃ©cessiter le <strong class="cmq-evidence">dÃ©part temporaire</strong> des occupants dâun logement (3 ans maximum) afin de permettre la rÃ©alisation de travaux dâamÃ©nagement. Dans ce cas, lâexpropriant doit assurer leur relogement provisoire dans des conditions adaptÃ©es Ã  leurs besoins et Ã  leurs ressources.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit à des indemnités</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire a le droit à des indemnités qui ont pour objet de couvrir l’intégralité du préjudice causé par la perte du bien exproprié. En effet, l’expropriation ne doit ni enrichir, ni appauvrir la personne concernée.</p><p>C’est pourquoi le propriétaire exproprié reçoit une <strong class="cmq-evidence"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39380_PART" class="cmq-intralink">indemnité principale</a></strong> qui correspond à la <dfn class="cmq-tip" data-target="R74263">valeur vénale</dfn> de son bien. Cette somme doit permettre de replacer l’exproprié dans une situation équivalente à celle qu’il occupait avant l’expropriation.</p><p>Des <strong class="cmq-evidence">indemnités accessoires complémentaires </strong>peuvent s’ajouter à l’indemnité principale lorsque l’expropriation entraîne d’autres préjudices distincts. C’est le cas, par exemple, des indemnités suivantes :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de remploi</strong> destinée à compenser les frais liés à l’achat d’un bien de remplacement de même nature que celui exproprié (frais de notaire, droits d’enregistrement, garanties, etc.). Son montant est calculé en pourcentage de l’indemnité principale.</p></li></ul><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de déménagement</strong> si le propriétaire a réellement déménagé après la décision d’expropriation. Son montant est fixé soit sur la base des frais réels justifiés (factures), soit selon un barème forfaitaire.</p></li></ul><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de privation de jouissance</strong> si le propriétaire doit quitter temporairement son logement pendant des travaux d’aménagement liés à une opération d’intérêt public</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de réinstallation</strong> si le propriétaire doit faire des travaux (peinture, branchements, finitions) pour rendre habitable son nouveau logement.</p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit d’information et de recours</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire exproprié bénéficie de <strong class="cmq-evidence">garanties d’information et de recours</strong>, destinées à assurer la régularité et la transparence de la procédure d’expropriation.</p><p>Il est informé à chaque étape de la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">procédure d’expropriation</a>, soit collectivement (par affichage en mairie ou publication dans la presse), soit individuellement par <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notification</dfn>. Cette information lui permet de suivre le déroulement de la procédure. De même, cette obligation d’information garantit le caractère contradictoire de la procédure, en offrant au propriétaire la possibilité de consulter le dossier et de présenter ses observations ou remarques.</p><p>Le propriétaire dispose également d’un <strong class="cmq-evidence">droit de recours</strong>. Il peut contester la déclaration d’utilité publique, l’arrêté de cessibilité ou l’ordonnance d’expropriation s’il estime que la procédure est irrégulière ou que ses droits n’ont pas été respectés.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit au maintien dans les lieux</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire exproprié conserve la jouissance du bien, c’est-à-dire le <strong class="cmq-evidence">droit de se maintenir dans le logement</strong>, jusqu’au paiement ou la consignation des indemnités dues par l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn>.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit de rétrocession</a><div class="y-folder-body"><p>La rétrocession permet au propriétaire exproprié ou à ses ayants droit (héritiers) de récupérer le bien lorsque celui-ci n'a pas été utilisé pour le projet d’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74054">utilité publique</dfn> prévu.</p><p>Le droit de rétrocession concerne uniquement les biens expropriés (appartement, immeuble, maison, terrain etc). Il ne s’applique pas aux <dfn class="cmq-tip" data-target="R53028">droits réels immobiliers</dfn>.</p><p>Les conditions suivantes doivent toutes être remplies pour exercer le <strong class="cmq-evidence">droit de rétrocession</strong> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le bien n’a pas reçu la destination prévue par la <dfn class="cmq-tip" data-target="R74209">déclaration d’utilité publique (DUP)</dfn> dans un délai de <strong class="cmq-evidence">5 ans </strong>à partir de la date de l'ordonnance d'<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">expropriation</a> ou de l'acquisition amiable. Cela signifie que le bien exproprié n’a pas été utilisé, dans ce délai, pour le projet d’intérêt général qui avait justifié son expropriation. C’est le cas, par exemple, de terrains expropriés pour construire un hôpital, mais restés à l’abandon.</p></li><li><p>La demande de rétrocession doit intervenir dans un délai de <strong class="cmq-evidence">30 ans</strong> à partir de l’ordonnance d’expropriation.</p></li><li><p>Le bien exproprié ne doit pas faire l’objet d’une nouvelle déclaration d’utilité publique. Celle-ci peut avoir un objet (projet) différent de la 1<sup>ère</sup> DUP.</p></li><li><p>Le bien exproprié ne doit pas avoir été revendu à un tiers.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>La demande de rÃ©trocession se fait par une <strong class="cmq-evidence">demande Ã©crite</strong> Ã  lâ<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> (mail, lettre etc).</p></div><p>L’expropriant et le propriétaire exproprié ou ses héritiers doivent ensuite s’accorder sur un prix de rachat du bien. En effet, la rétrocession ne consiste pas à restituer l’indemnité d’expropriation perçue, mais à fixer une nouvelle valeur de rachat du bien concerné.</p><p>En l’absence d’accord amiable, le prix sera fixé par le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink">tribunal judiciaire</a>. Il tiendra notamment compte des caractéristiques de la parcelle à rétrocéder (nature, surface etc) et des termes de comparaison les mieux appropriés.</p><span class="warning"><strong class="cmq-attention-title">Attention</strong><p>Le tribunal doit Ãªtre saisi dans un <strong class="cmq-evidence">dÃ©lai de 2 mois </strong>Ã  compter de la rÃ©ception de la <dfn class="cmq-tip" data-target="R14732">notification</dfn> de la dÃ©cision de rejet par lâexpropriant de la demande de rÃ©trocession.</p></span><p>Le contrat de rachat doit être signé et le prix payé <strong class="cmq-evidence">dans le mois de la fixation du prix </strong>soit à l’amiable, soit par décision de justice. Sinon, le droit de rétrocession ne pourra plus s’appliquer.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit de priorité pour racheter le bien exproprié</a><div class="y-folder-body"><p>Si le bien exproprié n’est pas utilisé, dans un délai de 5 ans, pour le projet d’intérêt général ayant justifié son expropriation, l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> peut décider de le vendre.</p><p>Dans ce cas, il doit en informer l’ancien propriétaire ou ses héritiers par courrier recommandé avec avis de réception.</p><p>À partir de la réception de ce courrier, les anciens propriétaires ou leurs héritiers disposent d’un délai de <strong class="cmq-evidence">2 mois</strong> pour :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Faire connaître leur souhait de racheter le bien et indiquer le prix d’acquisition qu’ils proposent</p></li><li><p>Ou informer l’expropriant qu’ils renoncent à ce rachat.</p></li></ul><p>La vente du bien est ainsi proposée<strong class="cmq-evidence"> en priorité</strong> à l’ancien propriétaire ou à ses héritiers.</p><p>En cas de <strong class="cmq-evidence">refus exprès</strong> (lorsque le propriétaire ou ses héritiers indiquent formellement ne pas vouloir racheter le bien) ou de <strong class="cmq-evidence">refus tacite</strong> (lorsqu’ils ne répondent pas dans le délai de 2 mois), l’expropriant est alors libre de proposer la vente du bien à des tiers.</p></div></div></div><div id="tab_5236_panel" data-tab="_tab_5236" class="y-panel-background"><p>Le locataire d’un bien exproprié (maison, appartement) dispose de plusieurs droits.</p><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit au relogement</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire d’un bien exproprié a le droit d’être relogé. Ce droit a pour objectif d’éviter une perte de logement ou une précarité soudaine de la personne expropriée.</p><p>L’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> doit donc proposer un <strong class="cmq-evidence">logement de remplacement</strong> avant de contraindre le locataire à quitter les lieux. Ce logement doit être <strong class="cmq-evidence">décent</strong>, c’est-à-dire qu’il respect les exigences de <dfn class="cmq-tip" data-target="R74257">salubrité</dfn>, de sécurité, de confort et de <a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029993677/" target="_blank">performance énergétique<i class="fa fa-external-link"> </i></a>.</p><p>De même, il doit <strong class="cmq-evidence">correspondre aux besoins</strong> du locataire exproprié. Le relogement doit notamment être :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Compatible avec la composition du foyer (taille du logement et nombre suffisant de pièces pour éviter la suroccupation)</p></li><li><p>Adapté aux ressources du <dfn class="cmq-tip" data-target="R42872">ménage</dfn> (proportionné aux revenus).</p></li></ul><p>L’expropriant doit adresser <strong class="cmq-evidence">au moins 2 propositions de relogement </strong>au locataire exproprié, <strong class="cmq-evidence">au moins 6 mois</strong> avant qu’il ne soit tenu de quitter les lieux. Il a alors un délai de <strong class="cmq-evidence">2 mois</strong> pour accepter ou refuser l’offre de relogement. Le silence vaut acceptation.</p><p>L’expulsion du locataire est suspendue tant qu’une offre de relogement conforme n’a pas été faite.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Le droit au relogement ne sâapplique pas aux squatters, aux occupants ayant fait lâobjet dâun jugement dâ<a href="https://clonas.fr/go.php?id=F31272_PART" class="cmq-intralink">expulsion</a> ou aux occupants qui ont pris possession des lieux aprÃ¨s lâordonnance dâexpropriation.</p></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit à la réintégration dans le logement</a><div class="y-folder-body"><p>Lorsqu’un locataire doit quitter temporairement son logement en raison de travaux d’aménagement réalisés dans le cadre d’une opération d’intérêt public, il bénéficie d’un <strong class="cmq-evidence">droit à la réintégration</strong> une fois les travaux achevés.</p><p>Le bail est simplement <strong class="cmq-evidence">suspendu</strong> pendant la durée des travaux, sauf si un accord a été conclu pour reloger définitivement le locataire dans un logement équivalent. À la fin des travaux, le bail reprend son cours et le locataire retourne dans le logement.</p><p>À la fin des travaux, le propriétaire doit inviter le locataire à préciser, dans un délai d’1 mois, s’il souhaite ou non réintégrer son logement.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Droit au versement d’indemnités</a><div class="y-folder-body"><p>Le locataire d’un logement exproprié peut recevoir plusieurs indemnités :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de déménagement</strong> si le locataire a réellement déménagé après la décision d’expropriation. Son montant est fixé soit sur la base des frais réels justifiés (factures), soit selon un barème forfaitaire.</p></li></ul><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de privation de jouissance</strong> si le locataire doit quitter temporairement son logement pendant des travaux d’aménagement liés à une opération d’intérêt public</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de réinstallation</strong> si le locataire doit faire des travaux (peinture, branchements, finitions) pour rendre habitable son nouveau logement</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité pour travaux non amortis</strong> si le locataire avait réalisé des améliorations (travaux d’aménagement ou de modernisation) dans le logement dont il n’a pas pu profiter à cause de l’expropriation. Ces travaux sont estimés sur une durée d’amortissement (temps pendant lequel les travaux conservent leur valeur) de 5 ans.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité d’éviction</strong> pour compenser la rupture anticipée du bail ou de la perte du droit au renouvellement de son bail. L'indemnité doit lui permettre une réinstallation.</p></li></ul></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R55198"><p>Logement occupé au moins 8 mois par an sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74257"><p>Logement ne présentant aucun danger pour la santé (pas d’humidité excessive, de moisissures, de plomb, d’amiante, etc.) et la sécurité de ses occupants</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R42872"><p>Ensemble des occupants d'un même logement sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté (cohabitation, par exemple). Un ménage peut être composé d'une seule personne.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74263"><p>Montant estimé du prix qui pourrait être obtenu pour un bien, en cas de vente dans les conditions normales de marché</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R14732"><p>Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74074"><p>Personne publique (État, collectivité territoriale ou établissement public) qui met en œuvre une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74054"><p>Intérêt supérieur de la collectivité par rapport aux intérêts privés</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R53028"><p>Droit détenu par une personne sur une chose immobilière. Par exemple, un titre de propriété constitue un droit réel immobilier sur une construction et/ou un terrain.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74209"><p>Acte qui autorise légalement l’administration à acquérir ou à exproprier des biens privés pour réaliser un projet jugé nécessaire à la collectivité. Elle est prononcée à l’issue d’une enquête publique et elle marque le point de départ de la procédure d’expropriation.</p></div><div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006158666" target="_blank">Code de l'urbanisme : articles L314-1 à L314-9</a><div class="cmq-reference-detail">Droit au relogement et droit à la réintégration</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733888/#LEGISCTA000029734161" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : artcile L423-1 à L423-5</a><div class="cmq-reference-detail">Droit au relogement</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029733782/#LEGISCTA000029734226" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : Articles L321-1 à L323-5</a><div class="cmq-reference-detail">Droit à des indemnités (principe, fixation, montant)</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000029734171" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L421-1 à L421-4</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de rétrocession</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006074224/LEGISCTA000029971470/#LEGISCTA000029971752" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles R421-1 à R421-8</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de priorité</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000037670751/" target="_blank">Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs : article 6</a><div class="cmq-reference-detail">Logement décent</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029971510/" target="_blank">Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique : article R423-9</a><div class="cmq-reference-detail">Fixation des indemnités après offre et acceptation de relogement</div></div>
</div>
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		<dc:creator>anonyme@109.234.161.18</dc:creator>
		<category>Expropriation</category>
    <pubDate>Sat, 29 Nov 2025 18:00:23 +0000</pubDate>
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		<title>Indemnisation des personnes expropriées</title>
		<link>https://clonas.fr/article-26026-indemnisation-des-personnes-expropriees</link>
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		<description> En cas d’expropriation, les propriétaires et commerçants peuvent obtenir une indemnisation pour la perte de leur bien ou de leur activité.</description>
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		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Lorsqu’un bien est exproprié, le propriétaire peut demander une <strong class="cmq-evidence">indemnisation</strong> pour compenser l’intégralité des préjudices subis.</p><p>Cependant, tous les dommages ne donnent pas droit à une indemnisation. Pour être indemnisé, le dommage doit remplir plusieurs conditions <strong class="cmq-evidence">cumulatives</strong>. Il doit :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Concerner un <strong class="cmq-evidence">intérêt juridiquement protégé</strong>. Cela signifie que l’expropriation ne donne droit à une indemnité que si la personne concernée subit un dommage lié à un <strong class="cmq-evidence">droit reconnu et protégé par la loi</strong>. Le propriétaire ne peut donc pas être indemnisé pour des situations irrégulières ou précaires. Par exemple, si le logement exproprié était insalubre ou non conforme aux normes de décence, la perte des loyers perçus illégalement n’est pas indemnisable. De même, si une maison a été édifiée sans permis de construire, la perte de cette construction irrégulière n’est pas indemnisable.</p></li><li><p>Être <strong class="cmq-evidence">direct</strong>, c’est-à-dire qu’il doit être la conséquence directe de l’expropriation. Il doit ainsi exister un <strong class="cmq-evidence">lien de causalité</strong> entre l’expropriation et le dommage subi.</p></li><li><p>Être <dfn class="cmq-tip" data-target="R70095"/><strong class="cmq-evidence"><dfn class="cmq-tip" data-target="R70095">matériel</dfn></strong>. L’indemnisation couvre uniquement les <strong class="cmq-evidence">atteintes patrimoniales</strong> (perte de biens, de revenus, frais de relogement, etc.) et non les préjudices moraux (affectif, sentimental, psychologique).</p></li><li><p>Et être <strong class="cmq-evidence">certain</strong>, c’est-à-dire que le préjudice doit être réel et chiffrable au moment de l’évaluation. Un préjudice futur peut être indemnisé s’il est certain dans sa réalisation et être évalué immédiatement (par exemple la perte prévisible d’un revenu locatif régulier). En revanche, les préjudices hypothétiques ou éventuels ne peuvent pas donner lieu à réparation.</p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Comment est fixée l’indemnité principale d’expropriation ?</a><div class="y-folder-body"><p>Le propriétaire exproprié reçoit une <strong class="cmq-evidence">indemnité principale</strong> qui correspond à la <dfn class="cmq-tip" data-target="R74263">valeur vénale</dfn> de son bien. Cette somme doit permettre de replacer l’exproprié dans une situation équivalente à celle qu’il occupait avant l’expropriation.</p><p>Le montant de cette indemnité principale va être fixée en prenant en compte la consistance du bien et l’évaluation de sa valeur vénale.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Détermination de la consistance des biens</p></h5><p>Avant de fixer le montant de l’indemnité, il faut d’abord déterminer la <strong class="cmq-evidence">consistance du bien exproprié</strong>. Cela signifie que l’indemnité principale va tenir compte de la composition matérielle du bien et des droits qui y sont attachés.</p><p>Tous les éléments matériels du bien doivent ainsi être pris en considération, à savoir :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Le sol et le sous-sol d'un terrain</p></li><li><p>La construction elle-même, ses accessoires (clôture, jardin, dépendances, cave etc.), la qualité des matériaux et des équipements, ou encore l’état de vétusté pour les immeubles bâtis.</p></li></ul><p>Les droits attachés au bien exproprié sont également inclus. Il s’agit notamment des baux (habitation, commercial ou rural) et des <dfn class="cmq-tip" data-target="R1069">servitudes</dfn> (légales ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R74481">conventionnelles</dfn>).</p></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Évaluation des biens</p></h5><p>L’indemnité principale d’expropriation doit correspondre à la <strong class="cmq-evidence">valeur vénale</strong> du bien exproprié, c’est-à-dire au prix auquel il aurait pu être vendu sur le marché immobilier dans des conditions normales.</p><p>Pour aider les personnes expropriées à apprécier cette valeur, un service en ligne permet d’accéder aux informations relatives aux ventes de <strong class="cmq-evidence">biens immobiliers comparables</strong> (type de bien et superficie similaire).</p><p>Il est accessible depuis l’espace particulier du site impots.gouv.fr :</p><div class="cmq-service-enligne"><h4><i class="fa fa-laptop fa-2x"> </i> Impôts : accéder à votre espace Particulier</h4><p class="y-details">Ministère chargé des finances</p><div class="cmq-service-enligne-link"><a class="y-button" href="https://cfspart.impots.gouv.fr/LoginMDP">Accéder au<br/><strong>service en ligne </strong><i class="fa fa-external-link"> </i></a></div></div><p>Ce service fournit des données sur les ventes intervenues dans le même secteur géographique et sur une période donnée.</p><p>Les informations communiquées concernent notamment :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La localisation du bien (adresse, commune/département, références cadastrales)</p></li><li><p>Ses principales caractéristiques (année de construction, superficie, type de bien, nombre de pièces, étage, présence d’un ascenseur, matériaux de construction, etc.)</p></li><li><p>La date et le prix de vente (modalités de calcul prix/surface et prix/nombre de dépendances)</p></li></ul><p>Ces éléments permettent de comparer le bien exproprié à des biens similaires et de déterminer une estimation réaliste de sa valeur. Seules les transactions intervenues au cours des <strong class="cmq-evidence">9 dernières années</strong> peuvent être consultées.</p><p>Évaluation des bâtiments expropriés</p><p>En l’absence d’accord entre l’<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant </dfn>et l’exproprié sur la valeur du bien, le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">juge de l’expropriation</a> fixe le montant de l’indemnité principale.</p><p>Le juge de l’expropriation choisit alors librement la méthode d’évaluation la plus adaptée à la situation. En effet, plusieurs méthodes d’évaluation peuvent être utilisées selon la nature du bien et les circonstances :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">L’évaluation par comparaison</strong>. C’est la méthode la plus couramment utilisée. Elle consiste à comparer le bien exproprié à d’autres biens présentant des caractéristiques proches récemment vendus dans des zones géographiques similaires. Cette approche permet de déterminer une valeur moyenne représentative du marché immobilier local.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">L’évaluation par le revenu</strong>. Cette méthode est utilisée principalement pour les immeubles loués. Elle consiste à estimer la valeur vénale du bien à partir des revenus qu’il rapporte, c’est-à-dire les loyers perçus chaque année. Le juge applique ensuite un coefficient de capitalisation pour transformer ce revenu annuel en valeur de vente.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">L’évaluation par le coût de reconstitution</strong>. Elle est réservée à des biens particuliers, principalement des immeubles classés. La valeur est alors estimée d’après le coût nécessaire pour reconstituer le bien à l’identique, en tenant compte de son état et de sa durabilité.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">L’évaluation de récupération foncière</strong>. Cette méthode s’applique lorsque la valeur du terrain est nettement supérieure à celle des constructions qu’il supporte. Les bâtiments sont alors considérés comme devant être démolis, et seule la valeur du terrain nu est retenue, diminuée du coût estimé de la démolition. Elle est utilisée notamment pour les immeubles vétustes, insalubres ou voués à la destruction, mais ne peut pas s’appliquer à des constructions en bon état.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">L’évaluation du bilan promoteur ou du compte à rebours</strong>. Cette méthode consiste à partir du prix de vente final d’une opération immobilière (construction, réhabilitation ou aménagement) et à en déduire l’ensemble des coûts liés à l’opération, notamment le coût des travaux. Elle permet d’estimer la valeur d’un terrain constructible en fonction de son potentiel de construction. Toutefois, en raison de son caractère incertain et des nombreuses hypothèses à prendre en compte, cette méthode est rarement retenue.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>La personne expropriÃ©e peut prÃ©senter au juge la mÃ©thode dâÃ©valuation quâelle souhaite voir retenue. Elle a Ã©galement le droit de contester les rÃ©ductions ou <dfn class="cmq-tip" data-target="R3018">abattements</dfn> proposÃ©s par lâ<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> ou le <dfn class="cmq-tip" data-target="R74097">commissaire du gouvernement</dfn>, en fonction de la situation de son bien.</p></div><p>L’immeuble doit toujours être évalué selon son état réel et les conditions du marché. L’estimation ne peut donc pas se fonder sur des constructions neuves. Elle ne peut pas non plus se fonder sur les prix affichés dans les agences ou sur les promesses de vente, qui constituent seulement des indications.</p><p>Évaluation des fonds de commerce</p><p>L’expropriation ne peut concerner que des biens immobiliers (terrains, bâtiments etc) ou des <dfn class="cmq-tip" data-target="R53028">droits réels immobiliers</dfn>. Un <dfn class="cmq-tip" data-target="R60849">fonds de commerce,</dfn> qui est un bien mobilier immatériel (comme la clientèle ou le nom commercial), ne peut donc pas être exproprié directement. En pratique, c’est l’immeuble où se trouve le commerce qui peut être exproprié. Le fait d’être exproprié entraîne alors la perte de l’activité commerciale.</p><p>Dans ce cas, l’expropriant doit verser une <dfn class="cmq-tip" data-target="R74453">indemnité d’éviction</dfn> :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>au propriétaire lorsqu’il exploite lui-même son fonds de commerce</p></li><li><p>au locataire titulaire d’un <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F23927_PART" class="cmq-intralink">bail commercial</a>, lorsqu’il exerce son activité dans le local exproprié.</p></li></ul><p>En cas de désaccord sur le montant de l’indemnité, il reviendra au juge de l’expropriation de fixer sa valeur.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>La perte de clientÃ¨le ou la cessation d'activitÃ© ne peuvent donner lieu Ã  indemnisation que si elles sont la consÃ©quence de l'<strong class="cmq-evidence"/>expropriation.</p></div><p>Le juge de l’expropriation détermine librement les critères nécessaires à l’évaluation du fonds de commerce. Le plus souvent, il utilisera une <strong class="cmq-evidence">méthode comparative</strong> qui consiste à évaluer le commerce exproprié avec d’autres commerces similaires récemment vendus ou estimés dans le même secteur d’activité et la même zone géographique. Cette méthode repose sur les données du marché et les barèmes de référence établis pour chaque type de commerce (par exemple, cafés, boulangeries, pharmacies, salons de coiffure, etc.).</p><p>En pratique, cela consiste à appliquer un coefficient de valorisation à l’un ou plusieurs des indicateurs économiques du commerce :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>la <dfn class="cmq-tip" data-target="R67945">recette</dfn> moyenne journalière,</p></li><li><p>le bénéfice annuel moyen calculé sur les 3 dernières années,</p></li><li><p>ou le chiffre d’affaires annuel moyen calculé sur les 3 dernières années, toutes taxes comprises.</p></li></ul><p>Le coefficient retenu traduit la rentabilité du fonds de commerce : plus l’activité est stable, réputée et bien située, plus la valeur estimée sera élevée.</p><p>Cette méthode permet ainsi de fixer une valeur marchande réaliste du fonds de commerce, reflétant sa position sur le marché au moment de l’expropriation.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-anoter-title">Ã noter</strong><p>Lorsque le commerÃ§ant transfÃ¨re son activitÃ© Ã  la suite de lâexpropriation et quâil ne subit aucune perte de clientÃ¨le, lâindemnitÃ© peut Ãªtre calculÃ©e sur la valeur du <dfn class="cmq-tip" data-target="R62957">droit au bail</dfn>.</p></div></div></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Quelles sont les indemnités accessoires en cas d’expropriation ?</a><div class="y-folder-body"><p>Les indemnités accessoires ont pour but de compenser les préjudices né de la privation du bien immobilier, autre que la perte de sa <dfn class="cmq-tip" data-target="R32461">valeur vénale</dfn>.</p><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Indemnité de remploi</p></h5><p>L’indemnité de remploi a pour but de permettre au propriétaire exproprié de faire face aux frais qu’il devra engager pour utiliser l’indemnité principale reçue.</p><p>Cette indemnité vise ainsi à couvrir les dépenses nécessaires lors de l’acquisition d’un bien similaire à celui perdu (recherches du bien, frais de notaire, droits d’enregistrement et, plus largement, tous les frais liés à l’achat), pour un prix égal au montant de l’indemnité principale.</p><p>C’est pourquoi son montant est calculé en proportion de l’indemnité principale. En pratique, le juge fixe cette indemnité dans une fourchette généralement comprise entre 15 % et 30 % de l’indemnité principale.</p><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>L'indemnitÃ© de remploi est due mÃªme si le propriÃ©taire expropriÃ© ne procÃ¨de pas au rachat dâun bien de remplacement.</p></div><p>Il existe néanmoins 2 limites à l’indemnité de remploi :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>Elle n’est pas due lorsque le bien était clairement destinés à la vente, ou mis en vente par le propriétaire exproprié au cours de la période de 6 mois avant la <dfn class="cmq-tip" data-target="R74209">déclaration d'utilité publique</dfn></p></li><li><p>Son montant doit tenir compte des éventuels avantages fiscaux dont l’exproprié peut bénéficier lors d’un rachat de bien.</p></li></ul></div><div class="cmq-sous-chapitre"><h5><p>Autres indemnités accessoires</p></h5><p>Les indemnités accessoires ont pour but de réparer les préjudices qui sont <strong class="cmq-evidence">la conséquence directe de l’expropriation</strong>.</p><p>Il peut s’agir, par exemple d’une :</p><ul class="cmq-liste"><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité liée à l’activité professionnelle</strong> : l’expropriation peut fragiliser ou perturber une entreprise entrainant une perte de cliente, une obligation de licenciement ou un perte de bénéfices nets. Dans ce cas, l’expropriant peut proposer une indemnité correspondant au montant des indemnités de licenciement ou une <dfn class="cmq-tip" data-target="R74453">indemnité d’éviction</dfn>.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de dépréciation</strong> : lorsque l’expropriation porte sur une partie de la propriété, la partie non expropriée peut subir une diminution de valeur. Cette moins-value est indemnisable. C’est le cas, par exemple, si la surface restante devient trop petite pour y construire un logement ou de l’apparition de nouvelles contraintes (nuisances, proximité immédiate d’une route élargie).</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de perte de clôture</strong> : si l’expropriation emporte la destruction d’une clôture, d’un mur ou d’une séparation, le coût de reconstruction peut être indemnisé.</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité de déménagement</strong> qui couvre les frais liés au changement de résidence (habitation)</p></li><li><p><strong class="cmq-evidence">Indemnité pour perte de revenus locatifs</strong> : si l’expropriation entraîne le départ anticipé (avant la fin du bail) des locataires ou rend le bien inutilisable en location, le propriétaire peut être indemnisé pour les loyers non perçus.</p></li></ul><div class="note"><i class="fa fa-sticky-note"> </i> <strong class="cmq-asavoir-title">Ã savoir</strong><p>Lorsque lâ<dfn class="cmq-tip" data-target="R74074">expropriant</dfn> nâa pas formulÃ© dâoffre pour les indemnitÃ©s accessoires, lâexpropriÃ© peut en solliciter directement le paiement devant le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink">juge de lâexpropriation du tribunal judiciaire</a> situÃ© dans le dÃ©partement du lieu de lâexpropriation. Il nây a pas de formalitÃ© supplÃ©mentaire Ã  effectuer.</p></div></div></div></div></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74054"><p>Intérêt supérieur de la collectivité par rapport aux intérêts privés</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R70095"><p>Atteintes aux biens d'une personne ou à ses intérêts financiers.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74263"><p>Montant estimé du prix qui pourrait être obtenu pour un bien, en cas de vente dans les conditions normales de marché</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R1069"><p>Contrainte imposée sur une propriété pour l’usage et l’utilité d’un bien immobilier appartenant à un autre propriétaire (par exemple, droit de passage ou de vue sur les propriétés voisines)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74481"><p>Servitude créée par un accord entre 2 propriétaires de terrains</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74074"><p>Personne publique (État, collectivité territoriale ou établissement public) qui met en œuvre une procédure d’expropriation pour cause d’utilité publique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R3018"><p>Réduction forfaitaire ou proportionnelle appliquée sur la base de calcul d'un impôt (revenus, valeur d'un bien, etc.)</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74097"><p>Représentant de l’administration qui veille à l’application correcte de la loi et formule des propositions d’indemnisation dans l’intérêt de la collectivité publique</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R53028"><p>Droit détenu par une personne sur une chose immobilière. Par exemple, un titre de propriété constitue un droit réel immobilier sur une construction et/ou un terrain.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R60849"><p>Ensemble des éléments affectés à l'exercice d'une activité commerciale ou industrielle. L'élément essentiel du fonds de commerce est la clientèle. Il comprend également le droit au bail, l’enseigne et le nom commercial, les marques de fabrique, les brevets d’inventions, les licences ainsi que le mobilier, le matériel et l’outillage servant à l’exploitation du fonds.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74453"><p>Somme d’argent versée à un commerçant ou un artisan pour compenser la perte de son fonds de commerce ou le préjudice subi du fait du départ forcé</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R67945"><p>Montant total des encaissements réalisés par l’entreprise au cours de l’année comptable</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R62957"><p>Élément du fonds de commerce qui permet au locataire de rester dans le local. En cas de cession du bail commercial, il est transmis à l'acquéreur et lui permet de reprendre le bail existant pour la durée restant à courir en contrepartie d’une somme d’argent. La valeur du droit au bail dépend de la durée du bail, la situation géographique, le montant du loyer, etc.</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R32461"><p>Montant estimé du prix qui pourrait être obtenu pour un bien, en cas de vente dans les conditions normales de marché. Permet d'enregistrer comptablement des biens entrant dans un patrimoine (succession, donation, transmission d'entreprise, etc.).</p></div><div class="cmq-tip-content cmq-hidden" data-id="R74209"><p>Acte qui autorise légalement l’administration à acquérir ou à exproprier des biens privés pour réaliser un projet jugé nécessaire à la collectivité. Elle est prononcée à l’issue d’une enquête publique et elle marque le point de départ de la procédure d’expropriation.</p></div><div class="box header3" id="header_box_13" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-fiche-link">Procédure d’expropriation</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PART" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F39367_PART" class="cmq-fiche-link">Droits des personnes expropriées</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PART" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029733786/" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : article L321-1</a><div class="cmq-reference-detail">Caractéristiques du préjudice</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000033817842/" target="_blank">Livre des procédures fiscales : article L 107 B</a><div class="cmq-reference-detail">Evaluation du bien immobilier</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037095042" target="_blank">Livre des procédures fiscales : article R*107 B-1</a><div class="cmq-reference-detail">Evaluation du bien</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000034417486/" target="_blank">Livre des procédures fiscales : article R*107 B-2</a><div class="cmq-reference-detail">Evaluation du bien</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000029971412/" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique</a><div class="cmq-reference-detail">Indemnité de remploi</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006429810" target="_blank">Code civil : article 637</a></div>
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		<dc:creator>anonyme@109.234.161.18</dc:creator>
		<category>Expropriation</category>
    <pubDate>Sat, 29 Nov 2025 18:00:16 +0000</pubDate>
		<comments>https://clonas.fr/section-1119-expropriation#comments</comments>
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		<title>Restitution du bien exproprié</title>
		<link>https://clonas.fr/article-16623-restitution-du-bien-exproprie</link>
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		<description> Après une expropriation, vous conservez un droit de rétrocession sur le bien, c'est-à-dire un droit de restitution. La restitution du bien peut être proposée par la personne publique ou être demandée par vous-même, sous certaines conditions.</description>
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		<content:encoded><![CDATA[  <div class="y-folder-body"><p>Le droit de rétrocession vous permet de reprendre, sous certains conditions, votre ancien bien exproprié.</p></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Conditions d'exercice</a><div class="y-folder-body"><p>Vous bénéficiez d'un droit de rétrocession dans 2 situations :</p><ul class="cmq-liste"><li><p>La personne publique (État, collectivités territoriales...) souhaite vendre le bien acquis par expropriation</p></li><li><p>Le projet prévu par la <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">déclaration d'utilité publique (DUP)</a> auquel le bien était destiné n'est pas ou n'est plus respecté par la personne publique dans les 5 ans suivants <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">l'ordonnance d'expropriation</a></p></li></ul></div></div><div class="y-folder-box"><a class="y-folder-header">Procédure de reprise</a><div class="y-folder-body"><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_1754" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_1754" class="cmq-cas">La personne publique veut vendre le bien exproprié</label><div class="cmq-cas-inner"><p>La personne publique doit vous informer en priorité de sa décision de vendre, par lettre recommandée avec avis de réception. Elle doit également vous inviter à opter entre l'exercice immédiat de votre droit de rétrocession ou la renonciation à ce droit.</p><p>Vous avez 2 mois pour faire connaître à la personne publique par lettre recommandée avec avis de réception votre acceptation et le montant du prix de vente que vous êtes prêt à payer.</p><p>L'absence de réponse de votre part dans ce délai vaut renonciation à la vente.</p><p>S'il n'y a pas d'accord sur le prix de vente, la personne publique doit saisir le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink">juge de l'expropriation</a>.</p><p>Si l'identité ou le domicile de l'ancien propriétaire est inconnu, la personne publique publie un avis par voie d'affiche dans la commune où est situé le bien qu'elle souhaite vendre. Cet avis est également publié dans les journaux diffusés par le département. La publication la plus récente fait démarrer un délai de 3 mois pour les personnes souhaitant faire valoir leur droit de rétrocession.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_8676" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_8676" class="cmq-cas">Le projet d'expropriation n'est pas ou n'est plus respecté par le personne publique</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Si vous vous rendez compte que la finalité du projet n'est pas ou n'est plus respectée dans les 5 ans suivants qui suivent <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-intralink">l'ordonnance d'expropriation</a>, vous pouvez demander la rétrocession du bien pendant 30 ans.</p><p>La loi n'a prévu aucune forme quant à la demande de rétrocession, il vous suffit donc d'avertir la personne publique par tous moyens. Il est recommandé, toutefois, de le faire par lettre recommandée avec accusé de réception.</p><div class="cmq-bloc-cas"><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_7825" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_7825" class="cmq-cas">Demande de rétrocession acceptée</label><div class="cmq-cas-inner"><p>Si la personne publique accepte la rétrocession du bien, vous devez vous mettre d'accord sur le prix de vente du bien.</p><p>En l'absence d'accord sur le prix de vente, vous pouvez saisir le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink">juge de l'expropriation</a>.</p></div></div><div class="cmq-cas-outer"><input type="checkbox" id="rad_6782" class="radio cmq-cas"/><label for="rad_6782" class="cmq-cas">Demande de rétrocession refusée</label><div class="cmq-cas-inner"><p>La personne publique peut rejeter votre demande en contestant le fait que la finalité du projet d'expropriation n'est pas respectée.</p><p>Vous pouvez saisir le <a href="https://clonas.fr/go.php?id=F20851_PART" class="cmq-intralink">juge de l'expropriation</a> dans un délai de 2 mois à partir de la décision de rejet pour qu'il se prononce sur la validité de votre demande et le montant de la vente.</p></div></div></div></div></div></div></div></div></div><div class="box header3" id="header_box_2042" >
<h4><span>Et aussi</span></h4><div class="content"><div class="cmq-voiraussi" ><div class="cmq-fiche"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=F762_PART" class="cmq-fiche-link">Procédure d'expropriation</a><div class="cmq-fiche-detail"><a href="https://clonas.fr/go.php?id=N19808_PART" class="cmq-theme">Logement</a></div>
</div></div>
</div></div>
<div class="y-folder-box" ><a class="y-folder-header" >Textes de reference</a>
<div class="y-folder-body" ><div class="cmq-reference" ><a class="external" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000029734171&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074224" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles L421-1 à L421-4</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de rétrocession à l'initiative de l'exproprié</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idSectionTA=LEGISCTA000029971752&amp;cidTexte=LEGITEXT000006074224" target="_blank">Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique : articles R421-1 à R421-8</a><div class="cmq-reference-detail">Droit de rétrocession à l'initiative de l'expropriant</div></div>
<div class="cmq-reference" ><a class="external" href="http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/4568-PGP.html" target="_blank">Bofip impôts relatif au régime fiscal applicable aux différentes indemnités susceptibles d'être versées en cas d'expropriation</a></div>
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		<dc:creator>Webmaster Clonas</dc:creator>
		<category>Expropriation</category>
    <pubDate>Thu, 18 May 2023 15:45:56 +0000</pubDate>
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